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00:16 Je m'appelle Sankoum Djourf et je travaille sur la communauté d'agglomération des Tunis-Bolère-Coalice-Pomal.
00:21 C'est donc un vaste territoire de 100 communes, avec deux polarités urbaines,
00:27 avec un domicile agricole, et 60% des communes qui ont moins de viviers habitants.
00:33 C'est un territoire plutôt rural, dû à différentes recompositions liées à des fusions assez récentes.
00:41 40 000 hectares en surface agricole utile, donc 60% du territoire,
00:48 avec 579 agriculteurs, plutôt une dominante grande culture, polyculture, élevage,
00:54 mais quand même 27% de producteurs diversifiés, à peu près 180.
01:00 On en connaît dans le projet alimentaire territorial 90, avec lesquels nous travaillons en direct.
01:06 Historiquement, il y a eu un cap agglo, c'était une politique régionale qui visait à travailler
01:11 plutôt sur le volet agréé environnemental, et puis il a été décidé de trouver un lien
01:17 entre l'ensemble des actions qui étaient menées sur l'agriculture, sur le territoire,
01:22 et ressorti le sujet de l'alimentation, et donc nous avons monté un projet alimentaire territorial en 2019,
01:29 et nous sommes agréés, enfin validés, obtenus, on a obtenu le label niveau 2 en 2021.
01:38 Voilà. Très vite, nous avons mis en place une gouvernance,
01:43 et cette gouvernance nous a paru très institutionnelle.
01:46 Je vous la présente quand même. On a 4 commissions.
01:50 La 5ème, je ne vous en parle pas, parce qu'il est question de structurer la gouvernance.
01:55 C'est ce dont nous allons parler.
01:58 Le premier, la première commission, concerne plutôt le volet alimentation de qualité,
02:04 ce qu'on retrouvera dans tous les PAT, l'accessibilité, l'intégration dans la restauration collective,
02:11 les tiers lieux sociaux alimentaires.
02:14 Le volet 2, limiter l'impact des pratiques agricoles alimentaires sur l'eau, l'environnement et le climat,
02:23 avec beaucoup d'actions sur la biodiversité, des essais qui sont financés,
02:27 un GI2E, un groupement d'intérêt économique environnemental.
02:32 Le 3, qui est un peu notre spécificité, on le retrouve moins dans les autres PAT,
02:36 qui concerne vraiment le tourisme, c'est-à-dire qu'on considère nos productions agricoles
02:42 comme un élément du développement touristique de notre territoire,
02:46 avec par exemple, je donne juste un exemple, la création du label "Bistrot de pays" sur notre territoire,
02:51 qui garantit que nos restaurateurs, que ces restaurateurs travaillent sur des produits locaux et de saison.
03:00 Et puis le 4ème, le développement d'une agriculture attractive et rémunératrice
03:04 sur l'ensemble du territoire avec le volet transmission,
03:07 le sujet du non-démantèlement des grosses fermes,
03:11 et puis le développement des outils de diversification,
03:15 la création des aides économiques directes aux agriculteurs.
03:19 Nous avons donc 4 commissions.
03:21 Ces 4 commissions rendent compte à un comité local de l'alimentation,
03:26 qui est beaucoup plus large, dans lequel on invite tous les agriculteurs par exemple.
03:29 Et c'est bien eux qui nous disent où on en est par rapport à l'ambition que nous avions sur le PAT,
03:36 pour réécrire le PAT.
03:38 Pour nous, ce sera en 2025.
03:40 On s'est très vite dit que tout ça était quand même très institutionnel,
03:44 même s'il se passait des choses qui nous échappaient, et heureusement, dans ces rencontres.
03:50 Par exemple, Solal a rencontré Savoir Vert, a mené des actions en direct,
03:55 qui nous ont échappé, heureusement, dans ces rencontres.
03:59 Mais pour que ça aille plus loin, on a créé un réseau,
04:02 des acteurs de l'alimentation durable, qui vient mener des actions propres,
04:06 qui inspirent des actions, qui peuvent rentrer n'importe où, on s'en moque,
04:11 mais qui ont vraiment vocation à aller plus loin dans la rencontre avec le public.
04:16 On va y retrouver en plus des acteurs institutionnels classiques, des habitants.
04:21 Parce qu'on a eu un défi famille, et au terme du défi famille,
04:24 on a eu des habitants qui sont restés impliqués, qu'on les a mis dedans.
04:28 On a la chance d'avoir sur le territoire un IUT, dans lequel on a une formation de nutrition.
04:33 Tous les ans, on accueille des stagiaires ou des apprentis, on les a gardés.
04:38 Et puis, on a intégré aussi d'autres associations, comme les Confréries, par exemple,
04:44 qu'on ne retrouvait pas forcément dans des rencontres aussi institutionnelles,
04:48 sauf sur la partie tourisme.
04:50 Donc, on a un réseau de 14 acteurs.
04:52 On a été accompagnés pour mener cela, dans le cadre du PNA,
04:56 avec une intervenante spécialisée dans la coopération.
05:00 Donc, sur trois réunions, ils se sont donnés un cadre de référence.
05:04 Ils ont écrit un répertoire de leurs interventions possibles,
05:09 que l'on diffuse, et qui fait des croisements et de l'émulation.
05:15 Parce que, et vous y êtes, j'imagine, tous confrontés,
05:21 le sujet de la nutrition reste très cloisonné dans les acteurs santé.
05:25 Et puis, le sujet de la connaissance des productions locales,
05:30 et leur saisonnalité, leur disponibilité,
05:33 reste très environnemental, et ces acteurs ne se connaissent pas.
05:37 Donc, cela a été une découverte pour eux.
05:40 On les a fait jouer, par exemple, au radar.
05:44 Vous pourrez regarder cela, ou on pourra en rediscuter.
05:48 C'est un outil développé par Aprobio, pour vraiment réfléchir au prix du produit,
05:53 par rapport au sujet de la qualité alimentaire,
05:57 et de l'origine de sa production.
06:00 Les nutritionnistes étaient complètement déstabilisés,
06:04 par cette réflexion sur le prix, et la rémunération de l'agriculteur,
06:10 parce qu'ils ne s'étaient jamais posé cette question-là.
06:13 On a vraiment beaucoup travaillé à ce cadre de référence,
06:16 et depuis, il y a de l'émulation.
06:20 Bien sûr, se posera la question du maintien du réseau,
06:24 et de son pilotage, comme tout réseau.
06:27 Il faut qu'une association sorte, et veuille le porter.
06:32 En tout cas, aujourd'hui, je vous donne un exemple d'une action
06:36 qui a été menée, parce que ces acteurs se sont rencontrés dans ce réseau.
06:40 Mais il y en a au moins déjà trois ou quatre.
06:42 Donc, un horticulteur de notre territoire, qui mène une action
06:45 qui s'appelle "Le printemps des possibles",
06:48 a invité les habitants du dispositif panier,
06:52 qui est porté par Bureau de France.
06:54 L'horticulteur lui-même fait partie du réseau Savoir-Verre,
06:57 pour réaliser le repas de la manifestation,
07:01 à partir des produits du panier, qui est donné aux habitants,
07:05 et produit par un agriculteur bio local.
07:09 On a, en novembre, dans quelques jours, un ciné-débat,
07:13 qui va être organisé par des habitants,
07:16 qui vont prendre appui sur Aprobio pour animer le débat,
07:20 et qui ont pris appui aussi sur Prévart,
07:25 pour animer un atelier enfant, pour que les parents soient disponibles
07:28 pendant la projection.
07:31 Ils ont choisi le sujet du foncier agricole.
07:34 Voilà.
07:36 Sous-titrage Société Radio-Canada
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