00:00 Liberté, égalité, fraternité, tout simplement.
00:03 Et cette loi, ça ne correspond pas du tout à cette devise-là.
00:06 La loi immigration, elle remet en cause en profondeur les principes qui fondent notre République,
00:17 à savoir les principes hérités de 1789 et le droit du sol,
00:21 les principes hérités de 1945 avec l'universalité du droit à la protection sociale et à la sécurité sociale,
00:28 avec, si cette loi rentrait en vigueur, des travailleuses et des travailleurs
00:32 qui, en fonction de leur nationalité, n'auraient plus les mêmes droits.
00:35 Ils cotisent tous pareil, mais par contre, ils et elles n'auraient plus les mêmes droits aux allocations familiales, par exemple,
00:40 et n'auraient plus les moyens d'éduquer leurs enfants dignement.
00:43 J'ai écouté le discours de notre président de la République, qui a parlé de réarmement civique,
00:54 et je me suis dit que c'était l'occasion rêvée pour le mettre en œuvre,
00:56 puisque son gouvernement, ses députés, ses alliés de droite et d'extrême droite ont failli moralement avec cette loi absolument innommable,
01:02 et donc du coup, il s'est mis là pour manifester, contre.
01:04 J'espère qu'il nous aura entendu, puisque c'était un peu son souhait, qui est ce réarmement civique.
01:08 Ça me procure un sentiment de... un peu de dégoût, quoi,
01:14 parce que je trouve que quand même en France, on avait certaines chances.
01:18 On est une terre d'accueil, on a toujours été une terre d'accueil.
01:21 En fait, je trouve ça terrible d'utiliser la préférence nationale dans un gouvernement qui, de base,
01:26 n'était pas de droite dure dans le programme de Macron du tout début,
01:31 où il y avait des éléments un petit peu plus humanistes que ceux qu'on voit aujourd'hui,
01:35 et donc, moi, ça m'attriste, en fait, aussi.
01:38 On est quand même la patrie des droits de l'homme.
01:40 Comment ne pas appuyer les gens dignement, sainement ? On a besoin de cette mixité des gens.
01:46 Déjà, c'était pour venir avec mon fils pour sa première manifestation, déjà.
01:49 Sa maman est indonésienne, moi, je suis sénégalais, donc on est français.
01:53 Du coup, la France, c'est cette image-là, quoi, en fait.
01:56 Et disons que cette loi, en fait, on détruit totalement les fondamentaux de ces pays.
02:00 Et puis voilà, c'est la raison pour laquelle je suis là.
02:02 J'ai du mal à être optimiste, honnêtement, mais bon, il faut essayer.
02:08 Et puis on ne sait jamais. Je pense qu'il y a certains passages de la loi qui vont se faire retoquer.
02:12 Mais c'est quand même l'une des rues que je suis arrivée jusque-là, en fait.
02:16 À retrait, ça serait bien, évidemment. Et au minimum, au minimum, des ajustements.
02:21 Mais même, heureusement, le retrait de la ME n'a pas été voté.
02:25 Enfin bon, voilà, il y a encore des... On peut encore agir, quoi.
02:29 ...
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