00:00 16 millions de touristes, des milliers d'athlètes qui vont venir,
00:03 tout ça, ça fait des croisements.
00:04 Il n'y a pas que moi qui m'en inquiète.
00:05 Il y a pas mal de gens qui commencent à s'alerter,
00:07 des infectiologues, des épidémiologistes, en disant,
00:10 statistiquement, avec ces 16 millions de visiteurs qui vont se croiser,
00:14 c'est l'été, c'est festif, alors on va fêter soit des victoires,
00:17 soit des défaites, mais ça va picoler un peu probablement.
00:21 Tout ça, ça va faire des mélanges et des mélanges,
00:24 notamment des mélanges sexuels.
00:25 Et donc, le risque, il est réel sur ces infections sexuellement transmissibles.
00:29 D'ailleurs, on a quelques données, quand on regarde les JO de Sydney en 2000,
00:33 il y avait eu plus de 29% par exemple de symptômes ou de contacts
00:36 avec une personne porteuse d'une IST.
00:39 C'est pareil sur les jeux de Londres,
00:41 donc il n'y a aucune raison qu'à Paris, ça ne soit pas comme ça.
00:43 Donc on voit bien, ça va mélanger, ça va faire encore augmenter,
00:46 je veux dire encore, parce que ça a une tendance à exploser à l'échelle mondiale.
00:49 Et c'est quoi les IST ? C'est quoi comme maladie ?
00:51 C'est des classiques, c'est les infections sexuellement transmissibles,
00:54 c'est ce qu'on appelait les MST à une époque.
00:56 Maintenant, on appelle ça les IST, chlamydia, la syphilis, le gonocoque et le VIH.
01:01 Globalement, c'est les 4 MST ou IST qu'on voit,
01:04 qu'on voit monter de manière tendancielle sur la planète.
01:08 Non, elles ne sont pas sympathiques, on voit encore qu'elles sont colorées.
01:10 Donc ce n'est pas mal.
01:12 Et tout le problème, ça va être d'anticiper, d'anticiper en termes de risque.
01:16 On sait que pour les JO, il y a toute une cartographie des risques,
01:19 il y a plus de 260 risques, ça, ça en fait partie, ce risque infectieux.
01:22 Ça va être compliqué d'anticiper parce qu'on n'a aucun moyen de savoir exactement
01:27 qui va débarquer aux urgences, par exemple, pour quelle pathologie.
01:30 En plus, ça va être à retardement parce qu'il est très probable
01:33 qu'avec des rapports sexuels non protégés,
01:35 on va avoir des personnes qui vont arriver dès le lendemain dans les services d'urgence
01:38 pour avoir une consultation en urgence parce qu'il y a quand même deux risques.
01:42 Il y a le risque de grossesse pour les rapports hétérosexuels,
01:44 donc c'est la pilule du lendemain.
01:45 Donc là aussi, il va falloir faire des stocks.
01:47 Et puis le deuxième risque, il est viral, c'est le traitement post-exposition.
01:50 Vous savez, quand vous avez un rapport sexuel non protégé ou mal protégé,
01:54 eh bien, on peut vous donner un traitement dans les 48 heures ou 72 heures
01:58 qui suivent le rapport sexuel.
02:00 Plus on vient tôt aux urgences, plus on vous donne ce traitement rapidement
02:03 et plus il y a des chances d'une efficacité.
02:05 Ce n'est pas efficace à 100 %, mais ça a une très grande efficacité contre le VIH.
02:09 Et puis, il ne faut pas oublier les hépatites, hépatite B, hépatite C.
02:12 Et puis, il y aura des effets à retardement, c'est-à-dire que les gens vont rentrer chez eux
02:15 et ils vont avoir des symptômes qui vont arriver quelques jours ou quelques semaines
02:20 plus tard.
02:21 Donc ça, ça va être un afflux de consultations possibles dans les services d'urgence
02:25 ou dans les pharmacies ou chez les médecins généralistes.
02:27 En fait, on va regarder la télé en mangeant des chips, c'est plus prudent.
02:29 Non, mais concrètement, il y a une solution, Gérald.
02:32 Tout simplement, il faut se protéger.
02:34 La prévention.
02:35 Et d'ailleurs, Santé publique France va distribuer 200 000 capotes,
02:39 pas que des capotes d'ailleurs, pas que des préservatifs.
02:41 Il y aura des préservatifs masculins, féminins, des petites digues aussi.
02:45 Pour les athlètes essentiellement, il y aura des grandes campagnes de sensibilisation
02:49 et de prévention.
02:50 Donc le préservatif, oui, mais vous pouvez d'ores et déjà vous vacciner contre l'hépatite B.
02:54 En prévention.
02:55 Ça, c'est une bonne solution.
02:56 Et ça, c'est un message.
02:57 Oui, mais l'hépatite B, ce n'est pas que par transmission sexuelle d'ailleurs.
03:00 Et puis, il y a la fameuse PrEP, c'est ce traitement, notamment chez les personnes
03:03 ayant des rapports homosexuels, qui est un traitement, une trithérapie préventive
03:08 qui est très largement répandue.
03:10 Sauf que la PrEP, ça ne protège pas des autres infections sexuellement transmissibles.
03:13 J'ai une petite question à la fois à vous et à Samuel.
03:15 Crac-crac ou pas crac-crac avant une épreuve olympique ?
03:17 C'est la grande question.
03:18 Alors, effectivement, quand des meureux disaient qu'ils le faisaient tous les soirs
03:21 avant ces épreuves.
03:22 Oui, même quand il était seul en chambre, mais sinon.
03:24 Crac-crac avec modération, parce qu'il faut un peu de testostérone pour avoir envie
03:28 d'aller chercher la médaille, mais il ne faut pas être complètement surexcité le jour J.
03:31 Il n'y a plus d'interdit ? Parce qu'il y avait un moment où ils n'avaient pas le droit, je crois.
03:34 Longtemps, les sportifs n'avaient pas le droit, c'est vrai, dans les années 80-90.
03:39 Mais moi, on m'a parlé, je ne sais pas ce que ça vaut médicalement,
03:42 mais que certains sportifs faisaient l'amour sans aller jusqu'à la jouissance
03:46 pour garder un maximum de testostérone.
03:49 Ah bah alors, vive le sport !
03:51 Il ne faut pas être complètement claqué, mais en même temps, il faut avoir l'aniac.
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