00:00 – Vous pouvez nous confirmer si oui ou non Rachid Haddad y rentre
00:03 au ministère de la Culture, M. l'ouvrier ?
00:05 – Je ne suis pas initié en la matière, je suis désolé,
00:08 je ne vais pas pouvoir vous aider.
00:09 Comme vous le savez, ces décisions-là se font jusqu'à la dernière minute,
00:13 si c'est à la dernière seconde.
00:15 – Ça serait une bonne idée ?
00:17 – Ecoutez, moi je pense que plus on a un gouvernement élargi,
00:20 plus c'est une bonne idée.
00:24 Non, la seule chose c'est que ces réajustements sont toujours de dernière minute.
00:28 Moi j'ai connu un secrétaire général à l'époque qui était Claude Guéant
00:31 qui est arrivé sur le perron de l'Elysée pour annoncer le gouvernement.
00:34 Et je ne vous manque pas, la feuille qui avait les noms des ministres
00:38 avec leurs fonctions était complètement raturée, cochée avec des flèches etc.
00:43 Donc ça démontre bien que ces décisions-là se font vraiment jusqu'au dernier moment
00:47 et on attend confirmation.
00:49 – Pourquoi justement, pourquoi Franck Louvrier, vu de l'intérieur,
00:52 puisque vous avez été l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy,
00:55 racontez-nous pourquoi jusqu'au dernier moment tout peut être changé ?
01:00 Quels sont les critères ?
01:02 – Parce qu'il y a des critères qui rentrent en compte,
01:04 qui sont à la fois bien sûr les critères géographiques,
01:06 on ne peut pas avoir des ministres uniquement de la même région,
01:09 il y a les critères paritaires qui s'imposent,
01:12 il y a des critères aussi d'équilibre politique,
01:15 et puis il y a les compatibilités et les incompatibilités.
01:18 Vous savez, la haute autorité maintenant doit vérifier s'il n'y a pas de problème,
01:23 si vous êtes vraiment dans le cadre de la fonction,
01:25 s'il n'y a pas d'incompatibilité.
01:26 Donc tout ça fait que, en fin de compte, jusqu'au dernier moment,
01:29 avec les pressions de dernière minute, les gens qui se pensent très utiles
01:32 et qui appellent pour dire que c'est vraiment eux qui sont incontournables,
01:35 enfin on a le droit à toutes les histoires possibles et inimaginables.
01:39 – Mais vous-même, vous n'avez pas été contacté, monsieur le maire de La Boule ?
01:42 – Moi je ne parle pas de ce sujet-là quand ça me concerne directement,
01:46 comme ça c'est beaucoup plus simple, et je suis très bien d'être à La Boule,
01:48 il fait un temps magnifique et je vous invite tous à venir si vous le souhaitez.
01:52 – Mais un remaniement, ça doit avoir un sens politique,
01:54 alors c'est vrai que la nomination de Gabriel Attal a créé plutôt la surprise
01:58 et beaucoup commenté depuis maintenant quelques heures,
02:02 là maintenant on s'aperçoit quand même que les principaux postes ne vont pas bouger,
02:08 en tout cas la justice à Bercy, à l'intérieur,
02:11 qu'est-ce qu'on peut amener de nouveau dans un gouvernement ?
02:15 – D'abord ce qui est bien c'est qu'on a un nouveau Premier ministre,
02:18 et donc de ce fait-là ça crée bien évidemment une dynamique nouvelle,
02:20 c'est une évidence, après il faut garder des piliers,
02:23 des gens qui ont à la fois eu des responsabilités
02:26 qui sont d'une façon ou d'une autre incontournables,
02:29 et qui ont su s'installer,
02:30 parce qu'on ne peut pas à la fois demander des gens qui ont de l'expérience,
02:33 et puis à chaque fois de vouloir faire un renouvellement à 100%,
02:36 donc c'est un équilibre qui est important,
02:38 et donc de ce fait-là je pense que vous pouvez annoncer bien sûr les ministres,
02:43 ce qu'on appelle les poids lourds du gouvernement,
02:45 et puis ensuite une vague de secrétaires d'État ou de ministres délégués
02:49 qui permettent de compléter les choses,
02:51 comme vous le savez un gouvernement peut être difficilement très resserré
02:54 vu le nombre de responsabilités qu'il y a au sein de l'exécutif.
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