Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans
Toute l'actualité de la Côte d'Ivoire chaque jour sur RTI Info avec les journaux, reportages et magazines d'information RTI1, RTI2, Radio Côte d'Ivoire.
www.rti.info
https://www.facebook.com/RTIinfo225
https://twitter.com/RTI_info
https://www.instagram.com/rtiinfo/
https://www.linkedin.com/company/rtiinfo
https://www.dailymotion.com/rtiinfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 *Musique*
00:29 *Musique*
00:38 Suite de la troisième journée de la Coupe d'Afrique des Nations 2023,
00:42 le Sénégal, le Cameroun et la Guinée valident leur ticket pour le compte de la poule C.
00:47 Dans la poule D, l'Angola dispose du Burkina face au début à zéro et prend la tête de la poule.
00:53 Le Mourabitoun crée l'exploit en sortant la Fenech algérien sur le score de 1 but à zéro et font coup double.
01:00 Première victoire de leur histoire en Coupe d'Afrique des Nations, première qualification pour le second tour.
01:05 Vous faites bien de nous rejoindre sur RTI 2, car le football se conjugue au temps de la Cannes sur RTI 2.
01:12 Bienvenue dans "Soir de Cannes", votre magazine de débrief des jours de match, toujours sur RTI 2.
01:17 Magoula Diop, bonsoir.
01:18 Bonsoir Roméo Koulibaly.
01:20 Un fait qui vous a marqué parmi ces trois matchs ?
01:23 Le but de Christophe Heroux.
01:24 Le but de Christophe Heroux.
01:25 Ça c'est un but de Lyon.
01:26 Un but de Lyon.
01:28 Gianni Tarik, bonsoir.
01:29 Bonsoir à vous.
01:30 Vous pareil, qu'est-ce qui vous a marqué de tous ces quatre matchs qui ont été disputés aujourd'hui ?
01:34 L'élimination de l'Algérie.
01:36 L'élimination de l'Algérie.
01:37 Jean-Christophe Gratteca, bonsoir.
01:39 Bonsoir Roméo.
01:40 La même historique pour vous, le fait qui vous a marqué ?
01:43 C'est la dramaturgie et le final du match Cameroun-Gambi.
01:48 Cameroun-Gambi.
01:49 Et donc, avant d'entrer dans le vif de vos différents faits, on va s'appréhendir sur le champion en titre, le Sénégal,
01:56 qui est la seule nation à avoir fait un 3 sur 3, trois matchs de poules, trois victoires.
02:01 Magloa Diop, une équipe du Sénégal concentrée.
02:05 Oui, concentrée.
02:07 Bon, je vous l'avais dit la dernière fois ici, les matchs Guinée-Sénégal n'ont jamais été de beaux matchs en raison de la rivalité.
02:16 C'est deux pays voisins, donc il y a la rivalité et puis la rivalité sportive.
02:22 Et puis en même temps aussi, c'est un débit sous-régional.
02:24 Et donc, ça n'a jamais été de beaux matchs.
02:27 Généralement, ça se termine par des nulles ou bien des victoires très étriquées.
02:30 Et on l'a vu en première période, c'était un match complètement pourri.
02:34 Donc, c'est en seconde période que les deux équipes ont décidé de jouer un peu.
02:39 Et là, il a suffi que le Sénégal élève légèrement son niveau pour marquer ces deux buts là.
02:46 Et puis en réussi sa troisième victoire consécutive.
02:50 Bon, pour la Guinée, Kabba Diawara a fait tourner beaucoup.
02:53 Donc, c'est qui veut dire qu'il s'était même préparé à l'éventualité d'une défaite.
02:58 Jean-Christophe Gradcap, une équipe du Sénégal équilibrée à votre avis ?
03:02 Oui, une équipe du Sénégal équilibrée, une équipe qui maîtrise son sujet, son système de jeu.
03:07 En 3-4-3, quand le ballon lui permet d'être performante dans les couloirs.
03:12 Et puis aussi défensivement, en 4-1-4, ils sont efficaces.
03:18 Donc, ils ont encaissé un but en 3 matchs seulement.
03:21 Ils en ont marqué 7. Ils ont un galévérage de +6.
03:25 Donc, ils sont très bien partis.
03:27 Voilà, c'est un des favoris.
03:29 Ils veulent garder cette coupe. Ils ont les moyens de la garder.
03:32 Le Sénégal qui marque deux buts, mais dans deux registres différents.
03:35 On a un coup de pied arrêté et ensuite un modèle de contre-pressing
03:39 qui aboutit à ce caviar de Sadio Mane pour Ondiaï.
03:43 Oui, bien sûr. Le Sénégal, avec la continuité de Alios ici,
03:46 ça fait 8 ans qu'il est avec l'équipe nationale du Sénégal.
03:50 Donc, il y a des certitudes tactiques. Son jeu est varié.
03:54 Un mix entre les joueurs expérimentés et des jeunes comme Lamin Kamara.
03:59 Franchement, le Sénégal est toujours égal à lui-même.
04:03 Comme il a dit Magloire, quand elle veut élever le niveau, elle élève le niveau à tout moment.
04:08 C'est un vrai, vrai favori pour gagner cette carne.
04:13 Un vrai favori que sont les Lyons du pays de la Tiranga
04:17 qui ont sans force et sans doute remporté le gain de cette rencontre.
04:20 Et Mouyabi Diabate, au sortir de cette confrontation entre Lyon du Sénégal
04:26 et Cilie Nationale de Guinée, a tendu son micro dans la zone mixte.
04:29 Ils ont été plus pragmatiques que nous.
04:36 On a manqué d'ambition offensivement pour pouvoir leur faire mal.
04:41 Mais c'est une très belle équipe et félicitations à eux.
04:44 Les Sénégalais, c'est vrai qu'on dit souvent qu'on est humble,
04:46 mais on n'aime pas se faire mâcher dessus.
04:48 Donc, on a répondu tout simplement aux Guinéens.
04:54 Voilà, c'est pas parti très loin.
04:56 On avait à cœur de gagner.
04:58 Voilà, je pense que le jeu objectif a été fait et on est très contents.
05:02 Après, on sait que là, le plus dur reste à venir.
05:04 Donc, on n'est pas euphorique, on reste concentré.
05:07 Et puis, on est lucide sur le fait qu'il reste du travail encore à faire
05:10 pour pouvoir aller atteindre nos objectifs.
05:12 C'était compliqué, mais on s'attend à ce genre de match.
05:15 Parce que la Guinée, le Sénégal, c'est un derby.
05:18 Et donc, il fallait être patient comme on l'a fait.
05:22 Et je pense qu'on a su profiter par leur erreur.
05:25 Et on a marqué deux buts.
05:29 Je pense que dans l'ensemble, on dirait qu'on méritait aussi de gagner.
05:33 Merci à Mouyabi Diabaté depuis le stade Charles-Conanbani de Yamoussoukro.
05:37 Djani Tarek, le Sénégal, a deux victoires, six points.
05:40 Malgré ce fait, Aliusissé aligne quasiment son équipe type.
05:44 Hormis Lamine Kamara, qui sort pour céder sa place à Nenfalismendi,
05:48 le mieux terrain de l'Anse.
05:49 C'est quasiment le même 11 depuis le début de la compétition.
05:52 Oui, il veut rester sur la continuité.
05:55 J'ai dit tout à l'heure, les certitudes, là, il doit les bonifier.
05:59 Il doit les assurer.
06:00 Aliusissé, c'est un entraîneur qui est toujours sérieux.
06:03 Qui prend tous les matchs au même pied d'égalité.
06:06 C'était franchement une victoire méritée aujourd'hui.
06:10 Avec la manière.
06:12 Une victoire méritée avec la manière.
06:14 Djanki Soghradka, est-ce que ce n'est pas un choix qui aurait pu s'avérer compliqué ?
06:18 Aligner son équipe type alors qu'on n'a pratiquement rien à jouer, rien à gagner.
06:22 C'était des risques de blessure ou de carton jaune ?
06:25 Oui, mais c'est un choix qu'il a fait.
06:28 Lui, il voulait terminer premier.
06:30 Ça a été annoncé, il voulait finir premier pour rencontrer un troisième de notre poule.
06:35 Après, ça va les obliger à aller sur Abidjan.
06:38 Mais voilà, ils veulent rester dans la dynamique de la victoire.
06:42 Et puis ne pas perdre, rester sur une note positive.
06:47 Contrairement à ce qu'a fait le coach guénéen, Kamba Diawara.
06:51 Qui, lui, avait changé pas moins de huit joueurs.
06:54 Donc, je pense qu'il avait fait un choix de donner du temps de jeu à certains.
06:59 De mettre au repos certains.
07:01 Pour que tout le monde se sente concerné.
07:04 C'était un choix différent.
07:06 Est-ce que ça a eu une incidence sur le résultat ?
07:10 Peut-être.
07:11 Mais il y avait deux optiques différentes qui ont été choisies par les deux coachs.
07:18 Le Sénégal dans la Constance, on a vu Abdou Diallo suspendu pour ce match.
07:22 Remplacé par Sec qui arrive à ouvrir le score.
07:26 Mais une équipe disciplinée, quels que soient les hommes qui sont sur la pelouse.
07:29 Cette équipe du Sénégal.
07:30 Oui, on a déjà parlé de l'approfondir du banc sénégalais.
07:34 Et puis en même temps, le Sénégal, on le sait.
07:37 C'est toute une philosophie qui est conçue.
07:40 Philosophie des Jeux conçue depuis la Direction Technique Nationale.
07:43 Et c'est tous des techniciens nationaux qui travaillent tous ensemble.
07:47 Et donc, il y a une philosophie des Jeux.
07:49 Moi, je me souviens bien quand cette équipe du Sénégal qui était au Chane.
07:54 Mais c'est un parfait clone de l'équipe que nous sommes en train de voir là-dessus.
07:57 Ce n'est pas pour rien que des garçons comme Pape Matassa
08:00 ou bien Lamine Kamara arrivent à se fondre dans ce collectif-là.
08:06 Donc, c'est une philosophie des Jeux qu'on retrouve dans toutes les catégories
08:10 des sélections sénégalaises.
08:12 Donc, ils maîtrisent parfaitement le schéma.
08:16 Et tous les sélectionnaires sénégalais travaillent ensemble sur ce projet.
08:22 C'est un projet des Jeux.
08:24 Donc, ils travaillent ensemble sur ce projet des Jeux.
08:25 Maintenant, il leur faut des hommes pour l'animer.
08:28 Et il se trouve qu'ils arrivent à avoir des hommes grâce à la politique de formation
08:33 que le pays a mise en place.
08:36 Donc, aujourd'hui, on a des joueurs qui, comme vous l'avez dit,
08:40 ils ont mis son équipe type.
08:42 C'est-à-dire qu'ils savent où ils vont.
08:45 Ils savent où ils vont.
08:46 Ils sont là.
08:48 Ils ne sont pas là pour s'amuser.
08:49 Ils sont là pour écraser tous les passages.
08:52 Et puis, ils savent qu'ils ont une profondeur de balle.
08:54 La preuve, il y a l'Imane Ndiaye qui rentre après.
08:56 Au premier match, il fait une passe décisive.
08:58 Dans ce match, il marque.
09:00 Il a aussi le coffre pour être titulaire dans cette équipe.
09:04 Donc, moi, je pense que l'équipe sénégalaise, le coach l'a dit,
09:08 c'est clair qu'elle assume son rôle de favori,
09:13 mieux que le Maroc, il me semble.
09:16 Donc, elle assume son rôle de favori.
09:17 C'est une équipe qui assume de très près.
09:20 La transition générationnelle qui a donc été une réussite
09:23 du côté de cette équipe sénégalaise.
09:25 En face, Insili National de Guinée qui a fait tourner.
09:28 Ciro Ghirassi qui était absent les deux premières rencontres
09:30 pour cause des blessures et aligné.
09:32 Nabi Keïta qui avait disputé des bouts de match,
09:34 débute comme titulaire.
09:37 C'était un choix assumé de Kabba Diawara.
09:39 Un choix finalement qui n'a pas été payant, Magou Ladioc.
09:41 Le choix n'a pas été payant,
09:43 mais je ne pense pas que l'objectif de Kabba
09:44 c'était de battre le Sénégal.
09:46 Je ne crois pas.
09:46 C'est comme le coach l'a dit,
09:47 c'était de mettre tout le monde dans le bain
09:50 pour que tout le monde se sente concerné.
09:52 Et puis tester un peu la réactivité physique
09:57 de certains joueurs qui étaient juste comme Ciro Ghirassi
10:00 et Nabi Keïta.
10:02 Donc, moi, je pense que son objectif sur ce match,
10:04 il est atteint.
10:05 Maintenant, l'objectif de Kabba Diawara,
10:09 c'est de briser ce plafond de verre de huitième de finale
10:13 pour la Guinée.
10:14 Et donc, c'est ça qui l'intéresse.
10:15 Et vous verrez en huitième, quand les autres vont venir,
10:18 ils laissent Moriba, Morgane, Guilavogui,
10:20 François Kamano qui va revenir.
10:22 Qui va revenir.
10:23 Et puis, tous les autres, vous verrez que...
10:26 Maintenant, je ne sais pas si Nabi,
10:28 mais il me semble qu'il sera titulisé.
10:30 On aura une équipe guinéenne beaucoup plus puissante en huitième.
10:33 Une équipe guinéenne beaucoup plus puissante en huitième,
10:35 mais sur ce match, ils n'ont véritablement pas été
10:37 à la hauteur de cette équipe sénégalaise,
10:38 Jean-Christophe Gratteca.
10:39 Non, ils n'ont pas rivalisé,
10:42 mais bon, en face, c'est le champion en titre,
10:44 c'est le tenant de la canne.
10:47 Mais je pense que j'ai eu la chance d'assister au match
10:52 qu'a joué la Guinée contre la Gambie,
10:56 Ayamu Sukho, et j'ai même pu échanger à la fin
10:59 avec Kava Diawara.
11:01 Et lui, il jouait ce match sans véritablement
11:06 vraiment mettre de la pression sur ses joueurs
11:09 pour gagner le Sénégal.
11:11 Parce qu'il m'a confié que lui, s'il terminait troisième,
11:15 je pense qu'il va rester à Ayamu Sukho.
11:16 Et rester à Ayamu Sukho, ça lui convenait,
11:20 il préférait rester à Ayamu Sukho que venir sur Abidjan.
11:23 - Objectif atteint. - Comment ?
11:25 - Objectif atteint ? - Objectif atteint.
11:28 Objectif atteint, mais on a senti une autre équipe de Guinée
11:31 lorsque Morgan Guilavogui est entrée,
11:32 lorsque Mohamed Bayou, l'attaquant du Havre, est entré.
11:35 On a eu la Guinée qu'on a vue face au Cameroun et face à la Gambie.
11:39 Oui, quand ils sont rentrés,
11:42 il y a un certain automatisme qui est revenu, qui a carburé.
11:46 Mais avec tout ça, le Sénégal a dominé surtout les compartiments.
11:51 Donc, ils n'ont pas les moyens, ils n'ont pas les outils
11:53 pour pouvoir rivaliser avec une équipe sénégalaise
11:58 très robuste et très compacte.
12:00 Une équipe sénégalaise robuste et compacte qui pourtant n'a pas eu le ballon.
12:03 49% de possession pour les hommes de la Teranga,
12:06 12 tirs, dont 4 cadrés. De l'autre côté, 51% de possession des balles,
12:11 4 tirs et un seul cadré, celui de Morgan Guilavogui.
12:14 Et nos reporters, n'est-ce pas, ont promené leurs caméras
12:16 dans les rues d'Abidjan pour recueillir les instants cannes
12:20 des supporters sénégalais et guinéens.
12:23 Retrouvons Samassi Aboudramane et Bonfisbedi.
12:27 - Nous, on regarde sur la RTI.
12:29 RTI, on est fiers de vous.
12:31 Et puis avec vous, Sénégal a gagné.
12:34 Et puis nous, on savait. On savait.
12:37 On est avec vous tous les jours.
12:39 Ouais !
12:40 Demi-finale, on est là. Finale, on est là.
12:44 (Cris)
12:47 - 2 à 0 ! 2 à 0 ! 2 à 0 ! 2 à 0 !
12:58 - Il a dit 2 à 0 depuis le début du match.
13:01 Effectivement, on a fait 2 à 0.
13:03 - Sénégal pour la victoire !
13:06 (Cris)
13:09 - Je remercie la RTI pour le déplacement.
13:11 Vraiment, merci à tous.
13:12 (Cris)
13:23 - Match formidable.
13:24 Vraiment, on est content de ce match-là.
13:27 Encore une troisième fois, vraiment, on est très content.
13:31 Et nos joueurs, vraiment, nous satisfaient à 100 %.
13:34 On n'a qu'à continuer dans ce lancer-là jusqu'à la finale.
13:37 C'est ça qu'on souhaite, c'est ça qu'on prie toujours,
13:40 que Dieu lui donne la force, la foi,
13:43 et avoir beaucoup de dynamique pour qu'on puisse prendre la Coupe,
13:47 la deuxième Coupe, deuxième étoile, parce qu'on en a besoin.
13:49 - Je me sens très, très, très, très fière de mes joueurs,
13:52 très fière de mon équipe.
13:54 Je suis très, très, très contente aussi
13:57 de voir mon équipe évoluer jusqu'ici.
13:59 On est les champions d'Afrique, donc on veut retourner avec la Coupe.
14:03 Donc on est conscients qu'on va retourner avec cette Coupe,
14:07 parce que les Ivariens avaient pris la Coupe chez nous.
14:11 Donc comme c'est nos frères, ils vont nous laisser la Coupe là-haut aussi.
14:15 On va partir avec nous.
14:16 C'est ça qui est bien, parce que nous, et puis la Côte d'Ivoire,
14:19 c'est des frères.
14:21 - Voilà la réciprocité.
14:22 Les éléphants ont conquis leur première étoile au Sénégal en 1992.
14:26 Le Sénégalais réclame l'appareil. Est-ce que ce sera le cas?
14:30 C'est la question.
14:32 La seconde opposition qui retenait un peu les attentions des Ivoiriens
14:36 et des supporters des éléphants, c'était l'opposition Cameroun.
14:39 Gambier est là. On est passé par toutes les émotions.
14:42 Et les lions indomptables sont toujours en vie.
14:44 Magu Ladiop.
14:45 - Les lions indomptables sont en vie avec...
14:48 Ils ont donné ce qu'ils ont de mieux.
14:50 C'est-à-dire tout ce qui caractérise cette équipe là,
14:53 c'est son refus de perdre,
14:56 ce sont ses ressources mentales,
14:59 c'est sa force mentale.
15:01 C'est ça, le Cameroun.
15:02 Le jour où le Cameroun perd cette qualité, c'est fini.
15:05 Ce pays n'existera plus sur le football continental.
15:09 Donc aujourd'hui, le Cameroun a retrouvé vraiment ces valeurs-là
15:13 et ce sont ces valeurs qui lui ont permis de surmonter cet obstacle,
15:17 cet obstacle gambien.
15:19 Il n'y a rien de plus que ça.
15:21 Cette volonté, cette rage de vaincre,
15:23 cette force psychologique qu'on ne retrouve malheureusement pas
15:28 au sein de certaines autres sélections.
15:32 Et suivez mon regard.
15:33 - On le suit très bien, Magu Ladiop.
15:35 - Le Cameroun, voilà.
15:37 Une équipe qui ouvre la marque, qui est renversée
15:39 et qui retourne la situation en sa faveur
15:43 dans les dix dernières minutes.
15:44 C'est ça, dans les dix dernières minutes.
15:46 Ils arrivent à retourner la situation en leur faveur
15:49 et de belles manières, sans être dominés.
15:53 Au contraire, ils ont été dominés dans le jeu.
15:55 Aujourd'hui, la Gambie a proposé vraiment du jeu.
15:59 Elle a été très, très, très séduisante.
16:01 Et si ce n'était pas un match que le Cameroun devait obligatoirement gagner
16:06 pour se qualifier, je pense que la Gambie aurait peut-être
16:11 gagné ce match.
16:12 Mais le Cameroun l'emporte parce que le Cameroun,
16:15 quand même, c'est dix demi-finales de Cannes.
16:19 Et c'est sept finales, c'est cinq titres.
16:21 Et ça, dans ce moment-là, ça compte.
16:23 Et vous vous souvenez, le Conseil des guerres
16:26 qu'ils ont tenu à la veille de cette rencontre,
16:29 quand vous avez des gens comme Samuel Eto'o qui vous parle,
16:33 maire buteur historique de la Cannes,
16:35 quand vous avez le vieux lion Roger Mila qui vous parle
16:39 dans les vestiaires, eh bien, ça réveille.
16:41 Maintenant, ils ont la chance d'avoir ces personnes-là
16:45 pour foutre un coup de pied dans la fourmilière.
16:49 Et dire la vérité, ils parlent à l'entraîneur,
16:53 ils disent ce qu'ils pensent à l'entraîneur.
16:55 Ces anciens joueurs-là, ils disent à Rigobet ce qu'ils pensent.
16:58 Voilà, ils disent au président ce qu'ils pensent.
17:01 Mais chez nous, il n'y a pas ça.
17:03 Au Cameroun, il y a ça.
17:04 Et ça ne peut que donner ces résultats.
17:06 Voilà, donc c'est un très beau résultat.
17:09 Je pense que ce soir, avec cette victoire du Cameroun,
17:12 c'est vrai, on aurait pu en profiter.
17:14 Mais au final, le football gagne et on revient sans réjouir.
17:18 Le football a gagné aujourd'hui.
17:20 Et pour paraphraser Rigobert Song avec la théorie du danger,
17:23 lorsque vous savez que vous êtes en danger,
17:25 vous n'êtes plus en danger.
17:27 Jean-Christophe Grattecap, on a vu une équipe du Cameroun
17:31 avec un tout autre visage,
17:32 mais aussi avec la titularisation de Charles Toko Ikambi.
17:36 Oui, il y a eu des changements.
17:38 Il y a eu aussi la titularisation de Ondéa, le gardien de but.
17:43 Oui, on doit dans la perche, on lui est placé de Onana.
17:45 Donc il y a eu des changements.
17:47 Il y a eu un changement aussi de système.
17:48 Ils ont joué en 3-4-3 aussi, avec trois défenseurs centraux.
17:53 Et puis surtout, ils ont fait deux entames de mi-temps hors du commun
17:58 où ils ont montré qu'ils voulaient cette victoire.
18:01 Donc ils ont été récompensés après la première entame
18:07 de la deuxième mi-temps sur le but de Toko Ikambi.
18:09 C'était logique.
18:12 C'était logique et mérité.
18:14 Après, la Gambia a réagi à partir de ce moment-là
18:18 et s'est mise à jouer avec du jeu vers l'avant,
18:21 vraiment beaucoup d'intensité.
18:24 Et ils ont été récompensés par deux jolis buts.
18:27 Et puis à 2-1 où beaucoup d'équipes s'effondraient,
18:31 c'est là que le Cameroun montre une nouvelle fois sa force,
18:35 sa force mentale où elle ne résigne jamais.
18:40 Ça m'a fait penser encore une fois.
18:41 J'avais vu le match en Algérie pour la qualification de la Coupe du Monde
18:47 où ils arrachent la qualification à la dernière minute.
18:49 Ils ne relancent jamais.
18:51 Donc c'est une équipe qui l'emporte dans les dernières minutes
18:55 et qui ce soir, je pense, doit être heureuse,
18:57 mais surtout accumuler beaucoup de confiance et de force
19:03 et sera un adversaire redoutable pour le Nigéria.
19:08 On va y arriver,
19:09 mais avant, ouverture du score de Toko Ikanbi,
19:12 un but contre son camp de cette équipe guinéenne qui rétablit la parité.
19:15 Ensuite, il y a Christophe Heuwou, plus haut que tout le monde,
19:18 qui vient catapulter ce ballon-là et permettre au Cameroun de passer devant.
19:22 C'est un Cameroun qui vous a surpris ou un Cameroun qui est resté constant
19:26 dans sa façon d'aborder les matchs véritablement décisifs ?
19:29 Pour moi, le Cameroun a fini d'être le Cameroun.
19:32 C'est ça, le Cameroun qu'on connaît.
19:34 C'est ça, le Cameroun de réaction.
19:36 Le coach Christophe a dit que le match gagné en Algérie, c'était pas facile.
19:43 C'est vraiment le Cameroun.
19:44 Aujourd'hui, ils ont démontré une rage de vaincre et c'était un pur dinguerie.
19:49 On a assisté à un match fou aujourd'hui.
19:51 On a vu tout, avec toutes les émotions.
19:54 Ils ont renversé la situation et finissent par être qualifiés au prochain tour.
20:00 Avec le bon soin de la régie technique,
20:02 nous allons écouter le technicien cameroonais Rigobert Bahana-Song
20:06 à la sortie de cette opposition.
20:08 On l'a joué jusqu'à la fin.
20:12 À partir du moment où j'ai dit qu'on avait la position,
20:16 on était juste, je pense qu'il y avait aussi au niveau de mes joueurs,
20:21 le climat ne les arrangeait pas.
20:23 Il faisait extrêmement chaud.
20:25 Alors que ce qu'on leur a demandé de faire en premier mi-temps,
20:28 ils n'ont pas exécuté à ça.
20:30 C'était d'aller les presser plus haut.
20:32 C'est pour ça que ce système était fait pour ça.
20:35 Et bon, ils se sont retrouvés.
20:41 Mais c'est vrai qu'à un moment donné, il fallait changer
20:45 parce qu'on voyait que cette équipe en face était aussi très mobile.
20:49 Ce qui a fait la différence, on l'a vu dans ce match, c'est le mental.
20:52 On sait que les Cameroonais, on ne lâche rien jusqu'à la fin.
20:55 Et on l'a démontré aujourd'hui.
20:57 Après, à la mi-temps, le score était de 0-0.
20:59 Donc on s'est dit qu'il fallait rester patient, que le but allait venir.
21:02 Le but, il est venu.
21:04 Après, on a subi, donc on a encaissé deux buts,
21:06 mais on est revenu et c'est ça le principal.
21:09 Stoffer Wu, l'homme du match, le défenseur du stade,
21:14 René, c'est la marque de fabrique de cette équipe camerounaise.
21:17 Ne jamais relâcher, ne jamais dire que tout est déjà terminé.
21:21 En face, c'est une Gambi qui aura tout tenté,
21:23 mais qui n'y sera pas arrivé, Gianni Tarek.
21:27 Oui, ils ont essayé, ils ont fait un très grand match,
21:30 mais la volonté des Cameroonais était au-dessus de leur ambition.
21:37 Franchement, la Gambi, c'est une équipe qui a démontré
21:41 de belles phases de jeu, surtout.
21:43 Ils ont marqué de jolis buts,
21:45 mais devant la volonté de Cameroon, ils n'ont pas pu résister pour moi.
21:49 Ils n'ont pas pu résister, pourtant, Abdi Diallo de Metz
21:53 et Brima Kouleda, Young Boys, avaient quand même essayé
21:56 de donner la réplique à cette équipe camerounaise.
21:59 Qu'est-ce qui, finalement, aura manqué à l'équipe d'Escorpion ?
22:02 Je pense que ce qu'ils auront manqué, c'est de mener de 2 à 1 plus longtemps.
22:07 Ils restaient 10 minutes, il aurait fallu qu'ils gèrent mieux cette fin de match.
22:13 Même si c'est face aux Cameroon, ce n'est pas facile.
22:17 Mais ils encaissent le but d'égalisation deux minutes après,
22:21 c'est beaucoup trop tôt.
22:22 Le Cameroun n'a pas eu le temps de cogiter, de douter.
22:26 Il s'est remis de suite dans la partie.
22:28 Donc, il faut apprendre de ces matchs-là.
22:33 Mais je pense qu'ils ont encaissé pour moi le deuxième but d'égalisation trop tôt.
22:39 Maglo Job, comme grade cap, vous pensez que cette équipe de Gambien n'a pas eu les nerfs ?
22:44 Parce qu'arrivés à un moment, ils ont pensé eux-mêmes à être qualifiés.
22:47 Ils ne se sont pas cru trop beaux devant une équipe camerounaise qui en voulait.
22:51 Non, non, non, je ne crois pas.
22:52 Je pense que cette équipe Gambien aime très mal rentrer dans son tournoi.
22:56 Elle ne s'est pas retrouvée.
22:57 Les deux premiers matchs, elle est complètement passée à côté de son sujet.
23:01 Elle a été dominée par le Sénégal, elle a été dominée par la Guinée.
23:04 Et là, face aux Cameroon, où elle n'avait plus rien à perdre, elle s'est lâchée.
23:09 Et puis bon, elle a joué son jeu qu'on connaît.
23:12 Mais malheureusement, elle ne sait pas encore comment jouer contre le Cameroon.
23:16 Ça fait deux fois déjà, je crois, en quart de finale.
23:21 Lors de la dernière quinte, elle s'était inclinée de la même façon.
23:25 De la même façon, peut-être là, on aurait dit qu'il y avait le public camerounais et tout.
23:30 Mais là, ce n'est plus le cas.
23:32 Au contraire, cette équipe Gambien avait le soutien du public de Boaké.
23:37 Mais elle ne sait pas encore comment jouer contre le Cameroun.
23:40 Elle n'a pas encore suffisamment la puissance physique et le mental pour résister au Cameroun.
23:47 Donc, il va falloir encore travailler, travailler pour cette équipe.
23:51 Et puis, jouer plusieurs cannes comme ça, peut-être à force d'avoir des références
23:55 et de se bâtir un passé dans cette compétition, elle pourra y arriver.
24:00 Mais pour le moment, elle est encore tendre pour le Cameroun.
24:03 Elle est encore tendre pour le Cameroun.
24:04 Et il y a une décision qui a sanctionné cette non-qualification de la Gambie.
24:09 Maguadiof, je pense, saluera cette décision.
24:11 C'est le sélectionneur de la Gambie qui a décidé de rendre le tablier et de démissionner.
24:18 Nous allons donc écouter ses propos.
24:22 On a joué mieux que Cameroun aujourd'hui.
24:26 Mais Cameroun est plus effective dans les tirs au but, aussi deux tirs au lat.
24:32 Ils sont plus effectifs que nous.
24:35 Et peut-être aussi l'expérience de jouer à un très haut niveau et de jouer des grands matchs comme ça.
24:40 Match perdu, ce n'est pas le résultat correct.
24:43 Mais je pense que les spectateurs à la télé, au stade s'amusent.
24:48 Et pour moi, mes joueurs sont mes héros.
24:51 Et je veux annoncer que c'est mon dernier match comme sélectionneur en Gambie.
24:55 J'ai toujours un contrat jusqu'à août 2026.
24:59 Mais c'est temps pour moi pour partir.
25:02 Tom Sandfield qui dit que c'est le bon moment pour partir.
25:05 Lui qui avait un contrat qui courait jusqu'en 2026.
25:08 Jean-Christophe Grattecap, vous avez un petit pincement.
25:11 Vous qui avez apprécié son travail au sein de cette équipe gambienne.
25:15 Oui, moi, je pense qu'il a fait du très bon travail.
25:17 Il est arrivé il y a cinq ans.
25:19 Ils n'avaient pas gagné un match depuis cinq ans.
25:22 Il les a qualifiés pour deux Cannes consécutivement.
25:26 C'est quelqu'un qui travaille bien, qui connaît bien le football africain.
25:32 Donc là, je pense qu'il est sur...
25:34 Il a peut-être arrivé au bout d'une histoire.
25:36 Et je pense qu'il ne sent pas les ressorts.
25:40 Comment changer son équipe, sublimer, l'améliorer, tout simplement.
25:45 Et là, c'est vrai qu'il est sur une mauvaise série.
25:47 Il a fait trois défaites à la Cannes.
25:49 Il a fait deux défaites pour les matchs qualificatifs pour la Coupe du Monde.
25:53 Donc, il annonce son départ.
25:56 Voilà, peut-être qu'il a eu dans la poche une destination.
26:00 Mais enfin, à un moment donné, il faut savoir partir.
26:02 Et il part la tête haute.
26:04 Et il peut être fier du travail accompli en Gambie.
26:09 Gianni Tarek, c'est une décision que vous comprenez ?
26:12 Pour moi, je ne comprends pas pourquoi.
26:14 Bon, il a zéro point aujourd'hui.
26:16 Il est éliminé de la compétition.
26:18 Mais il a qualifié la Gambie pour la deuxième fois.
26:22 Tous les connaisseurs, ils savent que la Gambie, elle a un tampon de jeu.
26:26 Elle a un circuit préférentiel.
26:27 Surtout, il a amélioré l'équipe, surtout sur les transitions offensives.
26:31 Ils sont très rapides.
26:32 Leur réaction est très vite.
26:34 Ils se projettent vers l'avant.
26:36 Je crois qu'il a un projet avec la fédération gambienne.
26:40 Je ne sais pas, est-ce qu'ils vont accepter sa démission ou non ?
26:44 C'est une question imposée.
26:45 Voilà, parce qu'il a rendu le tabli en pleine conférence de presse.
26:49 Rien ne dit qu'il s'est en accord avec le président de la fédération gambienne.
26:52 Maglo Adiob, c'est une décision qui vous parle ?
26:55 Non, oui, moi je m'y attendais.
26:57 Je m'y attendais et je pense que la décision, elle est sage.
27:01 J'aurais été à sa place que j'aurais pris la même décision.
27:04 Et je pense que Djamel Belmadji serait bien avisé aussi de prendre la même décision.
27:09 Puisque, en termes d'ancienneté, les entraîneurs de cette CAN,
27:14 il n'y a que Aliusissé et Bassiro Kande de la Guinée-Bissau
27:18 qui sont restés plus longtemps à leur poste
27:22 que ces deux entraîneurs qui sont arrivés la même année en 2018.
27:27 Tom Sainfiètre est arrivé le 18 juillet 2018.
27:30 Ça fait presque six ans qu'il est en Gambie.
27:33 Il a pris cette équipe de scorpions et l'a enlevée de nulle part.
27:38 Et il a placé sur la carte du football africain.
27:41 Et là, je pense qu'il a atteint un pic.
27:44 Et il ne peut que descendre maintenant. Il a compris ça.
27:47 Ça fait la cinquième défaite consécutive.
27:49 Ils ont mal démarré les éliminataires de la Coupe du Monde.
27:53 Ils sont dans la même poule que les éléphants.
27:55 Ils ont perdu au Burundi. Ils ont perdu face aux éléphants.
27:59 Et puis là, maintenant, ils viennent d'aligner trois défaites à la CAN.
28:04 Je pense que le coach, il a vite compris quelque chose.
28:06 Il a donné, peut-être pas tout, mais il a donné vraiment le maximum.
28:11 Et là, certainement, son discours a du mal à passer maintenant dans le vestiaire.
28:15 Et il ne faut pas provoquer plus la colère des supporters gambiens que cela.
28:20 Donc, il laisse là un bel héritage à son successeur,
28:24 pourvu que son successeur ne gaspille pas cet héritage-là.
28:28 La Gambie, donc, qui se sépare, ou le sélectionneur gambien qui se sépare de son équipe,
28:34 on a le coutume de dire que la plus belle femme ne peut donner que ce qu'elle a.
28:37 Et donc, ici à Abidjan, la ferveur autour de ce match était palpable.
28:43 Véronique Konan et Leni Wakubwe,
28:46 on nous ramène un tout petit peu l'ambiance qui a prévalu lors de cette opposition Cameroun-Gambie.
28:53 C'est un très bon match. Le Cameroun s'est battu. C'est le continent.
28:57 On ne lâche rien. On n'a jamais rien lâché.
29:00 Et on va revenir pour gagner la Coupe, très prochainement.
29:03 Voilà, on est le continent, on est la belle famille.
29:05 C'est une très belle victoire, avec le cœur.
29:07 On a mal commencé la compétition, mais on va en huitième de finale.
29:11 On espère retrouver la Côte d'Ivoire quand même.
29:13 Vous allez passer, mais pas sur nous. Mais vous allez passer aussi.
29:16 On est le continent ! On est le continent !
29:18 Le niveau était très élevé et il y avait des palpitations de tous les côtés.
29:21 Vraiment, c'est un match à haut risque.
29:25 On était vraiment très contents. Nous sommes contents aujourd'hui.
29:27 Nous sommes très contents. C'est vrai, on va dire,
29:29 la Gambie était une petite équipe, une petite nation de football.
29:32 Mais vraiment, aujourd'hui, ce n'est pas ça.
29:34 Ils ont montré vraiment qu'ils sont des hommes.
29:36 Mais face aux Lyons indomptables, face au Cameroun, face au continent,
29:40 ce n'est pas facile.
29:41 On arrive ! On arrive ! On arrive !
29:52 Voici l'état du continent !
29:55 Voici l'état du pouvoir !
29:58 Voici l'état du continent !
30:00 Le continent présent sur la planète ivoirienne,
30:03 voilà qui se réjouit de cette victoire.
30:06 Sans oublier que c'est en 1984, ici, sur le bord de la lagune Ebrier,
30:10 qu'ils ont donc composté leur première victoire.
30:13 Le tableau de cette poule C nous donne donc le Sénégal en tête avec 9 points.
30:19 Le Cameroun, grâce à sa victoire, passe en deuxième position,
30:22 suivie de la Guinée, la petite Gambie ferme la marche.
30:25 Donc, au niveau de cette poule C,
30:27 nous avons la qualification du Sénégal, du Cameroun et de la Guinée
30:31 pour les huitièmes de finale.
30:34 Passons donc à la poule D.
30:36 Poule D composée de l'Angola, du Burkina Faso, de la Mauritanie et de l'Algérie.
30:41 Et dans cette poule, les Angolais ont disposé,
30:44 on va dire, assez tranquillement de cette équipe du Burkina Faso, Gianni Tarek.
30:48 Oui, le match de Burkina, franchement, Burkina était bien sur le plan offensif,
30:54 mais sans concrétiser.
30:57 L'équipe d'Angola était très patiente, très sereine.
31:00 Elle n'était pas flamboyante, mais le résultat, c'est 2-0.
31:05 Les deux remplaçants qui sont rentrés à la fin de match,
31:08 c'est un qui tire le ballon, Hervé Kofi, il pousse la balle.
31:12 Et c'est Zini qui met le deuxième but, qui fait le break.
31:16 Un victoire méritée pour l'Angola,
31:18 qui était sur l'ensemble de match, mieux que Burkina.
31:22 Jacques Hissor, Grad Cap, un sentiment partagé.
31:24 Le Burkina trop faible face à cette équipe de l'Angola.
31:28 L'Angola m'a fait encore une nouvelle fois impression.
31:32 Le Burkina Faso, effectivement, a fait un match moyen.
31:36 Défensivement, la charnière, là encore, a été en difficulté,
31:40 alors que quand même, elle est composée de joueurs expérimentés.
31:46 Mais l'Angola, là, ce qu'ils ont montré aujourd'hui, c'est-à-dire que,
31:51 en plus de leur animation offensive qui est bonne,
31:55 ils ont marqué un nombre de buts à ce premier tour.
31:59 Ils ont montré qu'ils savaient aussi être patient, être calme,
32:02 bien défendre en bloc, en bloc compact, vraiment en étant disciplinés.
32:07 Et ça, c'est une corde à leur arc supplémentaire.
32:12 Et donc, s'ils sont capables, dans les temps faibles,
32:16 dans certains moments du match, de bien défendre,
32:19 avec le potentiel offensif qu'ils ont,
32:22 ils peuvent être dangereux pour les prochains tours.
32:26 Ils peuvent être dangereux, l'Angola qui marque sur coup de pied arrêté.
32:29 Ensuite, il y a cette erreur d'Hervé Kofi qui permet à l'Angola de faire le break.
32:35 Une défense du Burkina qui ne le rassure pas.
32:38 Oui, Hervé Kofi qui fait une "Yaya Fofana".
32:42 Il relâche la barre.
32:43 Automatiquement, ça a été baptisé "Yaya Fofana".
32:45 Bon, c'est une référence.
32:47 Ah bon, ok.
32:49 Bon, disons que je pense que l'Angola est meilleur.
32:53 L'Angola est meilleur, il y a plus de variété dans leurs jeux.
32:57 Ils accélèrent quand ils veulent, ils temporisent quand ils veulent.
33:00 Ils font ce qu'ils veulent.
33:02 Ils ont parfaitement maîtrisé cette première partie de compétition.
33:08 Ils conservent la tête du groupe.
33:11 Ils dominent le Burkina Faso.
33:15 Je pense que c'est une belle récompense pour cette fédération qui travaille bien,
33:21 pour ce pays qui travaille bien et qui est dans le top 12 du ranking CAF.
33:27 Donc, il y a quatre pays, quatre clubs du moins dans les compétitions africaines.
33:32 Il y a des joueurs qui jouent ces compétitions-là, qui sont là,
33:34 Gilles Berto et bien d'autres qui sont là, qui sont dans cette équipe titulaire.
33:40 Ce pays travaille très bien.
33:42 Donc, l'Angola, je pense que c'est leur troisième qualification,
33:48 enfin, leur troisième sortie de poule.
33:51 C'est une équipe à surveiller.
33:52 Et pour terminer, je dirais ce que je vous ai toujours dit ici.
33:56 Il faut bien surveiller les techniciens portugais dans cette canne.
33:59 Parce qu'ils sont trois et tous les trois sont passés.
34:03 José Peserué est passé avec le Nigeria.
34:06 Ruy Vitoré est passé avec l'Egypte, même si c'est entre les mailles du filet.
34:12 Et puis bon, voici là le bon travail qui est fait par Pedro Gonsalves,
34:17 qui est en poste depuis 2019.
34:19 Donc, il y a une certaine stabilité.
34:21 Si ici, il y a cette stabilité, c'est parce que le monsieur travaille bien aussi.
34:25 Voilà, il n'y a pas de hasard au football.
34:27 Il n'y a pas de hasard au football.
34:29 - Gianni Tarek, est-ce que le Burkina, sachant déjà qualifier à 99% à l'EVL,
34:35 le POU n'a pas véritablement entamé cette rencontre comme les deux précédentes ?
34:39 - Oui, on sent ça. On sent ça.
34:42 Ils n'ont pas trop insisté.
34:45 Même si c'était brouillon devant, ils n'ont pas avaré leur jeu.
34:48 Le jeu, la première, mettons, était seulement sur le côté droit.
34:52 La deuxième, mettons, le jeu était concentré sur le côté gauche.
34:56 Mais malgré ça, ils ont pêché sur la dernière passe, sur la finition.
35:02 Le Burkina, aujourd'hui, a passé à côté.
35:04 Ils doivent revoir leur animation offensive
35:06 parce que la défense, aujourd'hui, était perméable.
35:10 Donc, il doit faire attention parce que le prochain tour,
35:13 ça sera des gros calibres.
35:14 - Le prochain tour, ce sera de gros calibres.
35:17 Est-ce qu'on peut espérer en cette équipe du Burkina face aux gens qui sont au grade cap ?
35:21 - Déjà, ils ont fâché une étape.
35:23 Ils ont fâché une étape, c'est-à-dire le premier tour.
35:26 Voilà, ils se retrouvent en huitième du final.
35:29 Moi, je pense que c'est vrai qu'ils sont sur deux demi-finales consécutives.
35:33 Mais on en parlait, faire mieux, c'est être en finale.
35:37 Honnêtement, je pense qu'il y a des équipes qui sont mieux armées que le Burkina
35:42 pour aller en finale.
35:44 Moi, je les vois aller en quart de finale,
35:48 je pense qu'ils seraient dans les huit.
35:51 Je pense qu'ils auraient réussi leur camp, à mon avis.
35:53 Peut-être que ce ne sont pas les objectifs qui ont été donnés
35:56 par la fédération du Burkina au staff.
35:59 Mais son niveau, pour moi, c'est être dans les huit.
36:03 Le niveau du Burkina, c'est être dans les huit.
36:05 Mais le coup de tonnerre véritable dans cette poule D,
36:08 c'est la sortie de l'équipe algérienne.
36:10 Le Fenech d'Algérie, battu par la Mauritanie.
36:14 Un but à zéro, la Mauritanie qui fait un coup double.
36:16 Première victoire à la Cannes.
36:18 Première qualification au tour suivant dans une compétition nationale de football,
36:23 la Cannes.
36:24 Un mot pour le Fenech algérien d'abord.
36:26 Il y a une explication simple.
36:28 Le fait d'avoir refusé d'aller dormir dans la cité Cannes,
36:31 je pense que l'Algérie le paye cher.
36:33 Voilà, on ne vient pas à une compétition avec un esprit
36:35 de faire un développement séparé comme ça.
36:39 Il faut faire ce que les autres font.
36:41 Il faut venir se fondre dans le moule.
36:43 Il faut respecter le pays qui vous accueille.
36:45 Au lieu d'aller prendre un hôtel tout à vous,
36:47 sous prétexte que vous devez vous isoler pour mieux travailler,
36:51 je pense que l'esprit n'était pas bon.
36:53 L'Algérie s'est mise la pression inutilement.
36:55 La Cannes, c'est la fête du football africain.
36:58 Et donc l'Algérie devait se lâcher.
37:00 Ça fait quoi si vous êtes dans une cité et les autres
37:02 ne sont pas là pour vous accueillir ?
37:04 On leur a laissé mettre la pression comme ça.
37:06 Depuis 2023, l'Algérie n'avait plus perdu de match.
37:09 Et là, c'est sa première défaite aujourd'hui.
37:12 Et c'est face à la Mauritanie.
37:16 Moi, je ne sais pas, mais aujourd'hui, j'imagine un peu en Algérie.
37:19 L'Algérie, l'équipe, elle touche le fond.
37:22 Belmadie a été champion avec cette équipe,
37:24 mais après ça, il n'y a plus rien eu.
37:26 Ça dit que tous les problèmes des Algériens sont partis des Camerounais.
37:31 Cette élimination au Mondial 2022 au Qatar, c'est fini.
37:36 L'Algérie, vous avez vu ?
37:38 Jamel Belmadie a fait la même chose que,
37:41 comment on appelle, ce que Nord-Koït Gassé a fait hier.
37:43 À la fin du match, quand le Cameroun a marqué ce deuxième but-là,
37:48 il était tout effondré avec la tête entre les mains.
37:52 Ce n'est jamais un bon signe.
37:53 Je pense qu'aujourd'hui, c'est la fin d'un cycle.
37:56 Il va falloir tout rebâtir en Algérie.
37:58 Et surtout, qu'ils cherchent à se reconstruire un bel esprit.
38:02 Ils sont sur le continent africain,
38:04 qui se considèrent véritablement comme des Africains,
38:07 qui se fondent dans le développement du football africain
38:10 et qui n'ont pas l'attitude de tribu assiégée,
38:13 de personnes qui pensent que toute l'Afrique du football est contre eux.
38:17 Je ne suis pas d'accord avec ça.
38:19 Apprendre à communiquer, à tout va.
38:21 Non, il faut arrêter ça.
38:22 Il faut se concentrer.
38:23 Ils ont des joueurs talentueux,
38:25 mais maintenant l'équipe est vieillissante.
38:27 Il va falloir faire confiance aux jeunes.
38:30 Et puis repartir des euros.
38:31 Je pense que cette élimination, c'est une grande humiliation pour l'Algérie.
38:36 Mais c'est un mal pour un bien.
38:38 Ça va leur permettre de reconstruire.
38:40 Et puis, je pense que l'Algérie a des ressources.
38:43 Elle va rebondir.
38:44 L'Algérie a des ressources.
38:46 On a connu l'Algérie en compétition de club avec l'USM-Alger, MC-Alger.
38:50 Aujourd'hui, ce sont des clubs qui sont en train de disparaître un peu
38:53 des compétitions inter-club.
38:55 Mais l'Algérie, c'est Belailly, c'est Feghouli, c'est Bouneïga,
38:59 c'est Slimani, c'est Aitnouri.
39:00 Aujourd'hui, Riad Mahrez.
39:02 C'est une fin de cycle.
39:03 Une fin de cycle.
39:04 Ils doivent chercher, comme a dit Magloire,
39:06 ils doivent chercher un autre projet avec d'autres types de joueurs,
39:12 des jeunes joueurs.
39:13 Ils ont les ressources.
39:15 Ils ont les moyens de revenir plus vite.
39:18 Mais on a parlé de l'élimination ou bien la défaite de l'Algérie.
39:21 On n'a pas parlé de la...
39:23 Parce que la Mauritanie, elle mérite.
39:25 On y reviendra.
39:27 Au niveau de l'Algérie, comment avez-vous trouvé Belmady ?
39:30 Belmady, c'est le moment pour lui d'emboîter le pas à Tom Selfied, selon vous ?
39:33 C'est le moment, c'est une fin de cycle.
39:35 C'est le moment qu'il part parce que même son message ne passe plus
39:38 ni avec les journalistes, ni avec ces joueurs,
39:40 ni avec les responsables de la fédération.
39:43 Donc, c'est le moment, il doit partir maintenant.
39:45 Il doit démissionner, comme a fait le coach de la Gambie.
39:48 Il doit démissionner.
39:49 Il y a des gens qui sont au grade cap.
39:51 L'Algérie, toujours à couteau tiré avec la CAF.
39:55 L'entraîneur de la Tanzanie, algérien également,
39:58 qui a eu des propos discours qui a été sanctionné par cette CAF.
40:01 Est-ce que l'Algérie se concentre sur tout, sauf le football ?
40:06 Bon, il faut d'abord se concentrer sur le football avant tout.
40:10 Effectivement, si vous perdez votre énergie et vous partez en palabre,
40:16 comme on dit ici sur autre chose, vous oubliez l'essentiel.
40:21 Le football, il vous rattrape.
40:24 Là, ils ont été rattrapés par leurs paroles et puis leurs faits divers.
40:32 On en avait parlé, dès le premier match,
40:37 j'avais senti cette Algérie vieillissante, fin de cycle.
40:43 Et les deux autres matchs m'ont donné raison à ce niveau-là.
40:48 Donc l'Algérie sort par la petite porte.
40:50 Sort par la petite porte.
40:51 On aura le temps de revenir sur la prestation de certains joueurs,
40:55 surtout ceux issus de ce championnat exotique du Qatar ou de l'Arabie Saoudite.
41:00 On n'a véritablement pas retrouvé le Riyad Mahrez de Seb Elzer.
41:04 Mais on va maintenant s'apaisantir sur cette équipe de la Mauritanie,
41:07 dirigée par Amir Abdo, qui nous a fait le coup pareil avec le Comore,
41:12 il n'y a pas très longtemps, et qui récidive encore une fois avec la Mauritanie.
41:15 Il a la panacée des petites équipes ?
41:17 Oui, disons qu'il a un bon discours.
41:22 C'est un groupe qui maîtrise bien.
41:25 C'est un groupe qui l'écoute.
41:27 Le projet est mis en place par la Fédération.
41:30 Le président, il était au terrain, on l'a vu.
41:33 Le vice-président de la CAF, donc quand même, c'est une voie qu'il porte sur le continent.
41:37 Tout le monde a adhéré au projet.
41:43 Et c'est dans cet état d'esprit que la Mauritanie est venue en Côte d'Ivoire
41:47 avec l'objectif de remporter sa première victoire à la Cannes.
41:51 C'est tout. Ils ne sont pas venus pour changer le monde.
41:56 Et il se trouve qu'ils jouent, ils perdent le premier match,
42:01 ils perdent le deuxième match, et puis le troisième match,
42:05 par la faute de certaines personnes, ils ont eu chance de se qualifier.
42:13 Il leur suffit de gagner.
42:14 Ils se disent "mais alors, on fonce ?"
42:16 Surtout que l'Algérie ne fait plus peur.
42:20 Donc ils ont joué leur jeu, ils y ont cru.
42:23 Déjà qu'ils n'avaient pas été ridicules.
42:26 Même le deuxième match, ils perdent face à l'Angola.
42:29 Ils n'avaient pas été ridicules, on a vu des très beaux gestes.
42:31 Et ils s'inclinent sur le fil face au Burkina Faso.
42:33 Oui, sur le fil face au Burkina Faso, avec une pénalité à la toute fin du match.
42:39 Donc vous voyez que, quand même, cette équipe-là avait de la ressource.
42:43 Sa force, c'est le collectif.
42:45 On a vraiment du mal à sortir des noms.
42:48 C'est vrai qu'on en connaît à Boubacari, par exemple,
42:52 c'est Kouita, je pense que c'est un des meilleurs joueurs de cette équipe-là.
42:58 Mais c'est un collectif qui a été mis en place par Amir Abdou,
43:03 comme il l'a fait avec les Comores.
43:07 Et là, aujourd'hui, ils ont eu le résultat qu'ils voulaient.
43:11 Non seulement ils remportent la première victoire à la Cannes,
43:14 mais pour la première fois, ils passent la phase de poule.
43:17 Et maintenant, le rêve continue.
43:19 Qui peut les arrêter maintenant ?
43:21 Ça avait été le cas avec Madagascar en 2019.
43:25 Ça avait été le cas avec la Guinée équatoriale,
43:28 avec la Gambie lors de la Cannes précédente.
43:31 Donc attention, là, les Mauritaniens sont lancés
43:34 et n'ont plus rien à perdre.
43:35 Il va falloir se méfier d'eux, surtout de cet entraîneur-là.
43:39 Je pense qu'il travaille bien.
43:41 Un entraîneur qui travaille bien,
43:42 qui est habitué à faire passer un cap à ses différentes formations.
43:45 Les dix dernières minutes de ce match,
43:47 parce qu'on a eu onze minutes de temps additionnels,
43:49 on a cru qu'on jouait l'entame de la rencontre.
43:52 Tant cette équipe mauritanienne a poussé,
43:55 a permis à l'Algérie de reculer dans ce dernier retranchement.
43:59 Une équipe de Mauritanie qui vous a séduit, Gianni Tarek.
44:01 Oui, ça m'a séduit.
44:01 Je vais revenir sur le coach Amir Abdo.
44:06 C'est sa deuxième qualification aux huitièmes de finale.
44:09 En plus, il a un record avec la Mauritanie.
44:10 Il a un record d'invincibilité de 15 matchs
44:14 depuis mars 2022 jusqu'à janvier 2023.
44:20 Il a 15 matchs sans défaite avec la Mauritanie.
44:22 C'est un coach qui a...
44:25 Son message passe avec le joueur.
44:27 Et tout ce qu'on voit, il a dit,
44:29 Ma Gloire tout à l'heure, leur objectif,
44:31 c'était de gagner leur premier match de la Canne.
44:34 Ils l'ont fait avec une qualification.
44:36 Franchement, le projet de football mauritanien
44:40 avec le président Ahmed Diaya,
44:42 avec des clubs qui se qualifient comme FC Noa Débou,
44:45 qui se qualifient toujours dans les phases des poules.
44:49 C'est un projet ambitieux.
44:52 Bravo au football mauritanien.
44:55 Pour moi, ce n'est pas une surprise de gagner l'Algérie
44:57 parce qu'aujourd'hui, le football, c'est la réalité du terrain.
45:00 C'est aujourd'hui, c'est l'instant ou toujours.
45:02 Ce n'est pas l'histoire, ce n'est pas le nom,
45:04 ce n'est pas les statistiques.
45:06 Bravo à la Mauritanie.
45:07 On espère qu'elle continue ses belles performances.
45:10 On a eu beaucoup de surprises.
45:11 La Namibie qui n'avait jamais battu une équipe
45:14 qui a composé sa première victoire.
45:16 La Mauritanie également.
45:18 Jean-Christophe Grattecap.
45:20 La Mauritanie qui surprend.
45:22 C'est une école qui réussit.
45:23 Ils n'ont plus le temps d'apprendre.
45:25 Et aujourd'hui, la Mauritanie est là où elle doit être
45:28 pour le président de la Fédération Mauritanienne.
45:30 Oui, voilà, il a mis des moyens en place.
45:33 Il laisse du temps aux gens pour travailler.
45:37 Donc, c'est un football qui progresse.
45:41 Et là, effectivement, c'est leur troisième participation à la Cannes.
45:44 Et c'est la première fois qu'ils sont qualifiés pour les huitièmes.
45:47 Mais au regard des deux premiers matchs,
45:50 où tout le monde disait, nous-mêmes ici sur le plateau,
45:53 on disait qu'ils avaient un jeu intéressant.
45:56 Mais il leur avait manqué d'efficacité dans les surfaces de vérité.
46:00 Et aujourd'hui, ils ont été plus efficaces.
46:03 Ils ont marqué, ils n'ont pas encaissé.
46:05 Donc, ils se qualifient en prenant les trois points.
46:09 Et puis, pour terminer sur le coach,
46:12 c'est un meneur d'hommes.
46:13 C'est quelqu'un qui sait faire passer son message.
46:16 Et puis, chaque fois, ces équipes, elles ont des valeurs
46:19 de don de soi, d'amnégation, de courage.
46:23 Et ça court, ça joue et ça donne le maximum.
46:28 Il arrive à tirer le maximum du potentiel de ses joueurs.
46:32 Et je pense que même si c'est meilleur troisième,
46:34 c'est une qualification méritée.
46:37 Une qualification méritée.
46:38 La Mauritanie, la Côte d'Ivoire qui réussit bien à la Mauritanie.
46:42 On se souvient de l'exploit du Nouadhibou avec un club ivoirien.
46:47 Voilà, avec l'Africa Sport.
46:49 Également, la Mauritanie qui se qualifie.
46:51 C'est un cycle qui continue.
46:53 C'est une école qui réussit et qui doit servir d'exemple.
46:57 Oui, oui, bon, tout le monde sait comment ils travaillent.
47:01 Tout le monde sait comment ils travaillent.
47:02 Ils reviennent de très loin.
47:05 Bon, c'est bien, mais pour moi, ce n'est pas le modèle pour la Côte d'Ivoire.
47:11 Voilà, mais c'est encouragé.
47:14 C'est encouragé.
47:15 Moi, j'admets surtout ce qui est fait pour les jeunes et pour les dames.
47:20 C'est vraiment ce que j'admets dans la politique de la Fédération Mauritanienne.
47:25 Elle a une très belle politique de développement global et de promotion du football.
47:31 C'est ça.
47:32 Bon, maintenant qu'ils ont mis, ils ont assis les bases, ils cherchent maintenant des résultats.
47:37 Les résultats, à force d'être à ce niveau-là, ça va finir par venir.
47:41 Là, on voit avec l'équipe nationale, c'est une belle récompense.
47:45 Nouadhibou a déjà disputé la phase finale de la Coupe Inter-Club.
47:51 Voilà, de la Coupe africaine.
47:53 Ça va venir aussi.
47:55 On va le retrouver ce matin en finale.
47:57 Ça va venir.
47:58 Donc, le pays travaille bien.
48:00 Maintenant, bon, c'est bien, c'est rafraîchissant.
48:02 C'est une des belles histoires de cette Cannes.
48:05 Cette Mauritanie-là qui se retrouve à ce niveau.
48:08 Et puis, bon, sur les 12 anciens vainqueurs de la Cannes, il y a deux qui sont déjà à terre.
48:14 Voilà, six Coupes d'Afrique.
48:18 Out.
48:19 Out déjà.
48:20 Et c'est aussi ça la Cannes, de belles histoires, parce qu'on a envie de vibrer.
48:24 Il ne faut pas que tout soit classique.
48:25 On a envie que, bien sûr, il y ait quelques perturbations positives pour les petits poussés.
48:30 Et les communautés vivant en Côte d'Ivoire participent à cette 34e édition de la Cannes.
48:35 Pascal Conné était avec la communauté burkinabé qui a vécu à sa façon l'opposition angola-burkina-faso.
48:43 On a déjà en qualifiant, on cherchait la première place.
48:47 On n'a pas eu la première place, mais ce n'est pas grave.
48:50 De toute façon, 8e de finale, on sait comment on va faire.
48:55 On sait que Burkina va gagner 8e de finale.
48:57 On a prévu ce match, c'est vrai.
48:59 Mais je crois que le prochain match, on va gagner.
49:02 Parce que je crois que Burkina Faso, avec Angola, c'est toujours la lutte.
49:09 C'est toujours la lutte.
49:10 Donc, moi, je ne peux pas dire que je sais que ça va aller.
49:15 J'aimerais dire à tous les joueurs burkinabés, surtout Bertrand Traoré,
49:18 il ne faut pas qu'il vienne marquer le pénalty, il va se jouer au Messi.
49:21 Non, il n'a qu'à se battre comme il est talent.
49:23 C'est ce que nous, on veut.
49:24 On espérait faire mieux que ça.
49:26 Maintenant, comme les joueurs savent qu'ils sont qualifiés,
49:30 c'est pour ça qu'ils ont joué sur moi.
49:31 Mais ce n'est pas grave.
49:33 C'est bien ça, on est là.
49:36 Le dernier de finale, ils vont faire plus mieux que ça.
49:39 Le match, je pense que les Burkinas ont bien joué.
49:42 Mais malheureusement, on n'a pas eu la chance.
49:44 Et je pense que pour la prochaine fois, ils pourront mieux faire.
49:48 On a qualifié, mais le prochain match, on va bien jouer.
49:52 Très déçu, très déçu.
49:54 Parce qu'on attendait une équipe compétitive,
49:58 mais vraiment, ça a été le contraire.
50:00 On est très déçus, mais pas découragés.
50:02 On a souhaité bonne chance et beaucoup de courage.
50:05 Le match, c'était bon, dans l'ensemble, c'était bon.
50:07 On a manqué un peu de créativité devant le but.
50:11 Un peu de justice, mais dans l'ensemble, c'était bon.
50:13 On a fait une bonne prestation, mais on n'a pas marqué de but.
50:16 Le max, c'est le but.
50:17 C'est le but qui compte.
50:18 Voilà donc, merci à Pascal Conné.
50:22 Le point dans cette poule, c'est l'Angola en tête, 7 points.
50:25 Le Burkina Faso, 4 points.
50:27 La Mauritanie, 3 points.
50:28 L'Algérie, 2.
50:29 L'Algérie et le Ghana qui sont officiellement éliminés
50:31 de la Coupe d'Afrique des Nations.
50:33 L'une des affiches de ces huitièmes de finale déjà connues,
50:37 on a un étincellant, Nigeria, Cameroun.
50:39 Magoula Diop en 30 secondes.
50:41 Oui, les pronostiquaires l'avaient plus ou moins prédit,
50:45 puisque c'est le deuxième du groupe A qui rencontre le deuxième du groupe C.
50:50 C'est ce qui était prévu.
50:51 Et tout le monde voyait la Côte d'Ivoire et le Sénégal
50:54 terminer en tête de ce groupe-là, le Nigeria et le Cameroun.
50:57 Donc là, c'est un huitième de finale attendu, tout à fait logique.
51:01 Il y aura de l'étincelle dans l'air.
51:03 La revanche de la finale de 2000.
51:06 On va assister à un beau huitième de finale.
51:08 On va assister à un beau huitième de finale.
51:09 Mercredi 24 janvier 2024, vous aurez Afrique du Sud,
51:12 Tunisie à 17h sur RTI 1, Namibie et Mali à 17h sur la 3.
51:18 Et en nocturne à 20h, Tanzanie, RDC sur RTI 1,
51:22 Zambie, Maroc à 20h également sur la 3.
51:25 Côte, Djani Tarek, merci.
51:27 De rien, merci.
51:28 Gian-Christophe Grattacap, merci.
51:29 Merci.
51:30 Magoula Diop, merci.
51:31 Bonsoir.
51:32 Le football se conjugue au temps de la Cannes sur RTI 2
51:36 et le magazine de débrief des jours de match,
51:38 c'est Soir de Cannes.
51:39 Ne manquez pas.
51:40 Rendez-vous à prix ce mercredi.
51:42 Mercredi 24 janvier 2024 sur les chaînes du groupe RTI.
51:47 17h, Afrique du Sud, Tunisie sur RTI 1.
51:51 17h, Namibie et Mali sur la 3.
51:54 20h, Tanzanie, RDC sur RTI 1.
51:58 20h, Zambie, Maroc sur la 3.
52:03 RTI, diffuseur officier de la Cannes Total Énergie 2023.
52:08 La Cannes, c'est chez nous.
52:11 RTI, diffuseur officier de la Cannes Total Énergie 2023.
52:17 La Cannes, c'est chez nous.
52:20 RTI, diffuseur officier de la Cannes Total Énergie 2023.
52:25 [Musique]
Commentaires

Recommandations