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  • il y a 6 mois
L’armée française a lancé une grande partie de ses forces, 19 des 23 plus grands navires de guerre français sont déployés au Moyen-Orient. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait partie de cette flotte, comme deux porte-hélicoptères, ainsi que plusieurs frégates. 

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00:00Priorité aux cartes comme tous les soirs dans cette édition spéciale, je vais vous montrer ça très concrètement, cette armada
00:05française,
00:06et on va s'interroger sur ce qu'elle pourrait faire, notamment, du côté du détroit d'Hormuz, avec d
00:10'abord ce chiffre.
00:1019 de nos plus gros navires, de nos plus gros bâtiments de guerre, sont aujourd'hui à la mer.
00:1519 sur 23, c'est évidemment considérable, et évidemment, le premier d'entre eux, on va le mettre au centre,
00:20c'est le Charles de Gaulle.
00:21Notre porte-avions, avec notamment sur ce porte-avions, une vingtaine d'avions de combat, des rafales marines,
00:26vous ajoutez des avions de gars aériens, etc., etc. Mais un porte-avions, vous le voyez, ne voyage jamais seul,
00:33c'est tout un groupe aéronaval, et là aussi, c'est impressionnant, vous avez tout autour une frégate de défense
00:39aérienne,
00:40un sous-marin nucléaire d'attaque, des avions de patrouille maritime, les Atlantiques 2, la frégate Languedoc,
00:46le ravitailleur de force, des frégates multimissions, qui servent notamment, et là je parle sous le contrôle des généraux
00:52et de Didier François, qui peuvent servir notamment à faire de l'anti-sous-marin, d'une certaine manière,
00:58qui peuvent aller détecter et combattre des sous-marins, et en dehors de la galaxie du Charles de Gaulle,
01:05nous avons aussi, la France a aussi envoyé des portes-hélicoptères, le tonnerre, le Dixmude,
01:10ou alors qui étaient déjà dans la zone, des frégates légères furtives, notamment la conite.
01:14Alors, où sont ces navires ce soir ? Trois zones, je ne vais pas vous donner les points précis,
01:19parce qu'évidemment, il y a du secret défense derrière tout ça, et on n'a pas forcément toutes les
01:22informations,
01:24très précisément, mais les cartes, on y va. La première, d'abord, la Méditerranée orientale,
01:29vous voyez Chypre ici, où était Emmanuel Macron hier, le Liban, Israël et l'Iran plus à l'est.
01:34On a donc le porte-avions Charles de Gaulle, trois frégates, le sous-marin, un porte-hélicoptère amphibie, des avions,
01:40etc.
01:41Encore une fois, là, on est du côté de la Méditerranée, Méditerranée orientale.
01:45Deuxième carte, on y vient, le détroit d'Ormouz.
01:48Alors, on a une frégate dans la zone, on va dire ça comme ça, on va dire ça comme ça,
01:54vous la placez à l'extérieur, Didier François ?
01:57Il y a de bonnes chances qu'elle ne soit pas à l'intérieur.
01:59Il y a de bonnes chances qu'elle soit à l'extérieur, et effectivement, c'est peu au regard de
02:03l'enjeu,
02:03mais on verra si ça pourrait changer dans une seconde.
02:05Et puis, plus au sud, on va aller plus au sud, le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge,
02:10on en parlait là aussi, notamment hier.
02:13Là, on est mieux doté, parce que ça fait des mois qu'en fait, on sécurise les environs.
02:16Et vous vous souvenez, ici, au Yémen, voilà, on a la menace des Houthis, alliés de l'Iran,
02:22qui obligent la marine française à être présente pour sécuriser les navires commerciaux
02:27qui empruntent le canal de Suez, qui est plus au nord ce soir.
02:30Alors, un tout dernier point, on va prendre une carte plus globale
02:34pour voir l'état des forces françaises dans les environs, dans la région.
02:38Regardez, et je vais vous poser la question, Didier François.
02:43Puisque notre problème, notamment, est ici, du côté du détroit d'Hormuz,
02:47que la majorité de nos forces sont ici, du côté de la Méditerranée,
02:51est-ce qu'on peut imaginer qu'à un moment, les Français viennent en renfort dans cette zone,
02:58notamment pour prêter main forte aux Américains ou autres,
03:01pour essayer de sécuriser le trafic commercial ici ?
03:04Alors, à ce stade, non.
03:06Je pense qu'ils n'iront pas dans le détroit d'Hormuz pour s'engager aux côtés des Américains.
03:11La France, dans un premier temps, protège, et c'est pour ça qu'on est en Méditerranée orientale,
03:16nos partenaires européens, parce que je rappelle que l'Union européenne a été attaquée par deux drones,
03:20et que nous, pour le coup, quand on dit qu'on est engagé à la construction d'une défense européenne,
03:26on le prouve, et quand un de nos partenaires est attaqué, nous déployons les moyens,
03:31et vous voyez bien que c'est des moyens extrêmement lourds,
03:34c'est quasiment toute notre flotte de surface qui a été déployée,
03:39on a fait un effort considérable, la Marine a fait un effort aussi considérable
03:43de redéployer son dispositif.
03:45Rappelez-vous que le porte-avions était en mer du Nord,
03:48et qu'à marche forcée, ils sont arrivés pour faire cette solidarité.
03:53La deuxième chose qu'on protège sont évidemment nos ressortissants,
03:56et il y en a un paquet, y compris au Liban,
03:58donc là, le fait d'avoir un porte-hélicoptère, ça permet en cas de besoin
04:01de faire ce qu'on appelle de la résévac.
04:03C'est à ça que ça sert ? Résévac, ça veut dire ?
04:05De l'évacation de ressortissants.
04:09Le terme militaire, c'est résévac.
04:10Pourquoi ? Parce qu'à l'intérieur, il y a des hélicoptères dessus,
04:14qui peuvent faire des allers-retours, mais surtout, en dessous,
04:16il y a ce qu'on appelle un radier,
04:17et le radier, c'est en fait une espèce de piscine
04:21ouverte dans laquelle il y a des barges de débarquement
04:23qui permettent, c'est pour ça que ça s'appelle un porte-hélicoptère
04:25amphibie qui préfère de faire des débarquements
04:27avec du matériel de l'armée de terre,
04:29des chars et des combattants,
04:31mais ça permet aussi de ramener
04:33des gens s'il y a besoin, sachant qu'à bord,
04:35il y a deux
04:37blocs opératoires, donc c'est important.
04:39La deuxième chose que l'on fera,
04:41et là, ça permet aussi de faire une coalition
04:43et d'aider les partenaires
04:46qu'on a dans la région, avec qui on a des accords de défense.
04:48L'autre chose,
04:49et la quatrième,
04:50qui est après les accords de défense,
04:54l'Europe,
04:55les ressortissants,
04:56les accords de défense,
04:58c'est la liberté de navigation maritime
05:00dans les détroits,
05:02et ça c'est très important.
05:03Donc, opération ASPIDES,
05:05qui est face au Yémen,
05:06comme vous l'avez expliqué,
05:08qui marche bien,
05:09qui marche depuis longtemps,
05:10face aux menaces outils
05:11qu'il y avait sur les pétroliers,
05:12mais qui, pour l'instant,
05:13les outils n'ont pas bougé,
05:14mais on peut pouvoir le renforcer.
05:16Pourquoi ?
05:16Parce que c'est important
05:17de pouvoir s'assurer
05:18qu'entre l'Asie
05:21et l'Europe,
05:23ça passe par le détroit,
05:25par le canal de Suez,
05:26et cet endroit-là,
05:27c'est tous nos commerces
05:28avec l'Asie,
05:29et Dieu sait si on en a besoin.
05:31Donc ça,
05:31c'est quelque chose
05:32qu'on peut faire
05:32dans le cadre du droit international,
05:34puisqu'il y a déjà ces missions-là,
05:35et c'est coteulement courant
05:37avec ça à faire.
05:37La question du détroit d'Hormuz,
05:39à ce stade,
05:40c'est la mise en place
05:41de la possibilité
05:42d'aller y agir,
05:43dès lors que les combats
05:44qui sont engagés aujourd'hui
05:46par les Américains
05:47et les Israéliens
05:48se seront calmés.
05:50Parce qu'à ce stade,
05:51nous n'allons pas rentrer
05:52dans cette coalition offensive,
05:54il n'en est pas question,
05:56ils ne nous le demandent pas,
05:58et nous n'avons pas
05:59l'intention d'y participer.
06:01À ce stade,
06:02honnêtement,
06:03on ne peut pas mettre
06:04un troisième larron
06:05au milieu de l'affaire,
06:07la coordination serait une folie.
06:09Vous voulez dire
06:09Américains et Israéliens,
06:10si on ajoute des Français
06:11là-dedans,
06:11ça ne marche plus.
06:12Ça n'a pas de sens politique
06:13et ça n'a pas de sens opérationnel.
06:15Donc ils le feront,
06:15les Américains vont faire le boulot,
06:17ils ont largement
06:17ce qu'il faut sur place
06:18pour le faire,
06:18s'ils doivent le faire.
06:19C'est ce qu'il faut faire.
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