- il y a 2 ans
Avec Morad El Hattab, auteur de "Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle" publié aux éditions Perspectives Libres.
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NewsTranscription
00:00 (Générique)
00:05 13h02 sur Sud Radio, l'heure pour nous de vous présenter ce face à face.
00:09 Aujourd'hui, André Bercoff reçoit le président de l'Alliance pour la France et auteur de ce livre qui va faire beaucoup parler,
00:15 Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle aux éditions Perspectives Libres.
00:19 Bonjour, Maurad El Attab.
00:20 Non, ça va faire beaucoup parler, mais vous êtes géopolitologue, vous êtes conseiller en stratégie, Maurad El Attab,
00:27 et vous, vous n'allez pas de main morte. Alors moi, je reçois ce livre, vous avez première version 2011, seconde version là,
00:33 et carrément dans le titre, je lis "Vladimir Poutine, le nouveau de Gaulle".
00:39 Franchement, est-ce que vous n'êtes pas un peu marseillais, là, Maurad El Attab ?
00:44 Pas du tout.
00:44 Le nouveau de Gaulle, carrément, vous dites ça. Alors expliquez, non, parce que moi je veux bien, mais expliquez.
00:49 Comme je l'explique, d'abord, je tiens infiniment à vous remercier pour cette chaleureuse invitation,
00:55 ce qui n'est pas courant. Et merci donc de respecter le contradictoire.
01:00 Absolument, c'est notre trio.
01:03 Oui, ce que j'apporte, ce n'est pas un livre d'abord de propagande, c'est un livre d'analyse, et il n'y a aucun parti pris.
01:13 En réalité, ce que je constate, c'est que, et pour de Gaulle, comme pour Vladimir Poutine,
01:19 il y a une volonté très forte de sortir du système monétaire international.
01:23 Ça, c'est un point qu'ils ont très fortement en commun. D'ailleurs, on va en parler durant l'émission,
01:28 le fait que Poutine soit aujourd'hui orienté dans un ancrage oriental contre sa volonté.
01:34 Parce que je rappelle que durant ses deux premiers mandats...
01:35 Il voulait vers l'Europe, et même vers l'OTAN.
01:38 Il voulait adhérer à l'OTAN avec l'aide des Américains, il voulait même rentrer dans le cadre de l'OCDE,
01:42 et créer une structure de marché européen via l'Union Européenne.
01:47 Donc, aujourd'hui, dans cet ancrage, il y a la volonté, avec Librics, effectivement, de la dédollarisation,
01:55 la multipolarité, face à un Occident complètement essoufflé, qui n'est plus synonyme pour beaucoup de pays,
02:01 en l'occurrence l'Afrique, l'Asie du Sud-Est et l'Amérique latine, synonyme de richesse, progrès.
02:08 Et le deuxième point qui est fondamental chez ces deux personnes, puisque je le notifie aussi,
02:20 c'est la concordénation.
02:22 C'est-à-dire que de Gaulle comme Poutine, ce ne sont pas des gens qui font la guerre ou cherchent à faire la guerre.
02:29 Ce sont des gens qui s'inscrivent dans une logique où on est dans la compromission, on est dans l'entente,
02:35 et d'ailleurs, ce n'est pas pour rien que Vladimir Poutine va très bien s'entendre avec Donald Trump,
02:40 qui lui a une logique économique, une stratégie économique.
02:46 - Et puis de souveraineté. - Et de souveraineté.
02:48 D'ailleurs, un point qui est très important, les États-Unis, jusqu'en 1941, pratiquement à leur entrée dans la Seconde Guerre mondiale,
02:54 étaient un pays isolationniste.
02:56 - Oui, tout à fait. - Et là, ils y retournent.
02:58 Et Donald Trump, c'est la fin de l'OTAN.
03:01 Et c'est pour ça que je trouve même que Vladimir Poutine va encore bien plus loin que de Gaulle,
03:06 puisque de Gaulle va commettre une erreur stratégique majeure qui va être l'éviction de Roger Vibaud, le patron de la DST,
03:14 qui l'alertait suffisamment sur la logique de la prédation financière subversive contre la France,
03:21 qui s'était opérée déjà, d'où l'orchestration par la CIA de mai 68.
03:29 - Vous pensez vraiment que mai 68, ça a été une création de la CIA, quand même ?
03:33 - Les archives américaines parlent, aujourd'hui.
03:36 - Vraiment ? Ah ouais. Parce que moi, je l'ai vécu mai 68, je n'avais pas l'impression d'être manœuvré par la CIA.
03:41 - Oui, vous étiez... - Dans la masse.
03:44 Non, non, mais je veux dire qu'il y avait quand même des mécontentements étudiants et compagnie.
03:48 - Oui, mais de là à pouvoir, comment dire, aussi facilement coordonner et organiser les rapports de proximité entre les étudiants, le monde ouvrier, séjonction, on sait que...
04:02 - Non mais, je sais, en tout cas, je ne vais pas vous traiter de complotiste, mais on sait que ça existe aussi.
04:09 Non mais, Mourad à la table, ce que je voudrais, parce que c'est vraiment le cœur de votre livre, et ce qui fait son intérêt, je dis tout à fait,
04:16 c'est qu'au fond, d'abord je voulais savoir en quoi, quels sont les points communs, les deux manières communes que vous voyez entre De Gaulle et Poutine, déjà.
04:24 Expliquez-nous, après.
04:26 - C'est les deux que je viens de vous exposer, et qui sont prioritaires pour l'un comme pour l'autre.
04:31 C'est des gens qui sont dans des juges souverains.
04:33 Poutine, je le cite à la page... quand vous prenez leurs auteurs de prédilection.
04:41 C'est très important, parce que, moi j'ai envie de dire, Poutine, pour moi, n'est pas une énigme.
04:47 Pour moi, celui qui est une énigme, par exemple, c'est Emmanuel Macron.
04:51 Je ne comprends pas ce monsieur.
04:53 Pour moi, il n'a aucune intuition, aucune prospective.
04:58 Je le sais, et je le démontre, qu'il était réellement, au regard de ses trahisons, un agent de l'étranger.
05:05 Ce que je ne peux absolument pas dire de De Gaulle à son époque, n'est de Poutine aujourd'hui.
05:10 - C'est grave quand lui, Macron, est un agent de l'étranger.
05:13 - Non mais je vais le démontrer, je l'assume entièrement.
05:17 Et pour ce faire, je suis prêt même à en débattre face à Emmanuel Macron lui-même, ou un de ses ministres.
05:25 - Non, c'est simplement quand vous dites un truc, il faut le...
05:28 - Je vais le démontrer, je vais le démontrer.
05:30 Les ventes de technologies françaises, elles sont dévolues majoritairement à des puissances étrangères, à des fonds souverains étrangers.
05:38 Donc ça s'appelle de la haute trahison.
05:41 Il a vendu l'autonomie énergétique de la France en vendant Alstom.
05:44 Il y a 70 ans en arrière, quelqu'un qui faisait ça, c'était un tribunal militaire, contre un mur et une balle dans la tête.
05:51 Donc les temps ont bien changé, et on a une capacité en France à reproduire les plus mauvais et les corrompus, depuis quelques temps.
05:59 Mais Poutine, c'est quoi ses auteurs ?
06:01 Poutine, c'est Ivan Ilin, "Nos missions", 1956, un de ses livres de chevet.
06:06 Qu'est-ce qu'il est écrit ?
06:08 "L'ascension jusqu'au sommet des meilleurs, des hommes dévoués à la Russie, sentant leur nation, pensant leur état, volontaires, créatifs, offrant au peuple non pas la vengeance et le déclin,
06:17 mais l'esprit de libération, de justice et de l'union entre toutes les classes.
06:21 Si le choix de ces nouveaux hommes russes réussit et se réalise rapidement, alors la Russie se relèvera et renaîtra en l'espace de quelques années.
06:28 Ce n'est pas le cas, la Russie tombera du chaos révolutionnaire, dans une longue période de démoralisation post-révolutionnaire,
06:33 de déclin, de dépendance envers l'extérieur.
06:37 Ça, c'est Poutine.
06:39 Une fois qu'on a compris ça de Poutine, c'est très simple de discuter avec Poutine.
06:43 Je vais quand même vous dire une chose, et si vous me le permettez, au début de cette émission,
06:48 je regarde énormément les débats actuellement sur les chaînes de télévision, sur les radios, concernant le conflit russo-ukrainien.
06:56 D'abord, on part d'un postulat qui est complètement tranquille,
07:00 c'est qu'on oublie de rappeler que cette histoire ukrainienne face à la Russie,
07:06 on en retrouve déjà des traces par de nommé George Soros.
07:11 Le milliardaire.
07:12 Le milliardaire subversif et spéculateur.
07:15 Qui finance énormément...
07:18 Propriété sociale.
07:20 Oui, en France, pour nous vendre une certaine forme d'idéologie subversive,
07:24 qui forcerait les Français à avoir la haine de soi par la désouveraineté.
07:29 C'est quand même assez dingue ce qu'il a réussi à faire.
07:32 En 1993, je cite, c'est dans l'Open Society Foundation, le 1er novembre 1993.
07:38 Rappelons que l'Ukraine était indépendante depuis deux ans.
07:41 Tout à fait, et je vous remercie.
07:43 Qu'est-ce qu'il dit ? Parce qu'il avait en tête, et ça reste encore aujourd'hui chez George Soros,
07:49 cette volonté d'une guerre haineuse contre la Russie.
07:52 Qu'est-ce qu'il dit ? Allez-y.
07:53 Il dit "Les États-Unis", en parlant de l'Ukraine, parce qu'il rêve d'une guerre internationaliste avec du son ukrainien.
08:00 Il dit "Les États-Unis ne seraient pas appelés à jouer le rôle de gendarmes du monde.
08:04 Lorsqu'ils agiraient, ils le feraient en conjonction avec d'autres.
08:08 Par ailleurs, la combinaison de la main-d'oeuvre de l'Europe de l'Est avec les capacités techniques de l'OTAN
08:14 renforceraient considérablement le potentiel militaire du partenariat.
08:18 Car ils réduiraient le risque de housse mortuaire pour les pays de l'OTAN,
08:23 ce qui constitue la principale contrainte qui pèse sur leur volonté d'agir.
08:27 Il s'agit là d'une alternative viable au désordre mondial qui se profile.
08:31 Il écrit noir sur blanc que les Ukrainiens serviront de chéraquanons contre la Russie.
08:38 La question qui se pose, c'est pourquoi nous, Français,
08:42 nous sommes aujourd'hui dans une sorte de zèle de bellicisme mondialiste en Ukraine.
08:47 Nous n'avons rien à n'y faire.
08:49 Mais c'est là où je veux expliquer aux auditeurs qui nous écoutent
08:53 ce qui n'est malheureusement pas dit aujourd'hui,
08:56 que les Français ressentent comme étant étrangers à ce conflit,
08:59 c'est le déroulé du scénario.
09:01 Un homme va agir pour la France dans le cadre de l'Ukraine.
09:05 Et cet homme, c'est Jacques Chirac.
09:07 Je tiens à vous rappeler qu'au moment où sort cette déclaration,
09:12 c'est très important, vous qui êtes porté par les études slaves,
09:16 au même moment, bizarrement, vous allez avoir le livre d'Igor Shavarevich
09:22 qui va sortir, qui s'appelle "La Russophobie",
09:24 qui paraît aussi en 1983, qui ne sort pas de manière inédite,
09:28 puisque c'est une réponse indirecte des Russes, sur le plan intellectuel,
09:32 à la doxa de Soros.
09:34 C'est vrai que ce livre a un caractère raciste antisémite,
09:38 mais le fond de ce bouquin, et on comprend beaucoup mieux les Russes culturellement,
09:44 c'est que Igor Shavarevich, qui est un brillant mathématicien
09:48 connu pour sa théorie algébrique des nombres,
09:51 va appartenir à un courant qui existe encore aujourd'hui,
09:55 qui est le "Pochevinshetsvo", qui vient de "Pochvak",
09:59 qui veut dire "le sol, la terre".
10:01 Et en réalité, c'est un mouvement philosophique contemporain
10:04 qui lutte et qui a un rejet complet d'unilisme, du marxisme et du libéralisme.
10:09 Et c'est des gens qui, justement...
10:12 - Est-ce qu'ils sont pas un peu fascistes ?
10:15 - Alors...
10:16 - Franchement...
10:17 - Alors, ils ont une crainte terrible, suite aux propos de Soros,
10:22 c'est que soit parachavé le génocide du peuple russe.
10:26 Parce qu'ils ont en horreur le bolchevisme.
10:28 Autant Poutine pouvait lui parler du stalinisme,
10:30 mais éviter de lui parler du bolchevisme.
10:32 Et à la suite de ça, Chirac va intervenir,
10:36 parce que Zebrinsky avec...
10:39 - Brzezinski, oui, le grand échiquier, son livre "Le grand échiquier".
10:42 Il est néo-conservateur.
10:44 - En 1997, édition Bayard,
10:46 aujourd'hui on a l'impression que c'est le livre de chevet de nos hommes politiques,
10:50 tellement il joue contre la France.
10:52 - Oui, Chirac.
10:53 - Et il va s'en prendre à Hervé de Charette,
10:57 qui sera le ministre de Chirac de 1995 à 1997,
11:00 où il cite les mots qui sont toujours d'actualité.
11:03 "Si la France veut jouer un rôle international,
11:05 elle tirera profit de l'existence d'une Russie plus forte,
11:07 elle doit l'aider à raffermer sa puissance."
11:09 C'est ce qu'avait dit Charette.
11:11 Et Primakov, qui est en réalité l'homme qui a formé Poutine,
11:14 Evgeny Primakov,
11:16 est l'homme qui a créé Poutine,
11:18 qui va le proposer à la présidence de la Russie,
11:22 dira à l'époque que tous les dirigeants mondiaux,
11:26 la France montre l'attitude la plus constructive dans ses relations avec la Russie.
11:30 On avait à l'époque, et ça...
11:33 - Il y a 30 ans, donc.
11:35 - Il y a 30 ans, nous étions le pays au monde le plus en pointe
11:39 de, j'ai presque envie de dire, d'une relation
11:43 qui pouvait s'assurer dans la continuité territoriale
11:47 entre la France jusqu'à la Russie,
11:51 ce que voulaient absolument défaire les penseurs...
11:54 - De l'Atlantique à l'Oural, comme disait le Général.
11:56 - Exactement, parce que les Américains,
11:58 ils avaient le contrôle mondial par les voies maritimes,
12:00 donc il leur fallait casser les voies continentales,
12:03 et en l'occurrence, il fallait briser la posture de la France vis-à-vis de la Russie.
12:07 - On va en parler tout de suite, on va continuer à parler,
12:09 c'est très intéressant, avec vous, Morad à la table,
12:13 juste après cette petite pause.
12:15 - Oui, et puis vous aurez la parole 0826 300 300 pour réagir.
12:18 A tout de suite sur Sud Radio.
12:20 - Sud Radio, votre avis fait la différence.
12:22 - Je remercie Sud Radio de pouvoir donner la parole aux Français,
12:25 sans les couper, en ayant d'autres avis,
12:28 et ça vraiment, c'est la seule radio en France qui puisse le faire,
12:30 donc je tiens à le souligner.
12:32 - Sud Radio, parlons vrai.
12:34 - Ici Sud Radio,
12:38 les Français parlent au français.
12:43 Je n'aime pas la blanquette de veau.
12:46 Je n'aime pas la blanquette de veau.
12:49 - Sud Radio Bercov, dans tous ses états.
12:52 - Et Morad à la table, dans tous ses états, puisqu'il ose dire,
12:55 mais après tout, c'est son opinion,
12:57 et il a tout à fait le droit à son opinion,
12:59 et la légitimité, il dit,
13:01 il a dit en Poutine "Le Nouveau De Gaulle",
13:03 c'est paru aux éditions Revue Augmentée,
13:06 aux éditions Perspectives Libres.
13:08 Mais restons, Morad, à la table,
13:10 sur ces relations France-URSS,
13:16 parce qu'à l'époque, non, c'était plus, c'était déjà France-Russie,
13:19 puisque c'était 93,
13:21 les fondements de l'URSS, c'est 99-91,
13:25 et effectivement, ce que dit Chirac,
13:28 avec Hervé de Charette, etc.
13:30 Et on a vu que bien après,
13:32 Gourdeau-Montagny, qui était aussi, effectivement,
13:35 a été envoyé par Chirac.
13:38 Et qu'est-ce qui fait que cette relation s'est dégradée
13:42 au point où on en est aujourd'hui ?
13:44 - Moi je pense que la France a été vraiment le premier pays
13:49 à avoir clairement demandé une forme de neutralisation d'Ukraine,
13:53 dans le sens où il y avait une véritable diplomatie française,
13:56 vous voyez, dans le drap, je fais référence,
13:59 depuis déjà les années 30,
14:01 avec du compte de Saint-Oler et autres.
14:04 C'est que, on soutenait, nous, loyalement la Russie
14:09 qu'on va laissante après 90, effectivement,
14:11 le novembre 89, chute du mur de Berlin.
14:14 Déjà à ce moment-là, l'OTAN n'a plus de raison d'exister,
14:17 on va faire la guerre d'Yugoslavie.
14:19 - Oui, on enlève le pacte de Varsovie, mais oui, bien sûr.
14:21 1999...
14:23 - Et qui va durer 10 ans !
14:24 On oublie tout le temps que la guerre de Yugoslavie, c'est 91-2001,
14:27 et qui va créer 4 États, donc la Croatie, la Slovénie,
14:30 la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo,
14:33 qui, je pense, tôt ou tard, finira à nouveau dans l'escarcelle de la Serbie.
14:36 C'est une prédiction géopolitique, j'ai envie de dire.
14:40 Mais, ce qui s'est passé, c'est fascinant.
14:42 Chirac, en 2006, c'est vrai, je le cite,
14:47 c'est un an auparavant,
14:51 une solution pacifique,
14:54 à l'initiative d'Alain de Mousseau, monsieur le Français,
14:56 qui fut délibérément saboté par les États-Unis.
14:59 Et là, on le fait à l'appui,
15:02 qu'à chaque fois, les Américains vont délibérément...
15:06 D'ailleurs, ils vont nous appeler les "princes des occasions manquées",
15:10 mais c'est eux qui vont nous faire...
15:12 - Mais 2006, qu'est-ce qu'il y a eu ?
15:14 - L'ancien conseiller diplomatique du président Jacques Chirac,
15:16 que vous avez remarqué...
15:17 - Gourdeau-Montagne, Maurice Gourdeau-Montagne, oui.
15:19 - ... raconte, et il raconte ça le 24 mars 2022,
15:23 comment les Américains avaient s'abordé
15:29 la proposition de neutralisation de l'Ukraine,
15:31 qui fut formulée par la France.
15:33 Alors, je cite l'extrait,
15:35 pour qu'on ne me dise pas que c'est dans le monde diplomatique.
15:39 "Jacques Chirac m'envoya à Moscou
15:41 voir le conseiller diplomatique du président russe,
15:43 qui s'appelait Sergei Prikhodko.
15:46 J'ai proposé une esquisse de plan,
15:48 une protection croisée de l'Ukraine par la Russie d'un côté,
15:50 et l'OTAN de l'autre,
15:52 qui était gérée par le Conseil OTAN Russie,
15:54 qui avait été créé au début des années 2000."
15:56 - Ah oui, Conseil OTAN Russie, il faut l'appeler, oui.
15:59 - C'est ça. - Il faut l'appeler, oui.
16:01 - D'accord. - Qui était une volonté de Poutine déjà à l'époque.
16:03 Bon.
16:04 "Et c'était une manière de neutraliser l'Ukraine,
16:06 tout en la protégeant dans son intégralité territoriale
16:08 et dans sa souveraineté.
16:10 Le président Chirac avait considéré
16:12 qu'il y avait dans l'Union Européenne déjà 6 pays neutres,
16:14 donc l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, Malchipre, la Suède.
16:18 Donc la position de neutralité en Europe
16:20 n'était pas une position aberrante,
16:22 bien au contraire. Mon collègue russe m'avait dit
16:24 "C'est intéressant pour nous parce que
16:26 ça nous règle la question de la Crimée.
16:28 La flotte de Sébastopol restait où elle était
16:30 et la Crimée pouvait rester ukrainienne."
16:32 - Oui, c'était avant la prise de la Crimée par la Russie.
16:36 - Oui, c'est intéressant de rappeler ça.
16:38 - Oui, c'est-à-dire qu'ils acceptaient la neutralisation de l'Ukraine,
16:41 Crimée ukrainienne comprise. - Comprise.
16:43 - C'est ça. - Et les Russes avaient dit oui.
16:45 Et là, le conseiller Sergei Przhevkov
16:49 regarde Gourdeau-Montagne et lui dit
16:52 "Mais est-ce que vous en avez parlé aux Américains ?"
16:54 Et l'autre il dit "Pas encore, je voulais d'abord vous sonder."
16:58 Donc effectivement, il va se rendre ensuite aux Etats-Unis
17:00 et il va rencontrer la dénommée Condoleezza Rice à Washington.
17:03 - Ah oui, Condoleezza Rice. - Elle était secrétaire d'Etat à l'époque.
17:06 - Oui, de Clinton. C'était Clinton. - De Bush.
17:08 - Ah, c'était Bush, oui. - Bush, c'est ça.
17:10 - Exact, oui. - Il savait qu'elle était dure,
17:12 bon, bon, bref.
17:14 Et elle le regarde, contre toute attente,
17:16 ça le fige,
17:18 elle dit "Les Français, ça commence à bien faire,
17:21 vous nous avez bloqué pendant un certain temps
17:24 l'adhésion de la première vague des pays de l'Europe centrale à l'OTAN,
17:28 donc on voit l'intention américaine, elle est claire,
17:31 vous n'allez pas bloquer la deuxième vague."
17:33 Et là, elle dit "C'est là que nous avons compris
17:35 que l'intention américaine était d'intégrer à terme
17:37 l'Ukraine dans l'OTAN."
17:39 Voilà, donc il faut arrêter aujourd'hui
17:41 avec ces circonvolutions de plateau
17:43 qui consistent à dire
17:45 que les Américains interviennent
17:47 par belle âme, je veux dire, par empathie,
17:49 non ! Depuis 1993,
17:51 à chaque fois que la France a mis sur la table
17:53 une proposition,
17:55 et c'est toute la théorie de Brzezinski.
17:57 Brzezinski,
17:59 dans "Le Grand Chéquier", c'est une stratégie
18:01 malveillante contre la Russie,
18:03 parce que, on va empêcher
18:05 à tout prix la sécurité de la Russie
18:07 et donc la paix en Europe.
18:09 - Il faut même démembrer la Russie,
18:11 il avait presque juste là l'idée.
18:13 - Mais bon, ça, ça renvoie
18:15 à pas mal d'idées.
18:17 - Mais qu'est-ce qui a fait ?
18:19 Non mais c'est intéressant.
18:21 Donc, Odellizarès dit à Gourdeaux-Montagne
18:23 "Écoutez, maintenant arrêtez, nous on a un plan
18:25 très bien." Mais qu'est-ce qui a fait
18:27 que, effectivement,
18:29 quand ça a commencé à
18:31 bouger, disons, dans les relations
18:33 Russie-France, comme parlait Cosselat ?
18:35 - Alors, ça commence
18:37 sous Nicolas Sarkozy, puisque
18:39 Henri Guaino,
18:41 que j'apprécie au demeurant,
18:43 était dans cette logique
18:45 gaullienne,
18:47 inspirée de Chirac, ça n'a pas été le cas
18:49 de Nicolas Sarkozy, ce qui fut
18:51 que la Russie fut forcée d'intervenir, là, pour le coup.
18:53 Parce que, quand on veut faire croire
18:55 que c'est la Russie qui veut envahir l'Europe
18:57 et qu'on voit le nombre de bases de l'OTAN autour
18:59 de la Russie, si nous, en France,
19:01 on avait à le vivre,
19:03 on serait dans une économie de guerre, logiquement.
19:05 Et ce qui va se passer,
19:07 c'est que,
19:09 il ne faut absolument pas rechercher,
19:11 et c'est là où on se trompe,
19:13 la responsabilité
19:15 de cette crise
19:17 du côté de la Russie.
19:19 Charles de Gaulle avait dit une phrase très juste, il avait dit
19:21 "La vérité,
19:23 c'est que les Américains finiront par se faire détester,
19:25 par tout le monde,
19:27 même par leurs alliés les plus inconditionnels,
19:29 tous les trucages qu'imaginent les Américains
19:31 sont démentis par les événements."
19:33 Et vous n'avez pas le peuple
19:35 américain qui...
19:37 - Aujourd'hui, une forme d'interneuralisme
19:39 subversif financier
19:41 qui a détourné les Etats-Unis,
19:43 qui coûte que coûte sont
19:45 les fauteurs de guerre, les fauteurs de troupes
19:47 qui ont pendant très longtemps été associés
19:49 au Royaume-Uni, et c'est là encore une fois
19:51 où je dis qu'Emmanuel Macron manque
19:53 de subtilité, manque de perspective
19:55 parce qu'aujourd'hui les Etats-Unis,
19:57 je vous le dis dans les yeux, la guerre en Ukraine c'est fini.
19:59 Dernier rapport de la CIA,
20:01 les actuels soutiens,
20:03 les actuels alliés des Etats-Unis,
20:05 ce n'est plus l'Angleterre, c'est le Japon.
20:07 Pour la CIA, pour les Américains,
20:09 c'est la zone pacifique.
20:11 - Qui compte maintenant ?
20:13 - Qui compte ? Les Américains nous ont
20:15 asphyxiés énergétiquement, ils ont
20:17 maintenu l'Europe sous leur domination,
20:19 maintenant,
20:21 leur seule priorité est là-bas,
20:23 comment ça se fait que nous la France,
20:25 maritimement,
20:27 vu ce qu'on pèse avec la Nouvelle-Calédonie,
20:29 la Polynésie,
20:31 le poids considérable que représente
20:33 la France dans la zone pacifique, on n'est rien.
20:35 J'ai un proche parent qui est
20:37 devenu Premier ministre d'un pays d'Asie du Sud-Est,
20:39 quand je demande à un de ses
20:41 conseillers si sur sa table
20:43 arrivent des propositions françaises en termes
20:45 de partenariat, d'alliance géostratégique,
20:47 il me dit "rien".
20:49 Nous avons tous les jours les Américains ou les Chinois
20:51 qui nous proposent de
20:53 mettre des bases militaires,
20:55 de financer les entreprises.
20:57 - Et nous, on nous quitte l'Afrique
20:59 parce qu'on est obligé de quitter l'Afrique.
21:01 - On nous a fait quitter l'Afrique et encore
21:03 on pourra dire merci aux Etats-Unis.
21:05 Là où il y a un vrai problème,
21:07 c'est qu'il n'y a plus du tout d'expertise française.
21:09 D'ailleurs il suffit de voir les dernières
21:11 déclarations
21:13 de M. Stéphane Zéjourné,
21:15 ministre des Affaires étrangères,
21:17 c'est juste une catastrophe.
21:19 Je crois qu'il doit comprendre à un moment donné
21:21 qu'il se parle à lui-même parce que personne
21:23 n'écoute la France aujourd'hui.
21:25 Ce qui s'est passé,
21:27 c'est que
21:29 les patriotes français
21:31 en France ont été évincés
21:33 des postes de décision. Je vous donne un exemple
21:35 concret. Pour avoir du renseignement,
21:37 il faut les meilleurs.
21:39 Est-ce que vous savez qu'aujourd'hui la DGSE française
21:41 a été virée pratiquement
21:43 du corps, du noyau dur, tous les militaires.
21:45 Aujourd'hui c'est des copains et des copines.
21:47 - Vous voulez dire que tous les militaires ont été évincés ?
21:49 - Évincés de la DGSE.
21:51 C'est-à-dire que ce qui se passe,
21:53 c'est que le corps diplomatique
21:55 français a été supprimé par Emmanuel Macron
21:57 alors qu'on avait pratiquement les meilleurs
21:59 relais mondiaux au niveau des ambassadeurs.
22:01 Et ça depuis le...
22:03 - Depuis le 17ème siècle.
22:05 - Le 17ème siècle. Il suffit de se rappeler
22:07 des écrits entre l'ambassadeur
22:09 aux Etats-Unis et l'ambassadeur français. Et là,
22:11 aujourd'hui, ce qui se passe, c'est qu'on est...
22:13 D'ailleurs, il y a énormément
22:15 de personnalités
22:17 qui ont travaillé dans le renseignement.
22:19 Je pense à Alain Julliet, Pierre Conesa, Eric
22:21 Deneyssey, qui n'arrêtent pas de tirer la salle
22:23 des journales. - Que nous recevons.
22:25 - Vous avez reçu, et je ne comprends pas,
22:27 qui aujourd'hui n'a plus cette attitude,
22:29 Olivier Marlex, qui, je crois, sur vos trentaines
22:31 en 2021, avait raconté
22:33 cette trahison d'Alstom,
22:35 qui aujourd'hui se tait. - Bon, Adèle, à ta table.
22:37 On va continuer à parler de tout ça après une petite pause
22:39 parce que la question qui est
22:41 majeure, je suis posé,
22:43 bon, d'accord, très bien, les Etats-Unis,
22:45 on fait, on fait, on fait. Après tout, on peut dire
22:47 aux Etats-Unis, ils défendent leurs prérogatives
22:49 et leurs périmètres. Pourquoi on s'est laissé
22:51 faire ? Parce que c'est la question. Ou alors,
22:53 ça n'existe pas parce que, moi, ce qui m'embête toujours,
22:55 c'est qu'on rejette la responsabilité. Oui, ces salauds
22:57 d'Américains nous ont roué, d'accord,
22:59 mais c'est parce qu'on a été d'accord pour le faire.
23:01 Si on n'était pas d'accord, dans tout cas,
23:03 certains d'entre nous, je ne dis pas nous,
23:05 ont été d'accord pour le faire, pourquoi
23:07 on s'est laissé faire
23:09 selon ce que vous dites ? Moi, je reprends
23:11 ce que vous dites. On se retrouve après une petite pause.
23:13 - Oui, et puis vous aurez la parole 0826
23:15 300 300 et on prend vos commentaires
23:17 également sur YouTube et sur Facebook.
23:19 A tout de suite, ne bougez pas, on revient dans un instant.
23:21 - Sud Radio Bercov,
23:23 dans tous ses états,
23:25 appelez maintenant pour réagir 0826
23:27 300 300.
23:29 - Ici,
23:31 Sud Radio.
23:33 Les Français
23:35 parlent au français.
23:37 Les carottes sont cuites.
23:39 Les carottes sont cuites.
23:41 - Sud Radio
23:43 Bercov, dans tous ses états.
23:45 - Euh,
23:47 Morade à la table. Vladimir
23:49 Poutine, le nouveau de Gaulle, encore une fois,
23:51 lui, il ne commence pas à provoquer dès la couverture.
23:53 Mais enfin, après tout,
23:55 c'est bien, c'est une opinion
23:57 et justement, on est là pour
23:59 en discuter. Notamment,
24:01 on a longuement parlé et
24:03 Morade à la table, une question que je vais vous poser avant,
24:05 on va avoir nos auditeurs, à mon avis,
24:07 il y en a beaucoup, ils ont beaucoup de questions
24:09 à vous poser, en tout cas à discuter.
24:11 Qu'est-ce qu'il fait quand même ?
24:13 Parce qu'on peut parler de l'Europe, il n'y a pas
24:15 que la France.
24:17 L'Italie, ne parlons pas
24:19 de l'Angleterre. Bon, qu'est-ce qu'il fait
24:21 que, quand vous racontez tout cela,
24:23 vous racontez dans votre livre, etc.,
24:25 très bien, les Etats-Unis, etc.,
24:27 les Etats-Unis se battent pour leurs intérêts.
24:29 Je ne sais pas que c'est bien ou pas bien, mais laissons la morale de côté,
24:31 comme Poutine se bat pour les intérêts de la Russie,
24:33 comme d'autres pays se battent
24:35 pour leurs intérêts.
24:37 Qu'est-ce qu'il fait, à votre avis,
24:39 pour vous, qu'on a laissé faire,
24:41 encore une fois, à ce point ?
24:43 Que l'Europe s'est laissée faire à ce point ?
24:45 Est-ce parce qu'elle n'existe pas, ou quoi ?
24:47 - Alors, d'abord, quand on parle
24:49 d'Europe, aujourd'hui, on parle de deux Etats
24:51 qui sont susceptibles de faire.
24:53 L'Allemagne, mais c'est terminé,
24:55 l'Allemagne, aujourd'hui, est une société
24:57 exportatrice, ils ont fait le choix
24:59 de vendre leurs voitures,
25:01 leurs lave-vaisselles,
25:03 et puis, ils se sont mis
25:05 sous le giron de la défense américaine.
25:07 Donc, on ne va même pas en parler.
25:09 Il reste la France.
25:11 La France
25:13 a décidé,
25:15 manifestement, moi, je pense,
25:17 mais très sincèrement,
25:19 qu'il y a une corruption au niveau
25:21 de nos dirigeants.
25:23 J'ai découvert que, par exemple,
25:25 Emmanuel Macron avait été pris en main
25:27 par deux personnalités clés,
25:29 l'ancien patron de Nestlé,
25:31 qu'on va retrouver dans la commission Attali,
25:33 pourquoi ? Il faudra qu'on m'y explique,
25:35 et, surtout,
25:37 jouer Ben Edson,
25:39 qui est un brillant communicant
25:41 hors pair, agent de la CIA, bien évidemment,
25:43 et qui ne le dira pas,
25:45 qui a formé le couple Obama,
25:47 qui va aussi amener Hillary Clinton aux élections,
25:49 et qui rêve d'un Mark Zuckerberg
25:51 président des Etats-Unis aux prochaines élections.
25:53 C'est très intéressant, parce que
25:55 jouer Ben Edson, peut-être pas connu de vos éditeurs,
25:57 c'est un homme extrêmement
25:59 influent, qui conseille
26:01 les grands dirigeants américains, les 500 plus
26:03 grandes sociétés américaines, et qui, bizarrement,
26:05 lorsqu'il va prendre en main Emmanuel Macron
26:07 de 2014 à 2016, c'est au même
26:09 moment où Emmanuel Macron vend
26:11 nos bijoux de famille. Vend !
26:13 - Alstom, notamment. - Alstom, en l'occurrence.
26:15 Et ce n'est pas rien.
26:17 Il vend l'autonomie énergétique de la France.
26:19 Et là, ce qui est très intéressant,
26:21 c'est que, vous remarquerez qu'Hollande,
26:23 avoir après crié "Je ferai la guerre
26:25 à la finance", ce qui a été très
26:27 peu rappelé par les médias à l'époque, c'est que le lendemain,
26:29 il allait à Londres pour rassurer les mêmes milieux
26:31 de la finance, sur sa déclaration de la veille.
26:33 - Oui, mon seul ennemi, c'est la finance.
26:35 - Oui, et c'est pas anodin que,
26:37 bizarrement, qui a
26:39 empêché les accords
26:41 de Minsk ? Merkel s'en est
26:43 vantée récemment. Personne ne reprend.
26:45 - Hollande aussi. - Hollande, mais Hollande a été piégée.
26:47 Merkel, elle l'a fait,
26:49 elle l'a assurée par elle-même, puisque
26:51 elle l'avait dit, je la cite,
26:53 "Les accords de Minsk de 2014
26:55 ont servi à donner du temps à l'Ukraine,
26:57 le temps qu'elle a utilisé pour se renforcer
26:59 comme on a pu le constater aujourd'hui."
27:01 Ce qui a fait bondir
27:03 Vladimir Poutine, qui dans une
27:05 déclaration au Gazeta,
27:07 numéro 2, je crois, de la presse russe,
27:09 il dira franchement qu'il a été déçu,
27:11 et qu'il pensait qu'il
27:13 pouvait se faire des...
27:15 qu'il pouvait être sincère entre partenaires
27:17 européens, que c'était pas le cas. Hollande, lui,
27:19 va se faire piéger, comme le
27:21 dit, d'où son surnom "Flamby",
27:23 ou "Fraise des bois", comme dirait l'enfer.
27:25 - Tout à fait pas, vous deux, deux humoristes politiques
27:27 russes. Nous avons, je vous le dis,
27:29 nous avons publié, dans l'émission, nous avons
27:31 mis le dialogue de Hollande avec les deux.
27:33 - Parce qu'après, on a essayé de faire croire à une dime fake,
27:35 et je vous félicite parce que... - Non, non, c'était pas une fake.
27:37 - Non, non, mais justement, mais il y a eu toute une
27:39 démarche de la part de certains médias français,
27:41 j'ai pas compris, qu'on a essayé
27:43 de faire croire que c'était une dime fake. Or,
27:45 effectivement, dans les propos de François Hollande,
27:47 qu'il pense, parce qu'il pense
27:49 qu'il parle à l'ancien président ukrainien
27:51 Poroshenko,
27:53 si je me souviens bien.
27:55 - Petro Poroshenko, oui. - Et il lui dit
27:57 il y avait l'idée que c'était Poutine
27:59 qui voulait gagner du temps, mais c'est nous, la France
28:01 et l'Allemagne, il le précise, la France et l'Allemagne
28:03 qui vont gagner du temps pour permettre à l'Ukraine
28:05 de se rétablir, de renforcer
28:07 ses ressources. Donc, vous savez, quand vous avez
28:09 des traîtres, mais vraiment des
28:11 traîtres au pouvoir,
28:13 il n'y a rien à en tirer. Moi, ce que je tiens à vous dire
28:15 aussi, ce qui est très important, c'est comment
28:17 ça se fait ? Et encore une fois,
28:19 la paire Fidal-Bion, je renvoie
28:21 à la famille Fenouillard,
28:23 qu'on sait aujourd'hui,
28:25 c'est attesté, qu'il y avait un
28:27 accord de paix qui avait été trouvé.
28:29 Attestez bien ce que je vais vous dire. L'accord de paix
28:31 qui a été trouvé, que vont mettre en place
28:33 la prochainement les Turcs,
28:35 parce qu'il y a une prochaine conférence qui aura lieu à Turquie, c'est pour ça
28:37 que je vous dis, la guerre russo-ukrainienne s'est terminée
28:39 et qu'on arrête de mettre en faillite les Français,
28:41 enfin, je l'appelle Emmanuel Macron, à arrêter de mettre en faillite
28:43 les Français, pour financer
28:45 une guerre où nous n'avons rien à y faire.
28:47 Boris Johnson
28:49 - Ça fait, 2022
28:51 - Bravo !
28:53 - 2022, Istanbul. - Il va
28:55 complètement planter parce qu'il va se rendre
28:57 à Kiev,
28:59 voir Zelensky,
29:01 pour lui dire "ce que t'as signé avec
29:03 Poutine, tu le déchires.
29:05 Nous voulons la continuité de la guerre."
29:07 Et ce qui est très intéressant, c'est que j'ai récupéré
29:09 là, j'ai retrouvé là, l'accord
29:11 qui a été signé. C'est très intéressant,
29:13 parce qu'on dit "oh mais les Russes, ils veulent rien signer."
29:15 Et bien vous verrez que, en Turquie,
29:17 ça va être à peu près la même chose. Je cite
29:19 "Les Russes devaient se
29:21 retirer, devaient se retirer,
29:23 l'Ukraine devenir un Etat neutre, avec une armée
29:25 dont les effectifs devaient encore être définis.
29:27 Les provinces séparatistes de l'Est
29:29 devaient accéder à un statut d'autonomie comparable
29:31 à celui de la Catalogne ou de l'Écosse.
29:33 Lacrimer, point d'interrogation,
29:35 les Ukrainiens proposèrent d'y tenir
29:37 un référendum sur son appartenance
29:39 dans un délai de 15 ans.
29:41 - 15 ans. - 15 ans.
29:43 Cet accord sur la
29:45 neutralité et la sécurité de l'Ukraine
29:47 devait être supervisé et garanti par plusieurs puissances
29:49 européennes. La Russie a dit "oui".
29:51 Vladimir Poutine a même montré l'accord
29:53 de paix dans un congrès à l'Asie africaine.
29:55 - Oui, je sais, mais ils avaient signé. - Mais Kiev était bien sûr
29:57 d'accord. Ils étaient d'accord pour l'accord.
29:59 Et c'est les Anglais,
30:01 Boris Johnson en personne,
30:03 qui a en plus le culot, lorsque ça a été
30:05 révélé, et par votre radio,
30:07 mais aussi par votre concurrent, M. Carlson,
30:09 aux Etats-Unis.
30:11 Boris Johnson, on vous a demandé un million de dollars
30:13 pour venir faire l'interview, alors que
30:15 de fait, on savait ce qu'il avait fait.
30:17 Mais c'est fini, parce que là, les Turcs
30:19 ont repris le leadership.
30:21 Et d'ailleurs, le ministre
30:23 il y a 4 jours,
30:25 le ministre d'affaires étrangères turc a une phrase
30:27 qui veut tout dire, il a déclaré
30:29 publiquement "les deux parties ont
30:31 atteint la limite de ce qu'elles
30:33 pouvaient obtenir par la guerre". Donc ça veut dire
30:35 qu'on va revenir à ces accords-là.
30:37 Donc il faut arrêter de gesticuler aujourd'hui,
30:39 de nous amener sur des débats
30:41 qui n'ont pas lieu d'être. C'est
30:43 fini. - Et de perdre son temps, et surtout
30:45 des vies humaines, et des 500 000 morts.
30:47 - C'est un verdin tous les jours.
30:49 - C'est quand même terrifiant.
30:51 - On a du monde au standard André. Alors, nous avons Guy
30:53 qui nous appelle depuis Paris. Bonjour Guy.
30:55 - Bonjour Guy. - Tu pourrais réagir. - Bonjour
30:57 André Berthiaume, bonjour
30:59 M. Mohamed Al-Attab. - Bonjour.
31:01 - Mourad. - Mais tout va bien. - Mourad, pardon.
31:03 - Allez-y.
31:05 - Je tiens à rappeler une chose, c'est que
31:07 chaque nation qui était oppressée,
31:09 en maille ou quoi que ce soit, a toujours dû
31:11 sa liberté à l'intervention d'une nation étrangère.
31:13 On en est pour que
31:15 les Américains le savent, puisque les Français
31:17 sont les seuls à être venus aux Etats-Unis,
31:19 enfin aux futurs Etats-Unis,
31:21 ont sacrifié leurs hommes et leurs marines.
31:23 C'est la seule victoire et la seule guerre
31:25 qu'a gagnée Louis XVI.
31:27 À quel principe l'Europe
31:29 doit sa liberté ? A la même action.
31:31 C'est une nation étrangère,
31:33 plus puissante, les Américains,
31:35 qui sont venus au secours de l'Europe.
31:37 Donc c'est une obligation. Lorsque vous dites,
31:39 M. Mohamed Al-Attab, qu'on n'a pas
31:41 à se mêler de ce qui se passe
31:43 en Ukraine, c'est faux. Pour moi,
31:45 c'est une obligation que d'aller au secours
31:47 du pays oppressé,
31:49 de la nation qui est oppressée, qui est détruite,
31:51 moi-même. Donc c'est une obligation
31:53 pour ces pays d'Europe de s'unir, déjà
31:55 dans un premier temps. Ce qui permettrait
31:57 d'avoir une union quelque peu unie.
31:59 Une Europe, pardon,
32:01 quelque peu unie.
32:03 C'est d'abord l'envoi de volontaires,
32:05 sans armes au départ,
32:07 mais pour faire comprendre...
32:09 - Volontaires sans armes, attendez Guy,
32:11 pour faire quoi volontaires sans armes ?
32:13 - Attendez, on est dans une guerre, vous savez ce qui se passe.
32:15 - M. André Bercoff, déjà pour
32:17 commencer par démunir, mais être présent.
32:19 Et faire comprendre à Poutine
32:21 que ça peut s'amplifier.
32:23 Que ces volontaires peuvent...
32:25 - Non mais Guy, je veux pas discuter, mais...
32:27 - 500 millions d'habitants, M. André Bercoff.
32:29 - Oui, mais 500 millions d'habitants,
32:31 vous dites, on veut... Non mais Guy,
32:33 je comprends ce que vous voulez dire et je comprends très bien.
32:35 - Je veux faire appel, M. André Bercoff,
32:37 au volontariat.
32:39 - Mais il faut se battre à ce moment-là,
32:41 pour être sans armes ?
32:43 - Oui, il faut se battre.
32:45 - Ah ben voilà, c'est ça que vous disiez.
32:47 - On sait ce qui va se passer, c'est prévenir que c'est dangereux.
32:49 - On est d'accord.
32:51 - Vous avez le droit de dire ça,
32:53 mais vous pouvez pas dire "envoyez les gens sans armes"
32:55 parce que ça ne veut rien dire.
32:57 - C'est ça que je veux dire, vous voyez.
32:59 - Pardon, je me suis mal exprimé.
33:01 Mais c'est faire comprendre à Poutine, attention,
33:03 nous sommes capables d'être armés
33:05 et nous allons intervenir.
33:07 Maintenant, tu te retires du tombale,
33:09 ce que je te propose, c'est de rentrer avec nous
33:11 dans l'Europe, de revenir à ce qu'il avait demandé
33:13 il y a plusieurs années,
33:15 de participer à l'Europe.
33:17 Mais il a été maltraité, mortifié
33:19 de l'ignorance des pays européens.
33:21 - D'accord.
33:23 - Voilà.
33:25 Et ici, conforter les Américains,
33:27 comme quoi on ne se marie pas avec la Russie.
33:29 On veut qu'ils soient avec nous.
33:31 Et mettre en place un consensus mondial
33:33 pour que toutes les nations du monde
33:35 participent à la sécurité de ce monde.
33:37 - D'accord.
33:39 - De ouf !
33:41 Voilà. L'Europe ne tient pas
33:43 à instaurer une hégémonie.
33:45 - Ok Guy, ok, c'est clair.
33:47 Je voudrais que...
33:49 - Je vais laisser...
33:51 Je voulais juste répondre à ce point.
33:53 Il y a juste un détail qui est oublié,
33:55 c'est que la France est déjà collibégéante
33:57 dans ce conflit.
33:59 Puisque je rappelle les propos de Gabriel Attal
34:01 lorsqu'il était porte-parole du gouvernement
34:03 le 13 avril 2022,
34:05 où il avait déclaré publiquement,
34:07 sauf qu'il faudrait peut-être lui rappeler
34:09 que depuis 2014, donc les accords de Mises,
34:11 la France a été le premier fournisseur d'armes
34:13 vers l'Ukraine.
34:15 Donc nous sommes déjà partis privés.
34:17 - Oui, attendez, on a fourni des armes
34:19 à la Russie après le 2017.
34:21 - Oui, mais n'empêche que dans le cadre de ce conflit,
34:23 on est déjà cobelligérant.
34:25 Et là, quand j'entends ça, c'est ne avoir pas
34:27 du tout entendu le début de l'émission,
34:29 ou en fin de compte,
34:31 c'est promouvoir à nouveau
34:33 l'Europe sous domination américaine,
34:35 c'est pas ce que je veux.
34:37 - Oui, en même temps, il faut que l'Amérique
34:39 a aussi ses très bons côtés, notamment les contre-pouvoirs.
34:41 Et moi j'aime l'Amérique pour ça, faut le dire.
34:43 - On va marquer ce coup.
34:45 - Juste pause sur Sud Radio, on aura César qui nous attend au standard
34:47 au 0826-300-300.
34:49 A tout de suite sur Sud Radio.
34:51 - Sud Radio Bercov
34:53 dans tous ses états, midi 14h.
34:55 André Bercov.
34:57 - Ici Sud Radio.
35:01 Les français parlent aux français.
35:03 Je n'aime pas la blanquette de veau.
35:07 Je n'aime pas la blanquette de veau.
35:09 - Sud Radio Bercov dans tous ses états.
35:13 - 13h47, vous êtes bien sur Sud Radio
35:15 dans Bercov dans tous ses états.
35:17 On continue ce face à face avec Mourad El Attab
35:19 qui vient nous voir aujourd'hui.
35:21 Et nous avons César qui nous appelle depuis le Pays Basse-Cabayonne.
35:23 Bonjour César. - Bonjour César.
35:25 - Bonjour. - Bonjour André Bercov,
35:27 bonjour Mourad El Attab.
35:29 - Encore une fois, super émission, une fois de plus André.
35:31 - Merci.
35:33 - On vous écoute César.
35:35 - Il y a un concept, on a la chance d'avoir
35:37 une langue très riche en France
35:39 et j'essaie de trouver un concept pour
35:41 sinon on essaie toujours
35:43 de diagnostiquer des problèmes et tout.
35:45 Il y a un mot que j'ai inventé
35:47 ça s'appelle le mondialofascisme.
35:49 - Le mondialofascisme, oui.
35:51 - Le mondialofascisme, pour faire un
35:53 écho à ce que dit Mourad El Attab, c'est-à-dire que
35:55 suite à l'ultra financiarisation
35:57 notamment américaine du monde,
35:59 on est en train de,
36:01 comme on a mis sous cloche l'Europe
36:03 avec les américains,
36:05 il y a ce sentiment que oui, certes,
36:07 ils nous protègent, mais en gros ils se servent aussi
36:09 doucement mais gentiment.
36:11 Et donc il y a ce sentiment que le berger
36:13 nous montre le loup Poutine,
36:15 le loup russe, mais en réalité
36:17 c'est le berger qui va manger le mouton
36:19 à la fin.
36:21 Et donc c'est très intéressant,
36:23 on a la sensation d'être soi-disant
36:25 protégé, mais on est obligé d'acheter
36:27 les vaccins de Pfizer, il y a ce sentiment
36:29 d'être dépossédé de toute forme
36:31 de souveraineté. - Ça s'appelle,
36:33 c'est la doctrine Al Capone, je vous protège
36:35 mais vous achetez chez moi.
36:37 C'est ça ce que vous dites. - C'est ça.
36:39 Et Henri Kissinger, il a cette phrase très connue,
36:41 c'est, et lui-même le reconnaissait,
36:43 être un
36:45 ennemi des Etats-Unis peut être dangereux
36:47 mais être un ami est fatal.
36:49 - C'est dans le livre.
36:51 - Voilà.
36:53 Et donc c'est juste ça,
36:55 c'est ce concept, autrefois il y avait le nationalo-fascisme
36:57 qu'on critique beaucoup,
36:59 on confond le nationalisme et le nationalo-fascisme
37:01 alors que c'est pas du tout pareil,
37:03 c'est justement parce qu'il y a du nationalisme
37:05 que des gens se défendent, qu'ils essaient d'avoir une organisation
37:07 citoyenne, il n'y a qu'à voir ce qui se passe en Suisse,
37:09 les Suisses ils résistent hyper bien à plein de choses
37:11 parce qu'ils sont organisés
37:13 sur le plan des citoyens, ils ont le RIC pour pouvoir
37:15 se défendre,
37:17 le gouvernement agit qu'en second plan,
37:19 mais nous on peut même pas se défendre avec un RIC,
37:21 on est obligé de subir ce que des dirigeants veulent
37:23 et les dirigeants, si on apprenait demain
37:25 que Macron était un serviteur des Etats-Unis
37:27 personne ne serait surpris, vous voyez ce que je veux dire.
37:29 Donc voilà, c'est tout ça, ça s'appelle le mondialo-fascisme,
37:31 ce concept-là.
37:33 - Il y a un truc qui est très intéressant
37:35 dans ce que vient de dire notre ami
37:37 - Le César.
37:39 - Le César, pardon.
37:41 C'est vraiment extrêmement pertinent puisque
37:43 je crois que le seul journal
37:45 qu'on a fait, et tard,
37:47 c'est Boulevard Voltaire, je crois que c'était le
37:49 1er octobre 2023, avec un titre
37:51 assez éloquent, comme ce livre,
37:53 qui s'appelait "Macron vend la France par la dette".
37:55 Parce que là, il vient de parler
37:57 du phénomène financier,
37:59 on oublie de le rappeler par rapport aux Etats-Unis,
38:01 à l'Angleterre, et pourquoi aujourd'hui on est
38:03 soumis par une contrainte
38:05 financière
38:07 - La dette, on sait quand même.
38:09 - Déjà, de Gaulle à l'époque,
38:11 de Gaulle,
38:13 qui avait résumé tout ça
38:15 suite à la situation financière héritée
38:17 de Bretton Woods, vous vous rappelez très bien.
38:19 De Gaulle avait dit
38:21 que l'impérialisme américain le plus insidieux
38:23 c'était le dollar. Il y avait cette fameuse phrase
38:25 "Nous payons les Américains
38:27 pour ce qu'ils nous achètent". C'est ce que vous disiez
38:29 tout à l'heure. Et en l'occurrence,
38:31 aujourd'hui, il y a un phénomène très étrange
38:33 qui se passe en France, dont on va
38:35 voir les conséquences très prochainement.
38:37 Macron, qui vient un peu de la
38:39 finance, mais qui n'était pas un très bon élève,
38:41 croit que
38:43 en raison du "too big to fail",
38:45 trop gros pour mourir,
38:47 pour faire une faillite, en gros,
38:49 dans le langage financier,
38:51 pense que la France va être lâchée
38:53 par le système économique mondialiste.
38:55 Et c'est là où il a tort, parce qu'actuellement
38:57 ce qu'il est en train d'opérer,
38:59 c'est un endettement public
39:01 qui va
39:03 tuer notre souveraineté nationale
39:05 réelle, puisqu'il met la France
39:07 à la merci d'un relèvement des taux
39:09 d'emprunt
39:11 qui pourraient se venir. Donc, si on arrive
39:13 à ce cas de figure-là, effectivement,
39:15 on risque d'avoir une explosion
39:17 au niveau du pays. Autre phénomène,
39:19 vous l'avez rappelé au début de l'émission,
39:21 aujourd'hui, on fait croire que
39:23 la Russie, par
39:25 les sanctions,
39:27 on a bloqué 300 milliards d'avoirs russes
39:29 en Europe. OK.
39:31 Mais tout ça est faux. N'importe quel financier
39:33 économiste vous dirait qu'en réalité,
39:35 on ne peut que récupérer les bénéfices
39:37 des avoirs. Ce qui est en vrai...
39:39 Ça ne vaut que 3 milliards !
39:41 Et la Suisse qui veut mettre les 300 milliards
39:43 d'avoirs russes en Ukraine.
39:45 C'est impossible, pourquoi ? Parce que vous créez
39:47 dans la sphère financière un défaut technique.
39:49 Et si vous créez un défaut technique,
39:51 c'est la faillite de la France. Parce que les marchés
39:53 n'iront plus acheter de la dette française à 10 ans.
39:55 C'est la deuxième dette achetée,
39:57 sur le marché européen, après la dette allemande.
39:59 On a Pierre du Finistère qui nous appelle
40:01 au 0826 300 300. Bonjour Pierre.
40:03 Bonjour Pierre.
40:05 Bonjour Morade et Atom.
40:07 Bonjour. Oui, on vous écoute,
40:09 Pierre.
40:11 Il faut aussi dire que Morade se bat beaucoup
40:13 contre la pédophilie et la dénonce.
40:15 Il entend que c'est quelqu'un de bien
40:17 qui est très investi pour notre pays.
40:19 Et c'est un vrai féron la pédophilie en France.
40:21 Si.
40:23 Aujourd'hui, en fait,
40:25 l'OTAN et
40:27 Merkel et Hollande l'ont avoué.
40:29 On a conclus si écoutent-ils.
40:31 On découvre il y a quelques semaines qu'il y a 12 bases
40:33 de la CIA à la frontière russe.
40:35 Je veux savoir ce que diraient
40:37 les services français si on découvrait 12 bases
40:39 du KGB en Italie à la frontière
40:41 française, par exemple. Donc je pense que
40:43 la guerre, on sait qui l'a cherchée, la guerre.
40:45 Et on sait aussi qui
40:47 va la gagner. Aujourd'hui,
40:49 Morade, vous dénoncez au final
40:51 dans votre livre une vraie mafia en France.
40:53 Et moi, la question, elle est assez simple.
40:55 Est-ce qu'aujourd'hui, les vrais responsables
40:57 ne sont pas... Alors j'ai écouté le général
40:59 Coutou la semaine dernière chez vous.
41:01 Oui, oui.
41:03 Est-ce qu'aujourd'hui, les responsables qui laissent faire cette mafia
41:05 ne sont pas les généraux de l'armée
41:07 et les haute sphère de la justice
41:09 et des forces de l'ordre qui...
41:11 Alors je ne sais pas. Ou ils n'ont pas de cerveau,
41:13 ils n'ont pas compris ce qui se passe, ou alors ils sont
41:15 autant corrompus que nos dirigeants.
41:17 Mais c'est une véritable mafia qui est en place
41:19 et qui est en train de détruire la France.
41:21 Faut pas s'inquiéter. Ces gens-là, après la guerre, ils vont être insubstants.
41:23 Ils vont disparaître. Leur parti ne disparaît plus.
41:25 Mais voilà. La question, c'est est-ce qu'au final,
41:27 c'est normal que les généraux
41:29 laissent faire ce qui se passe en France
41:31 aujourd'hui avec la destruction de notre pays ?
41:33 - Pierre, moi juste un mot et
41:35 Maurad Atta répondra à ce qu'il a à répondre.
41:37 Je pense pas qu'on peut
41:39 accuser, vous savez, pas de généralisation.
41:41 On peut pas accuser l'armée et les généraux
41:43 en général d'être des traîtres,
41:45 etc. C'est trop facile. Et puis je vais vous dire
41:47 une chose qui nous concerne à nous. Et bien je trouve
41:49 que nous, nous sommes passifs. Je trouve que
41:51 je trouve que très sincèrement,
41:53 et je dis "nous", on s'englobe,
41:55 il faut quand même que nous aussi
41:57 à notre niveau, et on peut réagir,
41:59 dire des choses, etc.
42:01 Mais pour revenir à votre question, Pierre, moi je crois
42:03 pas du tout, du tout qu'il y ait
42:05 des gens qui soient plus ou moins
42:07 je dirais corrompus, etc.
42:09 Mais franchement, n'oubliez pas qu'il y a une
42:11 devoir de réserve de l'armée. L'armée, c'est la grande muette.
42:13 Je la défends pas, mais je dis
42:15 qu'il y a, et la preuve,
42:17 et vous n'avez entendu que quelques
42:19 personnes, c'est qu'il y a des gens qui réagissent
42:21 et qui réagissent très bien. Les autres, faut pas leur
42:23 demander aussi de fomenter un coup d'État.
42:25 C'est un autre problème. - Et rappelez-vous, il y avait eu la tribune des généraux
42:27 aussi qui était sortie. - Sur place d'armes.
42:29 - Qui montait au créneau, c'était même dans Valeurs Actuelles aussi.
42:31 - Donc il y a des gens qui réagissent
42:33 et beaucoup plus qu'on ne croit. - Et qui a eu, d'ailleurs,
42:35 contre cette pétition, vous vous rappelez
42:37 ici justement, une volonté
42:39 affirmée du pouvoir
42:41 central de les chercher et de les punir
42:43 très sévèrement, voire punir
42:45 le média qui les avait
42:47 fait connaître. - Mais enfin,
42:49 ils arrivent à transmettre et c'est ça qui est bien.
42:51 - Mais en parlant du général Cousteau, qui est un ami
42:53 personnel, j'avoue
42:55 et je suis très fier de son courage,
42:57 il y a quand même une chose qui est très importante
42:59 et qui est artificielle
43:01 et vous allez me comprendre. William Cobbett
43:03 qui était un historien anglais
43:05 et qui avait parlé
43:07 lorsque le système bancaire
43:09 d'Angleterre crée en 1694.
43:13 Et il avait dit quelque chose de très juste
43:15 à l'époque, il dit
43:17 "Vous allez connaître la famine au sein de l'abondance".
43:19 Et moi c'est quelque chose qui m'interpelle tout le temps pour la France.
43:21 On est un pays extrêmement riche.
43:23 Plein de ressources, aussi bien
43:25 en termes de matières grises qu'en termes de ressources réelles.
43:27 Et les gens sont
43:29 de plus en plus pauvres.
43:31 Là, il faut se poser la question
43:33 de pourquoi ?
43:35 Parce que c'est intéressant.
43:37 Qui en profite ? - Mais n'oubliez jamais qu'un certain
43:39 Klaus Schwab vous a dit
43:41 "Le Forum économique de Davos, vous n'aurez rien
43:43 et vous serez heureux".
43:45 - Et il avait aussi rajouté que son meilleur élève
43:47 était Emmanuel Macron.
43:49 - Merci Ibrahim Mourad et la table d'avoir été avec nous.
43:51 Merci André Bercoff pour cette émission. On se retrouve demain
43:53 comme tous les jours entre midi
43:55 et 14h. On rappelle ce livre Vladimir Poutine
43:57 le nouveau de Gaulle aux émissions, aux éditions
43:59 Perspectives Libres. Demain
44:01 nous recevrons l'ancien ambassadeur en Algérie
44:03 Xavier Driancourt.
44:05 Et puis tout de suite c'est Brigitte Lahaye sur Sud Radio. A demain.
44:07 C'est Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.
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