00:00 Est-ce que vous pouvez encore travailler avec Jean-Luc Mélenchon ?
00:02 Aujourd'hui, de fait, non. Je ne vais pas vous dire le contraire.
00:05 Je ne sais pas qu'il peut nous couper Twitter à un moment.
00:07 Il y a aujourd'hui un sujet avec la méthode Mélenchon.
00:10 Je pense que c'est à Jean-Luc Mélenchon de clarifier sa position
00:27 et de clarifier ses rapports avec les autres forces de gauche.
00:29 Et s'il n'est pas content, qu'il s'en aille.
00:31 Je ne veux pas non plus qu'on résume la position des parlementaires NUPES
00:35 à celle de Jean-Luc Mélenchon.
00:36 Ce n'est pas la présence des écologistes dans la NUPES
00:38 ou la présence des socialistes ou des communistes dans la NUPES le problème.
00:41 C'est un de ces pseudo-leaders qui passe son temps à...
00:46 même à provoquer tout le monde, en fait, par des tweets intempestifs.
00:49 Je ne sais pas qu'il peut nous couper Twitter à un moment.
00:51 Mais ça devient un problème politique grave pour la France.
00:53 Jean-Luc Mélenchon, de certaine manière, il avait de l'or dans les mains.
00:56 Il avait la possibilité de participer à structurer un mouvement alternatif de gauche,
01:01 solide et robuste.
01:02 Aujourd'hui, on est dans la situation où ce débat, il nous pète à la figure
01:06 et que plusieurs des partenaires de la NUPES eux-mêmes ont dit
01:08 que ce n'était plus possible de continuer ainsi.
01:10 Le problème de la NUPES, c'est en effet la stratégie et la ligne
01:15 que Jean-Luc Mélenchon a voulu lui imprimer.
01:16 Je le regrette.
01:17 C'est lui qui l'a créée, c'est lui qui la flingue aujourd'hui.
01:26 Mais il y a effectivement une stratégie posée par Jean-Luc Mélenchon
01:29 de tout conflictualiser, de faire en sorte qu'à tout moment,
01:32 il y ait toujours un clivage net.
01:34 Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, il ne clive plus seulement
01:37 la droite par rapport à la gauche, mais il clive aussi la gauche.
01:41 Et c'est le problème.
01:42 Il y a aujourd'hui un sujet avec la méthode Mélenchon,
01:45 parce qu'effectivement, il conduit la gauche dans une forme de stagnation
01:51 et à un moment ou au contraire, il faudrait qu'elle reprenne son élan.
01:54 En fait, je suis fatiguée.
02:01 Pardonnez-moi, je vous le dis là même.
02:03 Vous lui avez dit à Jean-Luc Mélenchon que vous étiez fatiguée ?
02:05 Non, mais je suis fatiguée de partout.
02:05 C'est en fait, stop, stop, ras-le-bol.
02:08 Mais Fabien Roussel passe son temps aussi à critiquer Jean-Luc Mélenchon,
02:11 donc on ne s'en sort plus.
02:12 Voilà, est-ce qu'on peut arrêter ça ?
02:13 Juste, est-ce qu'on peut arrêter ça ?
02:15 Et qu'on vous leur dit ?
02:15 Et que un tel...
02:16 J'en ai ras-le-bol, voilà.
02:18 Donc je n'ai pas envie de cotiser à ça.
02:19 Excusez-moi, je vous le dis un peu.
02:20 Non, non, mais attendez.
02:22 Le destin de la France insoumise n'est pas que le destin
02:25 d'être une campagne électorale pour Jean-Luc Mélenchon.
02:27 Il faut la pérenniser.
02:28 Je l'ai déjà dit, pour que notre mouvement se pérennise,
02:31 il faut changer le fonctionnement.
02:32 Il faut s'assurer que, aussi, Jean-Luc Mélenchon nous laisse faire mieux.
02:36 Nous prenons acte de ce qu'a dit Olivier Faure ce matin,
02:46 de ce qu'a dit aussi le parti communiste français ce week-end.
02:50 Je dois dire que nous sommes assez concernés,
02:53 au vu de la gravité de la situation internationale et nationale
02:56 qui appelle à l'unité de ce qui a été dit par les uns et les autres.
03:01 Et il n'est pas sérieux d'expliquer par un problème personnel,
03:04 je cite la méthode Mélenchon, leur départ,
03:09 souhaité apparemment, de la nupesse.
03:12 Donc nous, pour notre part, nous allons continuer à agir
03:17 et à servir le programme pour lequel nous avons toutes et tous été élus,
03:20 y compris l'ensemble des 151 députés de la nupesse, je le rappelle.
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