00:00 Nous avons devant nous une échéance qui est celle de l'ouverture à la concurrence
00:14 des bus du réseau de la RATP en petite couronne.
00:17 Le 31 décembre 2024, c'est un enjeu considérable en nombre de personnel, de matériel, de transferts.
00:23 Il y a 19 000 chauffeurs.
00:24 Il s'agit de réussir une échéance qui n'est pas simple.
00:27 Donc l'idée, simplement par ces propositions de loi, c'est d'aménager un certain nombre
00:31 de dispositions, de se donner un petit délai pour ne pas avoir tous les lots en même temps,
00:35 13 grands lots qui sont chacun l'équivalent de la ville de Rennes, et de permettre un
00:39 échelonnement de l'ouverture à la concurrence.
00:41 Ce n'est pas une privatisation, c'est une ouverture à la concurrence.
00:44 Ce sont des délégations de services publics qui vont être mises sur le marché pour faire
00:51 en sorte que demain, il n'y ait plus, je dirais, un seul monopole, c'est-à-dire la RATP, mais
00:58 une multitude d'autres entreprises qui pourraient répondre à la demande d'Ile-de-France Mobilité
01:04 pour demain.
01:05 Nous avons une obligation d'ouverture à la concurrence, c'est une obligation européenne,
01:09 et en soi c'est un principe qui est sain.
01:10 Ça permet à l'autorité concédante, en l'occurrence Ile-de-France Mobilité, de se
01:14 poser des questions sur le service qu'elle attend, sortir un peu dans ses normes d'habitude
01:19 ancienne, de permettre de mettre des innovations dans les procédures, et ça permet d'améliorer
01:26 la qualité de service, de réfléchir aussi sur la notion de coûte, parce que lorsqu'il
01:31 y a une mise en concurrence, on vérifie que le budget qui est mis est celui qui est le
01:37 plus compétitif.
01:38 Une ouverture à la concurrence, ça fait forcément peur aux salariés, aux syndicats, à juste
01:44 titre d'ailleurs, c'est un changement, je dirais, de statut.
01:47 C'est quand même des 19 000 personnes qui sont concernées, c'est important de rassurer
01:54 l'ensemble des salariés qui demain vont changer d'entreprise, quoi qu'il arrive.
01:58 Nous les parlementaires et au Sénat, on tient absolument à ce que les salariés sachent
02:04 vers quoi ils vont, vers quoi ils vont signer, et qu'il n'y ait aucune perte, je dirais,
02:10 de salaire, de prime, et qu'ils puissent continuer à travailler dans des conditions
02:15 tout à fait acceptables.
02:16 [Musique]
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