00:00 Ce propos est très grave, je voudrais quand même signaler aux Français
00:04 que nous on a l'air depuis le début, on est dans une escalade,
00:07 on nous a dit au départ il n'y aura pas de chars, il y a eu des chars,
00:10 il n'y a pas d'avions, il y aura manifestement des avions.
00:13 Il ne fallait pas de missiles, il a créé une coalition pour les missiles à longue portée
00:16 et maintenant il parle de troupes, avec des propos qui sont chaque jour un peu plus inquiétants.
00:23 Alors je ne vais même pas aller sur la contradiction de M. Macron lui-même
00:27 puisque au début il voulait être celui qui dialoguait avec Poutine,
00:30 maintenant il veut apparaître comme son pire ennemi.
00:33 Bon, ni les considérations éventuellement internes, M. Macron...
00:36 C'est plutôt logique qu'il ait tenté quelque chose
00:39 et puis comme il voit que ça ne marche pas, ça ce n'est pas une contradiction.
00:42 C'est une contradiction parce que...
00:44 Bah non, il essaie d'abord de négocier et puis quand tu vois que tu ne négocies pas...
00:48 En réalité, la réalité c'est qu'il n'essaie pas de négocier
00:51 et que toute tentative diplomatique est bloquée.
00:54 Il a failli y avoir au début 2022...
00:56 Non, non, vers mars-avril, les puissances de l'OTAN ont dit aux Ukrainiens
01:00 d'arrêter les négociations. Tout cela est documenté.
01:03 Nous sommes embarqués dans une escalade de plus en plus folle
01:06 du point de vue militaire où on prend maintenant sacrément des risques.
01:10 Il faut quand même que les Français en soient conscients.
01:12 Quand Macron dit, je le cite, ce qu'il a dit hier,
01:15 "la guerre est revenue sur notre sol", non, la guerre n'est pas en France.
01:18 Donc il extrapole une guerre qui n'est pas la nôtre.
01:21 Et deuxièmement, le coup Toussaint, il a signé il y a quelques jours
01:24 un accord de sécurité avec M. Zelensky à l'Elysée.
01:26 Il s'est engagé à 3 milliards d'euros français pour l'Ukraine,
01:29 rien qu'en 2024, en plus de tout ce qui est déjà versé.
01:33 Je rappelle qu'en octobre, l'Union européenne a voté au Parlement européen
01:36 50 milliards en quatre ans pour l'Ukraine.
01:38 Il n'y a pas un euro député français qui a voté contre ça.
01:41 Pas un. Vous pourrez chercher deux Rennes, OLFI, en passant par les macronistes,
01:44 et LR. Pas un seul.
01:46 Bon, à un moment, moi je dis, nous devons regarder ce contexte.
01:50 Le contexte ukrainien, il est ancré dans l'histoire.
01:53 Tout est plus compliqué qu'on ne le dise.
01:55 Ce n'est pas les grands méchants et les grands gentils.
01:57 Ce n'est pas Walt Disney. Ce n'est pas Hollywood.
01:59 Ça, c'est ce qu'on voudrait nous faire croire.
02:01 Donc, si la France veut défendre demain son intérêt...
02:03 - C'est la Russie qui a attaqué l'Ukraine.
02:05 Il n'y a pas de discussion là-dessus. C'est le grand méchant.
02:08 - Oui, la Russie a attaqué l'Ukraine en 2022,
02:10 mais remontons un tout petit peu avant si on veut comprendre.
02:13 Parce que sinon, on va simplement, remontons à 2014,
02:16 remontons à ce qui se passe dans le Donbass,
02:18 bombardé par le gouvernement ukrainien, russophone, depuis 2014.
02:21 Remontons au coup d'État de 2014, organisé par la CIA.
02:24 Sous-titrage Société Radio-Canada
02:27 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]