00:00 On le savait déjà, la Castellane et Marseille en général, c'est une ville que je connais très bien.
00:03 On pourrait y avoir exercé quand même un certain nombre de semaines.
00:06 Rappelons que vous êtes...
00:08 Oui, j'ai été CRS dans la Castellane, la Cayolle, les Marronniers, à Marseille, tous les quartiers nord, je les connais très bien.
00:13 D'abord, il faut féliciter les policiers et les gendarmes parce que ce sont des missions extrêmement éprouvantes,
00:19 des longues vacations qui peuvent dépasser les 10 heures.
00:22 Alors maintenant, on est un peu dans la justification et dans la satisfaction, on est dans la communication,
00:29 clairement, on voit très bien qu'on ne s'attaque pas à la racine du mal.
00:33 On dit que les points de deal ont disparu, etc.
00:36 Moi, je n'y crois pas un seul instant, ils se sont déplacés les points de deal,
00:39 mais clairement, on est dans la communication, on ne s'attaque pas à la racine du mal.
00:43 Qu'est-ce que vous pourriez faire alors ?
00:44 Vous savez, on a pris l'exemple du Canada.
00:46 Pourquoi ça marche ? Tout simplement parce que le Canada, comme 95% des pays du monde, contrôle leurs frontières.
00:51 Déjà, si on contrôlait les frontières, si on contrôlait les marchandises, déjà, on sait...
00:55 D'où vient la production.
00:56 On sait d'où ça vient. Ça vient de l'Afghanistan, du Maroc, on save très bien par où ils passent.
01:01 Ça, ce sont même les douaniers qui nous le disent.
01:03 Donc là, il faut contrôler les ports ?
01:04 Mais bien sûr, il faut renforcer les services de renseignement, notamment le renseignement douanier.
01:08 On sait très bien que dans le port de Rotterdam et d'Anvers, ils utilisent le dédouanement.
01:12 Donc ça, ce sont les douaniers qui nous le disent.
01:14 Donc, il faut absolument développer le renseignement douanier et ensuite aller interpeller.
01:19 Mais il faut le dire aussi, ça vient d'une immigration irrégulière, clandestine, qui justement utilise
01:26 ces réseaux de produits stupéfiants.
01:27 Je vous donne juste un exemple et une anecdote.
01:29 Il y a également un bâtiment à Marseille qui s'appelle le JIPSI.
01:32 Le JIPSI, quand on y est allé, c'est un bâtiment qui connaît un certain nombre de...
01:38 En fait, une insalubrité avancée.
01:41 Et ce bâtiment était squatté par des Nigérians, qui justement développaient le trafic de stupéfiants,
01:47 avec notamment les mineurs non accompagnés, tout simplement parce qu'il y a une excuse de minorité.
01:51 Ils utilisent les mineurs, ils sont inexpulsables.
01:53 - C'est la petite main, la main d'œuvre.
01:53 - Mais bien sûr. Et donc il faut s'attaquer à ça.
01:56 Et ensuite...
01:57 - Donc si on tarie le flot migratoire, il n'y aura plus de trafic de drogue à Marseille ?
02:00 - Mais en fait, si vous voulez, c'est tout un cycle, c'est tout un cercle vertueux qu'il faut réinstaller.
02:04 Il y a bien évidemment la lutte contre l'immigration clandestine, revenir au contrôle aux frontières.
02:09 Il y a également la poli judiciaire, parce que j'entendais tout à l'heure les policiers
02:14 qui avaient travaillé pendant de longs mois, de longues semaines, bien sûr.
02:18 Mais moi, j'ai des contacts aussi à Marseille.
02:20 Les procès durent et témurent.
02:21 Ils auraient bien voulu en fait attendre un peu plus, enquêter un peu plus,
02:25 pour justement essayer de démonter les réseaux et aller chercher les têtes des réseaux.
02:32 Et là, on leur a dit "bon écoutez, c'est une opération de communication,
02:34 on va lancer une opération de tel jour à telle heure,
02:36 donc maintenant les procès durent, il faut les mener à bout".
02:39 Et ça, c'est le retour que j'ai notamment des policiers de Marseille.
02:41 Donc voilà, c'est pour ça qu'on est vraiment dans la communication.
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