00:00 devraient avoir le droit de décider qui vient sur leur territoire,
00:03 alors que là, d'autorité, on répartit,
00:06 d'ailleurs ce n'est pas d'aujourd'hui,
00:07 on répartit depuis environ 5-6 ans des personnes, des migrants
00:11 dans les différents territoires,
00:13 sachant que ces territoires sont souvent en difficulté,
00:16 qu'ils n'ont pas les services publics
00:18 pour pouvoir justement accompagner ces personnes.
00:21 Ces personnes-là sont souvent beaucoup des hommes.
00:24 Les répartitions se font aussi par nationalité,
00:27 parce qu'on rencontre des difficultés,
00:30 enfin des conflits inter-ethniques,
00:34 donc le gouvernement les répartit par nationalité.
00:36 Vous imaginez le truc kafkaïen,
00:39 c'est-à-dire qu'en fait on reproduit
00:42 ce qu'on a dénoncé à un moment
00:43 du fait du communautarisme et du séparatisme.
00:46 Et puis encore une fois, c'est la capacité,
00:48 parce qu'aujourd'hui ces collectivités
00:50 doivent non seulement les accueillir, les loger, les nourrir,
00:53 et c'est ça le drame.
00:55 On a réparti aussi, par exemple, vous savez,
00:57 les mineurs, nos accompagnés,
00:58 notamment dans des départements,
00:59 encore une fois sans demander l'avis
01:02 aux départements et aux collectivités.
01:04 Et les départements se trouvent en difficulté
01:07 parce qu'ils n'ont pas la capacité,
01:09 en termes de personnel ou matériel, de les accueillir.
01:12 Donc ils doivent faire face.
01:13 Et je voudrais juste vous rajouter quelque chose
01:15 quand même qui est quand même kafkaïen,
01:17 c'est que certains départements sont obligés
01:19 de loger ces mineurs dans des hôtels,
01:23 dans des hôtels.
01:24 Et autre chose qui s'est passée,
01:25 c'est que dernièrement,
01:26 on a réparti aussi des majeurs dans les départements,
01:29 alors que les départements n'ont pas vocation
01:31 à accueillir des majeurs.
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