00:00 - La situation c'est que les tracteurs viennent de mettre en route les moteurs,
00:04 viennent d'allumer plein phare.
00:06 On est sur ce bouchon de la 6,
00:09 les véhicules blindés sont à à peine 100 mètres.
00:14 Vous entendez derrière moi, ils nous l'avaient annoncé,
00:17 si vous avez suivi les directs tout à l'heure,
00:19 ils avaient annoncé avoir l'intention de bouger.
00:21 Ça ne veut pas dire qu'ils vont aller à la confrontation,
00:23 c'est pas le but du jeu.
00:25 Bouger ça veut simplement dire avancer, mettre un peu la pression.
00:29 Et donc, on va vivre l'avancée des tracteurs en direct.
00:34 Ce qui s'est passé à Rungis aujourd'hui,
00:37 certains ne le cautionnent pas, vous l'avez entendu,
00:39 ils ont dit "nous la FNSEA, on est là pour bloquer,
00:42 on est là pour peser, on n'est pas là pour dégrader".
00:46 Et ce qui s'est fait à Rungis, ça regarde un syndicat.
00:49 En revanche, nous on veut faire comprendre que nous sommes toujours déterminés.
00:53 Voilà, ça y est, les tracteurs sont en train d'avancer,
00:57 les CRS sont à à peine 100 mètres, les véhicules.
01:01 Donc, il y a au total, il faut quand même le rappeler,
01:04 un cortège d'une centaine de tracteurs,
01:07 plus de 200 personnes qui sont sur place.
01:10 Alors la colonne de tracteurs est coupée par une partie du village,
01:14 mais là, on a mis en route.
01:18 C'est fait.
01:20 Vous voyez, petit coup d'accélérateur pour certains tracteurs là.
01:23 Ça avance jusqu'au blindé.
01:27 Les CRS, vous les voyez.
01:31 C'est le moyen pour les agriculteurs de dire "on est là,
01:35 et on ne partira pas", que le gouvernement le sache.
01:39 Ils l'ont dit tout à l'heure en disant que c'est une question de survie.
01:44 Ils ne lâcheront pas.
01:48 — Bon, une séquence inédite, puisque vous entendez Alain Marshall,
01:50 il est en train de courir après les tracteurs.
01:52 On lui redonne la parole, Alain, si on l'entend bien.
01:54 — Mais oui ! Yves, Yves, on est à 3 mètres des blindés,
01:59 3 mètres des véhicules installés par Gérald Darmanin.
02:04 Regardez, cette scène est incroyable.
02:08 Les 2 véhicules blindés de la gendarmerie sont là.
02:12 Les tracteurs avancent.
02:14 On va avoir le nez des véhicules des gendarmes face au nez des tracteurs.
02:21 C'est inédit. Ils l'avaient annoncé. On avancera, on approchera.
02:28 On n'ira pas à la confrontation. Ce n'est pas le but du jeu.
02:34 Ils veulent juste montrer qu'ils entendent peser,
02:38 peser à la veille des discussions à Bruxelles
02:42 et montrer au gouvernement leur détermination.
02:45 Vous avez entendu les responsables dire "dimanche, on sera encore là".
02:50 Voilà les CRS qui sont en train de prendre les consignes.
02:55 Ils ont leurs oreillettes.
02:58 Regardez, il y a encore des tracteurs qui avancent.
03:01 On se retrouve à 1 mètre à peine des véhicules blindés.
03:08 Cette scène est incroyable parce que vous voyez juste derrière 3, 5, 7 tracteurs,
03:16 mais derrière il y en a 90 autres aussi qui sont en train d'avancer tranquillement.
03:22 Donc c'est en fait une espèce de...
03:27 Attendez, on va bouger, on va dégager.
03:32 - Alain, je vous interromps un instant.
03:34 Une question, vous avez passé la moitié de votre après-midi sur place.
03:38 Qu'est-ce que vous avez, vous, retenu des revendications
03:41 de ceux qu'on voit avancer sur leurs tracteurs et venir en face à face à la police ?
03:47 Quel est leur objectif ?
03:48 - Alors attendez, attendez, attendez. Je vais aller voir...
03:52 Bonjour Thierry Lefforge de la FNSEA.
03:54 C'est vous, tout à l'heure, qui avez bougé, qui êtes allé chercher les panneaux Paris, la capitale.
04:00 Et là maintenant, qu'est-ce qui se passe avec les tracteurs, Thierry ?
04:02 - Alors qu'est-ce qui se passe ? En fait, on monte un peu la pression.
04:06 On va un peu au contact.
04:07 Alors il faut bien savoir quand même que les gens sont parqués là depuis 3 jours.
04:11 Ici, à Villabé, ici. Donc ils ont envie aussi de bouger un peu.
04:15 Donc en fait, on a montré tout à l'heure qu'on ne voulait pas qu'on rentre dans Paris.
04:20 Donc on avance un peu. On vient montrer aussi qu'on est là, qu'on est présent.
04:23 - Thierry, Thierry Lefforge, on est à 3 mètres des CRS, là.
04:27 - Ah oui, là, on est au contact. C'est ce qu'on appelle être au contact des CRS.
04:30 - Mais il n'est pas question d'aller à la confrontation.
04:32 - Non, évidemment, évidemment. C'est l'image. On montre qu'on avance.
04:36 On demande aussi à ce que les CRS reculent.
04:39 Évidemment, ils ne vont pas reculer. Mais évidemment, on a envie d'aller plus loin.
04:43 On a envie d'aller à la Paris. Donc en fait, on montre qu'on est au contact.
04:46 - D'accord. Mais comme les CRS ne vont pas reculer, là, ils attendent leurs ordres.
04:51 Mais est-ce que vous, ça veut dire que les tracteurs vont rester à 10 mètres déblindés comme ça
04:55 ou vous allez reculer ensuite dans la soirée ?
04:57 - Les tracteurs attendront ici le temps qu'ils ont le droit qu'ils attendent.
04:59 Mais comme on l'a dit, on ne va pas aller à l'affrontement.
05:01 Ils ne sont pas prêts à reculer. Donc on n'ira pas plus loin.
05:04 Donc on n'ira pas à l'affrontement.
05:05 - D'accord. C'est un mouvement spontané ?
05:07 - Oui. Parce qu'on a souvent dit, oui, mais ils se mettent d'accord avec les forces de police, avec les CRS.
05:13 - Oui. - Non. Là...
05:15 Ça surprend un peu, là. Ça bouge un peu côté des CRS, là.
05:20 - Oui.
05:22 - Qu'est-ce que vous avez à dire à Gérald Darmanin, ce soir ?
05:25 - Non. Ce qu'on a à dire, c'est qu'en fait, il n'y a pas d'agressivité, en tout cas, du mouvement de la FNSEA.
05:30 On est toujours dans le respect des biens des personnes, y compris des forces de l'ordre.
05:35 Après voilà, il faut aussi montrer des symboles, et ça c'est un symbole.
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