00:00 Le Dakar c'est quand même la course ultime dans ce championnat là.
00:10 Pour moi c'est la plus importante que le reste.
00:12 A l'heure actuelle oui, je n'ai pas d'autres gros projets à part de gagner le Dakar.
00:19 C'est une discipline qui me plaît parce que c'est assez différent de ce que j'ai pu
00:36 faire jusque là.
00:37 Il y a le WRC, c'est de la pure attaque avec de l'improvisation, ce qui est quand même
00:42 à la base ce que j'ai toujours aimé et le domaine dans lequel je suis plutôt bon.
00:47 Il y a le circuit où c'est du parker absolu, où il faut bosser les datas, etc.
00:52 Le Dakar, il y a le pilotage et l'improvisation, ce que j'aime.
00:56 Et en plus de ça, dans des paysages incroyables, avec un travail avec le coéquipier qui est
01:05 très important parce qu'il y a cette notion de navigation, etc.
01:09 Donc ça rend les choses intéressantes.
01:11 Et puis c'est des longues spéciales, on n'est pas frustré à la fin de la journée
01:15 de ne pas avoir assez roulé.
01:16 Au contraire, on se dit "c'est long".
01:18 Donc voilà, on en a pour son compte.
01:21 Et puis ce côté un peu aventure, on sait qu'il peut toujours se passer des choses,
01:28 ça met un certain piment dans la course.
01:29 J'ai fait plusieurs podiums jusque là, je crois que j'ai dû faire une deuxième
01:53 place, une troisième place.
01:55 Donc jamais de première place.
01:57 L'objectif, c'est d'essayer de se battre pour ça.
02:01 Après, c'est toujours compliqué de faire des plans pour un Dakar.
02:07 On découvre les spéciales au fur et à mesure.
02:09 C'est long, c'est piégeux, on sait qu'il se passe toujours plein de choses.
02:12 Non, mais là tu fais 10 mètres là, il y a l'herbe.
02:36 L'état d'esprit, c'est d'essayer de partir, d'attaquer le rallye concentré,
02:50 en essayant de ne pas en faire de trop non plus, tout en étant dans le rythme.
02:53 Parce que c'est quand même devenu un peu un sprint.
02:55 Les voitures sont solides, les copilotes ne font pas beaucoup d'erreurs.
02:58 Donc il faut quand même attaquer.
03:00 Et puis voilà, on va déjà voir un petit peu à quoi ressemble le parcours.
03:04 Parce que pour l'instant, moi, je n'en sais rien.
03:06 De voir un trait sur une carte, ça ne me changera pas grand-chose.
03:09 Les roadbooks sont donnés juste avant le départ, sur la ligne de départ des spéciales.
03:15 Donc même de regarder comme ça, ça ne m'apportera pas grand-chose, à part de savoir,
03:19 tiens, on a plutôt des dunes au début ou à la fin.
03:21 On a souvent souffert de quelques spéciales avec beaucoup de grosses pierres,
03:31 et beaucoup de crevaisons.
03:32 Donc je dirais que ce qui est compliqué là-bas, c'est que des fois, on a beaucoup de dunes.
03:38 Des fois, on a de la piste.
03:39 Des fois, d'un coup, on a un terrain très, très empierré.
03:42 Et il faut réussir à adapter son rythme suivant les terrains de jour en jour,
03:45 ou même de secteur en secteur.
03:48 On peut avoir des grosses pierres, et puis après, c'est du sable.
03:50 Donc il faut vraiment savoir gérer un petit peu ce rythme par rapport au terrain.
03:55 Depuis quelques années, on a principalement Nasser,
04:21 qui était mon concurrent principal jusque-là,
04:24 et qui sera d'autant plus avec la même voiture que moi.
04:26 On sera forcément à armes égales, même si on n'était pas loin de l'être,
04:29 j'imagine, avec la Toyota.
04:30 Après, je pense que je sais que Nasser, c'est aujourd'hui le gars qui a le plus d'expérience
04:36 et qui est le plus redoutable sur ce type de rallye.
04:40 Donc voilà, non, ça ne change pas grand-chose,
04:42 parce qu'une fois qu'on est dans la voiture, chacun fait son travail.
04:46 On peut mettre les choses en commun à l'assistance.
04:48 De toute façon, il n'y a pas de secret de réglage, etc.
04:50 Donc c'est plus qu'une fois qu'on est dans la voiture, chacun fait son truc.
04:56 Donc ça ne change pas grand-chose qu'on soit dans la même équipe ou pas.
04:58 Chez Toyota, on a toujours les Al-Raji, qui est quand même régulier,
05:02 Gerlain, qui est capable de tout.
05:04 Et puis les Audi, les Audi n'ont pas été hyper fiables au Maroc,
05:08 mais on sait qu'ils ont la performance.
05:11 Ils l'auront d'autant plus, je crois, au Dakar,
05:14 parce qu'ils vont avoir un petit gain de puissance.
05:16 Et puis s'ils ont la fiabilité avec les pilotes qu'il y a dedans,
05:20 c'est clairement les trois des gros clients.
05:23 Un Dakar, il y a plein de paramètres à mettre ensemble pour gagner.
05:36 On peut être le plus rapide, mais pas forcément le premier à l'arrivée,
05:38 parce qu'il y a de la navigation, il y a de la fiabilité,
05:42 il y a plein de choses qui rentrent en jeu.
05:44 Un Dakar parfait, sans aucun problème, sans jamais se perdre et sans crever, ça n'existe pas.
05:49 Les dunes sont trop molles, on n'arrive pas à avancer, on ne s'en sort pas.
05:52 Et on est arrivé là, il y avait une voiture plantée sur la crête.
05:55 Je n'ai pas vu le trou, on arrive en en bas, je voyais la crête au-dessus.
05:58 J'ai voulu passer à droite de la voiture.
06:00 Je n'ai pas vu, on est tombé dans le trou, terminé.
06:01 Il va falloir être le meilleur dans toute cette gestion
06:05 et puis aussi avoir un peu la chance avec la mécanique,
06:08 parce qu'on part quand même sur des grosses étapes.
06:10 On n'est que deux dans la voiture, on n'a pas d'assistance entre temps.
06:14 Et le moindre petit problème peut vite coûter très cher.
06:18 Donc voilà, il faut espérer que tout se passe bien.
06:22 On va essayer de se donner toutes les chances pour que ça marche et puis on verra bien.
06:25 Ce que j'aime le moins sur un Dakar, c'est être assis dans le sable
06:36 en attendant qu'il se passe un truc, parce que je n'ai plus de roue pour repartir
06:40 ou que j'ai un triangle cassé et qu'on voit les heures qui passent
06:44 et les espoirs qui s'envolent.
06:47 Ce que je préfère, les meilleurs moments, c'est quand tu es parti 4ème de la spéciale,
06:52 que tu finis la spéciale, tu es le premier à l'arrivée,
06:57 tu t'arrêtes 500 mètres plus loin, tu fais des interviews, il n'y a toujours personne,
07:00 tu t'arrêtes 500 mètres plus loin sur un caillou, tu regardes et il n'y a toujours personne.
07:04 Ça fait 20 minutes qu'on est là, il n'y a personne qui est arrivé.
07:08 Ça, c'est des moments que tu ne vis que là-bas.
07:11 Le Dakar, c'est un moment qui est très important pour moi.
07:14 Je suis très content de pouvoir faire ce que je veux faire.
07:17 Je suis très content de pouvoir faire ce que je veux faire.
07:20 Je suis très content de pouvoir faire ce que je veux faire.
07:23 Si j'ai bien compris, c'est deux jours de spéciale avec pas de traces de moto devant.
07:29 Je ne suis pas fan de l'histoire parce que tout le monde va se rattraper.
07:33 Ça va être un train de voiture dans les dunes pendant deux jours.
07:35 Il va falloir réfléchir sérieusement à comment attaquer les choses
07:38 parce que je pense que le rallye peut se perdre facilement sur une journée comme ça.
07:43 Le Dakar, c'est quand même la course ultime dans ce championnat-là.
08:05 Pour moi, c'est la plus importante que le reste.
08:06 À l'heure actuelle, oui. Je n'ai pas d'autres gros projets à part de gagner le Dakar.
08:13 Sous-titrage Société Radio-Canada
08:15 ♪ ♪ ♪
08:22 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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