00:00 Armand et sa femme Leslie sont arrivés en juillet dernier à Netanya, au nord de Tel Aviv.
00:05 Ils sont partis avec leur fils de 9 ans.
00:08 Et malgré les attaques du 7 octobre, c'est ici, dans un pays en guerre, qu'ils se sentent le plus en sécurité.
00:15 - Voilà, il a la kippa sur la tête, il sort de l'école, il a les tzitzits, donc il est dans une école religieuse.
00:20 J'ai pas peur, j'ai pas peur. En France, je l'aurais jamais fait. En France, jamais la kippa sur la tête, je l'aurais enlevé tout de suite.
00:26 Les tzitzits, il les aurait jamais mises en France. Ici, ma première réaction, c'était de lui mettre la kippa sur la tête à l'aéroport quand on est arrivé.
00:33 Et depuis, il la quitte pas.
00:35 Nous, ici, on n'a pas d'antisémitisme. On a une haine, oui, on le sait, on sait qui sont nos ennemis.
00:40 En France, ils ont du mal à savoir qui sont leurs ennemis aujourd'hui.
00:43 On peut pas savoir qui ne nous aime pas, parce qu'en fait, ils s'aperçoivent en France qu'il n'y a pas grand monde qui nous aime.
00:51 De leur vie à Lyon, ils n'ont aucune nostalgie. Pourtant, leur situation était a priori confortable.
00:57 Elle était commerçante et lui, travaillait dans la finance.
01:00 Le premier déclic a eu lieu en 2006, lors de manifestations pro-palestiniennes.
01:06 On a dû fermer les magasins et on a vu défiler les drapeaux palestiniens et des panneaux "Mort aux Juifs".
01:14 Et on demande à la police comment le drapeau "Mort aux Juifs", on peut le voir aujourd'hui.
01:20 Et il nous répond "Je ne peux rien faire".
01:22 C'est la première fois de ma vie, en 2006, où je me suis sentie juive au lieu d'être française.
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