00:00 Les tracteurs assiègent maintenant la capitale.
00:02 Les annonces de Gabriel Attal n'ont pas suffi à calmer la colère des agriculteurs.
00:06 Un blocage de Paris initié par les principaux syndicats se met donc en place aujourd'hui.
00:10 Dès qu'on voit arriver de différentes directions pour bloquer les autoroutes autour de la ville,
00:14 nous avons suivi l'un d'entre eux parti de Fontainebleau pour bloquer la 6.
00:17 Merci d'être tous là.
00:19 On est tous déterminés, on ne va pas s'arrêter là.
00:22 On est en train de mettre en place une manifestation comme il y a rarement eu sur toute la France.
00:27 La direction c'est Villabé par l'autoroute A6.
00:30 Les mesures des derniers jours, ça ne vous a pas satisfait ?
00:35 Non, non, non. C'est que c'est toujours flou, il n'y a rien de précis.
00:37 Ça va faire des désagréments ces blocages ?
00:40 Oui, ça va faire des désagréments, c'est malheureux.
00:43 On se rend compte que la population de toute façon est avec nous,
00:45 elle s'est rendue compte qu'on les nourrit.
00:47 S'il n'y a que ça pour faire bouger le gouvernement, on le fait.
00:49 [Bruit de sirene]
01:01 Siège de Paris, vous n'avez pas peur de faire peur aux gens ?
01:10 Ce n'est pas la première fois qu'on monte sur Paris en tracteur.
01:13 On est encadré par la gendarmerie.
01:15 Pour l'instant, ça se fait de bonne façon.
01:17 On n'est pas des black box.
01:18 [Bruit de clavier]
01:23 L'une des cibles potentielles des agriculteurs,
01:31 c'est ici, le marché international de Rungis, au sud de Paris.
01:34 Le lieu est vital pour l'approvisionnement de la capitale.
01:37 Des forces de l'ordre et même des blindés ont été dépêchées sur place
01:40 pour empêcher un éventuel blocage.
01:42 C'est quoi le principal problème, vous, dans votre exploitation ?
01:44 Beaucoup les papiers, énorme charge administrative.
01:46 Après, les charges aussi, CSG,
01:49 je veux dire, au bout d'un moment, on a marre de toujours payer.
01:52 Moi, c'est surtout pour la paperasserie,
01:53 et puis surtout, c'est les produits qui rentrent des pays à côté
01:57 et qui, forcément, utilisent des produits que nous, on n'a pas le droit.
02:01 On cherche juste à faire que l'État se rende compte
02:04 et l'Europe se rende compte qu'il y a un moment,
02:06 il faut que les agriculteurs puissent vivre de leur métier.
02:09 Les Parisiens, ils commencent à avoir peur, c'est bien.
02:13 Parce que, de toute façon, on les nourrit.
02:14 Il ne faut pas qu'ils oublient ça.
02:15 Qu'on en vive de notre métier.
02:17 C'est surtout ça qui nous importe.
02:19 [Musique]
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