00:00 [Générique]
00:02 Bonjour et bienvenue dans les 4V, Amélie Goudia-Castrera.
00:04 Bonjour Thomas Soto.
00:05 L'essentiel avec les JO c'est de régler les problèmes et puis aussi de prendre du plaisir.
00:08 Donc on va essayer de faire les deux ce matin.
00:10 Alors que la menace terroriste est au plus haut chez nous,
00:13 y a-t-il un plan B pour la cérémonie d'ouverture
00:15 ou est-ce que vous nous confirmez définitivement
00:17 que la cérémonie se fera en plein air sur les quais de Seine ?
00:21 La menace terroriste, nous la suivrons avec toute la vigilance nécessaire.
00:25 Il n'y a pas aujourd'hui de menace spécifique sur le plan terroriste
00:28 tournée contre les JO et Paralympiques.
00:31 Cette cérémonie sur la Seine reste absolument notre plan central.
00:35 Maintenant on a dit que nous serions prévoyants.
00:38 J'ai envie de dire, en la matière et s'agissant de plan B de cette nature,
00:43 je pense qu'il y a un travail de discrétion qui doit être respecté sur ces sujets
00:46 pour que ça soit des solutions efficaces.
00:48 Ça pourrait être le Stade de France éventuellement ?
00:50 C'est pas parce qu'on n'en parle pas d'un plan B qu'on ne le prévoit pas.
00:55 Donc on privilégie le plan A, mais il y a un plan B qui est prévu.
00:57 Un plan central qui est cette magnifique cérémonie sur la Seine
01:00 que nous préparons avec tout le soin, tout l'engagement nécessaire,
01:04 toute la passion nécessaire.
01:06 Et pour le reste, nous sommes prévoyants,
01:08 comme le président de la République nous l'a demandé
01:10 et comme les Français l'attendent de nous.
01:11 Il y avait une répétition prévue la semaine prochaine au bord de la Seine.
01:15 Pourquoi elle est annulée ?
01:16 D'abord, est-ce que vous nous confirmez qu'elle est annulée cette répétition ?
01:18 Oui, mais c'est pour le coup totalement un non-événement.
01:20 C'est une décision qui a été prise il y a trois ou quatre semaines déjà.
01:23 Il y avait différentes dates qui étaient possibles.
01:24 Le 8 avril, le 27 mai, on a annulé la date du 8 avril.
01:28 La répétition se fera le 27 mai.
01:32 Il y en aura une répétition générale pour le coup le 17 juin.
01:36 On tient compte du fait que là, il y a un niveau de hauteur de la Seine cru
01:40 et également des courants qui auraient compliqué la réalisation de ce test-là.
01:43 On est sur notre calendrier, un test le 27 mai,
01:46 un test général de répétition le 17 juin.
01:49 Et nous serons prêts là aussi au rendez-vous.
01:52 Est-ce qu'on doit s'inquiéter d'avoir besoin du renfort de policiers étrangers
01:56 pour assurer la sécurité de ces jeux comme ça a été annoncé il y a quelques jours ?
01:59 Non, absolument pas.
02:00 D'abord, vous savez que la LOPMI nous a donné des moyens renforcés.
02:05 Il y aura, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur,
02:07 une mobilisation exceptionnelle des forces de police et de gendarmerie.
02:13 Au global, de l'ordre de 35 000 forces de sécurité intérieure,
02:18 complétées par, au global sur la période des jeux, à peu près 18 000 militaires.
02:22 Également des forces de police municipales, des agents de sécurité privée,
02:25 à peu près 20 à 22.
02:26 Et un peu de renfort étranger.
02:27 Et on aura sur des métiers qui sont très spécifiques,
02:30 une coopération internationale sur des métiers de démineurs,
02:34 des équipes cynotechniques, des brigades équestres,
02:38 des experts pour de la fraude documentaire.
02:40 Vraiment des savoir-faire de pointe sur lesquels il y ait tout à fait d'usage
02:45 dans le cadre de grands événements sportifs internationaux,
02:47 d'avoir cette coopération internationale.
02:49 Ça avait été le cas pour l'Euro 2016,
02:50 ça a été le cas pour la Coupe du monde de rugby.
02:52 Nous-mêmes, nous avons apporté ce type de concours au Qatar
02:55 pour l'organisation de la Coupe du monde de football.
02:56 Donc c'est parfaitement normal.
02:57 Donc on est dans le classique.
02:58 Dans le cadre de la coopération policière internationale.
03:01 La semaine dernière, Anne Hidalgo, la maire de Paris,
03:02 est allée dire en Ukraine que les athlètes russes et biélorusses
03:06 n'étaient pas les bienvenus à CGO.
03:07 Je vous propose d'écouter ce qu'en disait le patron du parti communiste,
03:10 Fabien Roussel, il était au 4VIR.
03:12 Je considère qu'on ne punit pas des athlètes,
03:15 même des artistes, à cause de leurs origines
03:19 et de la politique menée par leur pays.
03:21 La ministre des Sports, elle en pense quoi ?
03:23 Elle a raison, Anne Hidalgo, de dire que les russes et les biélorusses,
03:25 les athlètes, ne seront pas les bienvenus ?
03:27 Depuis de nombreux mois maintenant,
03:30 il y a un travail très fin qui est fait sous l'autorité du CIO
03:34 pour définir les conditions d'engagement
03:37 et faire en sorte de trouver des solutions justes
03:39 et de les expliquer avec toute la pédagogie nécessaire.
03:41 On sait qu'ils seront sous bannière neutre,
03:43 qu'ils ne défileront pas le jour d'un cérémonie.
03:45 Il ne faut pas qu'il y ait d'interpellations
03:47 qui peuvent perturber cette clarté que nous avons essayé de donner au régime.
03:51 Moi, je le redis très nettement,
03:53 il n'y a pas de participation de l'État russe
03:56 aux Jeux Olympiques et paralympiques.
03:58 Est-ce que les athlètes russes sont les bienvenus ?
04:00 Il n'y a pas de parade des russes sur la cérémonie d'ouverture
04:03 parce que ceux des athlètes qui vont être admis
04:06 de nationalité russe ou biélorusse
04:08 le sont sous un régime de très stricte neutralité.
04:11 Mais est-ce qu'ils sont les bienvenus ?
04:13 Ils ne représentent pas l'État russe.
04:15 Ils sont présents à nos Jeux Olympiques et paralympiques
04:18 dès lors qu'ils respectent un régime de neutralité extrêmement strict,
04:21 qu'ils n'ont pas soutenu la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine,
04:26 qu'il n'y a pas de lien avec les agences gouvernementales,
04:28 pas de lien avec l'armée russe.
04:30 Et je pense que le devoir de la France,
04:32 s'agissant de personnes qui n'ont rien fait,
04:34 qui montrent toutes ces garanties en matière de neutralité,
04:37 qui ne sont là que pour vivre leur passion pour le sport,
04:40 pour faire leur métier,
04:41 il est du devoir de notre pays de les accueillir
04:44 sans discrimination et sans humiliation.
04:47 Donc ceux-là sont les bienvenus ?
04:48 Par contre, pas de Russie et puis surtout,
04:50 un soutien absolu à l'Ukraine.
04:52 Vous savez que mon ministère est particulièrement engagé sur ces sujets-là,
04:55 avec une aide de plus d'un million d'euros qui a été mobilisée
04:58 et qui nous permet d'avoir plus de 2000 heures de stage
05:00 financées aux Ukrainiens pour un petit peu moins de 200 athlètes.
05:04 Amélie Goudia-Castrera,
05:05 certains maires vous accusent au sens large
05:07 de cacher la poussière sur le tapis en délocalisant migrants et sans-abri.
05:10 C'est le cas du maire d'Orléans, Serge Groire,
05:12 qui dit qu'une trentaine de personnes sont envoyées par car
05:15 en provenance de Paris toutes les trois semaines depuis presque un an.
05:18 Est-ce que c'est vrai ou est-ce qu'il raconte n'importe quoi, Serge Groire ?
05:21 Écoutez, là-dessus, je veux le dire avec la plus grande défermeté.
05:25 Cette politique d'hébergement d'urgence,
05:29 qui est nécessaire compte tenu de la situation de ces personnes
05:31 qu'on ne va pas laisser vivre de manière indigne dans nos rues,
05:35 elle n'a rien à voir avec les Jeux olympiques et paralympiques.
05:38 Il n'y a pas de délocalisation de SDF ou de migrants pour cause de JO ?
05:40 Cette politique et les mesures de déconcentration dans les territoires
05:43 qui sont des mesures nécessaires pour partager l'effort
05:46 dans un contexte où il n'y a jamais eu autant de places,
05:48 notamment en Ile-de-France, consacrées à l'hébergement d'urgence,
05:52 sur lequel l'État met plus d'un diagnole 6 milliard d'euros.
05:55 Parce qu'il y a des capacités qui sont aujourd'hui saturées
05:58 et qu'on a besoin d'organiser l'effort en solidarité avec différents territoires.
06:02 Je le répète, cette politique existait avant les Jeux olympiques,
06:07 elle existera après les Jeux paralympiques,
06:11 ça se continuera et on est dans une situation
06:14 où on doit accompagner ces personnes,
06:18 que ce soit des personnes migrantes, des personnes sans domicile fixe,
06:21 avec la plus grande humanité nécessaire.
06:23 C'est ce que nous faisons aujourd'hui.
06:24 Il ne faut pas mélanger les problèmes.
06:26 Demain, vous aurez inauguré le centre nautique olympique,
06:29 hier vous étiez à Marseille pour l'inauguration de la Marina.
06:32 Est-ce que tout est prêt ? Est-ce que tout sera livretant ?
06:34 En d'autres termes, est-ce que vous dormez tranquille à Melioudéac ?
06:37 Les infrastructures sont livrées de manière remarquable,
06:40 en temps, en heure, dans le respect des budgets,
06:44 dans le respect des équations financières globales que nous avons posées.
06:47 C'est une grande fierté, ça confirme que sous la au-lai de la Solidéo,
06:50 qui est l'entité qui construit ces ouvrages olympiques et paralympiques,
06:53 on est une grande nation de bâtisseurs.
06:55 Et en plus, ces chantiers, qui sont livrés absolument en temps et en heure,
06:59 ils le sont au plus haut standard en matière environnementale
07:02 et aussi en matière sociale, avec des millions d'heures d'insertion
07:05 qui bénéficient à des publics éloignés de l'emploi,
07:07 avec un accès des TPE, des PME à ces différents chantiers,
07:11 avec une charte sociale qui permet aussi d'avoir une accidentologie
07:14 divisée par quatre par rapport aux chantiers classiques.
07:17 Donc c'est un grand motif de fierté pour notre pays.
07:19 Et on précise que c'est la semaine olympique et paralympique
07:21 dans toutes les écoles de France.
07:23 Et que ça, c'est un héritage qui doit perdurer.
07:25 Oui, absolument. La nation sportive.
07:28 Aujourd'hui, on veut que la place du sport dans la vie de notre jeunesse progresse.
07:33 C'est le sens du déploiement des 30 minutes à l'école primaire,
07:36 des deux heures supplémentaires pour les collégiens.
07:39 C'est aussi le sens de tout l'effort que nous menons en matière d'équipement sportif.
07:42 Vous savez que l'État a investi un milliard d'euros en faveur des équipements sportifs.
07:45 Il continuera à le faire dans les années à venir,
07:47 notamment au bénéfice des établissements scolaires.
07:50 Une aide également comme le passeport qui permet la démocratisation
07:53 de l'accès au sport pour plus de 2 millions d'enfants et d'adolescents,
07:58 y compris en situation de handicap.
08:00 Tout ça, ce sont les dispositifs que nous déployons
08:02 parce que nous voulons lutter contre les risques d'addiction aux écrans,
08:06 contre la sédentarité, et faire en sorte que les bienfaits du sport,
08:09 ils soient pour notre jeunesse, qu'ils les rendent plus forts,
08:12 plus robustes, plus confiants en eux-mêmes.
08:14 Amélie Boudia-Castra, ça fait 8 minutes qu'on se parle,
08:16 on n'a toujours pas abordé le sujet qui fait trembler la République.
08:18 Je vous demande qui va chanter à la cérémonie d'ouverture.
08:20 Vous me répondez à Ayanna Kamoura ou pas ?
08:22 Je vous réponds, une diversité d'artistes français, internationaux,
08:27 et qu'il faut garder la surprise, des surprises pour les Français.
08:30 Certains qui ne font pas partie de ces grands fans,
08:32 vont remarquer qu'Ayanna Kamoura a été condamnée pour violences conjugales.
08:35 Est-ce que ça ne la disqualifie pas ?
08:37 Le choix d'Ayanna Kamoura, il relève de Thomas Joly, sur un plan artistique.
08:43 Oui, mais ça a un sens politique aussi.
08:46 Vous savez que sur cette cérémonie d'ouverture,
08:49 on veut mettre à l'honneur ce que nous avons de plus beau,
08:52 notre patrimoine, nos valeurs.
08:54 Nous sommes attentifs à toutes les dimensions de la question.
08:56 Mais ce choix des artistes, il relève de Thomas Joly.
09:01 Et moi, le seul angle par lequel j'ai parlé d'Ayanna Kamoura,
09:05 était pour absolument m'insurger contre les attaques racistes inadmissibles,
09:11 dont elle a été l'objet.
09:12 Après, on est dans un pays qui lutte contre les violences conjugales.
09:14 Elle a été condamnée comme son ex-compagnon.
09:16 Est-ce que ce n'est pas un problème ?
09:18 On a, sur le sujet des portes-drapeaux, posé un certain nombre de critères,
09:24 y compris des critères en matière d'éthique.
09:28 Là, sur ce sujet-là, la justice a rendu son verdict.
09:33 Ayanna Kamoura est une artiste qui doit être respectée pour ce qu'elle fait,
09:38 c'est-à-dire sa musique.
09:40 Elle fait danser des millions de Français.
09:42 C'est l'artiste francophone la plus respectée dans le monde.
09:45 Et le sujet, aujourd'hui, c'est de composer un plateau artistique
09:49 qui soit le meilleur pour faire vibrer les Français et le monde entier
09:53 à l'occasion de cette cérémonie d'ouverture.
09:55 J'ai encore deux questions, vous n'allez pas y répondre.
09:56 Je suis sûr. La Vasque olympique, elle sera où ?
09:58 Elle sera aux Tuileries, elle sera sur la Tour Eiffel. Est-ce que c'est décidé ?
10:01 Écoutez, là-dessus, je ne répondrai pas à cette question
10:05 parce que là aussi, la confidentialité doit être préservée.
10:08 Les annonces seront faites en temps et en heure par l'équipe artistique
10:12 qui pilote ces sujets-là, sous la houlette de Thomas Joly.
10:15 C'est quand en temps et en heure ?
10:16 Je ne répondrai pas à cette question.
10:18 Je vous l'ai dit, quand nous serons prêts.
10:20 Nous serons prêts à l'annoncer quand ce sera décidé.
10:23 Bon, et est-ce que Mbappé et Griezmann seront en équipe de France olympique
10:25 ou ça c'est un rêve qu'il faut oublier ?
10:27 Écoutez, moi je le souhaite évidemment de tout mon cœur.
10:30 Voilà, je l'ai dit, cette aspiration, elle est partagée par le président de la Fédération.
10:35 Vous y croyez encore ou pas ?
10:36 Elle est partagée par le sélectionneur Thierry Henry
10:38 et on se battra jusqu'au bout pour essayer de favoriser leur présence dans notre équipe de France.
10:42 Merci beaucoup Amélie Houdet, à Kassara de venir dans les 4V.
10:44 Bonne journée.
10:45 On sera le 8 mai nous à Marseille pour accueillir l'arrivée de la femme.
10:47 J'espère bien.
10:48 On vous y donne rendez-vous ?
10:49 Absolument.
10:50 Eh bien voilà, rendez-vous est pris.
10:51 C'est bien, on n'a qu'à les inviter en direct maintenant.
10:52 Merci beaucoup, bonne journée à vous.
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