00:00 Écoutez, bien sûr, ce texte est plus à droite, effectivement.
00:03 Vous savez, pour que vos auditeurs et les gens qui vous écoutent comprennent,
00:07 un texte est parti du Sénat qui était dur, il est arrivé à l'Assemblée,
00:11 l'aile gauche de Renaissance a fait en sorte qu'il soit sur deux jambes,
00:15 deux piliers, fermeté, humanité.
00:18 Et moi, j'aurais aimé, comme tous mes collègues,
00:20 que pendant les 15 jours, il y ait un vrai débat, Madame,
00:24 un vrai débat sur l'immigration,
00:26 un vrai débat sur l'accueil des étudiants,
00:30 un vrai débat sur l'AME,
00:31 sauf qu'aujourd'hui, si nous en sommes là,
00:34 dans la difficulté, j'ai pas de soucis,
00:36 si nous en sommes là à nous poser les questions de la fermeté, l'humanité, ce texte,
00:40 c'est que je remercie mes collègues de la NUPES,
00:43 notamment mes collègues socialistes,
00:46 qui depuis deux jours ont sorti les boîtes de Kleenex
00:48 et passent leur temps à pleurer en nous disant
00:50 que nous sommes des vilains, à nos associations, à le rassemblement national.
00:54 Donc aujourd'hui, oui, Madame, l'aile gauche...
00:56 - Mais en attendant, on en est à cette commission mixte paritaire,
01:00 il faut bien trouver un accord pour trouver, pour sauver ce texte.
01:04 - Mais Madame, il n'y a aucun problème, oui,
01:06 l'aile gauche paiera un peu plus cher cet accord que l'aile droite.
01:10 Mais encore une fois, ça méritait qu'il y ait un vrai débat.
01:15 Ça méritait que pendant 15 jours, on ne soit pas d'accord,
01:18 mais qu'on puisse avancer sur ce test.
01:20 Et ce soir, je suis désolée de le dire,
01:22 la responsabilité, elle sera et elle restera au sein de la NUPES.
01:27 Pourquoi ? Et c'est très simple que les gens comprennent.
01:30 Ils font un coup. Si ce texte n'est pas voté,
01:33 ils diront c'était un test qui était dur, on a gagné.
01:36 Mais on ne joue pas avec les gens qui traversent la Méditerranée.
01:39 Ce matin, j'ai encore reçu un mail d'un chef d'entreprise de Dordogne
01:42 qui me dit qu'il continue à garder son salarié, qui est au QTF.
01:47 Donc vous voyez bien qu'aujourd'hui,
01:48 l'hémicycle est devenu un bac à sable.
01:51 Depuis 18 mois, parce que nous n'avons pas certes
01:53 une majorité confortable, qu'elle est relative,
01:57 et que la Ve République nous pose ces questions,
01:59 aujourd'hui, le vrai débat, c'est qu'on va droitiser ce texte.
02:02 Et moi, mon appel est simple.
02:04 À partir du mois de janvier,
02:05 est-ce que la NUPES va arrêter de jouer dans le bac à sable
02:08 ou va sortir du bac à sable ?
02:10 On va pouvoir envisager de voter des lois avec eux.
02:13 Sinon, on sera constamment avec nos cousins LR
02:16 qui n'attendaient qu'une chose, c'est une revanche.
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