00:00 Je trouve que le diagnostic de Fidelida est un peu sévère.
00:03 Ah bah non, c'est les chiffres exacts.
00:05 Non, oui, oui, sauf que l'armée russe, je le rappelle, devait prendre Kiev en deux jours.
00:09 Elle n'est toujours pas à Kiev et donc elle est assez loin de la frontière française.
00:13 Donc, quant à notre armée, ce que vous dites est évidemment tout à fait juste, vous avez tout à fait raison.
00:18 On augmente nos dépenses militaires, mais à des niveaux, à mon avis, qui sont beaucoup trop faibles
00:23 par rapport à ce que nous devrions faire pour nous protéger.
00:25 Parce que là, je ne veux pas vous noyer sous les chiffres, c'est très embêtant,
00:27 mais là, on va vers 2% du PIB, ce qui est demandé par l'OTAN.
00:30 Mais en fait, c'est demandé par l'OTAN, on n'y est pas tout à fait,
00:32 surtout c'est demandé par l'OTAN en temps de paix.
00:34 Donc, il faudrait en réalité qu'on soit à 3-4% du PIB.
00:38 Pour vous donner des ordres de grandeur, la Russie est à 6% du PIB.
00:41 Et pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce qui n'est évidemment pas souhaitable,
00:44 je dis juste le chiffre pour qu'on l'ait en tête,
00:46 on était quasiment, la France à 45% du PIB, les États-Unis à plus de 50% du PIB.
00:51 Donc, quand on dit on est en économie de guerre, alors ça, c'est la lucidité,
00:55 ce n'est pas une question de peur. C'est faux. C'est un mensonge.
00:59 Nous ne sommes pas du tout en économie de guerre,
01:01 on n'est pas au niveau où on devrait être en économie de paix pour se protéger.
01:07 Donc, je partage.
01:08 Mais en revanche, ce que je dis aussi, mon idée en ce moment, c'est de dire
01:13 rien ne nous empêche de monter, de rouvrir des lignes de production
01:17 pour faire des chars, d'être meilleur dans les drones.
01:18 On est très bon dans les avions, pour le coup, là, on a un point fort.
01:22 Faire des munitions, c'est un problème de réindustrialisation, etc.
01:24 On ne va pas le faire en quatre jours.
01:26 Il y a sept ans qu'il est délu quand même.
01:29 Mais c'est tout à fait dans nos cordes et il faut le faire.
01:35 Et moi, je suis désolé, je suis français.
01:37 Et quand un président étranger menace mon pays, même de façon voilée,
01:42 quand le vice-président ou l'ancien président,
01:45 comme l'a fait Dimitri Medvedev hier, sort des choses hors du rire.
01:49 Je vois que vous avez réagi.
01:52 [Musique]
01:56 [SILENCE]
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