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  • 23/01/2024
La famille de Marie-Thérèse Bonfanti sous le choc après la décision de la cour de cassation estimant que l'auteur présumé du meurtre de leur épouse et mère ne pourrait être poursuivi en raison de la prescription des faits. Un cold case qui n'est pourtant pas encore terminé.

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Transcription
00:00 [Générique]
00:05 Le 22 mai 1986, à Ponchara, Marie-Thérèse Bonfanti, une jeune mère de 25 ans,
00:12 disparaît alors qu'elle distribuait le journal.
00:14 Sa voiture est retrouvée devant une maison, clé sur le contact.
00:19 A l'époque, le propriétaire des lieux, Yves Chatin, est soupçonné, interrogé, puis relâché.
00:25 L'affaire est classée en non-lieu deux ans plus tard.
00:28 La famille n'a jamais lâché prise et elle a toujours pensé que Yves Chatin
00:35 pouvait être lié à la disparition de Marie-Thérèse Bonfanti.
00:38 Donc ils ont mené leur propre enquête, ça a duré aussi des années.
00:41 Ils ont donné le résultat de leur travail au procureur de la République, Éric Vaillant,
00:46 qui a missionné la Gendarmerie nationale pour relancer également cette procédure.
00:51 En 2022, Yves Chatin est placé en garde à vue.
00:54 Il avoue son meurtre et dévoile le lieu où est enterré le corps.
00:58 Mais le 28 novembre 2023, 37 ans après le crime,
01:03 la Cour de cassation a estimé que les faits étaient prescrits.
01:06 Aujourd'hui, on est vraiment dépité.
01:11 On ne comprend pas cette décision qui est vraiment une décision décourageante
01:17 et qui n'est pas courageuse de la part de la Cour de cassation.
01:21 Je ne pense pas que c'est un bon renvoi à la population d'avoir donné ce compte rendu.
01:30 Pour nous, c'est difficile d'entendre qu'il y a prescription dans notre affaire
01:34 parce que tout était caché jusqu'au corps de notre maman.
01:40 Il a été caché.
01:41 Là, avec cette prescription, du coup, il n'y a eu pas ressortir l'Yves.
01:49 Et en plus, blanchi par la loi.
01:52 C'est incompréhensible aujourd'hui.
01:54 Accompagné de leur avocat, la famille de la victime a participé à une conférence
01:59 sur l'école Cays en présence de Jacques Dallest,
02:01 à l'origine du pôle spécialisé de Nanterre.
02:04 Le débat, c'est de savoir si le fait que l'auteur des faits du crime a dissimulé le corps
02:10 constitue un obstacle qui a permis de suspendre la prescription.
02:13 C'est-à-dire de considérer que c'est le jour où il révèle l'affaire que la prescription court.
02:17 C'est un vrai débat parce que la famille a du mal à comprendre
02:21 qu'on ne puisse pas juger quelqu'un qui a commis un crime.
02:24 Le dossier sera réexaminé par la Chambre de l'instruction
02:28 de la Cour d'appel de Lyon courant 2024.

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