00:00 1. Il faut que vous puissiez vivre de votre travail.
00:02 Parce que vous l'avez dit,
00:04 s'il y en a qui connaissent le sens du mot travail,
00:06 c'est quand même nos agriculteurs et nos éleveurs.
00:08 Gabriel Attal a tenu à mettre les choses au clair tout de suite.
00:12 Au contact du monde rural dans le Rhône,
00:14 le Premier ministre a affiché son soutien aux agriculteurs
00:17 dont la grogne se fait de plus en plus puissante.
00:19 On a une des agricultures les plus qualitatives au monde.
00:23 Il ne faut pas leur complexifier la vie avec toutes ces normes, etc.
00:25 Et puis il faut prendre des mesures
00:27 pour favoriser le renouvellement des générations,
00:29 la transmission des exploitations aux nouvelles
00:31 et le soutien aux jeunes qui s'installent.
00:33 Si aucune annonce concrète n'a été faite,
00:35 le locataire de Matignon a promis de faciliter la vie des exploitants agricoles
00:39 en réduisant notamment la paperasse.
00:41 Quasiment au même moment,
00:43 Jordan Bardella était sur les terres viticoles du Médoc.
00:46 Vous savez combien ça va vous coûter de plus par rapport à la France ?
00:49 Faites de liste aux élections européennes,
00:51 le président du Rassemblement national estime que l'agriculture française
00:54 traverse l'une des pires crises de son histoire
00:56 et le coupable selon lui est tout trouvé.
00:59 C'est l'Union européenne et l'Europe de Macron
01:02 qui veut la mort de notre agriculture,
01:06 qui ne cesse de la mettre en concurrence
01:08 avec des produits agricoles qui viennent du bout du monde,
01:11 qui ne respectent aucune des normes
01:13 toujours plus dures et toujours plus lourdes
01:15 qu'on impose aux agriculteurs français.
01:17 Ce samedi avait donc un air de campagne électorale.
01:21 Le ministre de l'Agriculture,
01:23 mandaté pour visiter un élevage du Cher,
01:25 a d'ailleurs répondu à Jordan Bardella.
01:27 Il y a un moment où il faut être sérieux aussi avec les gens avec qui on parle.
01:30 Le sujet agricole, ça fait des années qu'on s'en occupe,
01:32 côté gouvernemental. Je ne dis pas qu'on a tout réussi.
01:34 Monsieur Bardella, il était député européen.
01:36 Qu'est-ce qu'il a défendu au niveau européen ?
01:38 Quelle vision il a défendue ?
01:40 Et maintenant, à cinq mois des élections,
01:42 il vient nous expliquer que le sujet agricole est un sujet important.
01:44 Pardon, on l'avait remarqué. Pardon, on s'en était un peu occupé.
01:46 Il faut faire attention à cette démagogie-là.
01:48 Le gouvernement est toutefois inquiet
01:50 quant à l'ampleur que pourrait prendre ce mouvement de colère des agriculteurs.
01:53 Marc Fesneau a ensuite participé à une réunion de travail
01:56 avec les organisations professionnelles agricoles.
01:58 Un temps d'écoute et d'échange.
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