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  • il y a 2 ans
Robert Ménard, maire divers droite de Béziers (Hérault), était l’invité de 22H Max pour évoquer la libération sous contrôle judiciaire du policier auteur du tir qui a tué Nahel, la dédiabolisation du Rassemblement National ou encore le conflit au Proche-Orient et ses répercussions en France.

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Transcription
00:00 Vous n'avez pas le sentiment que depuis quelques jours, même quelques semaines,
00:04 certains dans la classe politique peuvent avoir la tentation précisément d'opposer deux Frances ?
00:10 D'opposer telle ou telle parce qu'il y a des religions différentes ?
00:14 Je vais vous citer Éric Zemmour par exemple, on en parlait à l'instant avec Pablo.
00:19 Emmanuel Macron est le président de deux peuples,
00:21 un peuple judéo-chrétien et un peuple islamo-gauchiste
00:24 qui ne sont d'accord sur rien, qui se détestent de plus en plus
00:26 et qui se sont séparés depuis 30 ans.
00:28 Je pense qu'on ne peut pas dire ça.
00:31 Je pense que c'est faux parce que c'est essentialiser les uns et les autres.
00:36 Essentialiser, moi je ne crois pas que, je ne sais pas, vous êtes catholique,
00:41 que tous les catholiques pensent la même chose,
00:43 ont les mêmes points de vue sur le monde et les mêmes aspirations.
00:46 Je ne pense pas, Dieu merci, que tous les musulmans pensent la même chose
00:50 et sont des gens qui applaudissent au Hamas.
00:53 Je regrette encore une fois que dans la communauté musulmane,
00:57 il n'y ait pas plus de voix qui se fassent entendre.
01:00 On a tous en tête l'imam de Drancy, l'imam de Bordeaux,
01:04 mais j'aimerais entendre plus.
01:06 Mais moi je suis maire d'une ville où la communauté musulmane est très importante.
01:10 Les deux tiers des enfants des écoles publiques de Béziers
01:14 sont issus de l'immigration et largement des musulmans.
01:19 Et je regrette que dans les manifestations, on en a eu,
01:21 vous vous en doutez, après les assassinats,
01:24 encore après le 7 octobre, il n'y ait pas eu plus de représentants de cette communauté.
01:28 Mais je le leur dis, je pense qu'il faut dire ça.
01:31 Mais penser aujourd'hui qu'il y a deux peuples face à face,
01:35 Dieu merci, ce n'est pas vrai.
01:37 En même temps, je ne suis pas naïf, je comprends.
01:39 Quand vous voyez un certain nombre de sondages
01:41 où il n'y a plus de la majorité de la communauté musulmane,
01:45 des jeunes musulmans, et c'est ça qui est le plus grave,
01:47 des jeunes musulmans qui pensent que les lois de la charia
01:50 c'est plus important que la République,
01:52 ça m'inquiète et c'est surtout un échec.
01:54 Un échec pas seulement de nous,
01:55 parce que je ne suis pas dans l'autoflagellation permanente,
01:59 mais aussi d'eux.
02:00 Comment se fait-il que plus tu es jeune,
02:02 alors que tu es souvent de la deuxième, troisième, quatrième génération,
02:07 tu aies pour une partie de la jeunesse musulmane
02:10 une telle animosité, pour ne pas dire un mot plus fort,
02:12 par rapport au pays dans lequel tu vis.
02:15 Ça, c'est un vrai problème.
02:16 Et là, la communauté musulmane, elle a une responsabilité là-dedans.
02:19 Je veux dire, personne, nous on a besoin,
02:22 il y a 5, 6 millions de musulmans en France,
02:26 ils ne vont pas partir demain matin,
02:27 donc qu'on vive ensemble.
02:29 Comment on vit ensemble ?
02:30 Ça suffit de nous parler de l'islamophobie
02:34 pour justifier des réactions qui sont injustifiables.
02:37 Et on entend des réactions injustifiables.
02:39 Et la Grande Mosquée de Paris, on nous l'a présentée
02:42 comme une espèce de lieu où on pouvait faire du débat,
02:45 vous savez, interculturel,
02:48 enfin rien du tout, tu fais rien.
02:49 Il y a des propos qui y sont tenus, des prêches...
02:51 – On verra ça dans un instant,
02:53 avec des données qui sont données par Gérard Laman.
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