00:00 Olivier Pardo, un mot pour terminer parce que votre fils est réserviste, il est parti au combat ?
00:06 Oui, il a été appelé le samedi matin à 4h du matin, à 8h il était dans un avion, c'était très compliqué parce qu'il a dû partir par Ankara, puis la Grèce ça a duré des heures.
00:19 Il a retrouvé son unité qui est une unité d'élite, il y est allé sans peur, parce que ce qu'il faut comprendre c'est qu'on n'a pas peur, les Juifs, les Israéliens n'ont pas peur.
00:34 C'est une grande notion, moi je suis au milieu d'une chaîne, ma mère a été déportée, mon fils se bat dans une unité d'élite, il a ça en tête, jamais, jamais on n'acceptera des Juifs qui soient tués comme cela.
00:50 Il a les armes à la main, c'est une angoisse inimaginable pour nous, nous sommes extraordinairement fiers de lui et de tous ses camarades, mais lui c'est un Juif debout.
01:05 C'est les images que vous montrez aujourd'hui des jeunes Juifs, des jeunes Israéliens, je parle des jeunes Juifs parce qu'on a voulu tuer des Juifs, malheureusement ce sont des victimes.
01:15 Et bien il y a aussi des gens en armes et lui, le message qu'il me demande de passer c'est qu'il est debout et il se battra jusqu'au bout pour la vie, pas pour mourir, pour être vivant et que le peuple juif et le peuple d'Israël continue à être vivant.
01:30 Il y a un autre message qui est en train de monter, celui des habitants de Gaza qui disent "nous n'y sommes pour rien, nous sommes en train de mourir nous aussi, nous sommes sous les décombres".
01:39 Vous avez raison, vous avez raison, mais la guerre c'est quelque chose de terrible.
01:44 Est-ce que, posez-vous la question, est-ce qu'on se poserait la question au moment du nazisme, du sort de l'Allemagne ? C'est une question qu'on se pose après. Mais à l'instant où la guerre est là, il faut éradiquer ce qu'est le nouveau nazisme qui s'appelle l'islamisme.
02:03 Et l'islamisme aujourd'hui il est porté par... - Avec les victimes collatérales, avec les victimes qui iront avec. - Il est porté par ceux qui sont là. Si vous aviez Daesh en face de vous, car vous avez Daesh en face de vous, vous ne vous demanderiez pas s'il faut faire très attention.
02:19 Or, on a une chance, c'est qu'Israël a toujours fait attention, a toujours cherché à faire attention. Mais là c'est la guerre. Et quand on est en guerre, ce qui compte, avant de parler du sort de ceux qui nous ont agressés, c'est de gagner cette guerre, et cette guerre n'est pas encore gagnée.
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