00:00 Après les infos de 7h, c'est l'éco d'ici, on aime bien, on reçoit des éroltes et des éroltes qui ont des bonnes idées.
00:05 On va parler d'une formation à l'onautorisme aujourd'hui.
00:07 Nous sommes avec Angélique Antoinette, bienvenue parmi nous.
00:11 - Bonjour, merci. - Comment ça va ?
00:12 - Ça va très bien, merci. - Vous venez avec le grand sourire, alors qu'il est 7h14, on a dit, vous pourriez faire un peu la gueule.
00:18 Franchement, on vous aurait compris.
00:21 Comment ça va ?
00:22 - Eh bien écoutez, très bien. - Vous venez de Decaville, de Clermont-les-Ronds là ?
00:26 - Je viens de Canet exactement, juste à côté. - A côté de Clermont-les-Ronds.
00:29 Le week-end s'est bien passé, vous attaquez la semaine avec nous, mais pour la bonne cause, puisque Guillaume, nous allons parler de l'onotourisme ce matin.
00:34 - Absolument, puisque Angélique, vous avez créé, fondé l'école de l'onotourisme ESCH, École supérieure Cœur d'Héros à Clermont-les-Ronds,
00:45 et dont vous êtes aujourd'hui la fondatrice puis directrice.
00:49 - Ah pardon, bonjour madame la directrice. - S'il vous plaît quand même.
00:52 - Pardon, pardon.
00:53 - Alors, expliquez-nous d'abord comment vous est venue cette idée de créer une école de l'onotourisme.
00:59 Ça existe, je crois, Béziers, Montpellier, mais ça n'existait pas dans le Cœur d'Héros.
01:04 - Non, voilà, sur le territoire du Cœur d'Héros, il n'y avait pas de formation supérieure, de formation post-bac,
01:11 et donc au regard du potentiel touristique et viticole du territoire, j'ai décidé de créer cette formation.
01:21 - Vous venez de ce milieu-là déjà, le milieu du vin, le...
01:25 Alors, on va faire la distinction tout de suite entre onotourisme et onologie,
01:29 c'est pas que ça n'a rien à voir, mais c'est pas la même chose déjà.
01:31 - C'est la même chose.
01:32 - L'onotourisme, c'est la mise en valeur du patrimoine, je dirais, viticole d'un territoire.
01:38 Vous veniez de ce milieu-là déjà à l'origine ?
01:40 - Alors moi je suis passionnée par ce milieu, je n'ai pas travaillé directement dans ce milieu,
01:45 mais j'ai grandi au milieu des vignes, sur le territoire des corbières, en fait.
01:51 Et depuis mon plus jeune âge, je suis très sensible aux paysages, aux vignes, aux métiers de vigneron.
01:58 Et du coup, j'ai eu envie de travailler dans ce milieu-là.
02:02 - Et alors pourquoi plutôt l'onotourisme que l'onologie, ou la viticulture, je dirais ?
02:08 - Alors, ce qu'il y a d'intéressant, les deux sont très intéressants,
02:12 mais l'onotourisme, on est vraiment sur cette sphère de promotion, de mise en valeur du territoire,
02:18 et ça vient après l'onologie, l'élaboration des vins.
02:22 Et du coup, voilà, c'est un autre moyen de faire connaître le vin, le vignoble, le terroir, et d'en faire la promotion.
02:32 - Alors cette école, vous l'avez créée quand exactement ?
02:35 - Officiellement en mai 2023.
02:38 - Donc c'est très récent.
02:40 - C'est récent, il y a déjà eu une rentrée, une deuxième aussi en janvier,
02:43 et donc là je prépare la rentrée de septembre 2024.
02:49 - Uniforme obligatoire à l'école aussi ?
02:52 - Non, je n'en suis pas allée encore.
02:53 - On en parle ce matin.
02:55 Donc ça se passe comment ? Alors vous avez, pour l'instant, 5-6 étudiants,
02:58 je crois que ce n'est pas une classe entière, mais déjà c'est bien pour démarrer une première année.
03:02 - C'est très bien pour la première promotion.
03:05 Là, les choses se passent totalement différemment pour la seconde promotion de septembre 2024.
03:11 Il y a davantage de demandes, la nouvelle a circulé, la formation commence à être connue,
03:18 et les domaines viticoles, les caves coopératives,
03:21 et les étudiants me téléphonent, les futurs étudiants,
03:24 pour avoir des renseignements et s'inscrire à la rentrée.
03:27 - Ah oui, c'est-à-dire que vous avez éveillé la curiosité de toute une filière finalement ?
03:31 - Oui.
03:32 - Même les caves ou les propriétaires privés récoltants s'intéressent à votre initiative ?
03:37 - Oui, c'est vraiment pour mettre en avant le vin, leur savoir-faire, leur méthode de travail.
03:44 Et donc, forcément, c'est...
03:47 - Mais alors, c'est une école avec des cours, avec des professeurs ?
03:51 On a un cours de quoi ? On commence par quoi le lundi matin ?
03:54 Comment s'organiser pour l'ampleur du temps ?
03:56 - Alors, il y a des cours de gnologie, il y a des cours de semellerie,
04:01 il y a des cours d'anglais, de sommellerie,
04:04 il y a des cours de marketing, de communication, marketing digital aussi,
04:10 technique de vente, et il y a des cours, bien sûr, de notourisme.
04:13 - Avec des profs différents ?
04:14 - Avec des profs intervenants, qui sont des professionnels,
04:18 connus et reconnus sur le territoire, et du coup, c'est eux qui assurent les cours.
04:21 - J'imagine que pour un cours d'anglais, c'est un prof d'anglais,
04:24 et du coup, est-ce que c'est un viticulteur érolté qui vient donner des cours de viticulture ?
04:29 - Non, c'est un autre élève qui vient donner des cours de gnologie,
04:33 et un sommelier qui donne des cours de dégustation, d'animation de la dégustation,
04:39 une guide notouristique qui donne les cours de notourisme,
04:42 et aussi d'autres personnes, d'autres professionnels, qui donnent tous les cours.
04:47 - Alors, vous disiez tout à l'heure en introduction, Angélique,
04:49 que ça correspondait à une vraie demande, à un vrai besoin, cette école ?
04:53 - Voilà, en fait, le territoire est naturellement doté d'atouts touristiques,
04:58 et voilà, on est sur un domaine viticole,
05:01 et...
05:03 - Ça répondait à une vraie demande, à un vrai besoin ?
05:05 - Oui, voilà.
05:06 - Parce qu'on disait, il y a des formations disponibles à Montpellier et Béziers,
05:09 mais il n'y avait rien dans le cœur d'Ero,
05:12 or, il y avait une demande, il y avait beaucoup de jeunes,
05:14 je ne sais pas si ce n'est que des jeunes les étudiants, vous allez nous le dire d'ailleurs,
05:16 mais qui exprimaient le souhait de pouvoir se former à le notourisme,
05:21 mais qui ne pouvaient pas le faire localement sur le territoire, c'est ça ?
05:24 - Voilà, c'est ça. Alors, l'idée, c'est de proposer une école de proximité,
05:29 avec les cours, donc le centre de formation sur place,
05:32 et les entreprises, donc les domaines et les caves viticoles, sur place également.
05:37 Cela, voilà, ça facilite l'accès à la formation supérieure sur le territoire,
05:43 pour les jeunes, et bien sûr, pour les entreprises, ça facilite aussi,
05:47 les jeunes, les compétences formées directement sur place.
05:52 - Alors, c'est une formation qui, je crois, se fait en alternance.
05:54 - Exactement.
05:55 - C'est-à-dire qu'il y a la partie cours, et puis il y a la partie pro.
05:57 - Voilà.
05:58 - Pour trouver un employeur, ça c'est aussi une petite contrainte
06:01 qu'il faut avoir présente à l'esprit, quand même. Pas que des cours.
06:04 - Oui. Alors après, voilà, l'école est bien implantée,
06:07 donc du coup, elle travaille en partenariat avec les domaines viticoles,
06:12 les caves coopératives, tout un réseau d'acteurs,
06:16 qui permet en fait d'avoir accès à des contacts,
06:19 pour trouver justement une entreprise d'accueil.
06:21 - Ça coûte cher, l'école ? Parce que moi, il y a toujours un problème financier.
06:26 - Alors, la formation est entièrement prise en charge.
06:28 - Ah bon ? Mais par qui ?
06:30 - Par l'État.
06:31 - Par l'État, d'accord.
06:32 - Donc, l'étudiant alternant sera rémunéré par l'entreprise d'accueil,
06:37 selon les grilles de l'alternance.
06:39 - D'accord, ok.
06:40 - Et l'entreprise, elle, en contrepartie, a des aides de l'État,
06:44 et ne paye pas la formation, juste l'apprenti ou l'alternant.
06:48 - Alors, 5-6 étudiants pour cette première année, là,
06:50 mais je crois que ça marche tellement bien,
06:52 vous avez tellement de demandes pour la rentrée 2024-2025,
06:55 que vous allez devoir changer de loco.
06:57 - Exactement.
06:58 - Voilà, c'est la rançon de ma gloire.
07:01 - Exactement, de loco, d'un espace plus grand,
07:03 pour accueillir davantage d'étudiants.
07:05 - Merci beaucoup Angélique Antoinette d'être revenue nous parler.
07:08 - Merci à vous.
07:09 - Y a une récréation ?
07:10 - J'ai l'impression qu'on a des bonnes notes.
07:12 - Ah, y a un conseil de classe à la fin.
07:15 Madame la directrice arrive et donne les...
07:17 - Exactement.
07:18 - Bon, parfait.
07:19 - Merci à vous.
07:20 - Vous retrouvez toutes ces infos en tout cas en allant sur notre site internet
07:23 francebleu.fr.com
07:25 - École supérieure Coeur d'Héros, si vous voulez le trouver sur internet
07:27 ou sur notre page.
07:28 - Très bien, c'est noté.
07:29 On en reparlera évidemment sur France Bleu Euro parce que ça nous intéresse.
07:32 Dans quelques minutes, on va s'intéresser au Resto du Coeur.
07:34 Vous savez que c'est la semaine spéciale, là,
07:36 avec la grande collecte ce week-end,
07:38 avec le concert aussi qui sera diffusé,
07:40 le concert des Enfoirés à la télé, vendredi soir.
07:42 Y a Virginie Véves qui va suivre donc les bénévoles
07:45 tout au long de la semaine, on va l'écouter.
07:47 C'est pour de vrai, c'est juste après Montrasme,
07:49 justement, tiens, une chanson des Enfoirés,
07:51 c'est pas celle de cette année, mais celle-là, on l'aime particulièrement bien.
07:54 Il est 7h22 et on vous souhaite un excellent réveil.
07:56 C'est lundi aujourd'hui, on commence la semaine ensemble.
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