00:00 - Les aides de confession juives, mais ce que vous racontez est sidérant.
00:03 - Ce que je raconte, oui, voilà, c'est problématique parce que c'est difficile aussi de le cerner, c'est difficile aussi pour...
00:10 Oui, je pense que pour les aides de confession juive, c'est difficile. Pour moi, je pense que c'est difficile parce que déjà, évidemment, voilà,
00:16 on ne peut plus vraiment s'affirmer. Moi, je ne peux pas dire publiquement "je suis juif", et pourtant sans être spécialement
00:23 sioniste ou anti-palestinien ou quelque chose, pas du tout, mais le fait rien que de dire "je suis juif", moi, ça m'a déjà amené
00:30 à des débats qui étaient un petit peu difficiles, et donc je sais qu'aujourd'hui, voilà, c'est quelque chose qui est complètement dessus, et encore hier, pour vous dire,
00:37 quelque chose qui est très intéressant, c'est ça qui m'a motivé à vous appeler.
00:40 Hier, pendant que j'étais en salle de permanence en train de travailler, j'entendais une fille
00:44 de classe avec moi, on est en spécialité ensemble, vous savez, les matières de spécialité sont les matières qu'on choisit quand on est en première,
00:51 et
00:53 elle dit publiquement, en salle de permanence, elle est en train de parler avec ses amis, elle dit "oui, voilà, ce qui s'est passé le 7 octobre,
00:58 bah,
00:59 c'est le résultat de ce qui se passe depuis 1948 à Gaza".
01:02 Moi, ça m'a beaucoup interpellé, je n'ai pas pu laisser passer ça, à la base, je ne pouvais pas spécialement ce qu'elle disait, mais
01:07 je vous avoue que ça m'a tellement interpellé que
01:10 j'ai dû réagir, donc je lui ai dit "non, mais tu te rends compte quand même que ce que tu dis, c'est pas possible, tu peux pas
01:15 hiérarchiser les vies, voilà, et puis tu peux pas dire qu'une vie palestinienne compte plus qu'une vie israélienne".
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