00:00 [Générique]
00:12 Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe Devilliers.
00:16 Philippe Devilliers, bonsoir.
00:17 Bonsoir Elliot.
00:18 Bonsoir Geoffroy.
00:19 Geoffroy Lejeune, bonsoir, directeur de la rédaction du JDD.
00:23 Est-ce que vous êtes en forme messieurs ?
00:24 Prêt. Oui.
00:26 J'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer mais que j'annoncerai à la fin de l'émission.
00:30 Ah, je ne dis rien.
00:31 L'art du teasing toujours.
00:33 C'est une excellente nouvelle.
00:34 Tenez en honneur.
00:35 Ah bah écoutez, vous avez l'air insolide.
00:39 Je suis sûr que vous n'allez pas vaciller cher Philippe Devilliers.
00:42 Vous savez ce que disait Picasso, le génie est une longue patience.
00:48 Si tous les médias, Philippe Devilliers, ont commenté la grande conférence de presse du président de la République cette semaine à l'Elysée,
00:54 très peu sont allés jusqu'en Suisse le lendemain pour suivre Emmanuel Macron au Forum économique mondial,
01:02 le Forum de Davos, la grande messe des mondialistes pour évoquer les enjeux sociaux et économiques des années à venir.
01:09 Et ce qui est intéressant, c'est que le chef de l'État a pris la parole, prise de parole d'une heure.
01:14 Et vous allez l'entendre, il était bien plus question de l'Europe que de la France.
01:19 On l'écoute. On en parle juste après.
01:23 On a d'abord besoin d'avoir une Europe de l'investissement beaucoup plus forte.
01:28 Pour moi, c'est une priorité.
01:29 Tout ce que je vous dis sur le quantique, sur les cleantech et même sur la défense, c'est beaucoup plus d'argent.
01:35 Il nous faut aussi approfondir l'union des marchés de capitaux.
01:40 Nous devons absolument avoir une Europe financière qui soit beaucoup plus intégrée.
01:44 Pourquoi ? Parce que notre continent a beaucoup d'épargne, mais cette épargne est mal allouée.
01:51 Elle ne circule pas vers les bonnes géographies.
01:54 Elle ne circule pas vers les bons secteurs.
01:56 - On commence à vous connaître, Philippe de Villiers.
02:00 On sait que vous avez parfois un esprit un peu chagrin.
02:02 Et moi, je vous ai lu. Je sais que vous n'êtes pas très à l'aise avec ce genre de grand rassemblement entre élites mondialisées.
02:08 Vous avez écrit beaucoup là-dessus, notamment dans vos derniers livres.
02:10 Est-ce que vous trouvez pas, vous avez dû vous dire d'ailleurs, que c'était un curieux endroit, Davos, pour avoir le fameux rendez-vous avec la nation ?
02:18 - C'est sa nation, à lui.
02:20 C'est sa patrie cosmique, en fait.
02:24 Vous savez comment on les appelle, les membres ?
02:26 Les Global Shapers, les façonneurs du capitalisme de surveillance.
02:32 Donc, c'est une élite mondialisée.
02:34 Huttington avait un mot "superclasse mondiale".
02:37 Donc, c'est une sociologie.
02:39 Et en même temps, c'est une idéologie avec une vision eschatologique,
02:45 une vision anthropologique, avec deux axiomes.
02:51 La souveraineté nationale est dépassée.
02:54 Premier axiome et deuxième axiome, la gouvernance ne peut être que mondiale.
03:01 Et donc, c'est un laboratoire planétaire, Davos, pour aller vers l'âge post-national,
03:10 l'âge post-démocratique et l'âge post-moral.
03:13 C'est un laboratoire de la déconstruction, y compris sur le plan du wokeisme.
03:21 Tout passe par Davos et Davos adopte et adapte toutes les idéologies du moment,
03:29 pourvu qu'elles soient mondialistes.
03:31 C'est le temple du globalisme.
03:34 Et Emmanuel Macron est le fils spirituel de Klaus Schwab,
03:38 qui est le créateur de Davos, qui avait dit au moment de la pandémie,
03:42 il faut faire de la pandémie une fenêtre d'opportunité pour réinitialiser le monde.
03:46 Et c'est à lui que vous aviez consacré ce livre.
03:47 Donc, en fait, nous, on va devenir les vilains de la glebe numérique,
03:54 une terre militaire de vivants connectés.
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