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  • il y a 2 ans
Gérald Darmanin : «Je vais proposer que les gens fichés S puissent rester jusqu'à 18 mois dans les centres de rétention».

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Transcription
00:00 - Il y a beaucoup de choses qui ont été dites. La majorité politique, c'est le principe d'un ministre devant le Parlement, il doit trouver une majorité.
00:05 Donc j'en fais, si je veux dire, mon affaire avec les parlementaires.
00:08 La question d'assumer, moi je l'assume parfaitement. J'ai déjà dit moi-même que j'ai été ministre de l'Intérieur, le premier,
00:14 à renvoyer des Tchétchènes, des Russes en Russie alors que nous étions condamnés par la CEDH.
00:20 Donc le bras de fer, comme il l'évoque, ou la possibilité d'avoir un rapport de force, je l'assume.
00:25 Et il n'y a aucun problème. Au cas par cas, ça s'assume effectivement tout à fait particulier.
00:29 - Et le Conseil constitutionnel ? - D'abord, il ne faut pas faire le match avant le match.
00:32 Le match, c'est d'abord ayant des dispositions législatives qui aujourd'hui ne concernent ni le droit constitutionnel ni le droit européen.
00:38 On sait tous qu'il y a des réserves d'ordre public. C'est-à-dire quoi ?
00:40 Le ministre de l'Intérieur ne peut pas expulser du territoire national parce que c'est la loi des gens qui, par exemple, sont venus avant 13 ans sur le sol national,
00:48 se sont mariés avec un Français ou un enfant en France. - Il faut peut-être changer les choses.
00:52 - C'est ce que propose la loi. Notre loi propose qu'on fasse sauter, si j'ose dire, toutes ces réserves
00:57 qui ne sont ni constitutionnelles ni européennes, qui nous permettent d'expulser ces personnes comme dans beaucoup d'autres pays européens.
01:04 Alors ensuite, si le monsieur qui a parlé veut me faire dire que tout n'est pas résolvable par la loi ordinaire, il a parfaitement raison.
01:11 Mais moi, je suis ministre, donc chacun fait ce qu'il peut faire. Donc je fais une loi ordinaire.
01:16 Faut-il une réforme constitutionnelle ? Le président de la République lui-même a ouvert la possibilité.
01:20 On sait tous, mais il ne faut pas mentir aux Français non plus, que ce n'est pas en claquant les doigts qu'on a une réforme constitutionnelle,
01:25 puisque nous ne pouvons pas demander, notamment par référendum, sur les sujets migratoires, leur avis aux Français.
01:30 Il faut d'abord modifier le champ du référendum pour ensuite poser cette question. Le président de la République a dit qu'il était d'accord pour aller dans cette voie.
01:38 Donc nous pouvons faire d'abord en urgence cette loi immigration, qui apporte beaucoup de choses.
01:42 Par exemple, quelqu'un qui refuserait demain d'être soigné par un médecin homme ou femme, je n'ai pas les moyens de lui retirer son titre de séjour.
01:47 Je ne peux pas le faire. C'est scandaleux. Dans la loi, on demande de le faire.
01:51 Par exemple, je vais proposer comme amélioration dans le texte immigration, aujourd'hui on garde les gens en centre de rétention trois mois,
01:58 le droit européen dit jusqu'à 18 mois, je vais proposer que les gens qui sont Fiches et S, qui sont des délinquants, puissent rester jusqu'à 18 mois dans les centres de rétention.
02:07 Ça on peut le faire, c'est conforme à l'Europe. Ensuite, c'est vrai, si on veut aller beaucoup plus loin, il faut peut-être réformer la Constitution.
02:13 D'ailleurs.
02:13 [Musique]
02:16 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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