00:00 - Europe 1, Pascal Praud. - De 11h à 13h sur Europe 1, 0 à 80, 29, 21, c'est le numéro que vous composez pour réagir.
00:07 Et nous recevons Catherine Ney, qui est avec nous dans les studios.
00:10 Pascal, elle a recueilli les confidences de Brigitte Macron pour Paris Match.
00:14 - Bonjour Catherine Ney. - Bonjour Pascal. Bonjour Géraldine.
00:17 - Quel talent vous avez. Mais si, vous arrivez.
00:22 Moi je lis et je vous suis depuis longtemps, bien sûr.
00:25 À chaque fois que je lis un portrait ou une interview de vous, d'abord il y a énormément d'informations dedans,
00:32 et surtout des informations que les autres n'ont pas.
00:35 C'est-à-dire qu'elle vous a dit des choses sur son mari, en l'occurrence que je n'avais jamais lues nulle part.
00:44 Depuis 25 ans que je le connais, Brigitte Macron parle d'Emmanuel Macron, il n'y a pas un jour où il ne m'est étonné.
00:50 "Je n'ai jamais vu une mémoire pareille, visuelle, auditive, une telle capacité de stockage intellectuel.
00:55 J'ai eu beaucoup d'élèves très brillants, aucun n'avait ces capacités, je l'ai toujours admiré."
01:01 Cette phrase d'ailleurs est étonnante et à la fois terrible.
01:03 "J'ai eu beaucoup d'élèves très brillants, aucun n'avait ces capacités."
01:07 Je trouve que cette phrase, elle est étonnante.
01:10 - Oui, parce que d'abord en arrière-fond, elle révèle le métier qu'elle a adoré,
01:19 et où elle dit "je ne savais pas si je n'avais pas fait de classe que j'avais cette vocation".
01:23 Et elle dit "dans le fond quand je sortais de cours, je me demandais pourquoi j'étais si heureuse".
01:28 Enfin comme s'il lui arrivait presque quelque chose d'amoureux.
01:31 Et elle disait "c'est parce que j'avais besoin de leur regard, j'avais besoin de transmettre".
01:36 Alors elle a ce besoin de transmettre.
01:38 Et quand elle dit "pour moi le summum, c'est quand la sonne cloche que le cours est fini,
01:45 et que les élèves restent comme s'ils voulaient continuer".
01:48 Et elle a connu ça.
01:50 Donc elle a aimé transmettre, elle a aimé donner des leçons de théâtre,
01:54 elle a eu beaucoup d'élèves, elle aimait ses élèves,
01:57 et elle est tombée amoureuse de celui qui était hors norme.
02:02 Voilà, c'est ça.
02:03 - Et elle vous explique aussi dans cette interview les réticences au départ qu'elle a avec cette histoire d'amour.
02:10 C'est quelque chose dont elle ne parle jamais, et qui forcément nous intéresse,
02:14 parce qu'Emmanuel Macron est président de la République.
02:16 - Mais oui, parce qu'il ne peut pas en être autrement.
02:19 Parce que c'est vraiment... elle a quand même un tabou.
02:23 Mais vous voyez, quand elle me reçoit, je l'avais vue plusieurs fois,
02:27 mais là, elle était en train d'écrire son cours sur le XVIIIe siècle,
02:30 puis elle me dit "tenez, regardez", elle me montre une photo,
02:33 elle me dit "c'était le jour de mon mariage".
02:35 Mais ce n'est pas une photo avec le mari, c'est elle entourée des trois enfants,
02:40 qui ont l'air qui sont beaux, qui ont un coiffure assez solaire, qui ont l'air heureux.
02:45 Et le message subliminal, ça veut dire "regardez, le jour de mon mariage,
02:49 ils étaient de tout cœur avec moi".
02:51 Alors, pour elle, c'était essentiel.
02:55 Et par petite touche, elle me dit aussi que quand il y a eu au départ
03:03 ce sentiment qui a éclos, qui a été comme ça, et qu'elle se disait "c'est rédhibitoire",
03:08 moi je ne pouvais pas, il fallait qu'il parte.
03:10 Il fallait qu'il parte. D'ailleurs, elle a lutté, elle a essayé de lutter.
03:14 Il est parti à la terminale à Paris, et puis il a continué à lui écrire,
03:19 lui il était passionnément amoureux d'elle.
03:21 Donc c'est difficile, mais comment dire ça à ses enfants ?
03:25 Comment ? Voilà, il y avait l'opprobre, il y avait la famille.
03:30 Mais quel scandale, vous voyez ?
03:32 Et donc, elle a affronté tout ça, et elle a mis dix ans à ce que les choses
03:37 se concrétisent officiellement, vous voyez ?
03:39 Donc ça a été pour eux aussi une lutte, disons.
03:44 - Alors le principe de cette émission, évidemment, c'est d'avoir des invités de l'actualité,
03:48 mais d'échanger avec les auditeurs.
03:50 Donc on va marquer une pause, et c'est peut-être le moment également
03:53 de remercier les auditeurs une nouvelle fois.
03:55 Les chiffres d'audience de la radio ont été publiés aujourd'hui par Médiamétrie,
03:58 Europ1 est en forme, la grande famille Europ1 s'agrandit.
04:02 Nous sommes particulièrement heureux et fiers de souhaiter bienvenue
04:06 aux 84 000 nouveaux auditeurs qui écoutent tous les jours l'émission
04:10 que vous êtes en train d'écouter.
04:12 Pour info, l'audience globale d'Europ1 est en hausse également.
04:16 Ça nous fait plaisir, et j'imagine, Catherine, vous qui êtes si attachée à cette station,
04:22 de la voir aujourd'hui repartir dans le bon sens, c'est une bonne chose.
04:28 - Mais on le sent aussi dans l'atmosphère de la rédaction depuis plusieurs mois.
04:32 - Écoutez, moi je le dis parce que je ne connaissais pas cette maison,
04:36 je suis arrivé en septembre, une nouvelle fois je dis que j'ai été accueilli formidablement,
04:40 mais il y a une énergie, une jeunesse, une qualité, une envie qui est extrêmement agréable,
04:47 et notamment, c'est vrai, il y a beaucoup de jeunes gens qui ont envie de faire ce métier,
04:54 de bien le faire, donc c'est un plaisir.
04:56 - Mais vous savez, l'Europe c'est quelque chose d'unique,
04:58 parce que quand vous regardez aujourd'hui dans toutes les chaînes de télé,
05:00 dans toutes les radios, ceux qui en sont les vedettes sont tous des anciens d'Europe.
05:04 C'est une pouponnière, c'est une école.
05:08 - Eh bien on va espérer qu'il n'y ait plus d'anciens d'Europe dans les autres stations,
05:13 et que les anciens d'Europe soient sur Europe ces prochaines années.
05:18 C'est également le moment de saluer Florian Carasso Mayan,
05:25 et non pas Florian Carayou Cayassou Marron, comme je l'ai dit hier.
05:31 - On l'a chargé toute la journée !
05:32 - Oui, exactement, Olivier Guenec, c'est un peu grâce à vous bien sûr, je veux dire,
05:36 mais bien sûr que si, nous sommes venus ensemble, amis !
05:39 - C'est vrai, c'est vrai !
05:40 - Nous avons besoin que vous soyez...
05:42 - Je suis votre petit chewing-gum, je m'accroche à vous, comme ça !
05:44 - En tout cas, vous êtes essentiel à la bonne humeur, à l'intelligence de cette émission,
05:50 parce que la bonne humeur c'est de l'intelligence, la fantaisie.
05:53 Il est 11h50, on marque une pause, à tout de suite !
05:55 - 11h13, c'est Pascal Proévou sur Europe 1.
05:57 - Europe 1.
05:59 - Pascal Proévou.
06:00 - Merci de nous rejoindre sur Europe 1, 11h13, c'est Pascal Proévou sur Europe 1.
06:03 Réagissez au 0180 29 21, nous sommes, Pascal, avec Catherine Ney,
06:07 qui a recueilli les confidences de Brigitte Macron pour Paris Match.
06:10 - C'est la une de Paris Match, Brigitte Macron, j'ai l'influence qu'une femme peut avoir sur son mari.
06:15 Ses confidences exceptionnelles à Catherine Ney, qui est avec nous,
06:18 et vous allez pouvoir échanger avec Catherine. Bonjour Lionel !
06:20 - Oui, bonjour Monsieur Proé, et toutes mes félicitations à vous et à votre équipe.
06:24 - Eh ben, vous êtes gentil, merci beaucoup !
06:26 - Parce que je vous suis, télé et radio, je vous suis.
06:29 - Eh ben, vous êtes adorable. Une question ou une remarque pour Catherine ?
06:33 - Une remarque, bon, j'ai pas lu le Paris Match, mais disons que pour moi,
06:39 c'est une dame qui m'a énormément déçu, parce que c'est soi-disant quelqu'un qui était un...
06:44 elle était prof, et vu la conjoncture actuellement avec le décès de certains profs,
06:50 les suicides, elle n'a pas bougé une minute.
06:52 Elle était obligée de bouger, parce qu'il y avait son ancien ministre,
06:56 qui était vraiment un rat des pâquerettes, mais sinon, elle a jamais rien dit.
07:01 Si, il faut dire comme tout le monde dit, c'est pas bien, il faut plus recommencer.
07:04 Et là, je trouve que c'est quelqu'un qui m'a énormément déçu,
07:07 qui a déçu beaucoup de gens. La plupart des gens, ils disent,
07:10 à part aller chez Louis Vuitton, c'est tout ce qu'elle sait faire.
07:12 - Non... - Donc, voilà.
07:14 - Non, c'est pas bien, c'est médiocre.
07:15 - Non, mais alors là, Monsieur Dallisay...
07:17 - Non, non, juste par rapport à ce qu'on voit, Madame !
07:20 - Ah oui, voilà, mais voilà. Mais il y a ce que vous voyez, ce que vous croyez voir,
07:23 et la réalité des choses, parce que c'est une femme qui ne veut pas apparaître dans la lumière.
07:29 Mais je commence mon portrait en la montrant devant une école qu'elle a créée
07:35 au début du quinquennat précédent, une école qui s'appelle Live,
07:40 où elle réunit en France, à Marseille, à Roubaix,
07:47 bientôt dans cinq villes de France, chaque année, grâce, payée par LVMH,
07:52 sans avantages fiscales pour le faire, des gens qui sont sortis de l'emploi,
07:59 qui ont plus de 25 ans, et de tous âges, et qui ont un projet, un projet de professionnel,
08:06 et pour l'obtenir, elle leur fait... Il y a des cours qui sont gratuits,
08:11 où elle vient faire des cours de littérature, où c'est des cours de connaissances générales,
08:21 parce qu'à la fois il y a les mathématiques, il y a l'anglais, il y a la bureautique,
08:24 enfin tout ce qu'il faut aujourd'hui pour trouver un emploi.
08:26 Ce sont des stages de cinq mois, avec des heures de cours tous les jours,
08:30 de 9h30 à 16h, puis les cinq mois suivants, on les suit.
08:34 Elle voit chacun en tête à tête, elle a eu un lien avec elle,
08:38 et depuis quatre ans, elle a vu 1041 personnes, c'est-à-dire ce sont des gens de tous âges,
08:44 mais aussi de tous niveaux, et elle a voulu que ces sessions de 60 personnes environ,
08:49 soient d'ensemble pour parler, pour s'approcher mutuellement,
08:54 et se nourrir des expériences des uns des autres,
08:57 et ces gens-là ont retrouvé un emploi.
08:59 Ça veut dire qu'elle est engagée, et qu'avec Jean-Michel Blanquer,
09:03 peut tous les problèmes de l'éducation nationale, elle en parlait,
09:07 mais elle ne peut pas à elle seule, je veux dire, en tous les cas, elle était très engagée.
09:14 On croit qu'elle ne fait rien, elle travaille beaucoup.
09:16 - On va marquer une pause, Lionel, vous allez rester avec nous.
09:19 Ce que vous voulez dire à Catherine Ney, c'est qu'elle a une mauvaise influence sur son mari,
09:22 c'est ça que vous voulez dire. - Ou pas d'influence ?
09:24 - Non, elle n'a aucune influence, aucune pour moi.
09:28 Je pensais qu'elle avait une influence vis-à-vis de son âge par rapport à son mari,
09:33 en disant voilà, mais je veux dire, c'est pas possible,
09:37 parce que vivre ce qu'on vit actuellement, non, c'est qu'elle n'a pas vécu avant,
09:41 alors je suis désolé.
09:42 - On marque une pause, et puis on revient dans une seconde.
09:46 Catherine Ney avec nous encore jusqu'à 12h10, vous pouvez acheter Paris Match.
09:50 Pour moi, un garçon si jeune, c'était rédhibitoire,
09:53 j'ai été prise dans un ouragan intérieur, ce sont des phrases qu'elle dit.
09:57 Elle parle d'elle-même, et c'est vrai qu'il y a une curiosité sur elle,
09:59 et une curiosité aussi sur le couple, forcément,
10:02 et également sur la personnalité d'Emmanuel Macron,
10:05 qui est parfois indéchiffrable.
10:08 Nous en parlons dans une seconde.
10:10 - Merci d'avoir été avec nous, c'était Pierre Trésor, c'est Pascal Fraud,
10:12 et vous sur Europe 1 et pour poser vos questions à Catherine Ney,
10:14 vous composez son numéro de téléphone.
10:16 Pascal Pro, au 01 80 20 39 21.
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