00:00 peu importe la date, que ce soit le 6 juin ou le 25 mai,
00:04 ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il va falloir qu'on se mette en grève réellement
00:09 et qu'on descende dans la rue.
00:11 - Pardonnez-moi, mettre en grève réellement, qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
00:15 Parce que moi, il m'a semblé que les mouvements de grève étaient suivis.
00:18 - Une journée, ça ne suffit pas.
00:20 C'est là où doser le rapport de force,
00:24 c'est qu'il faut mettre encore plus de rapport de force dans la balance pour le faire reculer.
00:28 Ça veut dire que dans les grandes entreprises privées, industrielles,
00:31 Stellantis, Renault, Airbus et bien d'autres, il faudrait,
00:36 ça c'est l'objectif, c'est en tout cas la perspective qu'on défend à la base
00:41 dans les ateliers, se mettre en grève tous les jours,
00:45 se mettre en grève tous les jours et dépasser, y compris,
00:48 et là je vais beaucoup plus loin que les confédéraux,
00:51 dépasser le simple problème des retraites,
00:54 mais poser sur la table le blocage des salaires, les augmentations de salaire,
00:58 l'embauche des intérimaires pour se répartir le travail entre tous,
01:03 combattre les plans de licenciement, c'est tout ça qu'il faudrait mettre sur la table
01:06 pour faire en sorte qu'il y ait du côté du patronat, du grand patronat,
01:11 une peur, une crainte que ça démarre sur les retraites.
01:15 - Je vous souviens d'être en train de nous prôner une révolution là.
01:18 - Ah, j'y suis très favorable, ça c'est certain, vous me connaissez.
01:21 Mais sans aller jusqu'à la révolution, oui, une grève générale.
01:25 Il faudrait une grève générale dans ce pays et ça serait la seule manière
01:29 de faire reculer Emmanuel Macron parce que là, nos patrons prendraient peur,
01:33 nos patrons nous craindraient.
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