00:00 Concernant les nuisances liées aux aéroports,
00:05 il y a obligation pour les aéroports
00:07 de mettre en place un plan de prévention du bruit dans l'environnement.
00:12 Ce plan de prévention du bruit dans l'environnement
00:14 sur Marseille-Provence doit évoluer, doit être refait.
00:18 Et pour cela, il y a une étude d'impact selon l'approche équilibrée
00:24 qui vient d'être lancée par le préfet des Bouches-du-Rhône,
00:28 donc le 21 novembre 2023.
00:31 Et donc c'est dans le cadre de cette étude d'impact
00:35 que 13 associations représentant les riverains
00:39 de six communes voisines de l'aéroport
00:43 ont décidé de se réunir pour, bien évidemment,
00:47 participer à cette étude d'impact,
00:49 faire valoir la volonté des riverains
00:52 de voir les nuisances liées aux avions diminuer
00:56 parce qu'elles touchent leur santé,
00:58 elles touchent leur qualité de vie
01:00 et elles touchent bien sûr aussi leur portefeuille
01:03 puisque les biens qui ont été acquis dans des quartiers tranquilles
01:07 il y a quelques années sont aujourd'hui situés
01:10 dans des environnements bruyants, survolés par des avions,
01:13 et que tout ça, bien sûr, ça diminue aussi la valeur pénale de leurs biens.
01:16 Alors, ces nuisances, quelles sont-elles ? C'est facile.
01:19 Quand vous avez un avion qui vous passe donc à 800 pieds au-dessus de la tête
01:23 ou à 1000 pieds au-dessus de la tête,
01:25 vous avez des niveaux sonores qui sont de 60 jusqu'à 80-80 décibels
01:30 et cela, ça vous empêche de dormir quand il passe la nuit.
01:34 L'été, ça vous empêche d'être dans votre jardin
01:36 quand vous recevez des amis ou que vous déjeunez en famille dans le jardin
01:41 et donc vous devez vous taire pour laisser passer les avions,
01:45 sachant que l'été, cet été, nous avons constaté
01:47 sur certains quartiers un vol toutes les trois minutes.
01:51 Donc, ça devient infernal et donc des riverains ont leur santé qui se détériore
01:58 du fait de cette fréquence et de ces trajectoires
02:01 qui ont évolué depuis deux ans.
02:03 Nous, nous sommes une association dite "transversale"
02:07 qui travaille sur la qualité de vie et donc l'amélioration de l'environnement
02:11 des Penoises et des Penois.
02:12 Donc, nous n'étions pas, il y a trois, quatre ans,
02:15 mobilisés sur ces problématiques-là.
02:18 Mais depuis deux ans, nombre d'habitants de la ville des Pays de Mirabeau
02:22 rejoignent notre association en nous demandant de faire quelque chose
02:25 parce qu'ils n'arrivent pas à se faire entendre par la mairie.
02:28 Et donc, nous avons tenté aussi un rapprochement de la mairie
02:32 qui a une position tout à fait minime au regard du bruit des avions,
02:38 qui fait un peu de communication pour dire qu'elle fait quelque chose,
02:42 mais dans la réalité, ne fait rien de façon concrète.
02:45 Et donc, les habitants des Pays de Mirabeau nous ont rejoint,
02:49 nous disant "Votre mission, c'est la qualité de vie et c'est l'environnement,
02:52 il faut que vous nous aidiez, vous nous souteniez
02:54 pour faire entendre nos voix."
02:57 C'est donc ce que nous avons fait depuis deux ans.
03:00 Et donc, alors qu'il y a quatre ans,
03:02 la problématique des nuisances aériennes aux Pays de Mirabeau
03:05 n'existait quasiment pas,
03:07 aujourd'hui, elle est permanente et elle est, je dirais,
03:12 vraiment handicapante pour les habitants de certains quartiers.
03:14 Et donc, nous sommes mobilisés là-dessus
03:17 parce que, tout simplement, les Pays-Noirs et les Pays-Noirs
03:20 nous demandent d'être mobilisés là-dessus.
03:22 Nous avons fait ce que nous appelons un manifeste
03:24 contre le bruit des avions que nous avons transmis à la mairie
03:27 avec 13 propositions.
03:28 Nous n'avons eu aucune réponse de la mairie,
03:30 nous avons sollicité des rendez-vous, aucun rendez-vous.
03:33 Nous avons écrit au préfet qui nous a fait une réponse très générale,
03:36 nous avons écrit à la direction de la sécurité de la Biëchon-Sibyl
03:40 qui nous a dit "Vous serez consultés dans le cadre de l'étude d'impact."
03:44 Effectivement, il est très difficile de se faire entendre,
03:46 ce qui pousse certains des habitants à dire
03:48 "Il faut aller beaucoup plus loin, il faut bloquer l'aéroport",
03:51 ce que nous essayons, bien sûr, d'éviter parce que les tensions montent
03:55 et que nous pensons que le dialogue doit être d'abord privilégié.
04:01 Mais pour cela, il faut arriver à se faire entendre.
04:03 Globalement, on nous dit l'activité économique
04:07 est celle qui est donc à privilégier.
04:10 L'étude d'impact, oui, va prendre en compte les riverains,
04:14 mais ce dont nous avons peur, c'est que ce soit, entre guillemets,
04:17 simplement une prise en compte de façade
04:19 où les riverains et les associations représentatives des riverains
04:23 vont être écoutées, et puis ensuite, ce sera donc la priorité économique
04:28 qui sera la prise en compte.
04:32 L'aéroport et la DSAC nous disent "Tout ça, c'est très complexe,
04:37 tout ça, c'est très technique", et nous mettent en évidence
04:41 un certain nombre d'arguments liés au plan de vol,
04:44 liés aux problématiques de circulation aérienne,
04:48 sur lesquelles nous avons des contrôleurs aériens
04:51 qui font partie de l'association,
04:52 et nous avons des ingénieurs retraités de l'aviation civile
04:56 qui font partie de notre association.
04:58 Donc, arguments pour lesquels on nous dit
05:00 "Oui, on vous dit ça pour que vous puissiez ne pas répondre,
05:03 mais en fin de compte, il y a des solutions."
05:05 La problématique de la solution, c'est la prise en compte
05:08 de la santé publique des habitants,
05:11 la prise en compte de la qualité de vie
05:13 dans les quartiers qui sont survolés par les avions,
05:16 et la prise en compte, donc, de la valeur rénelle des biens,
05:19 qui doit être aussi prise en compte à égalité
05:23 avec la priorité économique des compagnies aériennes
05:25 et de l'aéroport.
05:27 Alors, il est clair que nous ne voulons pas de déndommagement,
05:30 c'est la première des choses,
05:32 et il est clair aussi qu'il existe aujourd'hui,
05:34 donc, en termes de servitude,
05:37 d'urbanisme, un plan d'exposition au bruit
05:41 qui définit des zones dans lesquelles les habitations
05:44 sont soumises ou pas à des contraintes sonores
05:48 liées au survol des avions.
05:49 Aujourd'hui, il y a un décalage complet
05:52 entre ce plan d'exposition au bruit,
05:54 qui est une obligation en termes de...
05:58 Lorsque vous achetez un logement,
06:00 en termes d'informations réalisées par votre notaire
06:02 pour vous dire où vous achetez ce logement,
06:05 et il y a donc des zones
06:07 où les propriétaires ont acheté dans des zones très tranquilles,
06:12 qui sont aujourd'hui devenues des zones survolées par des avions,
06:15 et donc, il y a une différence complète
06:19 entre ce plan d'exposition au bruit, servitude et urbanisme,
06:22 et la réalité des trajectoires des avions
06:25 qui n'ont plus rien à voir avec ce plan d'exposition au bruit.
06:29 Les solutions que nous proposons,
06:31 et c'est là où on s'aperçoit que la mairie des Pêles-Mirabeaux
06:34 ne veut pas s'engager auprès des habitants,
06:38 notre première chose a été de dire,
06:40 "Il faut mesurer les nuisances sonores
06:43 "sur les quartiers pour lesquels les habitants se plaignent."
06:47 Il y a aujourd'hui une seule balise sonore
06:50 qui est sur les Pêles-Mirabeaux installée au stade de Jambourg.
06:53 Elle est loin des trajectoires sur lesquelles passent les avions.
06:58 On va installer une autre balise,
07:01 avons-nous demandé à la mairie,
07:03 et enregistrons réellement les nuisances sonores
07:05 qui se montent à plus de 50 ou 60 décibels,
07:09 voire 70 dans certains cas.
07:12 Donc ça, ça nous a été refusé.
07:14 Voilà une possibilité concrète d'objectiver les nuisances
07:20 qui nous a été refusée, et on ne sait pas pourquoi.
07:23 Deuxième proposition que nous avons faite,
07:25 c'est de modifier les trajectoires.
07:27 Il y a trois ans, les trois trajectoires ne posaient pas de problème.
07:31 Il y a trois ans, les nuisances n'existaient pas.
07:34 Donc si elles existent aujourd'hui, c'est pour une bonne raison,
07:37 c'est que les trajectoires ont été modifiées
07:39 et les vols ont été concentrés sur ce qu'ils appellent des chevelures de vol,
07:44 ce que la direction de l'aviation civile appelle une chevelure de vol.
07:48 C'est-à-dire que la chevelure de vol s'est restreinte,
07:51 elle est passée d'une largeur de 9 km
07:54 sur laquelle les avions avaient donc leur tracé,
08:00 elle est passée à 1 km.
08:01 Donc je dirais que vous avez un canal dans lequel,
08:04 qui était beaucoup plus ample avant
08:06 et qui a été énormément réduit depuis deux ans,
08:09 et donc les quartiers qui sont sous ce canal,
08:11 qui sont sous cette chevelure de vol,
08:14 encaissent des nuisances énormément plus importantes
08:17 que ce que c'était par le passé.
08:18 Donc la trajectoire, la modification des trajectoires
08:22 et le fait de revenir à des trajectoires
08:24 sur des zones beaucoup plus élargies que par le passé
08:26 pour répartir les nuisances est aussi une proposition que nous faisons.