00:00 je vois qu'il y a beaucoup de raccourcis, de mélanges,
00:01 des choses qui n'ont pas forcément de cohérence à avoir entre elles.
00:05 Mais justement, celles et ceux qui se soucient de l'écriture inclusive,
00:09 c'est celles et ceux qui se soucient justement de l'égalité entre les hommes et les femmes.
00:13 Parce que ça n'est pas anodin, justement.
00:15 Quand on regarde les personnes qui se mobilisent contre l'écriture inclusive,
00:18 c'est les mêmes personnes qui se sont toujours mobilisées.
00:21 C'est ce que je disais au départ, justement, le camp de la réaction conservateur,
00:26 qui s'est toujours opposé, que ce soit les lois sur la parité,
00:29 sur l'égalité salariale, ce sont les mêmes personnes.
00:31 Vous faites rire à la fin de votre temps.
00:32 Ce sont absolument les mêmes personnes qui s'y opposent.
00:35 Alors après, de dire que l'écriture est un train, que c'est la catastrophe,
00:40 moi je n'ai, il ne faut pas avoir ce discours totalement pessimiste, décliniste,
00:44 qui n'est pas du tout à l'image d'une langue qui se doit d'être vivante.
00:47 D'ailleurs, cette langue, elle est parlée, le français, il est parlé très différemment,
00:51 qu'on soit au Québec, qu'on soit en France et qu'on soit en Afrique.
00:54 Et c'est ce qui fait sa beauté, sa richesse.
00:56 Elle est vivante quand on la laisse vivre,
00:58 pas quand on impose quelque chose qui n'est pas naturel.
01:00 C'est qui qui impose ? C'est ceux qui veulent interdire.
01:03 L'écriture inclusive est imposée par un micro-groupe.
01:07 Elle n'est pas imposée, il n'y a aucune loi qui l'impose.
01:08 Là par contre, il y a une loi qui veut l'interdire.
01:10 Vous n'allez jamais à l'université alors.
01:12 Ceux qui veulent imposer des choses, c'est ceux effectivement qui la combattent.
01:15 Mais je n'ai pas vu un seul.
01:16 Alors vous savez, depuis 2018, il y a eu neuf propositions de loi
01:20 visant à interdire l'écriture inclusive.
01:23 Et comme je vous ai dit, je pense qu'il y a des sujets de préoccupation
01:25 beaucoup plus nommés par nos patriotes.
01:26 Dans ce cas-là, il y a toujours un sujet plus grave.
01:28 Mais il n'y a pas une seule proposition de loi pour l'obliger.
01:32 Donc c'est des fantasmes dans votre tête.
01:34 Mais non, il y a des pratiques, notamment à l'université et dans l'administration.
01:36 Et pourtant, c'est interdit.
01:38 À la vérité, c'est pas.
01:39 Mais à périgueux.
01:40 Vous pouvez faire toutes les lois que vous voulez.
01:43 Les gens parleront et écriront comme ils le souhaitent.
01:46 Vous pouvez faire des lois contre l'écriture inclusive.
01:48 Vous ne m'en empêcherez jamais.
01:50 Alors ensuite, ce que je veux dire...
01:51 Il n'y a pas beaucoup de gens qui utilisent l'EL tout de même.
01:53 Il n'y a que des militants.
01:55 Après, ça, c'est de l'écrit.
01:56 Après la transformation de lire de l'écriture inclusive
01:58 avec des points hauts à l'oral.
02:00 Ce n'est pas ça, l'écriture inclusive.
02:01 C'est ce qu'on vient de faire.
02:02 Après, le texte, ce qu'il faut quand même voir par rapport au texte,
02:05 qui est particulièrement dangereux,
02:07 c'est que ça n'est pas aux législateurs que nous sommes,
02:09 les législatrices, de définir ce que doit être le bon ou le mauvais français.
02:14 Et il ne faut pas éventuellement, également,
02:16 parce qu'on va peut-être faire aussi des propositions de loi
02:18 pour interdire l'argot ensuite.
02:19 On va faire des propositions de loi pour interdire le verlan.
02:23 Enfin, ça n'est pas aux législateurs de définir le bon et le mauvais français.
02:26 Le français, il appartient aux locuteurs,
02:29 à ceux qui s'expriment en français.
02:31 C'est une langue vivante.
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