00:00 J'en pense deux choses. Je pense que c'est un gouvernement essentiellement de récompense pour service rendu pendant la période des retraites.
00:06 C'est-à-dire qu'on voit entrer dans le gouvernement les têtes qui ont tenu et qui ont redit de manière très disciplinée les éléments de langage du gouvernement.
00:17 Je pense à la chef du groupe Renaissance à l'Assemblée. Je pense à la présidente de la commission des affaires sociales dont je suis membre, par exemple.
00:25 Je pense aussi à des députés qui ont été chefs de file de leur groupe pour les retraites et qui ont fait preuve de discipline.
00:33 Donc c'est une sorte de récompense pour service rendu après une réforme des retraites qui a blessé le pays.
00:38 Et puis la deuxième chose que je pense de ce remaniement, c'est qu'on avait à chaque fois des espèces de figures de la société civile.
00:48 On a eu Nicolas Hulot, on a eu Pap Ndiaye. Et puis le macronisme n'est pas capable d'avoir et de supporter la liberté de ces personnalités de la société civile.
01:00 Et à chaque fois, ça se finit mal. A chaque fois, ces personnalités sont exclues du mouvement parce qu'en fait, seule la parole du président compte.
01:09 Et que leur liberté de ton, leur liberté intellectuelle et de pensée fait qu'à chaque fois, ils sont éjectés.
01:15 Et en fait, c'est un gouvernement de peur parce que quand on resserre sur ceux qui ont bien servi, c'est qu'on a peur.
01:22 Alors qu'on aurait pu imaginer qu'un gouvernement d'apaisement, ce soit précisément un gouvernement d'ouverture sur la société civile,
01:30 à de nouvelles personnalités, à de nouvelles personnes qui auraient enrichi le macronisme.
01:35 Et là, en fait, on voit un appauvrissement de la pensée autour de ceux qui répètent sagement des éléments de langage.
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