00:00 J'ai lu, j'ai lu le dernier roman de l'ultra-stardromoise
00:04 Françoise Bourdon qui revient comme chaque automne avec un roman
00:08 et cette fois-ci avec la Maison de Violette
00:10 qui clôt une trilogie débutée en 2016
00:13 avec la Maison du Cap qui devint ensuite la Maison de Charlotte en 2020
00:18 et est aujourd'hui la Maison de Violette.
00:20 Celle qui occupe cette grande maison d'architecte du 19e siècle
00:25 c'est le pilier de la famille Charlotte, 95 ans,
00:28 bon pied, bon oeil, elle conduit encore sa deux chevaux
00:31 contre la vie unanime de sa famille.
00:34 On est en 1967 et autour d'elle évolue sa petite fille Violette
00:39 qui souffre d'une sclérose en plaque.
00:41 Elle est mariée avec un photographe de guerre, un réfugié espagnol.
00:45 On croise également Iris qui est une architecte bordelaise
00:47 à qui la maison doit beaucoup puisque c'est elle qui a réussi à la sauver.
00:51 Des femmes fortes et un clan qui va se retrouver
00:54 une nouvelle fois frappée par l'histoire avec un grand H.
00:58 Diego qui est un réfugié espagnol,
01:02 il est contacté par son ami Ravier
01:06 qui lui est retourné en Espagne
01:09 parce que Ravier a retrouvé la trace de leur ancien bourreau
01:13 du camp de Mauthausen.
01:14 Et malgré les craintes de son épouse Violette,
01:18 Diego retourne pour la première fois en Espagne.
01:22 Mais c'est une épreuve très douloureuse pour lui
01:24 parce qu'il retrouve le climat d'une dictature
01:27 fuite il y a une trentaine d'années
01:31 et qu'on ne peut pas dire que la situation se soit vraiment améliorée
01:35 puisqu'il va se retrouver confronté à la tragédie
01:38 des bébés volés sous le régime franquiste.
01:40 Et oui, une trame romanesque très puissante,
01:43 un pied en Espagne, un pied sur le bassin d'Arcachon
01:46 et une Françoise Bourdon qui avoue avoir eu du mal à dire adieu à ses personnages
01:51 dont ce dernier tome les fait vivre depuis sept ans sans les épargner.
01:55 Déjà, moi j'ai toujours envie que le lecteur ne s'ennuie pas.
02:00 Il faut que ça bouge.
02:01 Ensuite, mes personnages, encore plus dans La Maison de Violette,
02:05 je les ai emmenés avec moi pendant trois romans.
02:10 Donc c'est vrai qu'ils font un peu partie de moi
02:14 et que je les vois quelque part.
02:16 On s'était échappé, entre guillemets, mon mari et moi, une petite semaine,
02:20 la fin septembre, pour retourner à Arcachon.
02:23 Et c'est amusant parce que, en allant au Cap Ferré,
02:27 je me suis surprise à chercher la Maison du Cap
02:30 qui n'existe pas, qui est née de mon imagination.
02:34 Bon, ça n'a pas duré longtemps, je vous rassure.
02:36 Et l'espace d'un instant, j'ai cherché la Maison du Cap.
02:39 Alors comme quoi...
02:41 Et le fait d'intégrer ces épisodes historiques,
02:45 quelle importance a pour vous d'évoquer l'histoire ?
02:47 Une grande importance.
02:49 Et surtout, j'aime beaucoup travailler sur des fenêtres de l'histoire
02:54 qui ne sont pas forcément bien connues.
02:56 L'histoire nous façonne, on vit avec l'histoire.
03:00 Elle nous permet aussi de mieux comprendre ce qui s'est passé.
03:06 Et puis, moi qui suis toujours dans une volonté de transmission,
03:10 j'attache une grande importance à la mémoire.
03:12 Alors bien sûr, mes personnages traversent beaucoup d'épreuves.
03:17 C'est un peu la loi du genre, on pourrait dire.
03:20 Mais c'était important pour moi.
03:22 Et c'est vraiment sa force, Françoise Bourdon,
03:24 de faire entrer en résonance l'histoire, les traditions, les lieux,
03:28 même avec le destin de personnages qui sont tenaces et toujours très inspirants.
03:32 Beaucoup d'émotions, donc dans ce dernier tome de la trilogie de la Maison du Cap,
03:36 La Maison de Violette de Françoise Bourdon qui est parue au presse de la Cité.
03:40 405 pages d'émotions, comme le disait très bien Héloïse.
03:43 Pour être précis, que l'on vous offre tout de suite au 04 75 40 10 10.
03:48 Je regardais, elle a une liste de dingue de titres.
03:50 La Forge aux loups, la Cour aux pans, le Bois de lune.
03:53 J'adore les titres de ses livres.
03:55 On ne va pas s'en sortir si vous les citez.
03:57 Les Bâteliers du Rhône.
03:58 Je voulais terminer par celui-ci.
04:00 04 75 40 10 10.
04:02 Très prolixe.
04:03 Respire encore Clara Luciani.
04:05 8h52 et après, Dr. Kierzek.
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