00:00 Avec le cœur lourd que nous parlons aujourd'hui.
00:05 Petit frère, fils, frère a perdu la vie ce mercredi.
00:16 14 ans.
00:18 Écoutez bien, 14 ans.
00:22 C'était un enfant de Saint-Denis.
00:34 Et aujourd'hui, je vous remercie de tous vous être réunis.
00:39 Ce rassemblement, d'abord, il a été fait en pleine accord avec la famille,
00:42 pour rendre hommage à Sedan,
00:44 mais aussi pour répondre finalement aux besoins de la communauté locale,
00:47 des citoyens, de s'associer à la peine, à la douleur de la famille,
00:52 de dire leur solidarité, mais aussi que tous ensemble,
00:55 nous puissions dire non, stop, au cycle de la violence que nous connaissons à Saint-Denis.
01:00 Je l'ai dit, et je ne veux pas faire d'amalgame,
01:03 la mort de Sedan, elle se situe dans un contexte,
01:06 celui où on a effectivement la multiplication de violences interquartis depuis une semaine,
01:11 mais je ne sais pas aujourd'hui si elle est liée ou pas à ces événements.
01:16 Ce que je sais, c'est que pour pouvoir faire la lumière,
01:18 il y a besoin de calme, il y a besoin de sérénité,
01:21 pour que la justice, la police puissent faire leur travail.
01:25 Aujourd'hui, nous n'avons pas d'éléments.
01:36 Nous n'avons pas les histoires.
01:40 Et c'est encore aussi difficile.
01:45 Voilà pourquoi je vous appelle
01:48 à respecter vos parents,
01:52 à écouter, à ne pas faire de bagarres,
01:57 à ne pas être violent, parce que souvent, ça se termine mal.
02:02 Ça me fait mal, parce que, vu tous les événements qu'on a passés ensemble,
02:07 et à prendre sa mort d'un coup directement un jour,
02:10 ça me fait mal, parce que c'est trop tôt.
02:15 On voulait être encore avec lui, pour s'amuser.
02:18 Franchement, en ce moment, c'est n'importe quoi.
02:20 Dans cette semaine, trop de bruit, trop de blessés.
02:25 Franchement, il faut que ça change au plus vite.
02:27 Là, je demande à tout le monde, à tous ses amis,
02:31 pas de violence, pas de vengeance,
02:35 pas au nom de ses dents, pas au nom de sa nez,
02:39 pas au nom d'un quartier qu'on s'approprie.
02:42 Je suis venue soutenir la famille qui a perdu son enfance,
02:47 en soutien.
02:50 Ça peut arriver à n'importe qui.
02:52 Il n'y a pas de mots.
02:54 Mourir à 14 ans, ce n'est pas normal.
02:56 Ce jeune homme avait toute la vie devant lui,
02:59 et c'est triste, c'est terrible.
03:01 Oui, je suis inquiète.
03:03 Depuis ce drame, je dis à mes enfants, ne vous sortez pas.
03:07 Ils vont au parc, s'amuser, jouer au ballon.
03:10 Et parfois, il y a des petites bagarres entre quartiers.
03:15 Ça dure depuis un petit moment.
03:18 Et il faut que ça cesse.
03:20 ...
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