00:00 Bonsoir Sonia Carnéro. Bonsoir Yves.
00:03 Vous nous ramenez à la Courneuve en 2005, c'était il y a quasiment 20 ans, et le ministre de l'Intérieur s'appelle Nicolas Sarkozy.
00:08 Oui, nous sommes très précisément le dimanche 19 juin 2005 au pied de la tour Balzac à la Courneuve.
00:13 Un garçon de 11 ans est tué par balles, victime d'une horrique sans trop de bandes alors qu'il lave la voiture de son père Nicolas Sarkozy.
00:20 Ministre de l'Intérieur se déplace le lendemain à la cité des 4000 et pour tenter de rassurer la population face à l'insécurité liée au trafic,
00:28 il emploie des mots très forts, des mots dont on se souvient encore 20 ans plus tard.
00:32 Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité, on y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu'il faudra, mais ce sera nettoyé.
00:41 Et le ministre de l'Intérieur invoque pour cela le droit à la sécurité.
00:45 Les habitants de la cité des 4000 ont comme les autres habitants de France le droit à la sécurité.
00:51 On va donc nettoyer au propre comme au figuré la cité des 4000.
00:55 Et pour montrer qu'il assume totalement ses propos, Sarkozy martèle à plusieurs reprises qu'il veut nettoyer les quartiers de pays,
01:03 celui de la Courneuve en particulier. Un vocabulaire volontairement trash, une attitude offensive, l'ambiance est tendue.
01:10 Le ministre de l'Intérieur est pris à partie pendant sa visite.
01:14 -Nettoyer, on n'est pas des animaux. On ne nettoie pas les gens.
01:21 -9 jours plus tard, Sarkozy revient à la Courneuve. L'expression a marqué les esprits.
01:29 Malgré tout, Sarkozy persiste et signe.
01:34 -On vient de dire qu'il y a quelque chose à dire pour le terme "nettoyer au Karcher".
01:39 C'est un terme qui s'impose. Il faut nettoyer cela.
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