La mort du professeur Dominique Bernard, tué dans l’enceinte du lycée Gambetta, a provoqué une onde de choc à l’Assemblée nationale où un rare esprit d’unité a touché la majorité des groupes politiques.
La reprise de séance à l’Assemblée nationale ce vendredi 13 octobre à 15h s’est faite dans une atmosphère inhabituelle calme et solennelle après l’attaque au couteau dans un lycée d’Arras. Suspendues le matin lors de l’annonce du drame, les discussions n’ont repris qu’après que des orateurs de chaque groupes expriment leur émotion.
00:06 Il nous veut à genoux, nous nous tiendrons debout.
00:10 Nous ne cèderons rien face au terrorisme et nous nous combattrons sans relâche.
00:15 La lutte ne nous divisera pas, elle nous rassemblera.
00:19 (musique)
00:34 Trois ans après le lâche-assassinat de Samuel Paty, à nouveau, un professeur a été tué au nom du terrorisme islamiste.
00:44 Si la même horreur nous saisit trois ans après, c'est qu'encore une fois, prendre une école pour cible,
00:51 ôter la vie d'un enseignant à un but clair, s'attaquer à nos principes et à nos valeurs.
00:57 La tristesse qui s'est abattue sur nous tous, la compassion vis-à-vis des victimes, de leurs proches et de la communauté éducative, nous unissent en cet instant.
01:07 Nous savons ce que cherchent les terroristes chaque fois qu'ils frappent, semer la discorde et la guerre.
01:13 Nous devons résister, comme nous avons toujours résisté, au gouvernement et aux services de l'Etat.
01:20 Vous pouvez compter sur nous, les insoumis, sur tous nos élus, pour faire face ensemble.
01:26 Et en ce moment dramatique, nous devons dire et affirmer notre détermination à repousser les ennemis de l'esprit français,
01:32 les ennemis de nos valeurs et les ennemis de la République.
01:37 Notre seul devoir de Républicain à cette heure est de refuser au terrorisme quelque victoire que ce soit,
01:44 et d'abord celle de notre division et de notre faiblesse.
01:48 Ces attaques ont un objectif, c'est nous terroriser, c'est nous chasser des lieux où nous faisons société,
01:57 c'est nous chasser des lieux où nous faisons collectif, des enceintes où nous apprenons le vivre ensemble et où nous aimons vivre ensemble.
02:06 Chaque jour, nous devrons œuvrer ensemble à faire vivre notre État de droit, à faire vivre nos libertés, à faire vivre l'égalité et à faire vivre la fraternité.
02:16 Nous tenons dans cet hémicycle à saluer le courage exceptionnel de ceux qui, au péril de leur vie,
02:21 ont tenté de maîtriser l'assaillant dans la cour de l'établissement avec une simple chaise en guise de bouclier.
02:28 Ce geste héroïque et cette bravoure remarquable ont certainement évité une tragédie encore plus grande.
02:34 Nous tenons également à saluer les forces de l'ordre mobilisées sur place.
02:38 Dans cette douloureuse épreuve infligée à la nation, sachons, Mesdames et Messieurs les députés,
02:43 rester unis, en solidarité, en fraternité avec les victimes et avec la communauté enseignante.
02:58 Quand Samuel Paty a été assassiné, il a été dit "plus jamais ça".
03:03 Donc oui, nous avons essuyé nos larmes, nous avons procédé à du recueillement à des minutes de silence,
03:10 à des pots de fleurs, à des pots de nounours, mais finalement rien n'a été fait.
03:15 Alors, moi je voudrais lancer un appel solennel.
03:19 Il faut une réponse rapide, urgente, parce que plus on attend, plus les Français devront pleurer leur mort.
03:27 Il y a bien entendu un lien évident entre le meurtre que nous pleurons aujourd'hui,
03:33 l'immigration massive dans notre pays et l'absence de lutte efficace contre l'islamisme radical.
03:39 Donc j'espère que tous vous prendrez vos responsabilités pour protéger les Français.