00:00 8h42, la revue de presse, Olivier Delagarde.
00:05 Donald Trump affole les chanceleries européennes.
00:09 « La sortie ne durait que 25 secondes », raconte Laurent Marchand à la une de West France,
00:13 lors d'un meeting électoral.
00:15 Donald Trump a fait le récit d'un dialogue qu'il en ait eu avec un chef d'État d'un pays membre de l'OTAN.
00:20 « Si on ne paie pas et que l'on est attaqué par la Russie,
00:23 est-ce que vous nous protégerez ? » lui aurait-il demandé.
00:25 « Non », affirme avoir répondu Trump.
00:28 « En fait, je les encouragerai même à faire ce qu'ils veulent.
00:31 Vous devez payer vos factures. »
00:34 « Stupeur » sur le Vieux Continent, où ses propos ont immédiatement irradié un sentiment d'insécurité,
00:40 crie l'éditorialiste de West France, avant d'ajouter que
00:43 « le fait que Trump se permette de dire qu'il encouragerait Poutine à poursuivre son œuvre d'agression
00:48 est proprement inacceptable ».
00:51 En fait, sur les 31 membres de l'OTAN, seules 11 respectent la règle
00:56 des 2% de PIB consacrés en dépenses militaires, explique Patrick Saint-Paul dans le Figaro.
01:01 La France est à 1,9, l'Allemagne 1,57 et l'Espagne 1,26.
01:06 « Au lieu de se plaindre d'un nouveau coup dur, » écrit-il,
01:10 « il est urgent pour l'Europe d'être enfin à la hauteur des deux menaces sérieuses de l'époque,
01:15 une attaque russe et un abandon de l'allié américain.
01:19 L'Europe doit se réarmer et organiser enfin sa défense collective. »
01:23 Oui, et désormais l'Europe n'aura plus aucune excuse si Donald Trump se désengage de l'Alliance Atlantique,
01:30 écrit aussi Lucie Robkin dans Les Echos.
01:33 En 2016, son élection avait surpris tout le monde, cette fois-ci,
01:37 nous voici prévenus à nous de mettre 7 années de transition pour nous y préparer.
01:42 Autre grand sujet ce matin dans les journaux, l'immigration.
01:45 Et en première page, le Figaro s'inquiète du voyage de plus en plus périlleux des candidats au départ.
01:52 « Ils parcourent des milliers de kilomètres à travers les déserts ou les océans pour se nourrir », écrit Delphine Chahier.
01:58 « Ils sont confrontés à d'énormes défis tout au long de leur parcours, mais aussi une fois arrivés à destination. »
02:04 Et vous les découvrirez en photo à la une du Figaro,
02:07 comme rien, se maliant par transport maillot, pensez-vous.
02:10 Non, ce sont des grues cendrées, bernache du Canada, chauve-souris, éléphants et même requins,
02:15 des animaux migrateurs de plus en plus en danger, explique le journal.
02:19 « La moitié des espèces répertoriées sont en déclin, une sur cinq est même menacée d'extinction. »
02:25 « Comme ces animaux ignorent les frontières et les législations nationales,
02:28 seuls des efforts coordonnés peuvent leur donner une chance », explique la rédactrice d'un rapport international sur le sujet.
02:35 Ce qui nous amène à parler maintenant de notre législation nationale
02:39 et de ce référendum d'initiative partagée qui réjouit le même Figaro.
02:43 Les Républicains ont donc décidé de rappeler la loi immigration
02:47 au bon souvenir du gouvernement et du Conseil constitutionnel en lançant une procédure de RIP,
02:53 écrit Paul Lobaché.
02:55 « C'est une offensive à la fois juridique, politique et démocratique », explique Eric Ciotti au journal.
03:01 « Pour la première fois, les Français pourront être consultés sur l'immigration. »
03:05 Alors, n'anticipons peut-être pas trop, l'affaire est complexe, rappelle le Parisien.
03:11 Le RIP doit d'abord être lancé par 185 parlementaires.
03:15 Ça, ça ne devrait pas poser de problème compte tenu des 195 députés et sénateurs LR.
03:20 Elle doit ensuite être validée par le Conseil constitutionnel, déjà plus coton,
03:25 et surtout recueillir la signature de 5 millions de citoyens.
03:29 Le RIP, rappelle le journal, est pour l'heure une procédure qui n'a jamais abouti.
03:34 On termine cette revue de presse par une histoire de revenants.
03:37 *Musique*
03:39 Vous avez peur, j'espère ?
03:40 Oui, on tremble.
03:41 Eh bien, vous ne devriez pas.
03:43 Ces revenants sont juste d'anciens ministres,
03:46 et conduits, contraints de rejoindre l'Assemblée nationale.
03:49 « C'est un lieutenant du président de la République qui leur a trouvé ce surnom »,
03:52 explique Pauline Théveniot du Parisien, « parce qu'ils reviennent, aujourd'hui, au palais Bourbon.
03:57 Certains n'y ont même jamais siégé, Borne, Lussopt, Véran, Beaune, ils sont neufs,
04:01 et pour eux c'est un peu comme partir dans les mines de sel », explique finalement le journal.
04:05 À ce point ?
04:06 Ils vont passer des ministères et des pimpons à trois collaborateurs dans 4 mètres carrés.
04:11 Lâche un brin Gognard, un député Marcheur.
04:14 Véritable parcours du combattant, il va leur falloir se trouver un bureau,
04:17 un siège en commission et puis une place pas trop pourrie dans l'hémicycle.
04:21 Apparemment, c'est pour Olivier Véran que ce serait le plus dur.
04:23 Rendez-vous compte, l'ancien porte-parole n'a pas fait de son ni d'image depuis le 12 janvier.
04:30 Un mois complet de silence médiatique, une sorte de carême avant l'heure.
04:35 Pour lui, c'est pas facile comment un député compatissant
04:38 se permettra juste de faire remarquer que député de la République,
04:42 il y a quand même pire comme déclassement social.
04:45 Vous me lotez de la bouche.
04:46 Merci beaucoup Olivier Delagarde.
04:48 de la revue de presse d'Europe 1, chaque matin, 9h moins le cas.