- il y a 2 ans
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00 Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous, avec Philippe Guybert, Paul Melun
00:05 qui sont à l'heure, Geoffroy Lejeune, Elisabeth Levy sont en retard.
00:09 La droite est toujours en retard, qu'est-ce qu'on fait dans les voix ?
00:12 Ça fait 40 ans.
00:14 Ça fait 40 ans.
00:15 Et je pense qu'il faut que, en homme de gauche que vous êtes, il va falloir que vous alliez
00:20 donner des gages à cette droite en retard, comme vous dites, parce que depuis 40 ans
00:25 vous êtes en avance sur tout.
00:26 On avait un coup d'avance.
00:27 Je ne prends pas fausse modestie ce soir.
00:30 J'ai toujours pensé que la social-démocratie était visionnaire en quelque sorte.
00:35 Elle est devenue ce soir.
00:36 Bon, le Père Noël n'est pas encore arrivé.
00:38 Normal.
00:39 Mais en revanche, le Grinch est déjà là.
00:44 Vous verrez par rapport à notre premier thème.
00:46 Mais oui, le Grinch est là.
00:49 D'abord, c'est le point sur l'information avec vous, félicitez Kidno qui bonsoir.
00:52 Bonsoir Eliott, bonsoir à tous.
00:54 Dans l'affaire Business France, l'ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud est mise
00:58 en examen après une enquête sur des soupçons de favoritisme envers l'agence Avaas, organisatrice
01:04 d'une soirée de 2016 à Las Vegas où Emmanuel Macron avait rencontré des entrepreneurs
01:08 français.
01:09 Elle était alors directrice générale de l'organisme public de promotion de l'économie
01:13 française à l'étranger, dépendant de Bercy.
01:15 Elle dit n'avoir rien à se reprocher.
01:17 Dans l'actualité internationale, toujours sous les bombes, Gaza attend plus d'aide
01:23 humanitaire.
01:24 Après l'appel du conseil de sécurité de l'ONU, la population espère une arrivée
01:27 à grande échelle de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé.
01:31 Les frappes israéliennes comme les combats au sol continuent.
01:34 Hier dans la nuit, 18 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza.
01:38 Et puis l'heure est au recueillement.
01:40 A Prague, comme dans toute la République tchèque, le pays tout entier rend hommage
01:44 aux victimes de la fusillade à l'université.
01:46 Minute de silence, drapeaux en berne, émesses, les cloches ont sonné dans toutes les églises.
01:51 Un hommage national deux jours après qu'un étudiant de 24 ans a ouvert le feu dans l'université
01:55 faisant 13 morts.
01:56 La pire attaque de ce type commise dans ce pays.
01:59 Et Geoffroy Lejeune nous a retrouvés.
02:02 Cher Geoffroy, bonsoir.
02:03 Merci d'être avec nous.
02:04 Je suis là, je suis là.
02:05 Je sais, mais vous avez effectivement attendu que Félicité Kindoki puisse nous donner
02:11 les principales informations du soir.
02:14 Je le disais juste avant et vous l'avez entendu en coulisses, le Père Noël n'est pas encore
02:18 arrivé.
02:19 Il arrivera demain soir.
02:20 Partout en France, bien sûr, mais le Grinch est déjà là.
02:24 Le Grinch, et pourquoi je vous dis ça, c'est que hier, on a vécu une séquence absolument
02:30 extraordinaire.
02:31 Ça y est, j'ai compris.
02:32 Dans l'émission face à Philippe Devilliers, où à la fin de l'émission, on a demandé
02:39 à Philippe Devilliers de raconter Noël.
02:42 Passez devant la caméra, bien sûr, Elisabeth.
02:44 Vous savez quoi?
02:45 Non, mais oui.
02:46 Alors déjà, vous n'avez pas.
02:50 Mais chère Elisabeth, passez devant la caméra.
02:54 Allez-y, allez-y, venez, venez.
02:55 Ne vous inquiétez pas.
02:56 Vous n'aviez pas de micro, donc personne n'a entendu ce que vous avez dit.
02:59 Vous pensez que nous n'étions pas en direct.
03:00 Vous pouvez m'excuser.
03:01 Mais il n'y a aucun problème.
03:02 Il y avait des problèmes de transport.
03:03 Si c'est les transports, c'est pas grave.
03:07 Je disais donc qu'hier, on a vécu un grand moment sur ce plateau, un moment hors du
03:15 temps où Philippe Devilliers a raconté son conte de Noël.
03:19 C'est une séquence qui a été vue plus de 600 000 fois sur les réseaux sociaux en
03:23 moins de 24 heures.
03:24 Je le dis aux téléspectateurs et je les remercie d'ailleurs.
03:28 Il y avait en moyenne 750 000 téléspectateurs hier soir.
03:32 Et au moment du conte de Noël, vous voyez 873 000 personnes étaient devant leur poste
03:38 de télévision.
03:39 C'est la meilleure minute de toutes les chaînes d'information.
03:41 D'ailleurs, nous étions premiers hier.
03:43 Passons.
03:44 Je vais vous proposer cette séquence en raccourci parce qu'elle fait quatre minutes.
03:46 Donc là, je vais vous mettre deux minutes.
03:48 Et je disais le père Noël n'est pas arrivé, mais le grain chaud est déjà là.
03:51 On a un problème.
03:53 Quelqu'un, ça n'a pas plu à une personne qui est...
03:55 Comment ça peut ne pas ?
03:56 C'est le pape de la bien-pensance.
03:59 Mais je ne vous dis pas.
04:00 Il y en a beaucoup.
04:01 Il y en a quand même un qui quand même coche toutes les cases.
04:09 Juste préciser avant.
04:11 Moi aussi, j'ai eu l'impression, le sentiment de vivre un moment hors du temps, mais j'ai
04:14 eu toute l'agenda et des messages de personnalités de droite, de gauche, de tous les...
04:17 Qui m'ont dit à quel point ils avaient été touchés par ce moment qui était de fait
04:22 incroyable.
04:23 Et c'est pour ça que j'ai été surpris lorsque j'ai vu la réaction du Grinch, du grain
04:27 chaud.
04:28 Mais je vous dirai ça après avoir vu cette séquence de Philippe Devilliers.
04:30 Si vous n'étiez pas avec nous hier soir ou ce matin, parce qu'on l'a repassé ce matin,
04:34 voici quelques instants, ces deux petites minutes.
04:37 Moi, si j'avais à raconter un conte de Noël, je dirais ceci sur Noël, sur la crèche.
04:49 Voilà, il y a le minuit chrétien qui monte dans la nuit, ou douce nuit qu'on entend
04:57 en ce moment.
04:58 Et qu'est-ce qui se passe ? Il y a les bergers qui s'approchent lentement et qui déposent
05:04 au pied du lit de paille un fromage de brebis.
05:09 C'est leur cadeau.
05:10 Et puis derrière eux arrivent les rois mages, Gaspard, Melchior, Balthazar, et qui déposent
05:19 leur cadeau, l'or, la myre, l'encens.
05:23 Et puis derrière eux, longtemps après, arrive depuis la pointe de l'Occident, derrière
05:29 les mages de l'Orient, d'un autre bout du monde, le marchand de quenouilles, un vieillard
05:35 avec sa vieille haroue qui grince, musique sincère, authentique, du vieux pays profond.
05:43 Et il dépose ses poupées de lin pour envelopper l'enfant qui grelotte.
05:48 Cette foule, cette houle, cette foule d'artistes, de pèlerins, de saints, de héros, d'anonymes,
05:56 d'humbles, de fracturés, de pauvres entre les pauvres, qui vient devant la crèche.
06:04 Elle sait, depuis 2000 ans, que cette crèche, avec ce petit enfant qui grelotte entre le
06:14 bœuf et l'âne, qui le réchauffe, elle sait que cette crèche, elle n'a pas préparé
06:21 un système, elle n'a pas préparé un royaume, elle n'a pas préparé un empire, elle a fondé
06:31 une civilisation.
06:33 Et ça dure 4 minutes, on n'a mis que 2 minutes et déjà des gens me disent "on ne veut pas
06:38 2 minutes, on veut tout".
06:39 Mais vous aviez qu'à être là hier soir, il y a aussi le replay, c'était extraordinaire.
06:45 Et de toute façon, vous pouvez, je crois, revoir l'émission à partir de 21h.
06:49 Bon, je disais, effectivement, il y a eu énormément de réactions sur les réseaux sociaux.
06:53 Positif, c'est un message bienveillant, c'était une séquence extraordinaire, sans
06:58 note.
06:59 Mais ça n'a pas plu à un certain Apathy.
07:02 Jean-Michel Apathy.
07:03 J'avais parié sur Plenel.
07:05 Eh ben non, c'est peu ou prou la même chose.
07:08 Il est possible, voilà ce qu'il dit Jean-Michel Apathy, qu'à partir de 2027, Philippe
07:12 Devilliers devienne le compteur officiel de la République française, secondé par son
07:15 acolyte Nié, qui le remerciera avec, dans les yeux, des larmes.
07:20 Étonnant, non ? L'aigreur.
07:21 Alors, on ne sait pas, parce qu'on était tous les deux, Geoffroy Lejeune, si l'acolyte
07:26 Nié, c'est vous, cher Geoffroy, ou si c'est moi.
07:28 En tous les cas, je veux bien revivre cette séquence tous les jours et passer aux yeux
07:34 de Jean-Michel Apathy d'acolyte Nié.
07:37 J'ai aucun problème.
07:38 - C'est les gens d'honneur, franchement, de se faire insulter par Apathy par les temps
07:42 qu'il clôt.
07:43 - Mais aucun problème.
07:44 - Non, non, non.
07:45 Donc l'aigreur, la rancœur, le mépris, c'est toujours la même chose.
07:49 - Ce qui est rigolo dans l'utilisation du terme acolyte Nié, c'est qu'en fait, on
07:52 fait cette émission tous les vendredis et il termine souvent, Philippe Devilliers, par
07:56 une séquence qui nous émeut beaucoup.
07:57 Ce n'est pas de la niaiserie, c'est de l'émerveillement, en fait.
07:59 Et ce monsieur ne voit pas la différence.
08:01 - Mais parce que c'est un homme qui… Je crois qu'il voulait détruire, il rêvait
08:05 de détruire Versailles.
08:06 - Vous êtes trop sympa quand vous attribuez simplement cela à son incapacité, disons,
08:12 à avoir des émotions d'enfant.
08:14 Ou ce genre d'émotion.
08:16 Parce que bien sûr, peut-être que ça existe, mais il y a quand même derrière une sorte
08:22 de prise de position, même pas politique, mais métapolitique, idéologique.
08:26 C'est l'idée, si vous voulez, que tout rappelle.
08:29 Parce qu'évidemment, que font-ils semblant de penser ? Ils font semblant de penser que
08:33 si on s'émerveille de cela, c'est que nous voulons revenir, évidemment, à un temps
08:38 où c'est l'Église qui dominait les esprits, etc.
08:40 Ce que, évidemment, nous ne voulons pas.
08:43 Mais donc, tout rappelle de la tradition, d'abord, est une insulte aux nouveaux arrivants,
08:48 comme nous le savons.
08:49 C'est ce qu'ils répètent du matin au soir.
08:51 Mais par ailleurs, c'est une insulte à leur propre vision du monde, en réalité,
08:55 puisque le monde est né, je ne sais pas, dans les années 45, disons, pour être sympa,
09:00 pour leur donner un peu de profondeur historique.
09:03 Si ce n'est en 70.
09:05 Et donc, je pense qu'au-delà de la bêtise idéologique, si vous voulez qu'on commente
09:11 ici, souvent, il y a quelque chose d'assez profond.
09:13 Plutôt que la bêtise, on voyait vraiment l'aigreur, la rancœur.
09:17 Vous savez, ces passions tristes en période de Noël, vous savez, c'est un beau moment.
09:23 Et Jean-Michel Apathy, je le dis, et en plus, c'est le pape de la bien-pensance.
09:27 J'espère qu'il a autre chose à faire ce week-end qu'à faire des tweets haineux
09:30 contre les gens ou moqueurs, qu'il s'occupe de ses petits-enfants, s'il en a, des arrières-petits-enfants,
09:35 s'il en a.
09:36 Mais c'est assez triste de voir ça, ce genre de message.
09:40 Oui, c'est très triste.
09:41 Moi, je le trouve assez sinistre, Jean-Michel Apathy, pour tout vous dire.
09:43 Il n'y a pas grand monde avec lequel j'ai pu m'enguirlander à la télévision.
09:48 J'ai débattu avec lui une ou deux fois.
09:50 C'est un homme assez antipathique à l'extérieur comme à l'intérieur de l'émission.
09:53 Et c'est quelqu'un qui… Pardon, je m'étais juré de ne pas le dire.
09:57 C'est l'esprit de Noël.
09:58 Mais puisque lui, il fait comme ça, je le dis.
10:00 Et quand on regarde son Twitter, effectivement, c'est une sorte de fiel, comme ça.
10:03 Et toute la journée, il s'en prend aux uns et aux autres.
10:06 Il balance les uns et les autres à la vindicte.
10:08 Je trouve que c'est quelqu'un de pas très intéressant, ni pour le débat public, ni
10:12 pour les médias.
10:13 C'est pour ça qu'on ne va pas passer trois heures dessus.
10:15 Mais c'est symptomatique.
10:16 C'est symptomatique.
10:17 Il représente, il refait toute cette bien-pensance.
10:21 Moi, je lui ai répondu sur les réseaux sociaux.
10:22 Pas toutes, parce qu'ils n'ont pas tous suivi.
10:24 Ah non, mais si vous voulez, la fibre Apathy, quand même, marque une certaine partie de
10:29 la classe journalistique.
10:30 Peut-être qu'il n'est pas majoritaire.
10:31 Peut-être.
10:32 Je pense qu'il… Il est un modèle pour beaucoup.
10:36 Je citerai Nicolas Sarkozy, qui sur Europe 1, au début de saison, avait dit, vous savez,
10:45 quelle est la différence entre une rédaction de gauche et une rédaction de droite ? La
10:49 rédaction de gauche, 100 % des journalistes sont de gauche.
10:52 Et la rédaction de droite, 50 % des journalistes sont de droite.
10:55 Oui, il faudrait aller vérifier.
10:58 À méditer.
10:59 Je pense que le chiffre est un peu plus bas.
11:01 Je lui ai envoyé Joyeux Naufrage et je viens de voir à l'instant…
11:04 Ah, très bien, Joyeux Naufrage.
11:05 Joyeux Naufrage, et qui vient de répondre.
11:07 Merci pour votre message plein de fraternité.
11:09 C'est vrai que son premier message était confraternel.
11:13 Je vous admire depuis déjà un moment de demeurer stoïque devant les sentences entrecoupées
11:17 de graves silences et qui toutes nous parlent de la France éternelle.
11:21 Je suis heureux de vous le dire.
11:22 Bonne fête.
11:23 C'est mieux.
11:24 Il a bien le droit de ne pas apprécier Philippe Gilly, il a quand même des qualités de conteur
11:32 que j'ai découvertes.
11:33 Oui, effectivement, contrairement à certains, il n'a pas de compteur lorsqu'il le fait.
11:39 Non, il a une vraie qualité de compteur.
11:41 Mais pourquoi aller chercher ce moment de Philippe de Villiers ?
11:47 On peut être plus ou moins sensible en fonction de son rapport à la foi, mais on peut quand
11:55 même reconnaître qu'il y a un certain talent dans ce qu'il a fait.
11:58 Mais ce n'est pas que la foi, c'est la France.
11:59 Et qu'à trois jours de Noël, de faire un conte de Noël, ce n'est pas complètement
12:02 hors de propos, me semble-t-il.
12:04 J'invite tous les téléspectateurs à revoir cette séquence puisque c'est en référence
12:09 à la civilisation française, à ces personnes qui ont façonné notre pays.
12:14 Il parle de littérature de musique.
12:17 Exactement, de littérature d'architecture, de Notre-Dame jusqu'à Michel-Ange en passant
12:24 par Brassens.
12:25 Bref, c'est des...
12:26 La civilisation chrétienne.
12:27 Oui, mais c'est pas notre...
12:29 C'est un gros mot, mais même pas que chrétienne.
12:32 C'est intéressant, Brassens, c'est pas du tout.
12:35 Au contraire, c'est plutôt un bouffeur de curé Brassens et il le célèbre dans son
12:38 conte de Noël.
12:39 Mais ce qui est amusant par rapport à ce que disait Philippe, c'est que Philippe, l'autre
12:42 de Villiers, c'est la vraie œuvre de Philippe de Villiers, c'est le Puy du Fou en réalité.
12:47 Là, il est conteur au Puy du Fou et ça touche vraiment les gens.
12:50 C'est-à-dire que c'est vraiment des gens qui sont des vrais Français.
12:54 Ce n'est pas l'élite parisienne qui y vont, qui se laisse toucher par la magie de cet
12:58 endroit.
12:59 Et on n'a jamais...
13:00 La gauche médiatique n'a jamais donné son aval à ce projet, n'a jamais dit "Bravo,
13:07 vous avez 5 millions de téléspectateurs par an, c'est exceptionnel, vous avez de la création,
13:11 vous avez des brevets, vous avez de l'innovation".
13:12 Jamais, jamais, jamais la gauche n'a voulu dire ça.
13:14 Alors qu'à droite, je trouve qu'on n'a aucun problème, en règle générale, à dire du
13:18 bien d'artistes de gauche, même si politiquement ils sont très loin, mais à reconnaître un
13:22 talent.
13:23 Je sais que je suis très, très, très éloigné de Juliette Armanet, mais je trouve qu'elle
13:28 chante super bien et je trouve qu'on le dit en permanence.
13:30 - Mais ce n'est pas une question de talent historique, Geoffroy.
13:32 Jusque-là, la gauche était propriétaire de l'histoire.
13:35 Et d'ailleurs, vous êtes trop jeune pour le savoir, mais moi, quand j'étais ado, on
13:40 m'a enseigné l'histoire de la Révolution française, si vous voulez, avec autant de
13:44 lyrisme parfois, comme ça, de contes.
13:49 C'était assez marqué, il faut bien le dire, idéologiquement.
13:52 Donc la gauche était propriétaire de l'histoire.
13:55 - Je trouve que c'est légèrement excessif.
13:58 - Si, quand même.
14:00 Excusez-moi, toute l'école des annales, etc.
14:02 Mais d'ailleurs, la gauche a fondé la grande histoire en France, la grande science historique
14:07 en France, donc ce n'est pas du tout...
14:08 - Il y avait un artiste, un récit de la gauche.
14:11 - Oui, mais enfin, ce quelque chose de positif est devenu une réécriture de l'histoire.
14:14 Et je donne l'exemple de l'histoire de la Révolution française.
14:16 J'ai attendu quand même assez longtemps dans mes études pour entendre parler des débats
14:21 sur la terreur, sur la bandée, sur...
14:23 Je veux dire, franchement...
14:24 Mais je voulais quand même vous répondre sur un point.
14:27 - Et ensuite on avance, parce qu'on ne va pas rester phraseurs sur Jean-Michel Affati.
14:30 - Moi, je n'ai pas de rapport à la foi.
14:31 Je n'ai pas de rapport religieux à la foi et à la foi chrétienne.
14:35 En revanche, si vous voulez, ce n'est pas du tout une question de foi.
14:38 Pour moi, c'est notre histoire.
14:40 Ça me touche énormément.
14:42 Et c'est vrai qu'en plus, il y a un côté, comme vous le dites, bienveillant.
14:47 Ce n'est pas un devilier polémique qui est là.
14:51 Il a envie de raconter une belle histoire.
14:53 - Mais non.
14:54 Et je pense que c'est pour ça aussi que cette émission rassemble.
14:57 C'est parce qu'il y a dans ce discours-là quelque chose qui irradie, des ondes positives,
15:03 un retour sur notre histoire.
15:04 Et que l'on soit de gauche, de droite, de l'extrême-centre, où vous voulez, ou apolitique,
15:10 vous restez parce que c'est un retour aux sources et ça fait du bien.
15:15 Et donc on souhaite à Jean-Michel Apathy un joyeux Noël, puisqu'il me souhaitait
15:19 de bonnes fêtes.
15:20 Moi, je lui souhaite un joyeux Noël.
15:21 Le mot Noël est très important, M. Apathy.
15:23 Et vous serez toujours le bienvenu, d'ailleurs.
15:24 Peut-être qu'il nous écoute.
15:25 J'espère qu'il a autre chose à faire qu'artwitter dans les prochaines minutes.
15:29 Mais en tous les cas…
15:30 - Ce qui est marrant, c'est qu'il s'est toujours voulu un représentant de la France
15:34 des rois.
15:35 - En revanche, ce qui m'intéresse, c'est que c'est dans la droite ligne de ce qui
15:37 se passe en ce moment en France.
15:39 Parce que dans la famille bien-pensant de quotidien, vous avez…
15:44 On a parlé du père, du grand-père.
15:47 Parlons du fils, Julien Belvert, qui est choqué de voir que Paris Match, Julien Belvert,
15:52 journaliste, chroniqueur, vous avez sur le plateau de quotidien, qui est choqué de cette
15:56 une.
15:57 Un Noël d'espérance, la une de Paris Match.
15:59 Un Noël d'espérance avec de belles respirations.
16:01 Et voilà ce qu'il dit.
16:02 Une crèche, une crèche en une de Paris Match.
16:04 Il a tweeté ça avant-hier.
16:06 Il a très rapidement supprimé son tweet.
16:09 - Il a supprimé son tweet.
16:11 - Il a supprimé pour en mettre un autre, publiant un article d'une grande qualité
16:14 de nos confrères chéris des jours.
16:17 Jean Dommerchais également, journaliste à l'opinion.
16:20 La une de Paris Match laisse sans voix la crèche de Bolloré, le propriétaire du journal.
16:25 Les journalistes s'inquiètent.
16:26 Il y avait pourtant beaucoup d'autres sujets dans l'hebdo.
16:28 Miss France, la mort de Guy Marchand.
16:29 Mais la ligne Kato-Trady s'impose.
16:32 Et, salutations à William, qu'on a déjà cité ce matin.
16:36 Horreur et damnation.
16:38 Qui saura arrêter la tradition, ce danger fondamentaliste,
16:41 qui crèche dans les fêtes chrétiennes ?
16:44 C'est très drôle quand même de voir ça.
16:45 - C'est drôle et largement exagéré.
16:46 Je me demande si, on va dire, il y a un demi-siècle,
16:50 si Match avait fait sa une comme ça sur la crèche de Noël,
16:52 si ça aurait choqué quelqu'un.
16:53 Et je pense que même les laïcs, les plus bouffeurs de curés,
16:56 la gauche la plus anticléricale,
16:58 se seraient dit, après tout, oui, c'est Noël, c'est le moment de Noël.
17:02 - Sur les réseaux sociaux, j'en ai vu passer quatre de une.
17:05 Sur Noël, comme ça, avec des dérogations.
17:09 - Vous sous-estimez les plus beaux pères de curés.
17:11 - Bien sûr, Paul. Allez-y.
17:14 - Ce qu'il faut étudier, c'est ce qui a changé en un demi-siècle,
17:17 pour qu'aujourd'hui, quelque chose qui jadis ne choquait personne,
17:20 choque une bonne partie d'une certaine gauche,
17:23 qui se croit laïque en s'en prenant toujours eux-mêmes,
17:26 et qui omet la laïcité qui serait la plus utile,
17:28 à savoir celle qui est face aux religions conquérantes.
17:31 Et qui, si vous voulez, se couche face à elles,
17:33 pour mieux taper sur tout ce qui s'apparente,
17:35 finalement, non pas à une religion, mais à la France.
17:37 Et ce qui s'apparente à la France, c'est sa tradition chrétienne.
17:40 Et cette tradition chrétienne déplaît souverainement
17:43 à ceux qui critiquent la Une de Paris Match,
17:46 qui, si vous voulez, ça leur donne de l'urticaire,
17:48 ça leur donne des boutons de voir un certain nombre de symboles de ce vieux pays.
17:52 Et ça, c'est un symbole qui, je crois, leur déplaît énormément.
17:56 Et je crois que ça dit beaucoup.
17:57 Elisabeth, tout à l'heure, parlait de l'histoire,
18:00 du rapport que ces gens-là entretiennent à l'histoire,
18:02 du rapport que la cancel culture entretient à l'histoire,
18:04 qui est une espèce de passé, faisons table rase, version 2023,
18:09 où ces gens-là ne veulent plus entendre parler du passé de la France.
18:12 On écoute Frédéric Lemoyal, qui est historien,
18:14 et qui revient sur cette gauche qui ne supporte pas les traditions françaises,
18:19 et notamment Noël.
18:20 De l'extrême gauche la plus laïcarde,
18:25 qui en fait mène une offensive de l'effacement.
18:29 On est bien là dans la culture de l'effacement,
18:30 où il faut effacer l'héritage chrétien de la France.
18:34 Et donc, on s'attaque aussi bien au calvaire qu'aux crèches de Noël,
18:38 y compris dans des endroits publics,
18:40 ce qui, il y a 10-20 ans, ne posait absolument aucun problème.
18:44 Donc, on voit bien qu'il y a là une accélération du combat,
18:47 commencé en fait dès la philosophie des Lumières.
18:50 C'est intéressant de voir à quel point cette une est devenue un débat politique,
18:55 puisque notamment sur les réseaux sociaux,
18:57 de nombreux responsables politiques se sont emparés du dossier.
19:00 Pour célébrer Noël, et pour saluer cette une,
19:03 je pense au sénateur et élère Stéphane Leraud-Hullier,
19:05 merveilleuse une de Paris Match par exemple.
19:08 Mais je voulais revenir sur ce que disait notre historien.
19:12 Le combat de la gauche, ce n'était pas contre la foi catholique,
19:15 c'était contre le poids de l'Église dans la société.
19:18 Et donc, il ne faut pas qu'il y ait d'erreur là-dessus.
19:21 Jean Jaurès, qui est un des co-auteurs de la loi sur la laïcité de 1905,
19:25 mettait ses enfants au catechisme, je voudrais juste le rappeler.
19:28 Donc il faut bien faire une distinction entre le combat de la gauche,
19:32 de la République, qui a été contre la monarchie de droit divin,
19:36 et contre le poids de l'Église catholique, notamment sur l'école,
19:40 le distinguer d'un combat qui n'a pas eu lieu contre la foi catholique.
19:45 - Oui, enfin...
19:47 - On avance, je ne vous rappelais pas, pardon quand même.
19:49 Au moment du vote de la loi de 1905, évidemment,
19:53 ces nuances n'étaient peut-être pas absolument claires,
19:56 il y a eu quand même... Ah pardon, je vais laisser moi finir.
19:58 - Oui, mais moi je n'avais pas terminé, mais allez-y.
20:00 - Non, je voulais juste répondre à ça.
20:01 - Je vous demande, les amis, juste de faire un tout petit peu plus court
20:03 pour qu'on puisse tous déjà parler et qu'on avance sur les sujets.
20:07 Allez-y, Elisabeth.
20:07 - Le combat de la gauche avait été quand même un peu plus violent
20:10 et certainement par moments très anti-religieux, si vous voulez,
20:14 mais il faut aussi répondre à l'argument sous-jacent de Jean-Dominique Merchet
20:17 parce que c'est la crèche du patron, de l'actionnaire.
20:20 Mais à ma connaissance, Monsieur Bolloré ne vend pas des crèches,
20:22 ou alors je dirais quelque chose m'a échappé.
20:25 Donc il met sa crèche, en fait, il offre sa crèche,
20:27 parce qu'il a une jolie crèche, par contre.
20:29 - En plus, ce n'est même pas la sienne, c'est celle d'un foyer.
20:30 - Ah bon, je ne sais pas, c'est ce qui a été dit.
20:32 C'est ce que dit Merchet dans son tweet.
20:34 - C'est la crèche de Bolloré, à mon avis, plutôt pour le groupe.
20:36 - C'est...
20:37 - Pour sa position de place.
20:38 - Il y a une histoire, c'est la crèche du foyer Jean Bosco,
20:40 qui est dans le 16e ordissement de Paris,
20:42 qu'il a financée pour mettre des religieuses dedans.
20:44 Ou pour mettre des étudiants, pardon, dedans.
20:46 Donc c'est la crèche de ce foyer-là.
20:47 Je ne pense pas que ça soit sa crèche personnelle.
20:48 - Mais même si ça l'est, c'est une tristesse.
20:52 - Je vais vous dire juste un truc.
20:53 - Vous n'avez pas intérêt à nous mettre une crèche
20:55 dans le JDD demain matin.
20:57 Faites attention.
20:58 - Ne comptez pas, les ennemis.
20:59 - Faites attention.
21:00 - Je n'aurais pas fait non plus de mettre une crèche à la une du journal.
21:01 Je trouve ça magnifique, c'est le symbole de Noël.
21:03 On parle de Noël.
21:04 - Vous me rassurez, il n'y a pas de crèche.
21:05 - Mais...
21:06 - Là, il y a déjà des soucis.
21:08 Toute la France, là, écarte et est contre vous.
21:12 - Non, pas de la écarte.
21:13 - Là, en l'occurrence, ce qui est amusant,
21:16 c'est qu'il y a un papier sur les crèches dans le journal du dimanche
21:19 où j'ai appris en le lisant tout à l'heure
21:20 que 41% des Français mettent une crèche chez eux
21:23 et que seul 56% de ces 41% sont des catholiques.
21:27 Ça touche des gens qui ne sont pas catholiques,
21:29 qui ne sont pas croyants.
21:30 Et je me demande, vous avez tout à l'heure utilisé l'expression "passion triste",
21:34 ce qui peut animer la personne, le journaliste en l'occurrence,
21:38 qui fait ce tweet pour trouver ça consternant de mettre une crèche.
21:41 Mais en fait, il y a la moitié de la France qui trouve ça génial.
21:43 - Bah écoutez, pensons à cette...
21:45 - Plus que la moitié.
21:46 - Plus que la moitié, mais c'est très intéressant.
21:47 Je ne savais pas ce sondage-là et peut-être qu'on devrait en parler demain matin.
21:50 - Mais il y a vos lirées, ça, dont le journaliste, qui sont agnostiques
21:53 et qui conservent des traditions religieuses,
21:55 même si, par conséquent, ils ne sont pas croyants.
21:57 - Vous avez entièrement raison.
21:58 Et je pense à la ministre de la Ville, Sabrina Agresti Roubache,
22:02 qui, dans son livre, expliquait qu'enfant,
22:05 il y avait, alors qu'elle n'est pas chrétienne et catholique,
22:09 il y avait chez elle un sapin, qu'elle célébrait Noël,
22:11 qu'il y avait même une crèche chez elle.
22:13 - Oui, faites penser Paul Melun.
22:14 La loi immigration à présent, et on va en parler longuement dans la deuxième partie,
22:18 mais avant la publicité, parce que le climat est en train de monter,
22:21 on est en train de revivre en quelque sorte ce qui se passait au moment de la réforme des retraites.
22:25 À la différence de la réforme des retraites,
22:27 neuf salariés du privé sur dix étaient contre la réforme.
22:30 Là, il y a huit Français sur dix qui sont pour.
22:32 Et pourtant, vous avez des élus qui commencent à être menacés et mis en difficulté.
22:36 Pierre Cordier, proche des Républicains, député des Ardennes, a vu sa permanence vandalisée.
22:42 On peut lire sur la vitrine, LR = RN, loi immigration, le racisme se cache ici, état facho.
22:50 Et voilà ce qu'il dit. "Ma permanence a été taguée cette nuit.
22:53 Les Ardennais jugeront qu'elle l'a jetée de la part de ces individus.
22:56 Plainte a été déposée. Nous avons une petite idée des auteurs téléguidées par l'extrême gauche."
23:03 Mais attendez, LR = RN, loi immigration, le racisme se cache ici, état facho.
23:08 J'ai pu l'entendre, c'était un discours aussi qu'on pouvait entendre
23:12 dans le débat politique.
23:13 - C'est surtout 2002, en fait.
23:14 Ça rappelle surtout la grande mobilisation antifasciste de 2002, si vous voulez,
23:20 parce que c'est ça l'état d'esprit. Ces gens chantent le chant des partisans.
23:23 - On n'a pas le rapport avec 2002.
23:25 - Parce qu'en 2002, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle, alors que franchement, il était clair...
23:29 - Mais quel rapport avec ça ?
23:30 - Parce qu'il y a une ambiance antifasciste d'opérette, des gens qui chantent le chant des partisans,
23:34 qui nous expliquent que le nazisme est à nos portes.
23:37 On parle de l'ambiance générale.
23:38 - Non, deuxième tour, pardon, Elisabeth, au deuxième tour, il s'agissait de Jean-Marie Le Pen,
23:42 vieil héritier de l'extrême droite française, antisémite...
23:47 - Et ça méritait de demander aux membres des écoles d'aller manifester
23:51 alors qu'on savait qu'ils n'avaient aucune chance de passer ?
23:53 Ça méritait de nous dire ça ?
23:55 - Bah, les gens, elles pouvaient être choquées.
23:57 - En tous les cas, c'est le même air. On le refaire.
23:59 - Je vois pas pourquoi tu discrédites les gens...
24:00 Pardon, je voudrais passer une phrase, si ça ne te dérange pas.
24:03 Je vois pas pourquoi tu cherches à discréditer des gens qui ont manifesté contre Jean-Marie Le Pen en 2012.
24:09 - Tu vois pas pourquoi ?
24:11 - Et je vois pas le rapport avec la loi immigration et avec ce qui se passe ici.
24:14 - Moi, je vois plutôt que certains, notamment à gauche aujourd'hui,
24:18 mais aussi du côté des macronistes, tout au long de la semaine,
24:21 ont essayé d'expliquer que cette loi était d'extrême droite
24:26 parce qu'elle remettait sur le devant la préférence nationale pensée d'extrême droite.
24:32 On a vu des députés de gauche nous expliquer que l'ELR et l'ERN, c'était la même chose.
24:39 Donc, dans leur idée que finalement, l'ELR était extrémiste,
24:42 via cette loi immigration, je reviens pas forcément sur 2002 là-dessus.
24:46 - Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une part d'irrationnel total qui conduit à ce geste.
24:49 - Et c'est ça qui est terrifiant. Et on peut garder cette image.
24:51 C'est important de montrer cette permanence.
24:53 - Il y a une part d'irrationnel total qui guide la main de ceux qui ont fait ça.
24:57 Et c'est la même part d'irrationnel total que l'irrationalité de dire
25:01 que cette loi c'est Vichy, que c'est 1940, que c'est quasiment les déportations à Drancy.
25:07 Donc on est vraiment, si vous voulez, dans un débat sur lequel on touche plus terre,
25:10 sur lequel on touche plus la raison.
25:12 Qu'il y ait des oppositions, elles peuvent être légitimes d'ailleurs,
25:14 des oppositions à la loi ou à certains pans de la loi,
25:17 que des gens réfléchissent sur les étudiants que sais-je, etc.
25:19 et que ça mène à un débat politique, bien sûr, c'est très sain en démocratie.
25:23 Mais par contre, l'anathème et la moraline, ça c'est moins sain et ça escamote le débat.
25:27 Et effectivement, je déplore qu'un certain nombre de politiques,
25:31 notamment de la gauche, de l'échiquier politique,
25:33 mais aussi certains de l'aile gauche de la majorité présidentielle,
25:36 ait utilisé des anathèmes contre les républicains
25:38 ou contre les députés de la majorité présidentielle qui ont voté ce texte,
25:42 ou contre Gérald Darmanin ou contre le RN,
25:44 qui est à base de, effectivement, c'est le nazisme, c'est l'extrême droite, c'est le grand fascisme.
25:48 Parce qu'à la fin, il y a des gens qui y croient simplement
25:50 et qui vont ficher en l'air la permanence d'un élu de la République.
25:53 C'est très grave.
25:53 - Juste après la publicité, on parlera de Claire Mathieu.
25:56 Est-ce que vous savez qui est Claire Mathieu ?
25:58 - Je ne la connais pas.
25:59 Mais personne ne la connaît. C'est une éminente chercheuse.
26:03 Elle était membre, et ça personne ne le sait aussi,
26:06 du Conseil présidentiel de la science,
26:09 qui a décidé de claquer la porte en l'espace de 24 heures
26:12 parce qu'elle considère que cette loi a des relents xénophobes.
26:16 Claire Mathieu, qui représentait donc le Conseil scientifique,
26:18 qui venait à peine d'être intronisé par le président.
26:21 Groupe consultatif de 12 médecins universitaires-chercheurs
26:24 qui devaient l'éclairer à aider à se projeter
26:26 et à choisir les bonnes orientations en termes de politique publique.
26:30 Cette femme a décidé.
26:31 Elle dit "Mais vous plaisantez, la loi, là ? Relents xénophobes.
26:34 Je pars. C'est fini."
26:36 La publicité, on revient dans un instant.
26:38 Il est 20h30 sur CNews, la suite de l'heure des pros.
26:44 De féliciter Kindo Key pour l'information.
26:47 - Bonsoir à tous.
26:48 La présidente de l'Assemblée nationale, Yael Braul-Privé,
26:51 a écarté d'une demande de lever de l'immunité parlementaire
26:54 du député LR, Meir Habib, formulée par 39 départements de gauche
26:59 qui l'accusaient d'apologie de crimes de guerre israéliens à Gaza.
27:02 Selon elle, les propos tenus par un parlementaire
27:05 dans l'hémicycle de l'Assemblée sont couverts
27:07 conformément à l'article 26 de la Constitution
27:09 par le principe d'irresponsabilité,
27:11 lequel présente un caractère absolu
27:13 et aucune procédure ne permettrait de lever.
27:16 À Gaza, alors qu'un ordre d'évacuation de l'armée israélienne
27:19 à l'intention des habitants du centre de la bande de Gaza
27:21 a été donné, le directeur de l'agence de l'ONU
27:24 pour les réfugiés palestiniens, Thomas White, réagit sur X
27:27 en écrivant "Aucun endroit n'est sûr, il n'y a nulle part où aller".
27:31 Il ajoute "Les gens de Gaza sont des êtres humains,
27:34 ils ne sont pas à des pièces sur un échiquier,
27:36 beaucoup ont déjà été déplacés plusieurs fois".
27:38 Le dernier ordre d'évacuation concernait plus de 150 000 personnes.
27:43 Le personnel hospitalier est considéré par le gouvernement.
27:47 L'indemnité forfaitaire pour le travail des dimanches et jours fériés
27:50 et le travail de nuit seront revalorisées au 1er janvier
27:52 pour une partie d'entre eux.
27:54 Dans le cadre du Ségur de la Santé,
27:56 l'indemnisation du travail de nuit sera majorée de 25%
27:59 et l'indemnité forfaitaire pour le travail des dimanches et jours fériés
28:03 passe de 44,89 euros à 60 euros.
28:06 Agnès Firmin-Lebaudeau, ministre de la Santé par intérim,
28:08 parle de mesures d'attractivité inédites.
28:11 Merci beaucoup, félicité, on poursuit l'heure des pro 2.
28:13 Je le disais avant la publicité, la chercheuse Claire Mathieu
28:17 claque la porte du Conseil présidentiel de la science
28:20 à cause de cette loi au relan, je la cite, "xénophobe".
28:24 C'est important de revenir à la définition de la xénophobie et de xénophobe.
28:28 C'est l'hostilité par principe aux étrangers,
28:31 à ce qui vient de l'étranger, par principe.
28:34 Rien à voir avec cette loi.
28:36 Rien à voir.
28:37 Le Conseil scientifique venait à peine d'être intronisé par Emmanuel Macron,
28:39 groupe consultatif de 12 médecins et universitaires chercheurs
28:42 qui devaient l'éclairer à l'aider à ce projet
28:44 et à choisir les bonnes orientations en termes de politique publique.
28:48 Ils ne sont plus donc que 11, pour peut-être réfléchir.
28:52 C'est la suite, j'imagine, du Conseil scientifique qu'il y avait auparavant ?
28:56 Sans doute, mais ça doit avoir des questions plus larges que les strictes questions de santé.
29:00 En tous les cas, là, il y a une nouvelle vague Covid.
29:01 Ce sera à eux de savoir si on va devoir être confinés, reconfinés,
29:04 déconfinés, reconfinés, reconfinés, déconfinés, reconfinés.
29:07 Sur la suite.
29:08 Vous vous êtes arrêtés où ?
29:09 À reconfiner et déconfiner.
29:11 C'est toujours la même chose.
29:14 C'est-à-dire que pour les scientifiques, normalement, c'est vraiment,
29:16 on est à l'épreuve des faits.
29:17 On doit être chirurgical.
29:19 Vous parlez de relanx xénophobe pour une loi qui est validée par 80% des Français.
29:24 D'abord, les scientifiques sont compétents dans leur domaine.
29:26 Ce qui ne veut pas dire qu'ils aient un jugement politique et moral
29:30 qui soit toujours juste, avec un bon usage des termes.
29:34 Mais je pense que là, on est dans le concours des postures morales.
29:40 Après tout, moi, je respecte toujours les gens qui démissionnent pour leur conviction.
29:43 Je ne suis pas forcément d'accord avec eux.
29:45 Mais après tout, quand une personne démissionne d'un poste, d'un poste,
29:50 j'ai toujours un peu de respect pour cette personne.
29:52 Au moins, elle a le courage de ses opinions.
29:54 Mais ensuite, ce qui est plus intéressant, c'est le fond.
29:57 C'est de dire que toute mesure visant à restreindre, même de façon limitée,
30:03 l'immigration, comme c'est le cas de cette loi, c'est son ambition,
30:06 enfin, une de ses ambitions,
30:08 est par nature une loi qui serait xénophobe.
30:11 C'est-à-dire qu'on est dans un moment où un certain nombre de gens
30:16 refusent de regarder les faits, de regarder les réalités,
30:21 refusent de voir que la pression immigratoire,
30:23 elle a augmenté de façon évidente depuis au moins une dizaine d'années,
30:27 si ce n'est pas une quinzaine d'années,
30:28 et que donc les conditions d'accueil, d'intégration, d'assimilation
30:32 de populations étrangères se posent dans des conditions
30:36 qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient il y a 20 ans, il y a 30 ans.
30:38 Mais j'ai pour vous le tiercé gagnant, Christiane Taubira,
30:41 Éric Coquerel, Annie Dalgo, en l'espace de 24 heures,
30:44 qui sont dans un autre monde, un monde parallèle,
30:46 où les chiffres, où les flux migratoires ne représentent absolument rien,
30:51 parce que l'idéologie est beaucoup plus importante
30:54 que de voir ce qu'il se passe en France.
30:56 Voilà ce que dit Christiane Taubira, qui est quand même l'ancienne garde des Sceaux.
30:59 C'est la ministre qui a également supprimé les peines planchers,
31:04 je tiens à le rappeler.
31:06 Ils sont donc si nombreux, 349, même après la soustraction.
31:10 Il en reste beaucoup.
31:12 Ils rient, ils jubilent, mais ils ont la peur au ventre.
31:14 Quel autre sentiment dicterait cette presque centaine d'articles
31:18 contre l'hospitalité, contre le droit du sol,
31:21 contre les solidarités, contre la vie de famille,
31:23 contre les études, contre les soins, contre le droit commun,
31:26 contre la décence, ah pardon, pour la déchéance de nationalité ressassée ?
31:31 Christiane Taubira.
31:32 - Évidemment, tout ce qu'a dit Philippe,
31:34 je soustrais à tout ce qui vient d'être dit par Philippe,
31:37 mais j'ajoute tout de même que cette convocation permanente
31:41 de l'imaginaire des heures les plus sombres,
31:43 cette convocation par des présidents d'universités tout de même,
31:47 vous dites, vous avez raison,
31:48 ce n'est pas parce que vous n'occupez pas ce que vous êtes compétent
31:51 pour exprimer des jugements moraux.
31:53 Il n'empêche que quand vous êtes président d'université,
31:56 on devrait avoir un peu de mesure,
31:58 si vous voulez, cette levée de bouclier contre une loi votée
32:01 par le Parlement de la République et qui en plus,
32:04 si vous voulez, dans les détails, quand vous regardez
32:06 la remise en cause du droit du sol,
32:07 c'est qu'on va leur demander s'ils veulent bien devenir français.
32:10 C'est ça la grande remise en cause du droit du sol dans notre pays.
32:12 - C'est pour ça qu'il y a de la malhonnêteté.
32:14 - C'est du foutage de figure.
32:16 - Oui c'est ça, mais c'est de la malhonnêteté en fait,
32:18 parce que je refuse de croire que
32:20 - Alors je sais,
32:20 - Christiane Taubira est incompétente à tel point qu'elle n'a pas regardé.
32:24 - Elle n'est pas incompétente.
32:25 - C'est bien ce que je dis, je refuse de croire ça.
32:27 Je refuse de croire que c'est de la bêtise.
32:30 Je refuse de croire que c'est de l'incompétence.
32:32 Je pense que c'est de l'idéologie et de la malhonnêteté.
32:35 - Oui, puis elle parle à son public, vous savez,
32:37 c'est un peu l'iguel des jeunes de gauche,
32:39 en tout cas de certains jeunes de gauche dans les beaux quartiers.
32:41 Et c'est d'ailleurs elle qui avait été la préférée,
32:43 vous vous souvenez, de la primaire populaire.
32:45 On a oublié ce truc là pendant la présidentielle.
32:47 Et donc, elle parle un peu à son public,
32:48 Christiane Taubira, et elle oublie de parler à des convictions plus larges
32:52 qui sont partagées par les Français, notamment les Français de gauche,
32:54 qui dans les sondages ne sont pas si opposés que ça à la réduction de l'immigration.
32:58 - On va y venir, on ne va même pas y être seulement.
33:00 - Ils sont même plutôt favorables à ce qu'on lutte contre l'immigration.
33:02 Et d'ailleurs, le parti socialiste qui pousse des hauts cris
33:05 et qui nous fait le chantage au pétennisme
33:07 dès lors qu'on veut ici toucher à l'immigration,
33:09 est allié au Parlement européen avec les sociodémocrates danois,
33:12 dont la première ministre, Madame Frédérique Seyne,
33:14 mène une politique sur l'immigration
33:16 qui est autrement plus sévère que cette loi.
33:18 Et que les travaillistes, par exemple, qui sont donc à gauche en Australie,
33:22 ont mené une réforme disant qu'ils voulaient réduire de 50% l'immigration en Australie.
33:28 Donc, il y a des partis de gauche dans le monde entier
33:30 qui mettent en place des politiques de restriction de l'immigration massive.
33:34 Et nous, en France, nous avons la gauche la plus bête du monde
33:36 qui s'en vient nous expliquer que c'est, comme le disait Elisabeth,
33:39 les heures sombres et qui s'en vient nous faire
33:41 un espèce de théâtre antifasciste à trois francs.
33:43 - Christiane Taubira, il faut le dire également aux téléspectateurs,
33:46 Anne Hidalgo, Christiane Taubira, c'est 2%.
33:50 Anne Hidalgo, c'est 1,75% à la présidentielle.
33:53 Ce qui est problématique, c'est que ces 2%-là
33:57 dirigent en quelque sorte, mènent la danse médiatique et politique
34:02 à un peu moins en ce moment.
34:05 Mais ils ont quand même pignon sur rue pour nous expliquer
34:09 que cette loi est xénophobe, que les parlementaires sont des crypto-fascistes.
34:12 - On va s'exprimer.
34:13 - Non mais attendez, on a le droit évidemment de s'exprimer.
34:16 Je ne suis pas... je laisse évidemment libre à tous les opinions.
34:20 Mais je dis simplement qu'il y a aussi quelque chose qui me perturbe,
34:23 c'est que ces 2% qui nous expliquent à corse et à cri
34:26 que c'est une catastrophe naturelle.
34:28 Autre déclaration, et là aussi c'est intéressant,
34:30 c'est la déclaration d'Eric Coquerel,
34:32 l'un des grands membres de la France Insoumise.
34:35 Je rappelle que chaque année, 500 000 migrants,
34:37 je crois, arrivent en France.
34:39 - 3261. - 266 000 en France.
34:42 - L'égo, l'égo, l'égo.
34:44 - C'est une immigration clandestine qu'on sait mal évaluer.
34:46 - Donc on est à 500 000 par an.
34:48 - Clandestine, c'est des espèces de pâtes.
34:49 - Pas très loin, voilà.
34:50 Donc vous avez 8 Français sur 10 qui réclament des mesures migratoires fortes
34:54 contre l'immigration. 8 Français sur 10.
34:56 Écoutez, Eric Coquerel, pour lui, il n'y a pas de problème.
34:58 Avec migratoire, ça n'existe pas.
35:01 - Je ne crois pas qu'en France, on ait un problème de migration,
35:02 on a un problème d'accueil de l'immigration,
35:04 qui crée effectivement des situations qui, même pour les riverains,
35:07 peuvent être difficiles quand on laisse des gens dans la rue.
35:09 Quand par exemple à Calais, on joue les gardes barrières des Anglais
35:12 avec des gens qui s'accumulent à Calais, oui.
35:14 Mais nous ne sommes plus un grand pays d'immigration, contrairement à ce qu'on dit.
35:17 Il n'y a pas de vague migratoire en France.
35:19 On est en dessous de la moyenne de l'Europe en termes de nombre d'étrangers,
35:22 en termes d'accueil.
35:24 On sait même que les 16% de migrants qui rentrent officiellement sur nos territoires
35:31 pour des raisons de travail, c'est trop peu.
35:33 Ça ne suffit pas par rapport à nos besoins économiques,
35:36 raison pour lesquelles vous avez beaucoup de travailleurs sans papiers
35:38 qu'il faut régulariser.
35:39 Donc vous avez une espèce de fantasme qui est véhiculé depuis longtemps
35:43 par l'extrême droite.
35:44 Malheureusement, c'est récupéré.
35:46 Aujourd'hui, ça déborde largement jusqu'au macronisme.
35:49 Le fantasme de l'extrême droite, Jean-François Lelonès.
35:52 C'est drôle parce que qu'il s'agisse de la déclaration de la chercheuse
35:55 de Christiane Taubira ou d'Éric Coquerel, tout est faux.
35:58 Ce n'est pas qu'il y a une partie qui est fausse.
36:00 Tout est faux, en fait.
36:01 La chercheuse, vous l'avez très bien dit,
36:03 Christiane Taubira parle de défiance de nationalité.
36:05 Si seulement, la dernière fois que ça a été proposé par un gouvernement,
36:07 c'était François Hollande et elle était ministre de la justice à l'époque.
36:10 Elle a démissionné, mais ils ne l'ont pas fait.
36:14 Donc elle a démissionné, on se demande pourquoi.
36:16 Quant à Éric Coquerel, il n'a aucun élément pour pouvoir affirmer ce qu'il dit.
36:22 Mais personne ne remet en cause.
36:23 Moi, ce qui me fascine, c'est un peu ce que vous avez dit tout à l'heure,
36:25 c'est que je pense que dans ce pays, il y a à peu près une dizaine
36:28 de milliers de gens qui sont des militants politiques,
36:30 quasiment fanatisés parce que le rapport à la vérité qu'on voit
36:33 dans leur bouche est un peu inquiétant,
36:36 et qui occupent des postes.
36:39 Alors en l'occurrence, lui, il est élu, mais qui occupent des postes,
36:41 je pense plutôt à la chercheuse, par exemple, institutionnelle,
36:45 c'est-à-dire avec une autorité qui est conférée par une institution
36:48 et tout ça payé par nos impôts.
36:49 Et que ce sont des gens, en fait, pour le dire autrement,
36:51 jamais, jamais, jamais, on n'accepterait que l'équivalent à droite
36:56 de ce discours-là soit tenu par des gens qui sont dans des conseils scientifiques,
36:59 qui sont dans ce genre de choses.
37:00 Il y aurait des campagnes pour qu'ils démissionnent, etc.
37:02 On vit avec l'idée depuis 30 ans que c'est normal à gauche,
37:05 et on se retrouve donc avec des gens comme ça.
37:07 - Vous avez dit, Éric Coquerel, il est élu, vous avez entièrement raison,
37:10 mais il est élu en Seine-Saint-Denis, et je voulais voir le résultat.
37:16 Je vais essayer de le retrouver pour savoir à quel point
37:19 l'abstention avait été forte à ce moment-là,
37:21 et s'il avait été...
37:23 - Elle est très importante.
37:24 - Très importante, mais c'est souvent d'ailleurs...
37:26 - C'est l'appartement qui s'est le plus abstenu.
37:27 - Je sais, c'est bien pour ça que j'essaye de chercher ça.
37:30 On peut peut-être chercher ça en régie.
37:33 Pour prolonger ce que disait Geoffroy,
37:36 ce qui est très intéressant, c'est que
37:38 circule sur les réseaux sociaux en ce moment
37:40 une déclaration de François Mitterrand
37:41 dans le débat d'entre-deux-tours en 1980.
37:43 - Oui, mais qui est souvent entrecoupée, c'est ça, cette séquence-là.
37:46 - Une déclaration de grande fermeté sur l'expulsion des clandestins.
37:49 On est en 1988, on n'est pas...
37:52 On est il y a 35 ans.
37:54 Et donc, ça veut dire qu'à gauche,
37:57 il y a une réhérition d'un discours qui a tenu la gauche,
38:01 quand même, quoi que vous disiez, quand elle était au pouvoir.
38:03 Je suis parfois bien informé de ce qui s'y passait.
38:07 Où la gauche du gouvernement assumait de tenir un discours
38:12 sur la maîtrise de l'immigration et sur l'expulsion des clandestins.
38:15 Et là, on est passé à une gauche qui, depuis 4-5 ans,
38:19 est en pleine réhérition intellectuelle, idéologique,
38:22 où le migrant est la figure du nouvel opprimé.
38:25 - Et ce n'est pas une vraie.
38:26 - Je voudrais vraiment qu'on soit sûr du concret.
38:28 Parce qu'il nous reste 6 minutes
38:29 et je veux vraiment qu'on voit par exemple, concrètement,
38:33 quand vous dites qu'il y a une sorte de négation du réel,
38:37 de déni du réel.
38:38 Là, on va aller dans les transports en commun en Ile-de-France.
38:41 Bon, dans les transports en commun en Ile-de-France,
38:44 malheureusement, une grande majorité des auteurs de vols
38:48 ou d'agressions, grande majorité, sont des étrangers.
38:53 Donc là, on est confronté au réel,
38:54 c'est-à-dire l'immigration, parfois illégale,
38:57 et le lien qu'on peut faire avec l'insécurité.
38:59 Voyez le sujet de Célia Barth.
39:02 Dans les transports en commun,
39:03 les voyageurs sont la cible de jeunes délinquants étrangers.
39:07 En 2022, en Ile-de-France, ce sont près de 65 000 usagers
39:11 qui ont été victimes de vols, plus de 5000 de vols avec violence
39:15 et 3433 de coups et blessures volontaires.
39:19 À 87 %, les auteurs délinquants sont des hommes
39:22 et près de 30 % d'entre eux sont mineurs.
39:25 41 % ont moins de 30 ans.
39:27 Si les victimes sont à plus de la moitié françaises,
39:30 en Ile-de-France, sur les 7 450 personnes mises en cause
39:33 pour vols et violences, 69 % sont de nationalités étrangères
39:37 dont une grande partie vient du Maghreb
39:39 ou encore d'autres pays d'Afrique.
39:41 Minoritaire dans les outre-âges et coups et blessures volontaires,
39:44 la part des délinquants étrangers est de 62 %
39:47 pour les violences sexuelles et 92 % pour les vols sans violence.
39:51 Selon le ministère de l'Intérieur,
39:53 cette surreprésentation de mineurs étrangers
39:55 dans les transports en commun semble liée au moins en partie
39:58 à l'existence de filières de criminalité organisées.
40:02 Merci les équipes techniques et les journalistes en régie
40:05 parce qu'on a pu retrouver les résultats du second tour.
40:08 Donc première circonscription de Seine-Saint-Denis pour Eric Coquerel,
40:11 victoire à 71 %.
40:13 Il était face à Jeanne Dromard qui a récolté 28 %,
40:17 71, c'est un plébiscite.
40:19 Taux d'abstention 62 %.
40:21 Il faut dire que toute la France s'était...
40:26 On est élu avec un taux d'abstention de 62 %.
40:31 Si le vote était obligatoire, il gagnerait avec le même score.
40:33 Ah, bonne analyse.
40:36 Il a sûrement raison Geoffroy.
40:38 Parlons un peu d'Israël si vous me le permettez
40:42 parce qu'il nous reste moins de cinq minutes.
40:44 Depuis le 7 octobre, sur les 250 otages
40:46 que détiendrait le groupe terroriste Hamas,
40:50 110, je dirais seulement, ont été libérés.
40:55 Et c'était notamment fin novembre.
40:57 Depuis le doute s'installe, les familles sont en souffrance.
41:00 Vous imaginez, ça fait déjà 77 jours
41:03 que ces familles sont dans l'angoisse.
41:04 On a des images, je crois, en direct depuis Tel Aviv.
41:08 Des Français sont encore détenus ou portés disparus.
41:11 Régine Delfour, notre envoyée spéciale sur le terrain,
41:14 revient sur la question des otages.
41:16 On a un souci de...
41:27 Régine Delfour.
41:30 Depuis le 1er décembre, date de la fin de la trêve,
41:33 aucune information ne filtre sur le sort des otages.
41:37 Selon les autorités israéliennes,
41:39 129 otages morts ou vivants se trouveraient toujours
41:43 dans la bande d'Agaza.
41:44 C'est donc l'incertitude qui prédomine.
41:46 Les terroristes du Hamas ne savent même pas
41:49 où certains otages auraient été emmenés,
41:51 puisque certains ont été enlevés par différentes factions.
41:55 Lundi, le Hamas a diffusé une vidéo
41:58 où on voit trois hommes israéliens âgés, barbus,
42:01 assis sur une chaise avec ce message
42:03 "Ne nous laissez pas vieillir ici".
42:05 Il faut comprendre que c'est une véritable guerre psychologique
42:08 que le Hamas exerce sur Israël depuis le 7 octobre,
42:12 comme le 29 novembre, où ils ont affirmé
42:15 que la famille Bibas, ce bébé de 11 mois,
42:18 son frère et sa mère avaient été également tués
42:21 sous les bombardements.
42:22 À cette heure, l'armée israélienne continue
42:25 de vérifier cette information.
42:26 Alors, les familles des otages espèrent
42:29 que la résolution de l'ONU qui a été adoptée ce vendredi
42:33 sera appliquée.
42:34 Cette résolution réclame la libération immédiate
42:37 et inconditionnelle de tous les otages.
42:40 - Vous y étiez, Elisabeth Lévy, le mois dernier,
42:42 si je ne m'abuse...
42:43 - Oui, j'étais sur cette place déjà,
42:45 où se trouve Régine, qui doit y aller,
42:47 je pense, surtout le samedi soir.
42:49 J'imagine que ça continue de grandes manifestations.
42:53 Alors, il est sûr qu'en plus, la guerre s'installe
42:56 dans la durée.
42:57 Donc, évidemment, la vie...
42:58 Justement, j'ai un ami israélien qui était de passage
43:00 aujourd'hui, la vie a malgré tout repris.
43:02 Les gens sont retournés au travail.
43:03 Donc, les familles d'otages doivent se sentir moins soutenues.
43:07 Maintenant, je pense que dans ce genre de matière,
43:10 s'il y a des négociations, nous n'en savons rien,
43:13 et tant mieux, parce que moins nous en saurons,
43:15 mieux, plus elles ont de chances d'aboutir.
43:18 Et vous savez, c'est pour ça que j'ai remis cette plaque,
43:20 en fait, qui parle d'eux, parce qu'effectivement,
43:23 je pense que pour les familles, ce qui est terrible,
43:24 c'est l'oubli.
43:25 Et je vous remercie.
43:26 Je pense que tous vous sont reconnaissants,
43:28 d'abord, sont très reconnaissants, à CNews en général,
43:31 tous les gens que je peux parler là-bas.
43:33 Mais je pense que c'est bien simplement d'en parler,
43:36 de le dire maintenant.
43:37 Effectivement, quand vous avez dit cette chose que dit l'armée,
43:41 126, je crois, vivants ou morts,
43:44 vous imaginez pour les familles ?
43:45 - Mais c'est ça, c'est l'angoisse.
43:48 - De ne pas savoir.
43:49 - D'ailleurs, il reste encore trois Français parmi les otages.
43:56 Ils sont plus de 140 aujourd'hui,
43:58 otages ou portés disparus pour l'instant,
44:00 qui ne sont pas libérés depuis 77 jours.
44:03 Et donc, on pense à la famille Dorion,
44:05 d'Auffeur et d'Oade.
44:08 Et c'est vrai qu'on s'était déjà posé cette question
44:11 le mois dernier en se disant,
44:12 mais c'est quand même incroyable de voir qu'on a des ressortissants
44:16 français, des otages.
44:19 On ne connaît ni leur nom, ni leur visage.
44:21 On en parlait très peu jusqu'à cette période de trêve
44:25 où finalement, l'espace d'une semaine,
44:29 ces otages ont été au centre et des négociations,
44:31 bien sûr, mais surtout au centre de l'actualité.
44:34 Et puis, passé cette semaine, plus rien.
44:37 Donc, pensons à toutes ces familles qui vivent dans l'angoisse ce soir.
44:40 Merci à tous les quatre.
44:43 Dans un instant, vous allez pouvoir revoir face à Philippe Devilliers,
44:47 Geoffroy Lejeune, demain, dimanche, le journal du dimanche.
44:52 Allez, qu'est-ce qu'on va pouvoir avoir de beau demain matin ?
44:54 - Écoutez, on parle de la Terre sainte déjà,
44:57 de ce Noël très particulier et on a titré "Joyeux Noël".
44:59 - Ah, Noël, joyeux Noël.
45:04 Très bien. Joyeux Noël ?
45:05 - Oui, pour faire plaisir à...
45:07 - Bon, puisque vous y êtes, dites-nous ce qu'il y a comme photos.
45:10 Non, non, non, dites pas encore.
45:12 Ah, vous l'avez dit là ?
45:13 - Oui, je l'ai dit, mais ce n'est pas grave.
45:14 - Mais je n'ai pas entendu, vous avez dit quoi ?
45:15 - C'est une photo de Jérusalem.
45:17 C'est bien, vous êtes les premiers au courant.
45:19 - Eh bien, écoutez, on doit être que cinq.
45:24 Que cinq.
45:24 Merci à tous de nous suivre, même pendant les fêtes et le week-end.
45:28 On se retrouve demain matin, l'Info se poursuit sur CNews.
45:31 Merci.
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