00:00 J'ai parlé avec lui, j'ai parlé avec le serveur, il raconte tout, il veut son...
00:09 Non, ça va, ça va, ça va.
00:11 C'est remis sur ton compte en fait, ils vont te rembourser.
00:14 En disant voilà, il est inséré, etc, etc, et ça, cet argent là, t'es remis sur ton compte, il n'est pas débité.
00:20 On se dépêche juste.
00:26 C'est pas la demande du détenu, c'est la demande de la direction intergénale.
00:30 Et du coup voilà, le détenu est transféré à Paris la santé.
00:33 Vous étiez au courant depuis hier ?
00:35 Oui, on s'est rabattu.
00:36 Vous ne l'en avez pas dit ?
00:37 Non.
00:38 Ok, d'accord.
00:39 Souvent, quand c'est à leur demande, ils sont partants, mais là c'est pas à leur demande, donc malheureusement, ils n'ont pas le choix.
00:42 Donc c'est pour faire de la place en maison d'arrêt, parce qu'on est surpopulé, surpopulation vraiment en plus plus.
00:48 Et du coup voilà, c'est la demande de la direction, il n'a pas le choix.
00:51 Donc on lui explique et il comprend assez rapidement qu'il n'a pas le choix et il décide souvent de partir.
00:56 Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais je suis choqué ce matin.
01:04 Ils m'ont dit "t'as transféré aujourd'hui, c'est si dur le départ.
01:11 Tu sais pas aller avec ton cul détenu, ça fait longtemps avec toi, c'est de la famille".
01:18 Il y a certains transferts, transfert MOSS, mesures d'ordre et de sécurité, où ils ne sont pas prévenus.
01:23 On vient les chercher le jour même, ils partent comme ça, ils sont pas au courant.
01:26 Là, le monsieur est au courant depuis vendredi.
01:28 Pourquoi lui il dit qu'il n'était pas prévenu ? Il ne savait pas l'être très clair.
01:32 Je pense qu'il ne voulait pas partir, surtout si c'était ça.
01:34 Parce qu'il a tous ses copains ici et en gros souvent c'est le problème, ils veulent rester ici, mais c'est pas eux qui décident.
01:38 Là on est en train de faire la levée des croûtes et après on procédera au menottage du monsieur.
01:42 On le mettra dans le fourgon cellulaire et puis après on partira.
01:46 - C'est là ?
01:48 - Non, non, c'est pas très loin.
01:53 Le LSP, ça veut dire l'équipe locale de sécurité pénitentiaire.
01:57 On se charge de tout ce qui est extraction, donc médicales, programmées ou non.
02:01 On va faire des transferts administratifs et puis après on aura aussi un côté d'intervention au sein de l'établissement.
02:06 Donc que ce soit des missions intérieures, on va renforcer les équipes de détention
02:10 ou des missions autres qui peuvent survenir au sein de l'établissement.
02:14 - On reste très attentif, le risque zéro n'existe pas.
02:18 Donc c'est pour ça qu'on est amené souvent à regarder dehors, derrière,
02:22 si un véhicule nous suit de trop près ou autre.
02:25 Des fois on a des difficultés, c'est vrai.
02:27 Par exemple, la personne détenue devient violente.
02:30 On essaie de canaliser la personne en premier temps et puis après si on peut,
02:34 on l'immobilise et puis on lui fait comprendre qu'il n'y a pas d'autre choix.
02:39 - Nous maintenant on est armés. En fait avant on n'avait pas cet armement là.
02:42 Donc avant oui ça existait avec d'autres brigades, donc ils faisaient les mouvements.
02:45 Et nous maintenant on a vraiment le côté sécurité avec l'armement qui est entré en jeu en fait.
02:50 - Qui dit armé dit des responsabilités en plus forcément.
02:53 Donc on est formé pour et voilà, on espère jamais devoir utiliser notre armement, très clairement.
03:02 - Ça vous a dévu à le faire déjà ?
03:04 - Non, jamais.
03:05 - Bonjour. - Allez-y.
03:09 Il y a eu une extraction médicale d'un détenu.
03:17 La femme est venue le chercher, il a tiré dans le dos d'un collègue.
03:20 Il y avait juste un gilet par l'âme qui n'était pas armé.
03:22 Du coup tout le monde s'est un peu bougé pour faire évoluer les choses
03:26 et pour qu'on soit un peu plus en sécurité lors des sorties.
03:29 - Vous avez été en sécurité ?
03:31 - Oui, j'ai été en sécurité.
03:33 - Lors des sorties ?
03:35 - Ils ont assuré une extraction médicale dans la nuit.
03:40 Ils étaient vraisemblablement attendus sur le parking.
03:44 L'un d'entre eux a été blessé par arme à feu.
03:49 Et il doit au gilet pare-balles qu'il portait le fait d'être en vie.
03:56 En tous les cas de ne pas avoir été très gravement blessé.
04:01 - Là on part au centre hospitalier de Syd Francilien.
04:05 Où il va faire sa consultation en ophtalmologie.
04:09 - Je suis tout seul dans l'extraction ?
04:11 - Oui, c'est une extraction médicale, vous êtes tout seul.
04:13 - On doit être attentifs à tout, à ce qu'il n'y ait pas de risque d'évasion
04:18 ou des éléments qui viennent perturber la mission.
04:21 - Ils font juste leur travail, c'est tout.
04:23 Leur travail, il leur ramène, ils le font.
04:25 - Je vais aller voir le médecin.
04:27 - Ils font juste leur travail, c'est tout.
04:29 Leur travail, il le ramène, ça se passe bien.
04:31 - Ça me fait plutôt du bien de sortir un peu.
04:34 Comme ça fait un peu longtemps que je suis ici.
04:36 C'est bien cadré, après je ne pense pas qu'il y a beaucoup de risques.
04:40 Après il y a des personnes qui peuvent fuir, penser à fuir, etc.
04:44 Mais la plupart du temps je pense que ça se passe bien.
04:47 - On a eu une expérience de tentative d'évasion il y a au moins d'un an.
04:54 Qui s'est au final bien passée parce qu'on a réussi à récupérer la personne détenue.
04:58 Cette personne détenue a bousculé l'agent.
05:00 Il a couru sur une centaine de mètres jusqu'à la sortie d'accueil famille.
05:06 C'est à ce moment précis qu'on a pu l'intercepter avec le congrès des policiers en même temps.
05:11 - Ce n'est pas toujours aussi simple, les relations surveillantes détenues ?
05:13 - Non, ce n'est pas tout en simple. En cursive, c'est beaucoup moins simple.
05:16 Nous on a un autre rôle parce qu'on ne les côtoie pas tous les jours.
05:19 Donc on ne leur refuse pas ce que défendre, on doit leur refuser en détention.
05:24 - Il y a un agent qui reste avec le détenu dans la salle pour la consultation.
05:27 Et les deux autres agents restent à l'extérieur pour regarder l'extérieur et attendre.
05:31 Et là c'est retour à l'établissement, la consultation est finie.
05:33 - On a un niveau d'escort différent selon le niveau de dangerosité de la personne détenue.
05:39 Et quand c'est des fois très très haut, ce ne sont même plus nous qui allons faire ça.
05:42 Ça va être le GGN ou les IRIS qui vont s'occuper du transfert.
05:47 [Bruit de moteur]
05:49 [Bruit de moteur]
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