- il y a 3 ans
Après avoir travaillé dans une morgue, John Wayne Gacy est fasciné par la mort. Son obsession le mène sur une voie sombre et sinistre jusqu'au drame.
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00:00 [Bruit de la télévision]
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00:27 [Bruit de la télévision]
00:31 [Bruit de la télévision]
00:35 C'est à la fois un bon père de famille, un mari dévoué et un maître de la manipulation.
00:40 Il tuait un jeune homme environ toutes les trois semaines.
00:45 C'est un tueur en série diabolique qui se cache derrière un masque.
00:53 Gacy m'a dit "Bob, les clowns peuvent tuer en toute impunité".
00:57 Son appétit sexuel n'a d'égal que sa soif de meurtre.
01:02 Il aimait tuer. En fait, toute sa vie tournait autour de ça.
01:09 Ce tueur en série qui aimait se déguiser en clown,
01:13 a séduit bien avant la sortie du célèbre film d'horreur "Ça"
01:16 et autres histoires mettant en scène des psychopathes grimés.
01:22 Il m'a dit qu'il s'approchait d'eux et qu'il leur pincait la joue.
01:25 Mais il la pincait en tournant.
01:28 Voici l'histoire de John Wayne Gacy, le clown tueur.
01:37 Chicago, 1977.
01:48 Dans cette métropole tentaculaire, il faut s'attendre au pire.
01:58 La nuit, un prédateur rôde dans les rues.
02:08 Il est en quête de jeunes victimes innocentes.
02:15 Et à chaque fois, l'histoire est à peu près la même.
02:18 Un jeune homme marche dans la rue.
02:24 Il se rend à une fête ou bien chez des amis.
02:26 Il va peut-être s'arrêter dans un bar.
02:28 Et tout à coup, cette voiture déboîte devant lui.
02:33 - Salut !
02:35 Un homme baisse sa vitre et l'invite à monter.
02:38 Cette proposition amicale cache en réalité des intentions malveillantes.
02:42 Et le conducteur n'accepte jamais un non en guise de réponse.
02:46 - L'inconnu l'invite chez lui en lui disant qu'il le paiera pour le temps qu'il passera avec lui.
02:52 Alors finalement, le jeune homme accepte de l'accompagner.
02:57 Il monte dans la voiture.
03:00 Il roule jusqu'à une petite maison située à Norwood Park, dans la banlieue de Chicago.
03:10 - Salut !
03:12 Ils vont dans la salle de jeu.
03:14 Son invité voit plusieurs tableaux de clowns.
03:20 Et il trouve que cet homme a une fascination très bizarre pour ce genre de personnages.
03:24 Alors il lui réplique, "Oui, je suis un clown. J'aime faire le pitre. Un clown fait ce qu'il veut."
03:32 "J'ai plein de tours géniaux. Tu veux voir ?"
03:35 - Je vais te montrer un tour.
03:37 Il sort une paire de menottes et lui dit qu'il a une astuce pour se libérer.
03:41 Il va lui montrer comment s'y prendre.
03:43 Il les met en tenant ses mains derrière le dos.
03:48 Il se retourne et il se débarrasse des menottes.
03:51 - Maintenant, c'est à ton tour. Tu crois que tu y arriveras ?
03:56 Pour ne pas le vexer, il accepte.
04:00 Mais une fois qu'il a mis les menottes, il se rend compte qu'il n'y a plus de menottes.
04:06 Il se rend compte qu'elles sont vraies. Elles sont lourdes.
04:09 Ce ne sont pas des menottes factices.
04:11 Il essaie de trouver un bouton sur lequel appuyer.
04:17 Plus il tortille ses poignets, plus il commence à avoir peur.
04:24 Il regarde l'inconnu et lui dit qu'il n'y arrive pas. "Comment on fait ?"
04:33 Et là, il lui répond qu'il suffit en fait d'avoir la clé.
04:36 Ce chef d'entreprise prospère qui serrera un jour la main de la première dame des Etats-Unis.
04:47 Qui jouera le clown devant deux jeunes enfants.
04:53 Un homme que tant de gens respectent et admirent est en réalité un tueur en série.
05:01 Il s'agit de John Wayne Gacy.
05:06 En six ans, il tuera 33 personnes.
05:16 Certaines n'auront pas plus de 14 ans.
05:21 Il enterrera la plupart d'entre elles dans le vide sanitaire situé sous sa maison.
05:29 C'est l'un des plus dangereux psychopathes de l'histoire.
05:32 Et cette soif insatiable de meurtre est ancrée en lui depuis au moins 20 ans.
05:40 Tout a commencé quand il était très jeune.
05:48 Tous les problèmes qu'il a rencontrés à l'âge adulte trouvent leur origine dans son enfance.
05:55 1952, banlieue de Chicago dans l'Illinois.
05:59 Le petit John Wayne Gacy a 10 ans. C'est un enfant sensible, rondouillard et solitaire.
06:05 Il a deux soeurs, Joanne, 12 ans et Karen, 8 ans.
06:12 Sa mère Marion aime ses trois enfants de la même façon,
06:16 mais elle a une tendresse particulière pour son unique garçon, John Wayne Gacy.
06:23 Elle a une tendresse particulière pour son unique garçon, John Junior.
06:26 John ne menait pas la vie d'un enfant normal, parce qu'il n'était pas du tout sportif.
06:33 Par exemple, il ne jouait jamais au baseball ou au football.
06:37 Il a toujours été en surpoids.
06:40 Il se trouvait laid.
06:43 Il avait l'impression d'être le vilain petit canard de la famille.
06:46 Ça va bien se passer, t'es un gentil garçon.
06:50 John, sa mère et ses soeurs sont tous les quatre très proches.
06:53 Je t'embarrasse ?
06:55 Oui.
06:56 Mais il y a une ombre au tableau.
06:58 Papa est à la maison.
07:02 Son père, John Stanley Gacy.
07:04 Tous les soirs, dès qu'il rentre de l'usine, il se réfugie au sous-sol.
07:11 Il s'enferme à clé et ne remonte que lorsqu'il a décidé qu'il était l'heure de dîner.
07:19 Quand John Stanley descend au sous-sol, personne n'ose le déranger.
07:23 Il se contente de s'asseoir et de l'attendre.
07:25 Son père est descendu sous la forme d'un homme, mais quand il remonte, c'est devenu un monstre.
07:32 C'est comme si une transformation s'était opérée pendant qu'il se trouvait dans ce sous-sol obscur.
07:38 Au moment de dîner, il était généralement ivre.
07:43 Et dans ce cas-là, il était hors de question de lui parler.
07:46 La seule préoccupation de John Stanley dans la vie est de tout diriger.
07:51 Il veut contrôler sa famille et tout ce qui se passe dans cette maison de banlieue.
07:56 S'il disait que le soleil ne se lèverait pas le lendemain, il fallait être d'accord avec lui.
08:02 Sinon, sa colère s'abattait sur eux et les injuriait.
08:05 Quand leur père est furieux, John Junior devient régulièrement sa cible.
08:10 Tu seras bête et idiot toute ta vie.
08:14 Son père le traitait quand même de crétin.
08:16 Tu n'es qu'un idiot.
08:19 John a été maltraité psychologiquement par son père.
08:25 Tu fais n'importe quoi !
08:27 Le plus dommageable pour lui, c'est que son père lui a laissé entendre que quelque chose ne tournait pas rond chez lui.
08:33 Un jour, quand il avait 7 ans, il a volé tous les sous-vêtements de sa mère.
08:38 Il les a mis dans un sac en papier kraft et ils les ont retrouvés dans un sac de papier.
08:43 Et ils les ont retrouvés dans le bac à sable que son père avait construit pour lui sous le porche de la maison.
08:49 John pensait qu'à partir de ce jour-là, son père l'avait toujours regardé d'un œil méfiant.
08:54 Hey ! Tu fais quoi ?
08:57 De plus, son père était viscéralement homophobe.
09:01 Quand il parlait des personnes gays, c'était toujours en les insultant.
09:05 Il disait « Si ça ne tenait qu'à moi, je les tuerai tous ».
09:09 C'est comme ça que John Stanley voyait les choses.
09:13 Les problèmes du jeune John Gacy avec son père s'aggravent lorsqu'il montre des signes de faiblesse physique, comme des évanouissements.
09:20 Et pendant son adolescence, ils sont de plus en plus fréquents.
09:25 John a toujours eu des problèmes de santé.
09:28 Il s'évanouissait souvent.
09:30 Ça lui arrivait à l'école et d'après lui, il restait inconscient parfois durant 10 minutes.
09:35 Ses parents l'emmenaient chez le médecin.
09:39 Mais les rapports médicaux qu'on a eus entre les mains indiquent qu'il n'avait aucun problème sur le plan physique.
09:45 À Gacy, son père est persuadé qu'il joue la comédie pour ne pas faire ses devoirs et échapper à toutes ses corvées.
09:56 John Stanley était très heureux d'avoir un fils.
10:01 Mais quand John Junior a grandi, il s'est rendu compte que ce n'était pas celui qu'il voulait.
10:07 Il aurait voulu que son petit garçon soit vigoureux, aime faire du sport, aller à la pêche et d'autres activités de ce genre.
10:13 John Gacy n'était rien de tout ça.
10:15 Il aurait voulu impressionner son père.
10:18 Mais il ne sera jamais l'homme que John Stanley aurait voulu qu'il soit.
10:22 C'est pas possible, tu comprends rien à rien !
10:27 En 1962, Gacy a 20 ans et les tensions avec son père s'aggravent.
10:34 Je veux que tu sortes d'ici, tu m'entends ?
10:37 Autrefois, Stanley utilisait la violence pour contrôler son fils.
10:41 Je n'en veux pas !
10:44 À présent, il utilise le pouvoir de l'argent.
10:47 Tu vois ces clés ? Tu n'as plus le droit de conduire, d'accord ?
10:51 C'est moi qui te dirai quand tu pourras.
10:54 J'en ai marre !
10:56 Même quand il achète sa propre voiture, son père trouve un moyen de l'utiliser contre lui.
11:02 Il a acheté une voiture, mais son père l'a déclarée à son nom.
11:05 Et quand son fils faisait quelque chose qui lui déplaisait, il lui prenait les clés.
11:10 John ne supportait plus cette situation.
11:13 Il a pris les clés de sa voiture et il s'est enfui.
11:25 Il est allé à Las Vegas.
11:30 Il a trouvé un emploi de gardien dans une morgue.
11:32 Il dort toutes les nuits dans une arrière-salle de la morgue.
11:36 L'endroit où l'on prépare les corps avant les enterrements.
11:40 Quand il travaille dans cette morgue, il apprend à manipuler des cadavres.
11:49 Petit à petit, les morts ne lui font plus peur.
11:52 Ils deviennent de simples objets.
11:54 Donc il peut donner libre cours à son attirance pour les hommes.
11:58 Parce que ses corps ne le jugeront pas.
12:00 John Wayne Gacy prend conscience qu'il a des envies pour le moins terrifiantes.
12:07 Il ne veut pas seulement dormir au milieu des morts.
12:13 Mais avec eux.
12:18 Mais avec eux.
12:44 En 1962, à l'âge de 20 ans, Gacy a de plus en plus de difficultés à résister à ses fantasmes.
12:51 Il commet un acte glaçant et morbide.
12:56 Il s'allonge près d'un cadavre dans son cercueil.
13:00 Il était très tard. Peut-être 2 ou 3 heures du matin.
13:04 Il est entré dans la salle mortuaire.
13:07 Là, il y avait le corps d'un jeune homme décédé dans un accident de la route.
13:12 Il est monté dans le cercueil et s'est couché sur lui.
13:15 Dans le but de voir ce qu'il ressentait.
13:17 Comme il l'a dit, ils sont morts, ils s'en moquent.
13:21 Ça n'a pas d'importance.
13:23 Ensuite, il a tout remis en ordre.
13:27 Il est descendu du cercueil et est retourné se coucher dans son lit.
13:32 Je crois que cet incident l'a tellement perturbé que le fait qu'il soit tombé dans un cercueil
13:40 l'a tellement perturbé qu'il a téléphoné à sa mère
13:43 pour lui demander si son père accepterait qu'il rentre à la maison.
13:47 Je me sens seul ici.
13:51 Comment ça se passe à la maison ? Comment va papa ?
13:54 Quand Gacy rentre de Las Vegas, sa famille constate qu'il n'est plus le même.
14:08 Il n'est plus réservé, il n'est plus aussi joyeux qu'auparavant.
14:11 Il a fait une expérience douloureuse.
14:13 Il a découvert un côté particulièrement sombre et inquiétant de sa personnalité.
14:18 Il s'est rendu compte qu'il n'était pas seulement attiré par les hommes en général, mais par ceux qu'il pouvait contrôler.
14:24 Quand on se penche sur la vie de la famille Gacy, on découvre un père abusif et alcoolique.
14:31 Sa mère est très douce et craintive.
14:34 Elle a peur de son mari.
14:37 Et puis, il y a les premiers fantasmes de Gacy.
14:40 Tout cela contribue à façonner un individu qui va devenir un psychopathe et un prédateur sexuel.
14:46 De retour à la maison familiale, Gacy lutte pour maîtriser ses démons et mener une vie normale.
14:54 Il trouve un emploi de vendeur de chaussures dans un grand magasin.
14:58 Là, il se rapproche d'une collègue, Marilyn Myers, qu'il finira par épouser.
15:05 Gacy s'est rendu compte qu'il avait des talents de vendeur.
15:08 Quand il a cherché une femme qui pourrait l'épouser, il a su se vendre et parvenir à ses fins.
15:14 Il avait beaucoup d'ambition et il voulait vraiment devenir quelqu'un.
15:18 Elle a dû voir ses qualités en lui et a décidé de miser sur lui.
15:22 John et Marilyn ont bientôt deux beaux enfants.
15:29 En 1967, à l'âge de 25 ans, Gacy est un homme d'affaires en pleine ascension et il décide d'emménager avec sa famille à Waterloo dans l'Iowa.
15:38 Là, il reprend la gestion de trois restaurants appartenant à son beau-père.
15:43 Ils étaient bien dirigés, bien gérés. Ils étaient irréprochables.
15:50 Il voulait apparaître comme quelqu'un d'important.
15:56 Il cherchait à nouer des relations avec des personnalités politiques pour apparaître comme un homme respectable.
16:03 Au cours des six mois qui ont suivi, une chambre de commerce pour les jeunes entrepreneurs les plus dynamiques de l'Iowa, J.C.'s, lui a décerné le prix de l'homme incontournable.
16:14 Il a même fini par devenir l'un des membres les plus éminents des J.C.'s de Waterloo, dans l'Iowa.
16:21 Je pense qu'en réalité, il a tout simplement cherché à mener une vie normale, comme tout le monde.
16:27 Il s'est marié, il a eu des enfants, il a consacré beaucoup de temps à la chambre de commerce.
16:32 Malgré tout, John s'inquiétait toujours de savoir ce que son père pouvait penser de lui.
16:40 Avec une famille heureuse et une belle carrière, Gacy est l'image même du rêve américain.
16:49 A présent, même son père semble fier de lui.
16:52 Il n'en demandait pas plus.
16:55 Son père est venu lui rendre visite un jour à Waterloo.
16:59 Il a pu constater que son fils avait maintenant une famille, une maison relativement cossue, trois restaurants, et qu'il avait même reçu une médaille décernée par la chambre de commerce.
17:15 John a déclaré que c'était la toute première fois de sa vie que son père lui avait souri.
17:20 Pourtant, le 10 mai 1968, après seulement quatre ans d'une vie de famille apparemment sans histoire, la vie de John Wayne Gacy bascule.
17:43 La police se présente chez lui pour l'arrêter.
17:45 Les faits sont graves.
17:48 Gacy est accusé d'être un prédateur sexuel.
17:52 Selon certaines rumeurs, John aurait eu une relation avec un jeune homme du nom de Vauries.
17:59 C'est comme ça que John l'a toujours appelé.
18:02 Il a prétendu qu'il était venu chez lui pour regarder ce qu'ils appelaient des films osés à l'époque, de la pornographie.
18:10 C'était difficile de s'en procurer, mais certains membres des Jaycees en avaient.
18:14 Vauries a déclaré que c'était totalement faux.
18:17 Il était simplement allé chez lui, et John l'avait agressé.
18:21 Le jeune homme a raconté à son père ce qui s'était passé, et celui-ci a prévenu la police.
18:27 Gacy réfute l'accusation, mais échoue deux fois au test du détecteur de mensonges.
18:32 Il plaide coupable.
18:35 Il a senti que son père était déçu.
18:39 Ce qu'il avait toujours pressenti était vrai.
18:42 Prenant en compte l'âge de la victime, le juge lui inflige une lourde peine.
18:49 John en a toujours voulu à ce jeune homme, Vauries.
18:56 Mais si on étudie les rapports de 1968, on constate que c'est en réalité sept jeunes hommes qu'ils ont accusés de les avoir agressés.
19:07 Et il pensait qu'il échapperait à une longue peine pour ce crime, parce qu'il était persuadé que personne ne croirait la victime.
19:15 Mais il y avait en réalité sept plaintes, et le juge a pris en compte qu'il avait gagné la confiance d'adolescents pour les agresser ensuite.
19:25 Il a écopé de la peine maximale. Dix ans.
19:29 Dans la prison d'État, le juge a été le plus courant.
19:35 Dans la prison d'État, Gacy utilise tous ses talents pour donner de lui une image positive.
19:40 Il obtient une augmentation de salaire pour les détenus qui travaillent à la cantine.
19:47 Il supervise même l'installation d'un golf miniature dans la cour réservée à la promenade.
19:54 En prison, il s'est montré extrêmement dynamique.
20:03 Si un jour vous lisez un article sur les sociopathes, vous constaterez que ces personnes se comportent très bien quand elles sont étroitement surveillées.
20:12 Et John était un prisonnier modèle.
20:15 Il travaillait à la cuisine.
20:18 Il savait aussi que ça offrait de très gros avantages.
20:23 On peut donner aux gardiens ce qu'il y a de mieux, tout comme à ses amis.
20:29 On peut aussi priver les détenus qu'on n'aime pas, les gens dociles ou ceux qui n'ont pas beaucoup de pouvoir en prison, parce qu'on est à la bonne place.
20:37 Parce qu'ils sont bêtes et stupides.
20:41 Il a dit qu'il avait besoin d'une chemise blanche parce qu'il travaillait à la cuisine et que c'était plus hygiénique.
20:49 Alors que les autres prisonniers portaient des uniformes pénitentiaires, John, lui, arborait sa chemise blanche.
20:57 Il portait aussi tout le temps une mallette avec lui, tout simplement parce qu'il se considérait comme un VIP, un détenu très important.
21:04 Pendant que Gacy purge sa peine, à l'extérieur, son univers implose.
21:16 John a été condamné pour sodomie dans l'Iowa. Le jour même du verdict, dans la même salle du tribunal, sa femme Marilyn a obtenu le divorce.
21:28 Elle a eu la garde exclusive des enfants. Il n'a plus jamais eu l'occasion de revoir son ex-femme et ses enfants.
21:37 Et si ça a pu l'affecter, il n'en a jamais parlé à personne.
21:44 Il savait parfaitement compartimenter sa vie.
21:48 D'un côté, il pouvait être un bon père. Tout le monde le considérait en effet comme un père dévoué.
21:55 D'un autre côté, il était capable d'agresser des garçons dans sa salle de billard, dans le sous-sol de sa maison.
22:04 Ces deux côtés de sa personnalité étaient toujours séparés dans son esprit.
22:09 Moins d'un an après sa condamnation, le jour de Noël 1969, son père meurt d'une cirrhose du foie.
22:16 Son fils n'est pas autorisé à assister à son enterrement.
22:21 Tout espoir de se réconcilier avec son père est définitivement perdu.
22:26 Tout ce qu'il avait fait jusque-là, c'était pour obtenir la probabilité de se réconcilier avec son père.
22:36 Tout ce qu'il avait fait jusque-là, c'était pour obtenir l'approbation de son père.
22:40 Maintenant qu'il était mort, tous ces efforts ne serviraient plus à rien.
22:45 L'homme dont il avait tant voulu obtenir la reconnaissance avait disparu.
22:50 Les jeux étaient faits.
22:53 La perte de sa famille et le décès de son père renforcent l'envie de Casey de retrouver le monde extérieur.
23:05 Il redouble d'efforts pour consolider sa bonne image et obtenir une réduction de peine avec un succès remarquable.
23:11 Alors qu'il a été condamné à une peine de 10 ans de prison avec le système des remises de peine dans l'Iowa,
23:19 il serait de toute façon sûrement sorti au bout de 5 ans.
23:22 Mais au final, il n'aura été incarcéré que 18 mois parce que c'était un prisonnier modèle.
23:34 En juin 1970, John Wayne Casey, maintenant âgé de 28 ans, est libéré pour bonne conduite.
23:41 A l'automne de la même année, sa période de liberté conditionnelle s'achève.
23:47 Maintenant qu'il n'a plus à se soucier de sa famille ou de l'opinion de son père, il peut vivre comme il l'entend.
23:54 Et ce que recherche Casey se trouve dans les rues de Chicago.
23:59 [Musique]
24:04 John a commencé à sillonner les rues à la recherche de jeunes hommes.
24:08 Il allait à la gare routière.
24:11 Il se rendait dans le fameux Washington Square Park.
24:15 Il fréquentait les quartiers branchés.
24:18 Il recherchait un type d'homme bien particulier.
24:24 En le voyant, il devait se dire "c'est sûr que lui, il est gay".
24:28 Même si en fait, ce n'était pas le cas.
24:30 Il a décrit leur physique.
24:33 Il les aimait jeunes.
24:35 Leur âge tournait autour des 16 ans.
24:39 Ils devaient avoir les cheveux courts et châtains clairs, être minces et avoir de petites fesses.
24:46 C'était ce genre de physique qui l'attirait.
24:49 Des adolescents.
24:51 Et dans son esprit, parce qu'il lui plaisait, ça signifiait qu'ils étaient obligatoirement des prostituées.
24:57 Leur unique crime était de plaire, sans le savoir, à un pervers.
25:02 Casey recherche la proie idéale qu'il pourra maîtriser physiquement en cas de besoin.
25:09 Il recherche aussi des jeunes pas très sûrs d'eux, qu'il pourra manipuler sans difficulté.
25:14 Il s'agit toujours de quelqu'un de naïf et de moins fort que lui.
25:18 Il doit pouvoir tromper et dominer facilement sa victime.
25:22 En juillet 1971, il rencontre Michael Reed, un jeune homme récemment arrivé en ville.
25:29 Casey lui propose un emploi.
25:34 Sa petite entreprise de sous-traitance, BDM, l'acronyme de peinture, décoration et maintenance, manque de personnel.
25:40 Il l'invite à venir chez lui pour en discuter.
25:46 John avait différentes façons d'aborder ses garçons.
25:50 Plus ils étaient jeunes, et plus ils se montraient paternels.
25:54 Quand ils étaient plus âgés, il n'hésitait pas à leur proposer un emploi, avec un très bon salaire.
26:01 Après une brève discussion, Casey paye Michael en échange d'un rapport sexuel et lui offre aussi un poste dans son entreprise.
26:11 Il engage Michael pour l'aider dans son travail.
26:15 Michael Reed finit par emménager chez son employeur.
26:23 Il leur arrive d'avoir des relations sexuelles.
26:27 Cet arrangement semble à la fois satisfaire et révulser Casey.
26:31 Car il est convaincu que Michael se sert de lui.
26:38 D'une façon ou d'une autre, le jeune homme l'aurait manipulé pour entretenir une relation homosexuelle avec lui.
26:45 Casey ne reconnaîtra jamais qu'il est gay.
26:49 Il ne veut pas entendre la voix de son père le traiter de "chochotte" ou l'insulter.
26:55 Et si le doute s'y mise dans son esprit, ce n'est pas à lui qu'il va attribuer la responsabilité de la situation, mais à son partenaire.
27:03 Puis un soir, alors qu'il range du matériel dans le garage,
27:09 "Ça va là-bas, pas dans la boîte à outils."
27:14 Casey demande à Michael d'aller chercher des fusibles sous un établi.
27:18 "Quoi, tu comprends pas ce que je te dis ? Prends ça et mets-le là-bas. Je fais de mon mieux."
27:25 Michael ignore qu'il va bientôt être confronté aux monstres.
27:30 Qui sommeillent en John Wayne Casey.
27:58 Mai 1971, Chicago dans l'Illinois.
28:01 Casey a offert un emploi et un logement à un jeune homme, Michael Reed.
28:05 À la condition que celui-ci lui donne ce qu'il attend en retour.
28:10 Casey n'a encore jamais vécu de relation aussi longue avec un homme.
28:14 Mais ses démons intérieurs n'attendent que de se réveiller.
28:21 "Quoi, tu comprends pas ?"
28:23 "Je fais de mon mieux."
28:24 "T'es sérieux ?"
28:26 Pendant qu'il range du matériel dans le garage,
28:28 Casey frappe Michael avec un marteau.
28:33 Le coup est brutal.
28:37 Michael est sous le choc et à peine conscient.
28:43 "Non, s'il te plaît."
28:46 Mais il retrouve ses esprits juste à temps.
28:49 Il se tourne vers Casey.
28:51 "Non, s'il te plaît, non."
28:53 Et le spectacle est effrayant.
28:56 Il est terrifiant et dans ses yeux, il voit de la haine.
28:59 C'est comme s'il était totalement possédé.
29:02 Le prochain coup risque d'être mortel.
29:04 "Non, s'il te plaît."
29:06 "Mon Dieu, je suis désolé. Je sais pas ce qui m'a pris."
29:12 Puis, comme s'il se réveillait, Casey change tout à coup de comportement.
29:17 "Ta tête, tu saignes."
29:19 Il lui demande pardon.
29:21 Il semble sans vouloir de s'en être pris au jeune homme.
29:24 "Viens, on va nettoyer ça."
29:26 Il nettoie le sang et pense la plaie de Michael.
29:29 "Je comprends pas ce qui m'a pris."
29:33 En un instant, John cesse d'être ce monstre terrifiant pour redevenir l'homme doux que son entourage appréciait autrefois.
29:41 Il lui demande sincèrement pardon.
29:44 Il ne faisait que chahuter.
29:45 Il n'avait pas l'intention de le frapper avec un marteau.
29:47 "Je comprends pas."
29:49 Michael a le sentiment que Casey n'a aucune idée de ce qui s'est passé et pourquoi.
29:54 Il y avait pourtant quelque chose de malveillant et de terrifiant dans son regard quand il s'en est pris à lui.
30:02 "Non, s'il te plaît."
30:09 Il est convaincu que si Casey n'avait pas repris ses esprits, il l'aurait tué.
30:13 "S'il te plaît."
30:15 "Non."
30:16 A partir de là, je pense qu'il a dû ressentir des pulsions meurtrières qui ont fini par devenir omniprésentes.
30:24 Le lendemain, Casey affirme qu'il n'a aucun souvenir de cette agression.
30:30 "Je m'en souviens pas."
30:32 Pour lui, cet incident n'était qu'une perte de contrôle passagère.
30:35 "Michael, s'il te plaît, donne-moi une chance."
30:39 Mais Michael est terrifié.
30:41 "Je comprends pas."
30:42 Il se sent en danger et décide de partir.
30:45 "Arrête, tu vas aller où ?"
30:47 Il se rend compte qu'il ne connaît pas cet homme.
30:50 C'est comme s'il était devenu un monstre.
30:52 Il ne sait pas de quoi il est capable.
30:55 "Je m'en vais."
30:56 "Quoi ?"
30:57 "Allez !"
30:58 Fin 1971, Casey cherche à tout prix à enfouir ces pulsions meurtrières qui l'obsèdent.
31:05 "Je n'ai jamais vu un homme comme ça."
31:09 "C'est pas possible."
31:10 Il l'obsède.
31:11 "Tu es très gentil avec les enfants."
31:14 Il se fait passer pour un homme bien.
31:16 "Ils nous rendent heureux."
31:19 "Ce sont des anges. Je les adore."
31:21 Il commence à fréquenter Carol Lovegren, une amie de lycée de sa soeur Karen.
31:26 Cette mère divorcée a deux petites filles.
31:29 "Carol vivait de l'aide sociale. Elle avait deux enfants.
31:34 Il l'a invitée à venir chez lui.
31:36 La mère de John voulait qu'il fasse connaissance.
31:39 Pour elle, Carol et John pourraient bien s'entendre.
31:42 Ils pouvaient subvenir à ses besoins."
31:46 Pour Casey, Carol et ses deux filles sont une couverture idéale.
31:50 Il fait tout son possible pour la séduire.
31:52 "John dit tout le temps que c'est sa mère qui lui a enseigné la sexualité.
31:58 Il s'agissait de tendresse et d'amour.
32:01 C'était une communion entre deux âmes.
32:06 Carol a d'ailleurs assuré que c'était à la fois un amant et un homme tendre."
32:11 Mais Casey fait alors une chose surprenante.
32:16 Il est tellement sûr de lui et de son emprise
32:20 qu'il décide de révéler à Carol sa bisexualité.
32:23 "Elle n'a pas vraiment compris ce que ça impliquait.
32:29 Elle se demandait si ce n'était pas comme les vers de terre qu'on étudie en biologie au lycée.
32:35 Elle ne comprenait pas.
32:37 Alors elle s'est dit que ça n'avait pas vraiment d'importance.
32:40 Ça ne lui a pas semblé anormal."
32:42 "Il se rend compte qu'il doit clarifier la situation
32:47 et faire comprendre à sa nouvelle femme
32:49 qu'elle ne pourra jamais vraiment le satisfaire sur le plan sexuel.
32:53 Il veut qu'elle le sache.
32:56 Quand Carol entend ça, elle se dit que ce n'était pas le mari dont elle avait rêvé.
33:03 Mais elle sait aussi qu'elle n'a pas beaucoup de solutions.
33:06 Elle a deux petites filles et elle est divorcée.
33:09 Alors elle accepte cette situation."
33:13 Après cet aveu, Casey se sent libéré
33:22 et peut désormais donner libre cours à ses désirs interdits.
33:26 Avec son image d'honnête citoyen, il sort toutes les nuits.
33:29 Il sillonne régulièrement les rues de Chicago
33:37 en quête d'adolescents trop naïfs
33:39 ou trop désespérés pour s'éloigner d'un prédateur.
33:44 "Quand Casey est en train de se faire un petit déjeuner,
33:50 il se rend compte qu'il n'a pas vraiment le choix.
33:53 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
33:56 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
33:59 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:02 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:05 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:08 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:11 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:14 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:17 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:20 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:23 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:26 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:29 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:32 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:35 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:38 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:41 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:44 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:47 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:50 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:53 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:56 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
34:59 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:02 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:05 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:08 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:11 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:14 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:17 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:20 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:23 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:26 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:29 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:32 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:35 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:38 Il a le choix de se faire un petit déjeuner.
35:41 Bienvenue chez moi.
35:44 À la tienne.
35:47 Là, il offre un verre à l'adolescent.
35:50 Il doit avoir 15 ou 16 ans.
35:53 Il n'est pas habitué à boire autant,
35:56 surtout quand c'est un adulte qui lui sert de l'alcool.
35:59 Après quelques verres de plus,
36:02 personne ne sait exactement ce qui s'est passé.
36:05 D'après Gacy, ils ont parlé de sexe.
36:08 Gacy a fait quelques plaisanteries dans le genre
36:11 "J'espère que tu as lu le rapport Kinsey".
36:14 Il dit que tous les jeunes hommes
36:17 devraient avoir des rapports sexuels avec d'autres hommes
36:20 avant de s'intéresser aux femmes.
36:23 Il fait aussi d'autres plaisanteries bizarres,
36:26 mais qui sont en fait sans importance.
36:29 C'est un adolescent qui ne sait pas comment réagir.
36:32 Il croit que tous les adultes parlent comme ça.
36:35 Et en plus, il joue le jeu.
36:38 John a dit qu'il avait eu des rapports sexuels avec lui.
36:41 On ne saura jamais si c'est vrai.
36:44 Gacy a dit qu'il s'était brusquement réveillé
36:47 tôt le matin et qu'il avait vu Timothy McCoy
36:50 de l'autre côté du lit tenant un couteau de cuisine.
36:53 Le garçon se serait dirigé vers lui,
36:59 l'air menaçant et avec un couteau dans la main.
37:02 Il a dit que ça s'était passé comme dans un film à la télévision.
37:05 Pour se défendre, Gacy a sauté de l'autre côté du lit.
37:08 Il s'est emparé de l'arme
37:11 et s'est battu avec Timothy McCoy.
37:14 Ensuite, il a retourné le couteau contre l'adolescent
37:17 et l'a poignardé à plusieurs reprises.
37:20 John Wayne Gacy est maintenant un prédateur sexuel et un meurtrier.
37:29 Ses démons ont refait surface.
37:32 Et pour lui, cette expérience a été grisante.
37:37 C'est le frisson ultime.
37:42 Il n'a jamais prouvé de satisfaction sexuelle aussi intense.
37:45 Tuer des adolescents est encore mieux que coucher avec eux.
37:48 En rapportant le couteau dans la cuisine,
37:54 Gacy fait une terrible découverte.
37:57 Un morceau de poitrine sur le plan de travail
38:00 et quelques tranches découpées.
38:03 Et sur la table de cuisine, il trouve deux assiettes.
38:07 L'adolescent préparait le petit déjeuner.
38:12 Il est entré dans la chambre avec le couteau à la main
38:15 et John a tout simplement mal interprété ce qui se passait.
38:18 Ils se sont battus et le garçon est mort.
38:22 C'est la version de John.
38:25 En parlant à la porte du médecin légiste,
38:28 on a appris qu'il avait eu des plaies sur le côté
38:31 et plusieurs autres juste ici.
38:34 John l'a tué en le lardant de coups de couteau.
38:37 Que ce soit un accident ou un meurtre commis de sang-froid,
38:43 pour Gacy, le résultat est le même.
38:46 Il doit se débarrasser du cadavre.
38:52 John a fait une bonne décision.
38:55 Après avoir nettoyé le sang sur le sol de la chambre,
38:58 il enterre le corps dans le vide sanitaire humide et boueux
39:01 sous sa maison.
39:04 Sa hauteur n'est que de 90 cm,
39:08 mais il est assez large pour qu'il puisse dissimuler d'autres corps.
39:11 Gacy a une idée.
39:16 Ce sera son cimetière personnel.
39:21 Il a dit que c'était grâce à ça qu'il était devenu un génie du crime.
39:24 Il pouvait les enterrer dans le vide sanitaire.
39:27 Effectivement, si on les avait retrouvés dans les bois,
39:30 dans une rivière ou au coin de la rue,
39:33 la police aurait mené une enquête.
39:36 Les ensevelir dans ce vide sanitaire,
39:39 c'était une idée brillante.
39:42 Je crois qu'il n'y avait que 75 cm de hauteur
39:48 dans cet espace.
39:51 John était obèse et pas très en forme.
39:54 Il devait creuser un trou.
39:57 Il creusait seulement jusqu'à 90 cm de profondeur,
40:00 déposait le corps dedans et rebouchait le trou.
40:03 Mais au cours des semaines et des mois suivants,
40:06 une terrible odeur nauséabonde
40:09 a commencé à se répandre dans toute la maison.
40:12 Carol retrouvait des petites mouches noires
40:16 sur tous les objets de couleur blanche.
40:19 Tu sens cette odeur ?
40:24 Oui.
40:28 C'est sûrement des rats sous la maison.
40:31 Ils rampent en dessous, ils restent coincés et ils meurent.
40:34 J'appellerai quelqu'un pour qu'il s'en occupe. Y'a rien de grave.
40:37 Gacy prétend qu'il s'agit d'un rongeur mort
40:40 ou d'un tuyau d'égout fendu.
40:43 Il s'est dit qu'il allait s'en occuper.
40:46 Pour un tueur, c'est une très bonne idée
40:49 d'enterrer les corps sur sa propriété s'il peut le faire.
40:52 Parce que s'il n'y a pas de corps, il n'y a pas d'enquête pour meurtre.
40:55 Pendant les mois qui suivent,
41:00 l'entreprise de Gacy, PDM Contractors,
41:03 continue de se développer tout comme sa soif de meurtre.
41:06 Le tueur a planifié, préparé,
41:09 prémédité son geste. C'était son fantasme.
41:12 Mais il commence déjà à penser à son prochain meurtre.
41:15 Ensuite, il y a une période de calme entre les homicides
41:18 qu'on appelle période de repos émotionnel.
41:21 C'est important.
41:24 Pour commettre un nouveau meurtre sans se faire prendre,
41:27 Gacy sait qu'il doit conserver l'apparence d'un honnête citoyen.
41:30 L'individu se sent à nouveau en sécurité.
41:34 Il retrouve un état d'esprit normal.
41:37 En fait, il reprend sa vie de tous les jours.
41:40 Il retrouve sa famille.
41:43 Il mène une vie tout ce qu'il y a d'ordinaire.
41:46 Mais c'est seulement le calme avant la tempête.
41:50 John Wayne Gacy a maintenant découvert qui il est vraiment.
41:57 Ce tueur en série en puissance
42:04 n'en est qu'à ses débuts.
42:08 Un film de Jean-Luc Molière
42:11 Un film de Jean-Luc Molière
42:14 Dans un instant, retrouvez un nouvel épisode
42:18 de John Wayne Gacy, le clown tueur.
42:21 On n'avait pas peur des clowns avant. C'est lui qui les a rendus terrifiants.
42:24 Ce sont des criminels.
42:27 Arrêtez de vous croire chez vous parce que je vous arrête tout de suite.
42:30 Vous êtes ici, chez nous.
42:33 Mais même en détention, elles restent des mères, des filles, des compagnes.
42:36 C'est la première fois que j'ai entendu sa voix.
42:39 Je prie pour que ma fille ne devienne pas comme moi.
42:42 Découvrez leur quotidien sous haute surveillance.
42:45 Vous savez que vous partez en isolement, n'est-ce pas ?
42:48 Annie est allée lui agripper les cheveux et elle s'est fait casser la figure.
42:51 La croise de main, je lui répète la gueule parce qu'elle le mérite.
42:54 Je suis reconnu coupable de meurtre avec préméditation.
42:57 C'est 25 ans incompréhsibles.
43:00 Vous n'avez pas le droit ! Je les ai gagnés ces 10 jours de remise de peine.
43:03 Prison Girls Life Inside, ce soir à 20h40 sur Crime District.
43:08 Ils ont 48 heures pour faire avouer les crimes.
43:12 Le corps de la jeune femme a été retrouvé le 2 janvier 2001 au bureau.
43:15 Est-ce que tu te souviens de ce que tu faisais toujours là ?
43:17 Vous aviez eu ? Je ne m'en souviens pas.
43:19 Et dans votre travail, vous avez eu affaire avec les stagiaires ?
43:21 Pourquoi vous me demandez ça ? Pour savoir.
43:23 Entrer dans le secret d'un huis clos où tout se joue.
43:26 Alors, tu as eu un petit peu de temps pour réfléchir ?
43:28 Tu veux maintenir ta dernière déclaration ?
43:30 Le but, c'est de laisser parler. C'est lui qui vient tout seul.
43:34 Je lui ai fixé un rendez-vous à la gare même.
43:36 J'étais accompagné de mon épouse et de notre chienne Jimmy.
43:39 Trop de détails tuent le détail.
43:40 Je vais tout vous raconter, mais il ne faudra pas me poser de questions.
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