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  • il y a 2 ans
Près de 40 ans après le meurtre du petit Grégory Villemin, la justice a ordonné des expertises complémentaires en matière d'ADN et de reconnaissance vocale pour tirer parti des progrès de la science et tenter de résoudre, enfin, cette affaire emblématique. Le point avec Sandra Buisson. 

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Transcription
00:00 Alors, il y a deux types d'expertises qui ont été ordonnées par la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel.
00:05 D'abord, des comparaisons ADN et puis un travail sur l'identité vocale des appels du corbeau.
00:11 Pour l'ADN, c'est le complément de ce qui avait été commencé en 2021.
00:16 À ce moment-là, les scientifiques avaient comparé plusieurs profils ensemble avec les neuf traces d'ADN connues
00:22 qui avaient été retrouvées sur les cordelettes qui entouraient Grégory au moment de sa mort,
00:27 sur son manteau et sur trois lettres de corbeau, dont la lettre de revendication.
00:31 Certains profils en 2021 n'avaient pas été comparés avec les ADN inconnus.
00:35 C'est donc ce qui va être fait à partir de maintenant.
00:38 L'autre point d'analyse, ce sera de voir s'il existe des technologies scientifiques nouvelles
00:44 qui permettraient d'analyser les voix, les enregistrements audios de plusieurs appels de corbeau à l'époque.
00:50 L'idée, c'est de voir si on pourrait identifier une empreinte vocale caractéristique d'un des protagonistes du dossier.
00:57 On n'en est pas à dire "on va faire telle analyse ou telle autre",
01:00 on en est à étudier si la science permettrait de faire quelque chose sur ces enregistrements qui datent donc de 1984.
01:07 Et si jamais la science permet de déterminer une empreinte vocale d'un ou des corbeaux,
01:11 alors elle sera comparée avec des interviews données à l'époque par des protagonistes du dossier
01:16 avec la voix de certaines personnes aujourd'hui, sachant que la voix évolue avec les années.
01:21 Alors, quand on parle de technologie, est-ce qu'on peut se dire que la technologie, précisément, c'est la clé ?
01:26 Ou il faut quand même se méfier de se dire "on va tout remettre entre les mains de la science et tout va se désépaissir d'un coup".
01:33 Alors, il faut d'abord voir ce qu'on peut trouver si jamais, effectivement, c'est concluant.
01:38 Pour les expertises audios, elles ne mèneront pas forcément aux meurtriers
01:42 donc trouver là où les personnes qui ont été corbeaux dans cette affaire ne permettra pas de déduire que l'un ou l'autre est le tueur.
01:49 Par exemple, l'an dernier, un corbeau dans cette affaire, parce que vous savez qu'il y en a eu plusieurs, a été identifié.
01:54 Il s'agissait d'une femme qui vivait à l'époque à Paris et qui n'avait strictement rien à voir avec le dossier.
02:00 Certains connaisseurs de cette affaire nous appellent aussi à la prudence
02:04 parce que dans ce dossier, certaines expertises scientifiques ont déjà mené la justice dans le mur.
02:09 Il faut garder en tête que la rigueur de conservation des traces ADN en 1984 n'était pas la même qu'aujourd'hui.
02:15 Par exemple, dans des précédentes analyses, les scientifiques avaient retrouvé l'ADN d'un magistrat sur des scellés
02:21 ce qui montre que certains scellés avaient été pollués dans l'enquête.
02:25 Même chose pour les expertises graphologiques, par exemple, des courriers dus des corbeaux.
02:29 Elles avaient successivement désigné Bernard Larange, puis Christine Villemin, puis en 2017, Jacqueline Lacob,
02:37 la grande tante de Grégory qui avait été mise en examen dans la foulée, mise en examen qui a été depuis annulée.
02:43 Donc prudence avec les analyses scientifiques tardives.
02:46 [Musique]
02:50 [SILENCE]
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