00:00 les otages du ramasse de nationalité française,
00:03 j'ai le sentiment, qu'on parlerait davantage d'eux si ils n'étaient pas juifs,
00:07 c'est horrible ce que je suis en train de dire, mais quand il y a eu des otages par le passé,
00:10 et qu'on ouvrait le journal de 20h sur leur visage,
00:13 là, il y a le sentiment toujours de ce procès de double allégeance,
00:17 de circé des Français, mais pas tout à fait, et vous avez raison, ça a commencé...
00:20 - C'est-à-dire qu'on les accrochait sur les façades des mairies, et là on les déchire.
00:23 - Vous avez raison, ça a commencé avec aux Aratora.
00:24 Moi, j'ai pas vu la France depuis le 7 octobre se dire
00:27 "Bordel, on nous a enlevé 40 Français".
00:29 Il y a 40 Français qui ont été pris en otage.
00:31 - Vous les avez dessinés, notamment les plus jeunes, les enfants.
00:34 C'est un dessin qui a aussi beaucoup circulé,
00:36 c'est précisément pour qu'ils soient tout le temps là,
00:39 pour qu'ils soient tout le temps à la une, présents, notamment sur les réseaux sociaux ?
00:43 - Je voudrais qu'on soit capable de faire la part des choses,
00:45 entre une critique légitime de la politique de Netanyahou,
00:48 et une empathie tout autant légitime pour les victimes israéliennes,
00:52 mais également pour les victimes palestiniennes de cette tragédie.
00:55 Je voudrais qu'on soit capable de pleurer pour les victimes des deux camps,
00:58 et là encore, les gens qui arrachent les affiches d'otages,
01:02 instrumentalisent.
01:04 C'est pas un acte de propagande de mettre des photos d'otages,
01:08 c'est juste vouloir la libération de gens qui sont injustement prisonniers.
01:13 - Si cette marche avait été conduite sous ce que vous venez de déclarer,
01:16 peut-être que les choses auraient été différentes
01:18 avec le président de la République israélien.
01:19 Vous avez donné la juste définition.
01:21 Pour autant, le paradoxe tragique de cette histoire,
01:24 c'est que peut-être parmi les 40 victimes,
01:27 il y avait des français juifs qui sont repartis en Israël
01:29 à l'appel de Netanyahou, qui leur a dit
01:31 "Ne restez pas en France, vous n'êtes pas en sécurité."
01:33 Ils sont tenus en Israël, personne n'est dit qu'ils étaient protégés,
01:36 et c'est là-bas qu'ils se sont fait massacrer.
01:37 - Et je précise que derrière vous, comme régulièrement,
01:39 on met le visage des otages, on le fait régulièrement sur BFM2.
01:42 - Ça c'est une deuxième tragédie.
Commentaires