00:00 [Musique]
00:08 Mon personnage s'appelle Louis.
00:10 Il travaille comme clown dans les hôpitaux pour faire rire les enfants.
00:14 Comme Rire Médecin par exemple, qui est une organisation qui fait ça depuis 1992.
00:19 Alors c'est pas son métier principal, il fait ça deux fois par semaine.
00:22 On sait pas pourquoi il a décidé de faire ça, il y a probablement des raisons.
00:27 On se disait avec Camille, qui sont liés à son enfance,
00:30 peut-être que lui-même à un moment donné a été gravement malade,
00:33 et que les hôpitaux ont fait partie de sa vie,
00:37 et que les clowns, peut-être enfants, l'ont marqué,
00:41 lui ont donné envie de lui aussi de se rendre utile.
00:44 [Musique]
00:48 Grâce à ce projet, j'ai pu rencontrer Caroline Simons,
00:53 qui est la créatrice de Rire Médecin, qui est une organisation maintenant nationale.
00:58 J'ai pu non seulement les rencontrer, ils ont eu la gentillesse de me conseiller.
01:02 Une des clowns, Hélène Gustin, est devenue ma coach,
01:06 et ils m'ont donné l'autorisation de les suivre, de les accompagner dans les hôpitaux.
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01:16 Je me sentais pas du tout légitime, j'avais presque envie de me cacher,
01:20 parce que quand vous rentrez dans les hôpitaux, et que vous rencontrez des familles dont l'enfant a un cancer,
01:27 c'est pas de la fiction quoi.
01:28 Vous rentrez vraiment dans un drame, et peut-être l'une des peurs les plus grandes qu'on puisse connaître,
01:33 qui est de perdre son enfant.
01:35 Et donc c'est assez délicat au début, jusqu'au jour où j'ai vu, c'était je crois le deuxième jour,
01:41 la deuxième fois où j'y suis allé, un enfant avec des branchements à une machine,
01:46 qui avait plus de cheveux, qui a piqué un fourrure, avec des étoiles dans les yeux,
01:51 parce que le couple de clowns l'ont fait rire, et par la même occasion ont fait rire les parents.
01:57 Et quand j'ai vu ça, j'ai compris en fait le sens du pourquoi, pourquoi venir les faire rire,
02:06 le sens de leur métier en fait, et de leur mission,
02:09 et d'un coup j'ai compris et je me suis senti moins voyeur,
02:16 et ça m'a beaucoup aidé pour ce personnage, je me suis dit c'est ça en fait.
02:19 Ils sont là un peu comme la petite fée Clochette dans Peter Pan,
02:22 les clowns ils sont là pour ramener de la poudre,
02:26 qui les font voler, qui les font rêver, qui les font sortir de ce drame,
02:29 qui les emmènent ailleurs, pour un instant, et qui participent à la guérison en fait.
02:36 Tout à fait, tout à fait, alors ça dépend des sujets,
02:39 mais c'est vrai que le métier d'acteur fait voyager, grâce aux histoires d'abord,
02:47 ça a commencé par l'écrit, voire même les récits vocaux,
02:53 j'imagine que les premières histoires dans Les Humains c'était ou par signe, ou par peinture, je sais pas,
03:00 et que oui, il y a évidemment une invitation à aller dans un autre état de conscience,
03:07 dans une autre réalité, il y a un vrai voyage en fait qui se fait,
03:11 donc nous on est un peu des passeurs, des raconteurs d'histoire,
03:15 mais c'est vrai que de voir des clowns faire ça en direct,
03:19 vraiment avec des enfants et des familles qui traversent une tragédie,
03:23 j'ai le sentiment que c'est encore plus conséquent,
03:27 que les conséquences que ça a sur cette famille et sur l'enfant sont d'autant plus fortes et bénéfiques.
03:35 Mais c'est vrai qu'il y a un lien effectivement, notre métier,
03:38 quand on a un peu de chance et qu'on est dans un projet qui, par exemple, qui fait du bien,
03:43 ou qui aide à être plus tolérant, ou à comprendre d'autres classes sociales, ou d'autres cultures,
03:49 là c'est tellement utile en fait, aussi.
03:54 Je pense que quand une série ou un film ou un roman est bien écrit,
03:59 et que la personne qui l'a écrit, en l'occurrence Camille de Castelnau,
04:03 a une vraie connaissance de la complexité humaine, de la psychologie humaine,
04:09 de nos dualités, de nos contradictions,
04:12 même une certaine connaissance de la sociologie, j'ai envie de dire,
04:18 sur comment fonctionnent les humains à plein de niveaux,
04:23 c'est eux qui nous permettent, c'est comme un miroir en fait,
04:26 grâce à eux, on peut mieux se comprendre,
04:29 ou notre époque, ou notre société, ou les rapports humains.
04:32 Et je pense que dans cette série, c'est totalement réussi,
04:35 parce que c'est au final un drame arrive,
04:38 qui va impacter plusieurs membres de la famille,
04:41 les transformer, et pas seulement les transformer,
04:45 les transformer, et pas nécessairement pour le mieux,
04:49 mais qui malgré tout, parce que ça fait aussi partie de nous, les humains,
04:55 nos côtés moins glorieux et sombres, c'est aussi ce qui nous rend humains.
05:00 Avec Sarah, ça s'est merveilleusement bien passé en fait.
05:08 On se connaît depuis longtemps déjà,
05:11 on s'était croisés sur le bureau des légendes, même si on n'avait jamais eu de scène ensemble.
05:15 Il y a des gens comme ça avec qui, il y a tout de suite une intimité,
05:18 tout de suite une affinité, tout de suite une tendresse,
05:21 qu'on ne s'explique pas, toujours.
05:23 Et c'est le cas avec Sarah, j'ai beaucoup de tendresse pour Sarah,
05:29 j'ai beaucoup d'admiration pour l'actrice aussi,
05:32 je trouve qu'elle a quelque chose de très pur,
05:35 qu'elle a des moments d'innocence.
05:37 Il y a même des fois où, quand je n'étais pas dans le champ,
05:39 je la regardais jouer, j'en oubliais que c'était à moi de lancer ma phrase,
05:43 parce que j'étais totalement spectateur.
05:46 Donc quand vous avez une affinité naturelle avec un autre être humain,
05:51 pour qui en plus vous avez de l'admiration,
05:53 et vous devez jouer une histoire d'amour, ça simplifie beaucoup.
05:59 Il y a une vraie complicité qui est en train de devenir une amitié en plus avec Sarah,
06:04 et ça je pense que ça nous a beaucoup portés.
06:06 Est-ce que vous avez des conséquences pour votre père ?
06:10 Je me dis oui, avec plaisir,
06:13 par contre, mais vraiment, je vous fais une confidence,
06:16 ni Audrey ni moi ne savons qui est le père pour l'instant.
06:20 On ne sait toujours pas, vraiment.
06:21 Les scénaristes ne le savent peut-être même pas encore eux-mêmes,
06:24 parce que tout ça est encore en développement,
06:26 ou s'ils le savent, ne nous le disent pas parce que ce n'est pas encore sûr,
06:29 parce que ça aura à chaque fois des conséquences complètement différentes.
06:33 Par contre, tôt ou tard, il va apprendre que potentiellement,
06:39 il pourrait être le père, j'ose imaginer,
06:43 et ça déjà ça va avoir des sacrées conséquences.
06:46 Mais vraiment, je vous promets que la quatrième,
06:48 elle va être très très drôle et avec vraiment des surprises,
06:51 parce que l'idée, on s'est dit, chaque saison, il faut amener des choses nouvelles.
06:56 On ne veut surtout pas s'endormir sur nos lauriers,
06:58 mais vraiment, et donc prendre des risques.
07:01 Voilà, j'ose espérer que la quatre va vous plaire.
07:05 [Musique]
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