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  • il y a 2 ans
Pour la reporter, Eugénie Bastié, il y a une hubris moderne à vouloir appareiller la mort. «On dit qu’on veut regarder la mort en face, mais on a peur d’utiliser les bons mots», souligne-t-elle.

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Transcription
00:00 - Précisément, je pense qu'il y a une hubris moderne qui consiste justement à vouloir
00:03 appareiller la mort à la volonté individuelle
00:07 et une espèce de souveraineté de l'individu qui irait jusqu'à la maîtrise
00:12 ultime de ses derniers gestes, de ses derniers instants.
00:14 Ça fait partie du projet moderne.
00:15 Regarder la mort en face, c'est peut-être aussi une forme d'hubris.
00:20 Et moi, je ne suis pas tellement d'accord avec le mot "troisième voie",
00:23 l'expression "troisième voie", parce qu'il me semble qu'il n'y a pas de troisième voie.
00:26 Soit on autorise le geste de tuer de la part des soignants, soit on ne l'autorise pas.
00:31 Il n'y a pas de troisième voie possible.
00:33 Et on déguise les mots, on appelle ça "aide à mourir" pour ne pas dire "euthanasie",
00:37 pour ne pas dire "suicide assisté", parce qu'on a peur des mots.
00:39 Alors on dit qu'on veut regarder la mort en face, mais on n'a pas peur.
00:41 On a peur d'utiliser les bons mots.
00:43 Donc, ce n'est pas regarder les choses en face,
00:44 mais de nommer les choses s'il s'agit du suicide assisté et de l'euthanasie.
00:48 Dans le figaro.
00:49 Sous-titrage Société Radio-Canada
00:51 [Musique]
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