00:00 et comme on l'a dit de la même façon que pour les attaques armées,
00:03 les attaques cyber c'est la même chose.
00:05 En fait il y a des spectateurs qui se disent "bah oui c'est facile, moi aussi je vais le faire".
00:10 C'est multiscible.
00:11 Exactement, et comme vous avez parlé de 10 000 établissements, vous imaginez le nombre
00:16 de jeunes lycéens, 16 et 18 ans, qui se débrouillent bien avec l'ordinateur et qui, pour rigoler, vont essayer de reproduire.
00:25 C'est normal qu'il y en ait d'autres et va y en avoir d'autres. Et la tâche principale, et c'est là où il faut insister,
00:32 on a une nécessité de protéger, de renforcer ces systèmes-là et de remettre peut-être en question certains choix.
00:40 Est-ce qu'on a besoin d'une messagerie sur des espaces numériques de travail ?
00:45 Et pourquoi vous dites "va y en avoir d'autres" ? C'est pareil dans d'autres pays en Europe, en Allemagne, en Italie,
00:49 comme ça il y a des attaques sur les espaces numériques ?
00:51 Dans quelques mois, on va avoir les Jeux Olympiques, on va avoir tout un tas d'attaquants avec différentes typologies,
00:58 que ça va aller de l'attaquant étatique ou semi-étatique, supporté par des États, mais ça va aller du jeune qui va vouloir briller,
01:07 ça va aller de la personne qui veut défendre une cause politique, qui va essayer de profiter de l'instant,
01:12 et donc on va avoir tout un tas d'acteurs qui vont profiter du créneau.
01:16 Et des opportunités en cybersécurité, il n'y a pas de sécurité maximale et il y a encore moins de cybersécurité maximale.
01:23 Mais est-ce qu'on est suffisamment armé pour ça, c'est ma question ?
01:25 Alors, c'est un point de vue très subjectif, mais absolument pas.
01:29 D'accord.
01:29 Absolument pas. Alors, il faut quand même rendre hommage aux personnes qui travaillent sur ces questions-là.
01:34 Et il y a eu effectivement des améliorations, il y a eu des investissements sur ces sujets-là,
01:38 mais aujourd'hui on n'est pas à la mesure des événements et on pourrait développer ça pendant une émission de 4 heures.
01:45 Il y a énormément de choses qui restent à faire.
01:48 Mais quel est le plus grave qu'on puisse faire via une cyberattaque,
01:51 alors sans tomber dans des scénarios sombres et macabres, mais vous dites on n'est absolument pas prêt face à ça.
01:55 On l'a vu en Ukraine par exemple, les Russes ont réussi à attaquer l'opérateur télécom.
02:00 Et quand vous faites tomber un opérateur télécom par exemple, plus personne ne peut appeler,
02:05 et plus personne ne va appeler, ça veut dire qu'il y a une désorganisation.
02:10 On peut imaginer plein de choses, vous vous arrêtez pendant quelque temps la télévision,
02:15 ou vous prenez le contrôle de la télévision, on l'a vu avec France 24 il y a quelques années,
02:19 il suffit de quelques secondes pour semer la panique.
02:23 Et des scénarios comme ça, il y a des gens dont c'est le métier qui font ça très bien.
02:26 Donc ça c'est de la déstabilisation.
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