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  • il y a 2 ans

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00:00 Le meurtrier lui a asséné un nombre impressionnant de coups de couteau.
00:05 Ça ne peut pas être anodin.
00:08 Le coupable devait être retrouvé.
00:11 On ne pouvait pas le laisser s'en tirer en toute impunité.
00:13 Vous faites erreur.
00:14 Pour moi, oui, il a vu le diable.
00:33 Alors, qu'est-ce que tu nous fais ?
00:48 Ça a l'air bon.
00:50 Oh là là, je suis sûre qu'on va se régaler.
00:53 Tu as faim ?
00:54 Oh oui, je meurs de faim.
00:56 Je vais rendre visite à mon père le week-end.
00:58 J'y vais.
01:01 Je vivais tout près de chez mon père et Angie.
01:04 Quatre ou cinq kilomètres, tout au plus.
01:07 Bonjour, ma chérie.
01:08 Coucou.
01:09 Mon père était drôle.
01:11 Je l'admirais beaucoup.
01:14 Il était dans la 82e division à aéroporter et a participé à la gare de Corée.
01:18 Il s'est marié jeune.
01:20 Le premier mariage de Roy Woodley prend fin en 1967.
01:24 Peu de temps après, il fait la rencontre d'Angie, elle aussi divorcée depuis peu, et l'épouse.
01:29 Papa et Angie étaient faits l'un pour l'autre.
01:32 C'était une femme adorable, tendre et attentionnée.
01:35 Elle disait toujours que les autres femmes étaient jalouses d'elle parce que mon père savait tout faire.
01:40 Il pouvait réparer n'importe quoi.
01:43 Angie lui mitonnait ses petits plats préférés et lui cuisinait aussi tout ce qu'elle aimait.
01:51 Angie a deux filles, issues de son premier mariage, Anita et Angela.
01:56 Roy et Angie prennent tous deux leur rôle de beaux-parents très au sérieux.
02:00 Leur famille a beau être recomposée, elle est soudée.
02:03 Ma soeur et moi, on s'est très vite attachés à Roy.
02:06 On n'a jamais été très proches de notre père vu qu'il nous a abandonnés quand on était enfants.
02:11 Roy était bien plus qu'un beau-père à nos yeux. C'était un vrai père.
02:16 Ma mère, Angie, avait le cœur sur la main.
02:19 Elle était facile à vivre et tout le monde était adorable avec elle.
02:23 Roy et Angie apprécient le temps qu'ils passent avec leurs trois filles, même si quelqu'un manque à l'appel depuis des années.
02:30 Pourtant aujourd'hui, les choses vont changer.
02:33 J'y vais.
02:34 D'accord chérie.
02:36 Philippe, le fils qu'a eu Roy avec sa première femme, est de retour.
02:51 Mon père était quelqu'un d'indulgent.
02:54 Il avait énormément d'amour et de soutien à donner.
02:58 Philippe s'est mis à pleurer à chaudes larmes.
03:02 Il pleurait d'avoir pu renouer avec son père.
03:05 La relation qu'entretient Roy avec son fils est devenue complexe pendant l'enfance mouvementée de Philippe et Eva.
03:12 Quand nos parents ont divorcé, j'avais dix ans.
03:18 Et Philippe en avait douze.
03:21 Ça a été une période de notre vie très éprouvante.
03:26 Philippe en a plus souffert que moi parce qu'un garçon a besoin de son père.
03:31 A dos, il s'attirait constamment des ennuis.
03:34 Quelques années plus tard, il est tombé dans la drogue.
03:37 Il n'avait pas de travail et donc aucune rentrée d'argent.
03:41 Alors il s'est mis à voler.
03:43 Arrivé à l'âge adulte, Eva s'efforce de reprendre contact avec son père.
03:47 Mais Philippe, lui, a honte de ce qu'il est devenu.
03:50 Il avait l'impression d'avoir déçu mon père.
03:53 Et je sais que Philippe l'aimait.
03:56 Il y a peu, Philippe a décidé de reprendre sa vie en main.
04:00 Toute la famille se réjouit à l'idée de rattraper le temps perdu.
04:04 Notre famille était enfin réunie et c'était quelque chose qu'on ne connaissait pas.
04:11 Ces retrouvailles étaient une bénédiction.
04:13 On profitait de chaque journée passée ensemble.
04:17 On ne sait pas ce qui peut se passer d'un jour à l'autre.
04:20 Un malheur est si vite arrivé.
04:22 [Musique]
04:45 Ma soeur n'arrivait pas à joindre ma mère,
04:47 alors elle m'a demandé d'y faire un saut pour vérifier que tout allait bien.
04:51 J'ai dit "OK", et elle a insisté tout de suite.
04:55 Du coup, sans plus attendre, mon petit ami de l'époque et moi,
04:58 on a pris la voiture pour aller chez mes parents.
05:01 J'avais pas la clé de la maison,
05:05 alors on est passés par la porte de derrière.
05:07 Maman !
05:08 On a traversé le garage.
05:10 Papa !
05:11 Et on a fini par arriver dans le salon.
05:14 C'est là que j'ai vu mon père.
05:20 [Cris]
05:22 Je me suis mise à hurler encore et encore.
05:25 En entrant dans la pièce, je l'ai tout de suite vue,
05:28 face contre terre, dans une mare de sang.
05:31 Et je pouvais pas m'arrêter de hurler.
05:34 [Cris]
05:36 Maman ! Où elle est passée ?
05:38 Maman !
05:39 Angie ?
05:40 Angie ?
05:42 [Cris]
05:44 Angie ?
05:46 [Cris]
05:49 Angie ?
05:50 Mon petit ami est parti à la recherche de ma mère.
05:55 [Cris]
06:00 Il est revenu rapidement et il m'a dit
06:03 qu'il fallait que je sorte de la maison tout de suite.
06:06 J'ai pas vu ma mère.
06:08 Uniquement mon père.
06:12 Et...
06:13 Je suis sortie de la maison.
06:18 [Cris]
06:20 Et j'ai hurlé à plein poumon,
06:23 dans l'espoir que quelqu'un, n'importe qui, vienne nous aider.
06:27 J'ai appelé les secours et ils m'ont demandé ce qui s'était passé.
06:31 Alors je leur ai dit que mes parents avaient été assassinés.
06:34 Mon père ! J'ai trouvé face contre terre !
06:38 L'opératrice me posait tout un tas de questions,
06:41 mais j'étais pas en état de lui répondre.
06:43 Au lieu de m'interroger, je voulais qu'elle envoie quelqu'un nous aider.
06:48 C'est le détective Léo Lopez qui est affecté à l'enquête.
06:52 Quand je suis arrivé sur place,
06:55 des collègues avaient déjà balisé la zone avec du ruban jaune.
06:59 Je suis entré dans la maison par la porte de derrière.
07:02 J'ai d'abord traversé le garage, avant de tomber dans une espèce de cellier.
07:06 Une fois dans le salon, j'ai trouvé un homme allongé au sol, face contre terre.
07:14 Son corps gisait dans un bain de sang.
07:17 Sur l'un des fauteuils qui se trouvaient près du corps,
07:23 on a retrouvé un sac à main noire.
07:25 Il avait été vidé de son contenu.
07:28 Quelqu'un cherchait quelque chose.
07:31 Les cartes bancaires avaient disparu.
07:34 J'ai aussitôt pensé à un cambriolage qui aurait mal tourné.
07:38 Surveillez l'activité des cartes.
07:41 Si elles sont utilisées, faites-le moi savoir.
07:44 Après cette découverte, j'ai longé le couloir jusqu'à arriver dans la chambre,
07:49 où j'ai trouvé le corps d'une femme étendu au sol entre le lit et la salle de bain.
07:55 Elle avait du scotch sur les mains, au niveau des poignets.
07:59 Elle a été poignardée dans le dos et dans le haut de la poitrine.
08:04 Ses blessures étaient horribles, le fruit d'une violence inouïe.
08:11 Il n'y avait aucun signe d'entrée par effraction.
08:14 Donc, ça voulait dire que le meurtrier connaissait bien les victimes,
08:18 puisqu'elles l'ont fait entrer sans opposer de résistance.
08:21 Un des tapis du salon avait été déplacé,
08:25 ce qui laissait entendre que l'homme s'était débattu.
08:28 Ce qui n'a rien d'étonnant, puisque c'était un ancien militaire.
08:32 C'était pas le genre d'homme à se laisser tuer sans se défendre.
08:37 Le jour où Angela a été découverte
08:41 C'est à Angela que revient la lourde tâche d'annoncer la nouvelle au reste de la famille.
08:54 Oui, j'arrive.
08:59 Quelqu'un a frappé à la porte.
09:02 Alors je suis allée ouvrir.
09:06 Qu'est-ce qu'il y a ?
09:08 Maman et papa, ils...
09:11 Et là, elle m'a dit qu'ils étaient...
09:14 Morts.
09:17 Quelqu'un les a tués.
09:20 Quelqu'un les a tués.
09:46 On tenait à ce que le coupable soit retrouvé et qu'il paie pour ce qu'il a fait.
09:50 On ne pouvait pas le laisser s'en tirer en toute impunité.
09:53 Les cartes bleues de Roy et Angie Woodley ont été dérobées.
10:11 Les enquêteurs pensent que ce double meurtre n'est autre qu'un cambriolage
10:15 qui aurait tourné au carnage.
10:17 D'après le rapport du médecin légiste, le couple a été assassiné le vendredi entre 5 et 6 heures du matin.
10:25 C'était environ 12 heures avant que leur fille ne vienne à la maison et découvre les corps.
10:30 Des prélèvements ADN ont été effectués sous les ongles des victimes
10:34 pour tenter de retrouver une substance étrangère.
10:37 Puis les échantillons ont été envoyés au laboratoire.
10:40 Ce qui m'a paru incroyable, c'est le nombre de coups de couteau que chacun d'eux avait reçus.
10:45 Roy a reçu pas moins de 31 coups de couteau.
10:50 Angie et elle a été poignardée 17 fois d'affilée.
10:54 J'avais déjà travaillé sur de nombreuses affaires d'homicide
10:58 où la victime avait été poignardée, mais j'avais encore jamais vu un tel acharnement.
11:04 Il fallait qu'on trouve une piste, et vite.
11:07 Alors on a commencé par contacter la famille.
11:10 Ils s'étaient tous rassemblés chez Angela.
11:15 Quand je suis arrivé, j'ai tout de suite senti que l'atmosphère était tendue et pleine d'émotions.
11:21 Messieurs-dames, je suis le lieutenant Lopez.
11:25 C'est Angela qui a découvert les corps.
11:28 Alors forcément, en tant qu'enquêteur, j'ai voulu l'interroger la première.
11:32 Vous n'aviez pas parlé à vos parents depuis longtemps ?
11:36 Euh...
11:38 Deux jours, je crois.
11:41 Ma mère m'a dit que Philippe venait.
11:44 Angela avait parlé à ses parents deux jours avant de tomber sur leur corps sans vie.
11:49 Et sa mère lui a révélé que Philippe était passé à la maison.
11:53 Ça a fait tiquer Angela, parce qu'il ne venait presque jamais.
11:57 Philippe, c'est à vous.
12:03 Avant d'interroger Philippe, on a fait quelques recherches à son sujet et vérifié son casier.
12:08 Il y a douze ans, Philippe avait cambriolé deux personnes et les avait menacées à l'aide d'un couteau.
12:13 Une ressemblance un peu trop évidente.
12:16 T'es sorti il y a longtemps ?
12:21 Il y a deux ans.
12:32 Quand as-tu vu tes parents pour la dernière fois ?
12:35 Il y a deux semaines, à peu près.
12:40 Ça m'a tout de suite averti. Pourquoi est-ce qu'ils seraient prêts à mentir là-dessus ?
12:46 Ta sœur Angela nous a dit que tu les avais vus avant-hier.
12:49 Elle les a appelés.
12:51 Sérieux, vous avez vu mon casier ?
12:55 Je voulais pas que vous puissiez penser que c'est moi qui ai fait ça.
12:58 Il savait sûrement que si on pouvait le placer sur la scène de crime deux jours plus tôt,
13:03 ça le faisait grimper tout en haut de la liste des suspects.
13:06 On parle de mon père, là, et de ma belle-mère.
13:09 Tu étais où vendredi entre 5h et 6h du matin ?
13:15 À votre avis, je dormais. Chez ma copine.
13:20 Ta copine ?
13:22 Oui, Valérie.
13:24 Valérie.
13:26 J'ai interrogé tous les membres de la famille.
13:29 Et chacun d'entre eux avait un alibi.
13:31 Alors je suis allé à l'appartement de Philippe, et j'ai discuté un peu avec cette Valérie.
13:38 Merci de me recevoir.
13:40 Sa version était la même que celle de Philippe.
13:43 Ils dormaient ensemble ce matin-là.
13:45 L'alibi de Philippe se confirmait.
13:47 En revanche, il a menti en disant ne pas avoir vu ses parents depuis 15 jours.
13:52 De retour au commissariat, le lieutenant obtient une nouvelle piste.
13:56 L'une des cartes bleues des Woodley venait d'être utilisée dans une station essence.
14:00 La carte de crédit volée a servi à payer de l'essence quelques jours après le meurtre.
14:05 Par chance, la station dispose de caméras de surveillance.
14:10 J'ai demandé au gérant les enregistrements correspondant à la date et l'heure d'utilisation de la carte.
14:21 C'est le pick-up rouge juste là.
14:23 Là, j'ai reconnu le pick-up rouge.
14:28 D'après Angela, ce pick-up rouge appartenait à Roy, et il était toujours dans le garage.
14:34 Mais pas le jour du meurtre.
14:36 Il n'en fallait pas plus pour qu'on comprenne que le ou la coupable était reparti avec ce véhicule.
14:43 Les choses se goupillaient bien, on était contents.
14:46 On pensait qu'on allait voir qui conduisait le pick-up, et l'enquête aurait été bouclée.
14:51 Malheureusement, les images de surveillance étaient de très basse qualité,
15:12 et il nous a été tout bonnement impossible d'identifier le suspect.
15:16 En fin de compte, on a retrouvé le pick-up quelques temps plus tard, abandonné près d'un verger.
15:24 Et il n'y avait pas la moindre preuve à se mettre sous la dors.
15:28 Malgré son alibi, et son affliction évidente, les enquêteurs décident tout de même de placer Philippe en garde à vue.
15:40 Il ne faut pas oublier que Philippe a déjà été inculpé pour cambriolage,
15:44 et usage d'un couteau comme d'une arme,
15:46 mais également qu'il a menti aux enquêteurs lors du premier interrogatoire.
15:50 A ce moment-là, ces deux éléments suffisaient à le considérer comme coupable potentiel.
15:56 Quand on arrête quelqu'un pour le crime le plus horrible de tous, le meurtre,
16:02 forcément ce quelqu'un n'est pas ravi.
16:05 A partir de là, son tempérament a complètement changé.
16:09 Il ne disait plus rien, il se contentait de me jeter un regard noir.
16:13 On aurait dit qu'il n'était pas du tout étonné de la situation,
16:16 mais qu'il tenait à ne rien me dire qu'il puisse m'aider dans l'enquête.
16:20 Avant même que l'enquêteur n'ait pu finir d'interroger Philippe, il reçoit de nouvelles informations.
16:27 J'ai un appel pour vous, c'est le labo.
16:35 L'ADN d'une autre personne a été retrouvé sous les ongles de Roy.
16:39 Comme je suspectais fortement Philippe d'être impliqué dans ce double homicide,
16:46 je m'attendais à retrouver son ADN sous les ongles de Roy.
16:49 C'est ce que j'espérais.
16:51 Philippe est venu chez ses parents, puis le père et le fils se sont battus,
16:55 et c'est comme ça que son ADN a fini là.
16:57 Ça paraît évident.
16:59 Mais j'ai vite compris que cette affaire n'avait rien d'ordinaire.
17:04 Vous faites erreur.
17:06 Le laboratoire analyse l'échantillon ADN de Philippe pour voir s'il y a une correspondance.
17:13 Les résultats étaient sans appel. L'ADN retrouvé n'était pas celui de Philippe.
17:22 On était vraiment frustrés parce qu'on était persuadés que ce serait le sien.
17:30 Sans mobile manifeste et sans la moindre preuve reliant Philippe au crime,
17:35 Tu peux t'en aller.
17:36 les enquêteurs n'ont d'autre choix que de le libérer.
17:39 Quand Philippe a été relâché de sa garde à vue,
17:44 je lui ai demandé sans détour s'il avait quelque chose à voir avec cette histoire,
17:48 et il m'a répondu "non".
17:50 Comment tu peux penser ça, avant de me prendre dans ses bras ?
17:57 Je me suis sentie soulagée de savoir que Philippe était innocent.
18:00 Je sais qu'il aimait mon père.
18:04 Je ne pense pas qu'il ait pu en arriver à commettre un meurtre aussi horrible.
18:10 Aux obsèques, j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes.
18:27 Je ne contrôlais plus mon corps.
18:29 Philippe m'a prise dans ses bras et il m'a dit "il faut que tu sois forte, pour papa".
18:36 Roy avait combattu pour l'armée de son pays.
18:49 Pour lui rendre hommage, le drapeau des Etats-Unis avait été disposé autour de son cercueil.
18:56 Pour moi, Philippe méritait d'avoir ce drapeau, pour l'amour qu'il avait envers mon père.
19:20 Le laboratoire scientifique cherche alors une correspondance pour l'ADN retrouvé sous les ongles de Roy,
19:25 dans la base de données criminelles.
19:28 La persévérance porte ses fruits.
19:31 On sait à qui c'est.
19:33 Un homme d'une quarantaine d'années.
19:36 Dallas Mossey.
19:38 M-O-S-S-E-Y.
19:40 Quand le labo m'a appelé pour me révéler que l'ADN retrouvé sous les ongles de Roy
19:44 était celui d'un certain Dallas Mossey,
19:48 je me suis dit "c'est qui ça ?"
19:50 Je t'envoie son dossier.
19:52 L'enquêteur jette un oeil au casier judiciaire de Mossey.
19:56 J'ai découvert que cet homme était accro à la drogue et qu'il avait un passé criminel.
20:01 C'était un gaillard plutôt costaud, donc il aurait tout à fait pu commettre ce crime.
20:06 En tout cas, ça collait sur le plan physique.
20:09 Mais alors que le lieutenant lance l'avis de recherche...
20:13 Ouais, c'est Lopez.
20:16 Je veux qu'on donne l'alerte pour un certain Dallas Mossey.
20:18 Il reçoit une info des plus inattendue.
20:20 Quoi ?
20:22 On a trouvé un Dallas Mossey, sauf qu'il est mort il y a 15 jours.
20:25 C'est celui-là ?
20:27 Dallas Mossey était mort dans un accident de moto
20:30 la même nuit que les meurdres.
20:32 La collision mortelle de Mossey a eu lieu à une douzaine de kilomètres de chez les Woodley.
20:38 On a retrouvé son ADN sur la victime.
20:43 La victime suit dit qu'il avait tué les Woodley, puis qu'il avait pris la fuite au volant de sa moto.
20:47 Comme il conduisait très vite, il a eu un accident et il est mort pas loin de là.
20:51 Je n'avais jamais entendu le nom Mossey jusqu'à ce que la police m'en parle.
20:58 Et c'était pareil pour Philip.
21:00 Le lieutenant Lopez s'intéresse de plus près au déplacement de Mossey la nuit du meurtre.
21:06 J'ai pris le temps d'éplucher les relevés téléphoniques de son portable
21:11 et après la balise GPS, Mossey a bel et bien roulé à une dizaine de kilomètres de chez les Woodley.
21:17 Mais il ne s'est jamais approché de leur quartier et encore moins de leur maison.
21:23 J'étais perdu.
21:25 Je ne comprenais pas, ça n'avait aucun sens.
21:28 Il était forcément allé dans la maison pour commettre ces crimes.
21:32 De toute évidence, la solution était ailleurs.
21:36 Le lieutenant demande alors au médecin légiste de vérifier que les résultats ADN sont les bons.
21:41 Il y a peut-être eu un cafouillage avec l'ADN.
21:43 Le médecin légiste m'a dit qu'il avait réalisé l'autopsie de Dallas Mossey,
21:47 puis qu'il avait ensuite déplacé le corps dans l'un des tiroirs destinés à accueillir les cadavres qui ont été examinés.
21:53 Juste après, et sur la même table, il a réalisé l'autopsie de Roy Woodley.
21:58 La table d'autopsie n'a pas été nettoyée rigoureusement.
22:04 C'est quand le corps de Roy a été disposé dessus que l'ADN de Mossey s'est glissé sous ses ongles.
22:09 Mossey était innocent.
22:15 Je m'en voulais, parce que je voulais retrouver le coupable pour les proches des victimes.
22:21 Bonjour, pourrais-je parler au gouverneur s'il vous plaît ?
22:24 À court de suspects et de pistes, l'enquêteur Lopez se met à chercher de l'aide en dehors des forces de police.
22:33 Gene demande au gouverneur de la Californie pour qu'il propose une récompense financière.
22:37 À l'époque, c'était Arnold Schwarzenegger qui était le gouverneur de Californie.
22:43 Il a promis une récompense de 50 000 dollars à quiconque divulguerait des informations susceptibles d'aider à l'arrestation du coupable.
22:51 C'est un cousin de ma mère, Gene, qui a posé les panneaux d'affichage géants qui promettaient la récompense de 50 000 dollars en échange d'informations utiles.
23:02 On a disposé pas moins de 13 panneaux d'affichage dans un périmètre défini autour du quartier résidentiel où ma cousine et Roy vivaient.
23:10 Sur le panneau, il y avait une photo de Roy et Angie.
23:14 En dessous, on pouvait lire une question claire et concise.
23:17 Qui a tué Angie et Roy ?
23:20 Certaines affaires ne peuvent être résolues que lorsque quelqu'un nous appelle pour nous refiler un tuyau.
23:29 On espérait que ces panneaux d'affichage soient vus par assez de gens et que quelqu'un contacterait la police avec des informations qui permettraient d'identifier le ou les meurtriers.
23:39 Ça a porté ses fruits. Quelqu'un a remarqué les panneaux et nous a appelés. On avait enfin notre tuyau.
23:49 Et c'était du lourd.
23:56 Tacte de la police.
23:57 Lieutenant Chachot à l'appareil.
23:59 Un appelant anonyme nous a révélé qu'une femme loin d'une chambre au motel Lamb Duck possédait les cartes bleues de Roy et Angie. Elles s'appelaient Amanda.
24:07 Merci.
24:09 Jusque-là, on n'avait entendu parler d'aucune Amanda, alors ça sortait un peu de nulle part. Mais après tout, les cartes avaient été volées.
24:18 On a fait le trajet jusqu'au petit motel, puis on a frappé à la porte de la chambre.
24:33 Bonjour Madame.
24:40 Vous êtes qui ?
24:43 Je suis le lieutenant Lopez. Et voici mon collègue, le lieutenant Chachot. Quel est votre nom, je vous prie ?
24:49 Amanda.
24:51 Vous voulez quoi ?
24:53 On enquête sur un double homicide. Vous en avez sûrement entendu parler ?
24:57 On a fait mine de rien, prétextant qu'on interrogeait tous les occupants du motel.
25:02 Vous avez une minute ? On peut entrer ?
25:04 D'accord, entrez, mais faites vite.
25:09 Elle partageait la chambre avec un certain Mark Holtam. La chambre était petite et rien n'était à sa place. C'était un vrai foutoir.
25:24 J'ai remarqué un sac à dos près du lit et je me suis demandé ce qu'il contenait.
25:33 C'est à vous ce sac ?
25:36 Je peux regarder ce qu'il contient ?
25:39 Oui, allez-y.
26:04 En jetant un oeil à l'intérieur, j'ai trouvé les cartes bleues des Woodley.
26:07 Deux personnes ont été assassinées.
26:10 Pourquoi vous avez leurs cartes bleues ?
26:13 On n'a tué personne.
26:16 On m'a acheté les cartes.
26:19 À qui ?
26:21 Hé, donnez-moi un nom.
26:25 Cisco.
26:27 Cisco ?
26:30 Oui.
26:32 Cisco Como ?
26:33 Cisco.
26:34 Mark et Amanda sont envoyées en garde à vue pendant que l'enquêteur vérifie leur histoire.
26:45 Quand on a qu'un prénom ou un surnom comme ici, on le rentre dans notre base de données.
26:52 Le logiciel nous indique alors quels individus avec un casier judiciaire dans la ville de Fresno répondent à ce surnom.
27:00 Ici, on avait affaire à Jeffrey Rankour, un homme blanc de 28 ans qui possède une adresse à Selma.
27:08 Il a récemment plongé une peine dans une prison du comté et c'est également un toxicomane notoire.
27:14 Il fallait que je retrouve ce Cisco, que je lui tire les vers du nez et que je vois s'il avait un alibi.
27:28 L'homme a entre ouvert la porte, mais il est pas sorti complètement pour nous parler.
27:32 Il avait l'air méfiant, ce qui n'a rien d'inhabituel.
27:35 Bonjour, on enquête sur le meurtre d'Angie et Roy Woodley. Vous êtes au courant ?
27:41 Ouais, on m'a dit.
27:43 Bon.
27:44 Est-ce que vous connaissez un certain Cisco ?
27:47 Non.
27:48 Ah bon ?
27:49 Vous voulez bien sortir une minute ? Qu'on puisse discuter un peu ?
27:53 Ok. J'arrive.
27:57 Et là j'ai vu qu'il avait dans la nuque un tatouage qui disait "Cisco".
28:01 C'est un joli tatouage que vous avez là, Cisco.
28:05 J'étais content qu'il ait menti. Ça voulait dire que j'étais sur la bonne piste.
28:09 Les deux s'êtent impliqués dans ces meurtres ?
28:21 Non, j'ai rien à voir dans cette histoire.
28:25 Vous savez...
28:26 On sait que vous avez vendu les cartes bleues à Amanda Gonzales et Mark Holtam.
28:31 Quoi ?
28:32 Mais ils ont menti !
28:33 C'est ma parole contre la leur.
28:37 Après avoir interrogé Mark et Amanda, j'avais pas le sentiment qu'ils pouvaient être des meurtriers.
28:44 On les a arrêtés pour le vol des cartes bleues, certes.
28:47 Mais si je pouvais concevoir qu'ils soient pas blancs comme neige,
28:50 j'avais du mal à imaginer qu'ils en arrivent au moindre.
28:54 En revanche, j'avais plus de doutes concernant Cisco,
28:57 parce qu'il m'a menti dès le départ.
28:59 Mais comme j'avais aucune preuve concrète contre lui,
29:03 il a été libéré de sa garde à l'eau.
29:05 Les enquêteurs décident de passer au plan B.
29:09 Alors on a mis Cisco sur écoute.
29:13 C'était la meilleure façon pour nous de l'entendre dire quelque chose qui l'incrimine.
29:19 Les deux lignes fixes de Cisco sont donc placées sur écoute.
29:23 Le premier appel est enregistré depuis le domicile familial.
29:28 Les enquêteurs identifient la plan.
29:30 Il s'agit de la mère de Cisco, qui parle à sa sœur.
29:33 C'est là que l'on a vu la première fois que Cisco a été enregistré.
29:38 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:41 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:44 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:47 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:50 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:53 C'est là qu'on a vu la première fois qu'il a été enregistré.
29:56 Et ses yeux étaient juste épaissis.
29:58 Et je lui ai dit "Son, qu'est-ce qui est mal ?"
30:01 "Rien maman, rien."
30:02 Et il a essayé de marcher avec lui et j'ai pris son visage et je lui ai dit
30:04 "Regarde, je suis ta mère et je t'ai donné la naissance et je sais qu'il y a quelque chose de mal."
30:10 "Je peux le voir dans ton visage."
30:12 Les pleurs ont commencé à courir dans son visage.
30:14 J'ai mis ma mère autour de moi et il a commencé à pleurer, mais il était littéralement en tremblement.
30:21 Si Cisco avait rien à voir dans cette histoire, pourquoi se mettre dans des états pareils ?
30:26 Les enquêteurs continuent de surveiller de près les appels téléphoniques de Cisco.
30:31 Cette fois-ci, l'appel a été enregistré depuis son appartement.
30:35 Je vais me balader, il faut que je maillère la tête.
30:39 D'accord.
30:48 C'est Ron, le colocataire de Cisco qui décroche.
30:51 Au départ, je ne savais pas qui était au bout du fil.
30:58 Et puis, après un moment, j'ai fini par comprendre.
31:10 C'est la voix de Philippe.
31:16 C'est la téléphonique de Philippe.
31:18 Regarde un peu ça.
31:19 Il nous a pas fallu longtemps pour découvrir que Philippe avait appelé Cisco quelques jours avant le meurtre,
31:26 mais aussi le jour du meurtre, et à plusieurs reprises après le meurtre.
31:31 Les enquêteurs pensent savoir comment les deux hommes se seraient rencontrés.
31:36 Philippe et Cisco ont tous les deux été de gros consommateurs de drogue.
31:42 Ils étaient plutôt connus dans le milieu de la drogue de Selma.
31:46 Et prendre de la drogue, c'est une addiction qui revient très vite, très chère.
31:52 Les enquêteurs convoquent Cisco au poste pour la deuxième fois.
31:57 Ils veulent bluffer.
31:58 On a fait un coup de poker, on a pris un risque.
32:01 On lui a fait croire qu'on en savait bien plus que la réalité.
32:05 On sait que vous avez parlé à Philippe Woodley le jour du meurtre.
32:10 Et on pense que vous l'avez accompagné jusque chez ses parents.
32:13 On a dit à Cisco qu'on savait qu'ils étaient sur le lieu du crime avec Philippe.
32:17 Ils sont entrés ensemble chez les Woodley.
32:20 Sans invitation, bien sûr.
32:22 Mais Philippe leur a inspiré confiance.
32:24 Peut-être que vous vouliez simplement leur voler de l'argent ?
32:28 Et puis les choses ont mal tourné.
32:30 J'aurais dû faire quelque chose.
32:42 J'aurais dû l'en empêcher.
32:44 L'empêcher de faire quoi ?
32:47 Il les a tués tous les deux.
32:55 Le témoignage de Cisco, qui est accro à la mètre, ne peut pas en lui-même faire avancer l'enquête.
33:08 Il faut impérativement qu'il y ait autre chose.
33:10 Philippe n'a pas changé de version et a maintenu qu'il était au lit avec sa copine Valérie.
33:16 Et Valérie allait dans son sens en confirmant son alibi.
33:19 Il nous fallait d'autres pièces à conviction.
33:22 Il fallait qu'on mette Philippe sur écoute et qu'il parle du crime de manière spontanée.
33:27 Les enquêteurs obtiennent l'autorisation de mettre Philippe sur écoute.
33:32 Le premier appel est émis par sa petite amie Valérie.
33:51 Tu ne vas pas être avec moi ici.
33:52 Je t'en vais juste pour ça.
33:55 Parce que quand ils viennent, ils vont venir fort.
33:57 Et je ne peux pas prendre la chance de te faire tomber.
34:00 Il ne veut pas qu'elles viennent, tout simplement parce qu'il sait qu'il n'a pas de mal à nous enfumer et à nous mentir.
34:07 Mais ce n'est pas le cas pour elle.
34:08 Il a peur qu'elle ne résiste pas à la pression.
34:11 Tout ce qu'ils savent, c'est de la merde.
34:15 Il devait avoir plus que des mots de merde.
34:18 Tu sais, s'il n'est pas avec quelqu'un, il est seul.
34:21 C'est tout ce que tu penses.
34:23 Ils vont te montrer des photos, tu ne les reconnais pas.
34:26 Il est devenu parano.
34:28 Philippe voulait que Valérie dise aux enquêteurs qu'il ne connaissait Cisco ni Dave ni Datan.
34:34 Alors il lui répétait la même chose, encore et encore.
34:38 Quand je donne mon argent et qu'ils le trouvent, je le donne de nouveau.
34:44 Si je récupère l'argent, mais qu'ils apprennent que c'est moi qui l'ai fait, cette phrase est lourde de sens.
34:49 Il ne s'est même pas rendu compte de ce qu'il disait.
34:52 Il est cuit.
34:55 C'était de loin la preuve la plus incriminante qu'on ait rassemblée grâce aux mises sur écoute.
35:00 Il venait de faire ses aveux sans même s'en rendre compte.
35:04 Il nous a révélé qu'il les avait tués et le mobile, c'était l'argent.
35:07 Le seul hic, c'est qu'il n'avait pas encore vu le moindre centime.
35:11 Il espérait toucher une partie de l'héritage de son père, qui serait divisé entre ses soeurs et lui.
35:16 Philippe Woodley doit répondre de deux chefs d'accusation de meurtre, ainsi que pour vol et cambriolage.
35:23 Cisco plaide coupable pour double homicide involontaire et trois chefs d'accusation pour vol.
35:29 Lors du procès, il décrit au juré ce qu'il s'est passé le 21 juillet 2005.
35:35 Le jour où le juge a été décrit
35:37 Cisco nous a indiqué que Philippe était venu vers lui pour lui proposer un petit boulot qui allait rapporter un max.
35:49 Cisco a accepté sa proposition, ça l'intéressait bien.
35:52 Alors Philippe est allé chercher Cisco, puis ils sont partis chez les Woodley.
35:56 Salut.
36:01 Salut.
36:02 La forme ?
36:03 J'ai un truc pour la route.
36:05 T'es pas sérieux ?
36:06 Si, si.
36:07 Avant le départ, ils ont tous les deux partagé une grosse cigarette roulée à la main,
36:13 qui contenait entre autres un dérivé très fort de méthamphétamine.
36:17 Ils en ont senti les effets presque aussitôt.
36:30 Sous l'emprise de la drogue, ils se sentaient puissants, ils débordaient d'assurance.
36:35 Ils avaient l'impression que rien ne leur était impossible.
36:38 Le monde était à leurs pieds, ils étaient invincibles.
36:41 Philippe et Cisco arrivent chez Roy et Angie peu avant le lever du jour.
36:51 Ils se sont approchés de la maison, mais plutôt que l'entrée principale, ils ont décidé de passer par le garage.
37:00 Philippe était une vraie pile électrique.
37:03 Il ne tenait pas en place.
37:06 C'est Philippe !
37:08 Bonjour.
37:15 C'est moi.
37:17 Mon ami et moi, on passait dans le coin, alors...
37:20 Il est vraiment très tôt, tu sais.
37:22 Mais venez entrer.
37:24 Je viens juste de faire du café.
37:26 Vous en voulez une tasse ?
37:28 Ouais.
37:29 D'accord.
37:31 Puis Roy les a rejoints.
37:33 Salut, fiston.
37:34 Salut.
37:35 Et à partir de là, tout a basculé.
37:38 Allez, bouge, mingue-toi, fais ce que je te dis !
37:41 Assieds-toi sur le canapé ! Assieds-vous !
37:43 Vous êtes sourds ou quoi ?
37:45 Au départ...
37:47 Ils étaient surpris, ils ne comprenaient pas.
37:51 Philippe a d'abord menotté Angie avec du scotch.
37:55 Mais qu'est-ce qui te prend ? Arrête !
37:56 Hé ! Tu veux que je te brise la nuque ?
37:59 Alors ferme-la !
38:00 Je suis persuadé que Roy était très inquiet,
38:03 et qu'il a cherché à protéger Angie.
38:05 Donne tes mains et arrête de bouger !
38:07 Arrête de bouger, je te dis ! Ta gueule !
38:10 T'es pas obligé de faire ça, tu sais !
38:12 Ferme-la !
38:13 Tu veux quoi ? De l'argent ?
38:16 Ok, on peut se tirer d'ici, maintenant.
38:25 Tu as tout ce que tu es venu chercher.
38:27 Maintenant, pars !
38:28 Vincent !
38:32 Surveille-le !
38:33 Je veux pas qu'il bouge !
38:35 Je t'ai dit de le surveiller !
38:37 Philippe a relevé Angie du canapé,
38:39 et ils sont allés dans la chambre,
38:41 de l'autre côté de la maison.
38:44 Roy a demandé à ce qui pouvait bien se passer.
38:47 Est-ce qu'il lui faisait du mal ?
38:50 Puis, Philippe est retourné,
38:55 et a fait un petit tour de la maison.
38:57 Il a vu des choses qui ne se passaient pas.
38:59 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:01 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:03 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:05 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:07 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:09 Il a vu des choses qui se passaient pas.
39:11 Puis, Philippe est retourné dans le salon.
39:15 Il était sous l'emprise de la drogue.
39:23 Il se sentait puissant et inarrêtable.
39:30 Il a tué sa belle-mère à grands coups de couteau.
39:35 Si Roy doutait un temps soit peu
39:38 de l'horreur qu'il s'apprêtait à vivre,
39:40 il est évident que ses doutes ont disparu.
39:43 Par...
39:45 Touche-toi ! Mets-toi au sol !
39:48 Je t'aime, fiston. Je t'aime tellement.
39:53 Je veux pas entendre ça ! Je veux que tu taises l'affaire !
39:56 Je t'aime.
40:04 J'ai du mal à concevoir...
40:09 que malgré la situation,
40:11 malgré la brutalité à laquelle il était confronté,
40:15 Roy ait tout de même réussi à dire à Philippe qu'il l'aimait.
40:19 Ça en dit long sur la personnalité de Roy,
40:24 en tant qu'homme,
40:26 mais surtout en tant que père.
40:30 Je pense que si Philippe a asséné
40:32 deux fois plus de coups de couteau à son père
40:35 qu'à sa belle-mère,
40:37 c'est parce que son père était tout ce qu'il n'avait jamais réussi à devenir.
40:41 Philippe était jaloux de la réussite de son père.
40:44 La vie de Philippe était une vie de pauvre.
40:47 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
40:51 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
40:56 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
40:59 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:03 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:07 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:11 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:15 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:19 Il avait été un homme qui n'avait jamais réussi à devenir un homme.
41:24 Et lui non, il était jaloux.
41:26 Philippe Woodley est condamné à deux peines de prison à perpétuité consécutive.
41:31 Le procès a ravivé des souvenirs de la nuit où je suis arrivé sur la scène de crime, dans le salon.
41:39 Je me souviens avoir regardé le cadavre de Roy, puis celui d'Angie, dans la chambre.
41:45 Les paroles de Cisco m'ont fait revenir en arrière.
41:50 [Musique]
41:55 Malgré tout, j'étais heureux, parce que les proches des victimes allaient enfin pouvoir tourner la page.
42:01 Et ils le méritaient.
42:03 [Musique]
42:10 Nos parents nous ont appris à ne jamais nous trahir.
42:14 On était une famille. On prenait soin les uns des autres.
42:19 Alors j'ai cru tout ce qu'il m'a dit.
42:21 Ça fait mal.
42:23 [Musique]
42:30 Il a ôté la vie à deux belles personnes.
42:33 - Hein ? - Hein ?
42:34 [Musique]
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