00:00 Pour moi, le covering, c'est vraiment un moyen d'exprimer sa personnalité.
00:05 On n'est pas du tout dans un besoin.
00:12 C'est vraiment se faire plaisir, profiter et avoir un véhicule à son image.
00:17 Bonjour, moi c'est Morgane Kettier, j'ai 28 ans
00:25 et bienvenue dans notre centre Esthétique Automobile.
00:28 Esthétique Automobile
00:30 Ici, on est dans un centre automobile où on réalise différentes prestations
00:36 comme par exemple la personnalisation avec du film de couleur, donc le covering.
00:40 On fait également de la protection avec du film transparent.
00:42 C'est un petit peu la même chose que ce que vous avez
00:45 par exemple sur les écrans des téléphones portables.
00:47 Et on fait aussi tout ce qui est traitement céramique
00:49 pour protéger vraiment la peinture, le vernis et de la rénovation carrosserie.
00:52 Là, c'est plutôt pour enlever les petites rigures du quotidien.
00:55 Alors, les différentes étapes pour réaliser un covering,
00:58 ça va être déjà dans un premier temps de préparer son véhicule.
01:00 Donc là, ça va être vraiment toute la partie nettoyage, décontamination
01:04 et aussi un petit peu de démontage.
01:06 C'est toute la base en fait.
01:07 Si notre covering, il n'adhère pas parce que je ne sais pas,
01:11 la carrosserie est mal dégraissée ou il y a de la poussière,
01:15 il risque de se décoller le covering dans le temps.
01:17 Donc finalement, c'est peut-être une partie qu'on va considérer chiante,
01:20 mais elle est indispensable pour avoir vraiment un covering de qualité.
01:24 Après, on va vraiment se consacrer à prédécouper notre film adhésif.
01:27 Donc, on a un rouleau et il faut en fait couper la dimension
01:31 qui correspond à chaque élément du véhicule.
01:33 J'aime pas ce truc !
01:37 Une fois qu'on a terminé tout ça,
01:39 on va vraiment passer à la partie d'application du film sur le véhicule.
01:42 Donc là, il faut arriver à exactement faire le même que pour le film.
01:46 Donc là, on va vraiment faire un petit peu de démonstration.
01:48 On va vraiment faire un petit peu de démonstration.
01:49 On va vraiment faire un petit peu de démonstration.
01:50 On va vraiment faire un petit peu de démonstration.
01:51 Donc là, il faut arriver à exercer des tensions sans trop tirer dessus.
01:56 Souvent, on a envie de tirer comme un dingue sur le film, mais vraiment pas.
01:58 Surtout que là, j'ai un film adhésif qui n'aime pas trop quand on le déforme.
02:02 Donc, ce qu'il faut absolument faire, c'est bien penser à casser sa mémoire de forme,
02:06 c'est-à-dire vraiment lui dire "écoute, je t'ai posé comme ça, tu bouges plus".
02:08 C'est ces moments-là qui sont un peu satisfaisants, apaisants,
02:13 surtout quand on chauffe et qu'on voit que le film, il prend forme tout seul.
02:16 Ça, c'est trop bien.
02:18 Tu vois, c'est dans les moments comme ça, des moments définitions,
02:22 où il faut tellement te concentrer que c'est là que tu rentres dans ta bulle un petit peu.
02:27 En moyenne, un covering premium, comme ce qu'on réalise ici,
02:40 on prend cinq jours pour les réaliser.
02:41 En termes de tarif, on est à partir de 3 500.
02:45 Et on peut aller au-delà en fonction du gabarit, de la taille du véhicule, de la complexité,
02:50 mais aussi du film adhésif qu'on va choisir pour ce véhicule.
02:52 On n'est pas en dessous des 4 300 euros.
02:54 Les soucis qu'il peut y avoir aussi, c'est les brûlures.
02:56 On ne fait que de se brûler ici ou de se couper les doigts.
02:59 Tu vois, ça, c'est une brûlure.
03:00 J'ai dû faire...
03:01 Pof !
03:03 Et dis-toi qu'un jour, ça, je l'ai fait tomber sur mon visage,
03:05 mais bon, pas comment non plus.
03:06 J'ai été toute brûlée, là.
03:08 Donc, maintenant, j'ai toujours de la biaffine.
03:11 Je suis arrivée dans le covering un peu par hasard,
03:13 parce qu'à la base, il faut savoir que tout ce projet de centre automobile,
03:17 c'était l'idée de Kevin, mon associé.
03:19 Et moi, étant donné que j'avais fait des études en marketing communication,
03:22 je lui avais dit "écoute, si tu veux, moi, je vais t'aider à monter ton business,
03:24 créer ton business plan.
03:26 Une fois que tu seras lancée,
03:27 je te laisserai tranquille et je ferai mon chemin de mon côté."
03:30 Et on voit bien que ça ne s'est pas du tout passé comme ça.
03:32 On a suivi une formation de trois jours en covering
03:34 et je me suis mise dedans, direct, dans le bain.
03:38 Et à force de réaliser les prestations,
03:40 je ne peux pas vous dire, je me suis rendue compte que ça me plaisait,
03:43 je m'impliquais davantage et on en est là où on est aujourd'hui.
03:46 J'essaye de filmer toutes mes réalisations,
03:50 parce qu'après, je fais des montages pour les réseaux sociaux,
03:53 principalement des vidéos TikTok ou des réelles Insta.
03:58 Les réseaux sociaux ont vraiment eu un effet boule de neige
04:04 par rapport à ma carrière.
04:05 Entre TikTok, Instagram et un petit peu YouTube,
04:07 ouais, 700 000 abonnés.
04:09 Tout ce côté communication, je me mets en scène,
04:12 j'essaye de partager mon travail au quotidien
04:14 et le fait d'avoir montré mon travail, de créer des vidéos,
04:17 ça m'a permis justement d'attirer des médias.
04:20 Et tout s'enchaîne au final après.
04:21 Sur les réseaux sociaux, encore une fois,
04:23 on n'arrêtait pas de me demander "mais comment tu as fait pour apprendre ?
04:26 Est-ce que tu peux me former ?"
04:27 Ce n'est pas un métier ou en tout cas un univers
04:29 où les gens s'ouvrent facilement ou ont envie de donner des conseils.
04:31 Sur Internet, on ne trouve pas grand-chose.
04:33 Donc je me suis dit "moi, j'ai les informations,
04:37 j'ai leurs ressources, pourquoi pas les transmettre
04:39 pour que ça puisse toucher plus de personnes possibles ?"
04:41 Ça va au-delà du covering,
04:43 c'est vraiment tout cet aspect où moi,
04:46 je n'ai jamais l'impression de travailler.
04:47 Et je me dis "écoute, il y en a d'autres qui aimeraient être comme ça,
04:50 donc vas-y, transmets et ça devrait le faire."
04:52 Alors aujourd'hui, j'ai pu faire le pare-choc arrière,
04:56 l'aile arrière, le bas de caisse, les petits morceaux d'aile.
05:00 C'est tout.
05:01 Quand je termine un covering, j'ai deux avis opposés.
05:06 J'ai "ouais, tu aurais pu mieux faire".
05:08 Donc il y a toujours une partie qui n'est jamais très contente elle-même
05:10 parce qu'elle cherche à faire toujours mieux.
05:12 Et tu as l'autre partie qui dit "ah ouais, quand même, c'est beau".
05:15 Je sais que j'ai beaucoup de questions sur mon métier
05:21 et c'est beaucoup les parents aussi qui disent aux enfants
05:24 que ce n'est pas un métier ce qu'on fait.
05:26 Donc c'est vrai que ça peut faire peur, je suis d'accord.
05:28 Ce n'est pas facile, comme je le dis,
05:29 j'ai mis beaucoup de temps à me développer dans le monde du covering.
05:32 Mais si je l'ai fait, ça veut dire que c'est possible et qu'on peut y arriver.
05:35 Dans un premier temps, vraiment, il faut être patient,
05:37 calmer, prendre le temps de...
05:39 Parfois de prendre du recul sur ce qui se passe,
05:41 analyser la situation, par exemple, pourquoi on n'y arrive pas.
05:43 Être quand même manuel, parce qu'on travaille tout le temps avec nos mains.
05:46 Avoir ce souci du détail, être minutieux,
05:48 et mettre le travail bien fait, c'est hyper important
05:50 parce qu'au final, ce sont les finitions qui vont faire la différence
05:53 entre un bon poseur et un poseur un petit peu moins bon.
05:55 Et pour finir, je pense qu'il faut avoir un but.
05:58 Il faut vraiment se dire, ce n'est pas un métier facile,
06:00 ça peut être compliqué, donc si on n'est pas réellement déterminé par le projet,
06:04 on peut facilement avoir envie d'abandonner.
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