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  • il y a 2 ans
Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale a réagi aux annonces de Gabriel Attal alors que le Premier ministre s'exprimait dans le cadre d'une conférence de presse ce mercredi matin.

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Transcription
00:00 Formidable.
00:01 Non, bon, on a écouté avec attention bien sûr toute cette allocution.
00:07 Bon, chaque fois, on ne va pas dire qu'il n'y a rien, il y a quelques avancées, mais
00:13 c'est loin d'être au niveau de ce qu'on peut attendre.
00:16 Moi, je vais reprendre quelques points.
00:18 Dans les propos, c'est sûr, en termes de communication, ils sont très forts.
00:24 Bon, écouter, agir.
00:25 Il nous a dit au début, il ne nous a pas dit entendu.
00:28 Ça, c'est déjà une chose.
00:30 Donc, fixer le cap, souveraineté alimentaire, OK, mais quand on reprend exactement ce qui
00:34 a été écrit, c'est souveraineté alimentaire dans le cadre des échanges européens et dans
00:39 le cadre des engagements internationaux.
00:41 Donc, encore une fois, ça, ça ne veut rien dire.
00:43 Donc, on n'est pas dupe là-dessus.
00:45 Sur les quatre mesures phares, parce qu'on ne va pas faire un catalogue, les quatre mesures
00:49 phares que demandait la coordination rurale par rapport aux revenus, au soutien aux revenus
00:55 pour les exploitations en trésorerie, sur les exploitations les plus en difficulté.
00:59 Bon, ce qu'il a annoncé pour les viticulteurs, OK, c'est pas mal, mais en fait, c'est toutes
01:05 les exploitations en difficulté qui doivent bénéficier de ce même régime de soutien.
01:09 On ne souhaite pas, on ne veut surtout pas laisser des exploitations au bord du chemin
01:14 par rapport à cette trésorerie.
01:15 Après, il y a tout ce qui est mesure de simplification, qui est un autre paquet.
01:19 Là, on ne sait pas ce qu'il faut entendre.
01:21 Il y a des choses qui sont beaucoup plus simples à dire et qui sont compréhensibles.
01:25 Toute la simplification, on sait que ça ne va pas prendre huit jours, ça va être beaucoup
01:30 plus long que ça.
01:31 Donc, ce que nous, on demandait au niveau de la coordination rurale, c'est de dire une
01:35 annonce claire, qu'on se donne un peu de temps quand même.
01:39 Donc, pendant une année, on va dire que tout ça se fait en termes de contrôle pédagogique
01:45 le temps qu'on instruise correctement les dossiers, puisque ça passe par les préfectures.
01:49 Vous savez, le nombre de revendications qui remontent, ça ne peut pas être étudié
01:53 en 15 jours, mais ça, on le savait dès le départ.
01:55 On l'a dit au Premier ministre par deux fois, on l'a dit au Président de la République,
01:59 cette mesure-là semblait avoir un écho.
02:01 Alors, qu'est-ce qu'il nous dit exactement ? On ne sait pas si ça veut dire ça, ce
02:06 qu'il nous dit, puisqu'il dit effectivement "contrôle unique, hors de procédure judiciaire".
02:11 Ça peut aller dans l'autre sens, mais dans ce cas-là, il faut être plus clair.
02:16 Ça veut dire que pour vous, en fait, il n'y a pas d'annonce claire ce matin, parce
02:20 que depuis tout à l'heure, vous dites "on ne comprend pas trop ce qu'il a dit".
02:22 Pour vous, ce n'est toujours pas clair, les annonces ?
02:24 Si vous comprenez, quand on vous dit "contrôle unique, hors procédure judiciaire", moi,
02:31 je n'entends pas la même chose que si je vous dis "pendant une année, les contrôles
02:34 seront pédagogiques le temps qu'on instruise les dossiers et qu'on alle vers la simplification".
02:39 C'est même pas du tout la même chose, c'est deux choses différentes.
02:43 Ça peut aboutir à la même chose, mais sauf que dans ce cas-là, il faut être clair.
02:47 Ça veut dire que dans les propos, on a l'impression à chaque fois qu'on veut être un peu trompé.
02:52 Changer les textes pour changer les vies, il y a des choses qui vont… il y a certaines
02:57 avancées par rapport au recours de voisinage, reconnaître le métier, c'est quelque chose
03:02 qu'on demande, il y a un certain nombre de mesures de ce type-là qui peuvent être
03:06 adoptées.
03:07 Moi, je voudrais vous citer une phrase qu'il a citée, par exemple, il a dit "nous nous
03:10 battrons avec un principe simple, si c'est interdit pour nos agriculteurs en France,
03:15 ça ne doit pas rentrer chez nous", ça c'est bien.
03:16 Alors ça, effectivement, c'est ce qu'on revendique, c'est ce qu'on demande, c'est
03:20 ce qu'on revendique depuis un moment, mais maintenant, quant à l'application, vous
03:24 pouvez comprendre qu'on a énormément de doutes puisque ça, normalement, c'est ce
03:27 qui devait déjà s'appliquer.
03:28 Il dit également "nous avançons vite, nous allons aller encore plus vite".
03:33 Oui, oui, mais faut-il encore le croire ? Faut-il encore le croire ? Ça, c'est des annonces.
03:38 Maintenant, entre l'annonce et la réalisation, si tout ce qu'il annonce, de manière qu'on
03:43 le comprend, ça s'applique rapidement, bon, ça va dans le bon sens, la direction est
03:49 bonne.
03:50 Sauf que, par exemple, après, pour en arriver au revenu, effectivement, on nous dit "loi
03:54 égalim", donc on va rajouter un niveau, deux niveaux, il y a déjà deux lois égalim
03:59 qui n'ont pas été appliquées.
04:00 Alors après, je reprendrais plutôt la fin, puisque je dirais que Bruno Le Maire, à la
04:05 limite, il a été plus simple dans ce qu'il a dit.
04:08 - On ne va pas juste rentrer dans le détail, mais vous savez, Gabriel Attal, qui vous regarde
04:13 peut-être en ce moment, comme les gens du gouvernement, ils attendent une chose.
04:16 Comment ça va se passer le salon de l'agriculture après ces annonces ? Est-ce que ça a changé
04:19 les choses ou pas ? C'est la seule chose qu'il a envie d'entendre, Gabriel Attal, de votre
04:23 bouche.
04:24 Qu'est-ce que vous lui dites ?
04:25 - Moi, je fais partie des responsables.
04:27 Les responsables, on va bien sûr continuer, et même l'accueillir sur notre stand à chaque
04:31 fois que ça sera l'occasion, pour continuer de discuter de ces mesures.
04:34 Mais après, je pense que tout le monde voit bien que la situation est telle que les agriculteurs
04:39 ne répondent pas forcément à leurs représentants nationaux.
04:43 - Il y aura des dérapages.
04:46 - C'est ce que vous dites.
04:47 - On a aussi les remontées de terrain.
04:49 Oui, les remontées de terrain, c'est qu'ils vont être accueillis de la bonne manière.
04:52 Voilà ce qu'on peut dire.
04:53 Moi, c'est ce que je sais aujourd'hui.
04:54 Ce n'est pas moi qui vais me prêter à ça, mais les agriculteurs, au niveau de l'exaspération
04:59 où ils en sont, vous comprenez que ça ne va pas être tout calme.
05:02 - Donc, ce que vous nous dites, c'est que ça va chauffer.
05:04 - Je comprends les choses comme ça.
05:07 - Ce que vous nous dites, c'est que ça va chauffer.
05:08 - C'est ce que tout le monde ressent et c'est ce que moi, je ressens aussi personnellement.
05:13 On ne va pas être les activateurs de ça, mais le problème qu'il y a quand même de
05:19 fond, c'est que malgré toutes ces annonces, les agriculteurs, et je crois que ce n'est
05:23 pas que les agriculteurs aujourd'hui, on n'a plus confiance en cette parole publique.
05:28 Je pense que le chef de l'État devra redonner des signes beaucoup plus forts et beaucoup
05:33 plus clairs qui peuvent peut-être permettre de redonner confiance aux agriculteurs.
05:38 Néanmoins, aujourd'hui, on est devant cette situation où on nous dit que c'est de grands
05:43 discours pour apaiser la situation.
05:45 Vous dire que même si les agriculteurs se font avoir en parlant de ce banc, ça va s'arrêter
05:50 après le salon de l'agriculture, je pense que la situation est telle.
05:53 Non, ça ne va pas s'arrêter.
05:54 Je pense qu'il faudra répondre aux demandes.
05:56 Sinon, ça va durer et ça va s'empirer.
06:00 Merci beaucoup.
06:01 Merci, c'est très clair.
06:02 Merci à vous et bonne journée.
06:03 A vous aussi.
06:04 Merci.
06:04 Merci.
06:05 Merci.
06:05 [Musique]
06:08 [SILENCE]
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