00:00 En fait, je fais le même métier que tous mes confrères ou mes consoeurs de France
00:03 et de Navarre, c'est-à-dire qu'on donne des conseils, on aide les gens.
00:06 Je fais la même chose, sauf que je le fais à un plus large public.
00:09 Quand vous parlez aux 20 heures, vous parlez à plusieurs millions de téléspectateurs,
00:11 mais c'est le même métier.
00:12 Je reste médecin.
00:13 C'est ces planches, j'allais dire qu'elles n'ont pas pris une ride, qu'on connaît
00:25 tous, qui sont des planches classiques qu'on avait dans les salles de classe, mais on les
00:28 a réédité avec des rôles.
00:29 Il y a d'un côté les planches et de l'autre côté, ça a été mon job, c'était de faire
00:33 les commentaires avec les chiffres, les chiffres sur le cœur, combien on a de lits de sang,
00:38 combien pèse le cœur, quel est l'os le plus long par exemple.
00:40 Ça, c'est pour briller en société.
00:41 Il y a une partie sur les symptômes et sur les petites anecdotes.
00:45 Dis pourquoi j'ai le ventre ballonné quand je mange ? Dis pourquoi j'ai des courbatures
00:49 par exemple ? L'idée, c'est que chacun puisse apprendre des conseils santé et surtout,
00:53 et ça, c'est vraiment la baseline de ce livre, c'est mieux comprendre son corps
00:57 pour mieux en prendre soin.
00:58 Il y a toute une partie comment entretenir cette belle machine.
01:01 Avec des choses toutes simples, faire attention à son alimentation.
01:07 Par exemple, je diminue drastiquement les sucres, je diminue les produits laitiers,
01:12 je diminue le gluten, je fais deux à trois fois par semaine du sport.
01:16 C'est une hygiène mentale aussi, c'est important.
01:18 Par exemple, les bienfaits de l'auto-hypnose.
01:20 Je suis un grand adepte de l'auto-hypnose, je suis urgentiste, j'ai parfois des nuits
01:23 un peu chaotiques avec des gardes.
01:25 Je vais rattraper cette dette de sommeil avec des micro-siestes et de l'auto-hypnose
01:29 par exemple.
01:30 Ça fait un bien-être complètement fou et je le conseille à tous mes patients.
01:33 Le corps humain, il n'a pas changé et on le connaît de moins en moins.
01:39 Je le vois avec mes patients qui ont de moins en moins de notion d'anatomie parce qu'avant,
01:42 c'était enseigné à l'école.
01:43 Je trouve que ce livre, il devrait être dans toutes les écoles et puis chacun peut
01:46 picorer.
01:47 Moi, je l'ai vraiment écrit pour que chacun puisse picorer des informations.
01:49 Je crois que c'est de plus en plus indispensable à l'heure du numérique où ça va vite,
01:53 d'avoir ces espèces de morceaux d'anthologie, ces planches qui sont très belles, qui sont
01:57 d'une précision remarquable.
01:58 Elles datent de la fin du 19e siècle et elles n'ont pas pris une ride scientifique.
02:03 C'est un bon outil de médiation entre les parents, les enfants, entre les médecins
02:06 et les patients.
02:07 C'est un outil de vulgarisation médicale.
02:10 La prévention, c'est indispensable du métier de médecin.
02:16 Les médecins font de la prévention tous les jours, on fait du curatif aussi.
02:19 C'est un moyen concret avec ce livre de faire de la prévention, de faire de la vulgarisation
02:23 au bon sens du terme, de passer de la connaissance, de passer des informations.
02:26 Les gens ont un peu de mal, on parle beaucoup de fake news, de savoir à quel sens vouer,
02:30 il y a une épidémie de mauvaise information.
02:33 Il y a quelque chose qui est assez factuel et sur lequel tout le monde est d'accord,
02:37 c'est le corps humain finalement.
02:38 J'ai choisi après l'internat la spécialité de santé publique parce que moi, avant de
02:45 démarrer médecine, je faisais beaucoup de secourisme, j'étais dans les ambulances
02:47 du SAMU.
02:48 Quand je suis arrivé en 5ème, 6ème année, je me suis dit que j'en ai un peu marre.
02:52 Est-ce que c'était un pré-burnout ? Je ne sais pas.
02:54 En tout cas, je me suis dit que je vais faire quelque chose qui est pour le bien commun,
02:57 je vais faire de la santé publique.
02:59 Mais l'objectif, c'était de continuer à faire une spécialité clinique, de voir
03:02 des malades à côté.
03:03 Or malheureusement, ce n'est pas possible.
03:04 Quand on est médecin de santé publique, on ne peut pas voir de malades.
03:07 C'est vraiment une vraie faille du système.
03:08 Au bout d'un an, j'ai fait ce qu'on appelle un droit au remords et j'ai choisi la filière
03:11 médecine, médecine anesthésia, anesthésia, médecine d'urgence.
03:14 C'est un médecin en qui on doit avoir confiance.
03:20 Je crois qu'il y a un vrai problème actuellement dans la population de confiance dans la science,
03:24 confiance dans la parole médicale aussi.
03:26 Le Covid n'a pas aidé et c'est de renouer cette confiance, renouer cette parole médicale.
03:30 C'est important qu'il y ait des médecins dans les médias pour pouvoir débunker un
03:34 certain nombre de mauvaises informations, de fake news, assister les journalistes aussi.
03:38 J'ai une chronique sur France Bleu, sur Télématin, dans Dotissimo dont je suis le directeur médical
03:43 et puis dans des médias comme VSD ou Télé 7 jours par exemple.
03:46 Je fais le même métier que tous mes confrères ou mes consoeurs de France et de Navarre,
03:50 c'est-à-dire qu'on donne des conseils, on aide les gens.
03:52 Je fais la même chose, sauf que je le fais à un plus large public.
03:55 Quand vous parlez aux 20 heures, vous parlez à plusieurs millions de téléspectateurs,
03:58 mais c'est le même métier.
03:59 Je reste médecin.
04:00 Les deux sont indissociables.
04:04 Ce soir, je suis garde par exemple et demain matin, je vais avoir une activité médiatique.
04:08 J'aime bien ce terme d'urgentiste de l'info parce qu'il y a le côté urgentiste, clinicien
04:12 de terrain et on manque de gens de terrain, on manque de gens qui sont dans le bon sens,
04:16 dans le concret.
04:17 Et puis, urgentiste de l'info, ça veut dire que sur un claquement de doigts, il peut y
04:20 avoir une information, je peux aller en parler à la télé ou à la radio.
04:23 Évidemment, priorité aux malades.
04:25 S'il y a un plan blanc, un attentat, je serai d'abord, je fais des malades.
04:27 Et ça m'est même arrivé de faire des directs en direct du terrain justement pour pouvoir
04:32 allier les deux.
04:33 L'objectif, c'est d'avoir des équipes à la fois médicales et journalistiques qui
04:39 sont des équipes rodées et justement, c'est la qualité des journalistes qui sont des
04:45 journalistes scientifiques qui sont formés.
04:47 On a une conférence de rédaction tous les matins.
04:48 Et puis, il y a un comité d'experts que j'anime.
04:50 On a plus de 50 experts, des médecins, des infirmières, des libéraux, des hospitaliaux
04:54 universitaires.
04:55 Et donc, l'objectif, c'est à chaque fois qu'il y a une info, c'est de la mettre avec
04:57 un avis d'expert et ça, c'est fondamental.
04:59 Ce n'est pas la même adrénaline que dans l'urgence, mais il y a quand même cette
05:06 petite décharge.
05:07 Et heureusement parce que c'est ça qui permet de rester vivant et de garder la motivation.
05:11 J'ai un rythme qui est très calé, qui est très ritualisé avec trois gardes à télé
05:19 le matin, deux gardes par semaine.
05:20 On peut enregistrer aussi sur les émissions de radio.
05:24 Et puis, j'ai la conférence de rédaction tous les matins.
05:26 Et puis surtout, j'ai besoin de ma bouffée d'oxygène.
05:28 Je pars à la campagne, j'ai des animaux, ça me permet vraiment de respirer.
05:31 Pas de panique.
05:44 [Musique]
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