00:00 je rencontre lors de réunions ou alors en marge de déplacement
00:04 pour des procès, je rencontre régulièrement des Français.
00:06 Et où que j'aille, y compris dans les zones rurales,
00:09 les gens ne me parlent que du risque terroriste.
00:13 C'est-à-dire que chacun a intégré, les Français ont intégré
00:15 dans leur vie que le terrorisme peut frapper
00:18 non seulement dans une grande salle de concert parisienne,
00:21 mais aussi dans un petit village,
00:23 mais aussi dans un chef-département, etc.
00:25 Donc, il n'y a plus aucun endroit sur le territoire
00:28 qui soit épargné, je crois que c'est le Premier ministre
00:31 ou le ministre de l'Intérieur qui l'a dit,
00:33 mais c'est une réalité intériorisée par les Français.
00:36 -Et du côté des services de l'Etat ?
00:38 -Les services de l'Etat ont intériorisé ce risque.
00:43 Après, il y a eu des priorités.
00:45 On a agité la menace de l'ultra-droite.
00:47 On a même enlevé certains fonctionnaires
00:49 qui étaient sur l'islamisme pour aller sur l'ultra-droite.
00:52 Chacun sait que le risque terroriste réel de l'ultra-droite,
00:55 ce genre de risque n'est jamais nul, mais il est très résiduel.
00:58 Mais aujourd'hui, bien sûr, les moyens sont mobilisés,
01:01 mais nous avons mis des sacs de sable
01:03 alors qu'en face, il y a un tsunami.
01:05 Les moyens de l'Etat, même si l'Etat est lucide,
01:08 les moyens humains et technologiques de l'Etat
01:10 ne sont pas suffisants si vraiment des groupes importants
01:14 décident de frapper la France,
01:16 et dans la perspective des Jeux olympiques,
01:19 si ces groupes sont aidés par des Etats,
01:21 ce qui est un sujet nouveau et vrai.
01:23 [Musique]
01:26 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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